[Normandie] entre herbu et bancs de sable à la Roche Torin

Pour notre première sortie des vacances, nous avions envie d’aller voir les moutons du Mont Saint Michel. Mais en arrivant au niveau du parking (et de l’aire de pique-nique qui le jouxte), force a été de constater qu’il était complet, et qu’on ne pouvait pas y trouver de stationnement…. Nous avons donc changé nos plans pour nous diriger vers la pointe de la Roche Torin.

Éloignée de la route principale, avec peu d’espace pour se stationner depuis que la nature a repris ses droits sur l’ancienne digue, la pointe de la Roche Torin est nettement moins fréquentée. On peut parfois y croiser aussi des moutons, mais cela n’a pas été le cas cette fois-là.

Côté ouest de la pointe, en partant de la route, un chemin carrossable se transforme en sente à peine marquée pour rejoindre la barrière de l’herbu qu’il suffit d’enjamber pour basculer sur le domaine maritime.

Sur l’herbu, entaillé par de larges criches, les lavandes de mer sont en fleurs et apportent de légères touches violettes dans le vert dominant. Nous continuons à marcher vers le bord de l’herbu, et nous engageons sur la tangue de la baie.

Notre but se profile au loin : approcher le chenal de la Sée-Sélune qui ce jour-là est au plus proche de la rive opposée (le lit des rivières se déplace dans la baie… en fonction des vents et des marées : on ne sait jamais avec certitude où il se trouvera).

Le sol à cet endroit (et ce jour-là !) ne présente pas de danger. Nous ne croiserons les sables mouvants qu’à proximité de la rivière, mais nous restons vigilants à là où nous posons les pieds, prêtant attention à tous les signes que le terrain pourrait devenir moins favorable.

Difficile de savoir combien de kilomètres nous avons parcourus. En effet, le paysage plat et uniforme gomme les distances (mais compte-tenu du temps que nous avons marché, nous avons du faire un peu plus de 5 km aller/retour). Nous sommes seuls au monde. La tranquillité est absolue. Nous profitons de l’instant avant de rebrousser chemin : il va être l’heure de rentrer prendre un goûter !

Entrer sur le domaine des moutons
Au bout de l’herbu, le Mont Saint Michel dresse sa silhouette
Touches de violet dans le vert de l’herbu
Au milieu de nulle part….
A l’approche du chenal de la Séé-Sélune, presque au pied de la pointe du Grouin du Sud

La Roche Torin – Manche – août 2020

(*) pour mémoire, je fréquente ces secteurs de la baie depuis que je suis enfant, j’y ai passé de très nombreuses heures, apprenant à observer les lieux et à reconnaître les signes que le terrain devient risqué. Je ne me balade là que lorsque toutes les conditions favorables sont réunies, y compris les horaires des marées. En cas de doute, je préfère ne pas prendre de risque et écourter la sortie ou en changer l’itinéraire. Il est très important de ne pas s’aventurer seul dans la baie quand on ne la connait pas et qu’on ne sait pas s’y repérer : des guides peuvent vous accompagner pour vivre cette expérience en toute sécurité.

[petits moments] entre Bretagne et Normandie – août 2020

PRENDRE UNE CRÊPE. Après une longue balade en bord de mer, la pause goûter est la bienvenue, surtout quand on peut prendre une crêpe !

Pommes/caramel beurre salé – Crêperie Chez Désirée – 35 Cancale

DANS LE JARDIN DU CHÂTEAU. Voir une pavlova aux fruits rouges du potager à la carte, se laisser tenter, et voir arriver une assiette assez magique avec sa fleur de glaïeul (comestible).

Salon de thé du château de la Foltière – Parc Botanique de Haute Bretagne – 35 Le Chatelier

FAIRE LE PLEIN DE THÉS. Parce que durant le confinement, j’ai fait un grand vide dans le contenu de mes boites de thés…. et qu’à Granville, il y a toute la collection Theodor chez Picorette…

Picorette x Theodor – rue Saint Sauveur – 50 Granville

FAIRE UN TOUR EN FORÊT. Le tour de l’étang, c’est vraiment la jolie balade de proximité : un parcours facile au cœur de la forêt, de l’ombre, de jolis points de vue sur l’eau

Étang de Villecartier – 35 Bazouges-la-Pérouse
Forêt de Villecartier – 35 Bazouges-la-Pérouse

ADMIRER LE COUCHER DU SOLEIL DANS LA BAIE. Un plaisir chaque fois renouvelé, un spectacle chaque fois différent : aller voir le coucher du soleil derrière le Mont Saint Michel est une façon parfaite de finir une journée estivale !

PASSER (TRÈS VITE) SUR LE PORT DE CANCALE. Nous étions venu car nous avions une course rapide à effectuer sur le port mais avons dû nous stationner dans le haut de la ville à cause de la foule. Avec la chaleur et le port obligatoire du masque en sus, nous n’avons en tous cas pas eu envie de nous attarder….

Vue sur la Houle – 35 Cancale

D’ailleurs, comment fait-on pour manger une glace à emporter quand le masque est obligatoire ? On ne peut pas comme pour boire l’écarter rapidement le temps d’une ou deux gorgées avant de le remettre en place….

REGARDER LA PLUIE D’ORAGE… qui est arrivée à la fin d’une journée où il faisait très lourd et qui a été la bienvenue pour rafraichir l’atmosphère.

FAIRE UN PETIT TOUR AU BORD DE LA RIVIÈRE. Et admirer le joli lavoir et le charmant pont sur la Loisance.

Antrain – Ille-et-Vilaine

DÉGUSTER UN EXCELLENT FLAN. Celui-ci ne provient ni de Bretagne ni de Normandie mais de l’Oise… Je l’ai par contre trouvé sur le marché de Pontorson où la Maison Savary de Beauvais avait installé un petit stand pour y vendre ses flans. Quand je les ai vus, j’ai vaguement eu l’impression d’en avoir déjà entendu parler mais sans me souvenir où… Comme ils avaient l’air très appétissants, j’en ai pris un, et j’ai vraiment bien fait !
C’est très certainement le meilleur flan que j’ai mangé jusqu’à présent : la texture est onctueuse, la pâte discrète et légère, le sucre pas trop présent…

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Liste des articles relatifs à ce séjour entre Bretagne et Normandie :

[Isère] émerveillement souterrain à la grotte de Choranche

les falaises de Presles

Ma dernière visite de la grotte de Choranche remontait à 2013…. J’avais pourtant depuis régulièrement envisagé d’y retourner mais sans jamais vraiment trouver le moment. En juillet, alors qu’il faisait chaud et que le soleil brillait, j’ai demandé aux enfants quels étaient leurs souhaits en vue d’une balade le jour même. Les éléments de réponse qui sont arrivés étaient : Vercors, de la fraîcheur et pas trop de soleil…. Et la première idée qui m’est venue à l’esprit en retour est « la grotte de Choranche ». Ni une, ni deux, un tour sur internet pour vérifier horaires et conditions de visite, et nous étions partis.

Sur le trajet déjà, il est difficile de ne pas se laisser impressionner par les paysages du Vercors. Après avoir traversé Pont en Royans (où il faut vous arrêter si vous ne connaissez pas afin d’admirer les maisons suspendues), on remonte le cours de la Bourne jusqu’à l’entrée des gorges. Là, les majestueuses falaises de Presles surplombent le cirque de Choranche.

Une fois arrivés sur le parking des grottes, et le bâtiment d’accueil passé, un sentier monte jusqu’au porche de Coufin où l’on pénètre dans le monde souterrain de la grotte.

La grotte a été explorée pour la première fois en 1897 par Oscar Decombaz. Il a mené son exploration jusqu’à ce que le niveau de l’eau l’empêche de progresser dans chacune des deux cavités Coufin et Chevaline, qui en fait se rejoignent et ne sont que des développements d’un même réseau souterrain, aujourd’hui exploré sur un peu plus de 33 kilomètres.

La grotte de Choranche a été façonnée par le travail de l’eau, entre creusement par une rivière souterraine et modelage par le ruissellement des eaux infiltrées sur le plateau des Coulmes, environ 300 mètres plus haut. La visite se fait en longeant la rivière souterraine et permet d’admirer les fistuleuses, fines stalactites de faible diamètre et dont la plus longue mesure plus de 3 mètres…. Si des stalactites de ce type sont présentes dans toutes les grottes karstiques, celles de Choranche présentent la particularité d’être extrêmement nombreuses (et longues…) créant des plafonds entiers de fistuleuses dans plusieurs salles.

Dans la salle dite de la Cathédrale en raison de son volume et sa hauteur, un spectacle son et lumière anime les concrétions. La grotte abrite également un conservatoire de protées, ces salamandres cavernicoles slovènes actuellement en voie d’extinction.

Après une heure sous terre (où l’on perd toute notion du temps...), c’est le moment de retourner à la surface. La sortie s’effectue par l’entrée naturelle de la grotte, là où la rivière s’écoule.

En redescendant, nous profitons encore largement du paysage alentour… et nous prenons un rafraîchissement au bar du site, dont la terrasse offre une vue magnifique sur les falaises voisines.

Paysages grandioses du Vercors, à l’entrée des gorges de la Bourne
Sous le porche de Coufin
les premières concrétions de la visite
la grande salle, son lac souterrain et l’ouverture naturelle de la grotte au fond
Plafond de fistuleuses
son et lumières souterrain
fistuleuses en pagaille….
terrasse avec vue !

Grotte de Choranche – Isère – juillet 2020

(*) La grotte de Choranche est normalement ouverte toute l’année, mais les conditions météorologiques en particulier peuvent imposer des limitations. Il convient donc de se renseigner au préalable. De même, surtout dans le contexte sanitaire actuel, il est conseillé de réserver sa visite sur internet avant de venir…. et de ne pas oublier de se présenter à l’accueil une vingtaine de minutes avant l’horaire de la visite, pour avoir le temps de monter tranquillement jusqu’à l’entrée de la grotte.

[Drôme] la collégiale Saint Barnard de Romans

La collégiale Saint Barnard, sur la rive droite de l’Isère, à l’angle du Pont Vieux, est un monument emblématique de Romans. Je n’y étais pourtant entrée qu’une seule fois, lors de mon tout premier passage à Romans, un matin d’hiver…. Ayant lu que certaines pièces habituellement fermées étaient exceptionnellement ouvertes dans le cadre des Escales Estivales, j’ai saisi l’occasion d’y retourner.

Une abbaye bénédictine est fondée en 838 par Barnard, archevêque de Vienne, à cet endroit. Suite à de nombreux conflits, les bénédictins sont remplacés une centaine d’années après par un collège de chanoines réguliers et l’église devient donc collégiale. A partir du début du XIe siècle, l’église est reconstruite à plusieurs reprises. L’édifice que nous voyons aujourd’hui, entièrement en pierre de molasse, allie le style roman dans les parties inférieures de la nef et le style gothique dans les parties supérieures de la nef, le chœur et le transept.

Lorsque l’on pénètre dans la nef, on est frappé par cet immense espace de 65 mètres de long qui s’ouvre d’un seul tenant jusqu’au chœur. Celui-ci est ajouré de hautes baies vitrées en lancettes, surmontées d’un triforium, et décoré de peintures murales du XIVe siècle.

La chapelle du Saint Sacrement est la réunion des chapelles Saint Maurice et Saint Etienne, de styles différents, qui avaient été adosées au mur extérieur de la collégiale. On y pénètre par une petite porte située dans la nef. Elle abrite aujourd’hui les tentures de la Passion, un ensemble de neuf panneaux du début du XVIe siècle retraçant les scènes de la Passion du Christ. Les couleurs d’origine à base de plantes ont un peu passé avec le temps mais il reste la finesse des détails et la profusion des éléments.

Sur une voûte de la chapelle du Saint Sacrement, une fresque, dite « des trois Doms », représente des scènes relatives aux Saints Séverin, Exupère et Félicien, martyrs du Dauphiné et dont les corps étaient conservés à Romans avant leur transfert en Avignon. On peut y voir une représentation du Palais des Papes qui serait la seule connue antérieure au XVIIe siècle.

Dans la grande sacristie, parée de boiseries de noyer du XVIIe siècle, d’anciens objets liturgiques sont conservés : reliquaires, calices, … ou encore la mule du pape Pie VI (qui est une chaussure et non un animal). On peut également y découvrir un fragment de fresque murale du XIIIe siècle mis à jour lors d’une restauration des boiseries. Mais l’élément le plus impressionnant de la sacristie reste le grand chapier. Ce meuble construit au XIXe siècle pour ranger les habits liturgiques se compose de quatre grands tiroirs demi-circulaires à fond canné, pivotants autour d’un axe central. Il permet de conserver les ornements à plat afin de ne pas les abimer.

Je dois dire que je ne soupçonnais pas la présence de certains de ces éléments patrimoniaux jusqu’il y a peu et je suis ravie d’avoir pu profiter des ouvertures estivales pour les découvrir. Il me reste maintenant à revenir lors d’une visite guidée pour accéder au triforium du chœur, et à attendre que les vitraux de l’Apocalypse, détruits lors de l’épisode de grêle de juin 2019, soient reconstruits et remis en place.

Les visages des statues romanes du portail d’entrée ont été ruinées lors des guerres de religion
Les peintures murales du chœur
Depuis la nef
La fresque des Trois Doms, avec la plus ancienne représentation connue du Palais des Papes d’Avignon
Une des tentures de la Passion
Le chapier ouvert, où sont toujours conservés d’anciens habits liturgiques

Collégiale Saint Barnard – Romans – Drôme – juillet 2020

(*) La chapelle du Saint Sacrement et la sacristie sont ouvertes en accès libre les samedis de 15.00 à 18.00 et les dimanches de 15.00 à 19.00 jusqu’au 6 septembre 2020 dans le cadre des Escales Estivales.

[petits moments] entre le 25 et le 31 juillet 2020

SAMEDI 25 JUILLET. Après un après-midi d’instameet à Romans pour découvrir les Escales Estivales (au programme, il y avait donc canoë sur l’Isère et visite du Musée de la Chaussure qui a rouvert le 15 juillet après plus d’un an de fermeture suite aux dégâts causés par la grêle de juin 2019), nous avons pris une glace et un rafraichissement au Fou de la Dame. C’est un sympathique bar à jeux qui en propose un choix vraiment impressionnant ! Et côté verre/assiette, j’ai découvert avec plaisir qu’ils proposent des produits locaux dont les glaces Terre Adélice et les boissons rafraichissantes de Mat & Elo (que je trouve également dans mon épicerie et que j’apprécie beaucoup !).

Une partie des jeux que l’on peut pratiquer au Fou de la Dame

(*) Le Fou de la Dame, place Maurice Faure, 26100 Romans

EDIT du 07/09/2025 : Le bar à jeux Le Fou de la Dame est définitivement fermé.

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DIMANCHE 26 JUILLET. Profiter d’un peu de fraicheur en fin de journée pour faire un tour dans les champs de tournesols.

Montvendre – Drôme
Montvendre – Drôme

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[Drôme] redécouvrir le musée de la chaussure

Vue de la cour du musée

Après avoir fait du canoë sur l’Isère, je suis partie avec les autres instagrameurs pour découvrir ou plutôt redécouvrir le Musée de la Chaussure.

Installé dans l’ancien couvent des Visitandines à Romans, le Musée de la Chaussure a fermé plus d’un an suite à l’épisode de grêle subi par la ville en juin 2019 et qui avait fait de considérables dégâts. Il a rouvert le 15 juillet, et propose maintenant deux nouvelles salles consacrées aux chaussures contemporaines.

L’industrie de la chaussure a longtemps été un fleuron romanais. De grands noms avaient en effet leurs ateliers à Romans : Charles Jourdan, Robert Clergerie, Stephan Kelian mais aussi les ateliers Rivat, spécialisés en chaussures de sport et à l’origine des ouvertures décentrées ou du scratch pour fermer les chaussures.

En effet, depuis longtemps, le cuir était travaillé à Romans et la ville disposait de nombreux ateliers de tannage (on peut encore voir des maisons de tanneurs place de la Presles, même si celles-ci sont peu mises en valeur pour le moment). Et lorsque la production s’est industrialisée, les ateliers de fabrication de chaussures se sont installés à proximité des tanneurs.

Le musée de la chaussure nous propose d’abord un voyage dans le monde de la fabrication des chaussures depuis l’ère pré-industrielle avec les outils et l’atelier du cordonnier. Puis, nous découvrons les premières machines industrielles.

Mais l’essentiel des collections du musée se compose de… paires de chaussures ! Il y en a environ 20 000 dont un dixième est exposé, de façon tournante pour ne pas abîmer certains modèles plus fragiles.

La plus ancienne paire a 3500 ans et cette sandale en papyrus provient de l’Egypte des Pharaons. Nous descendons ensuite le fil du temps, de l’Antiquité au Moyen-Âge, de la Renaissance au Siècle des Lumières, de la Révolution Française au Second Empire, pour finir au tout début du XXe siècle. Puis, nous partons explorer le monde : Asie, Afrique, Amérique, Océanie….

Puis, nous arrivons aux nouvelles salles. La première, installée dans l’ancien parloir des Visitandines, explore la façon dont certaines chaussures sont devenues iconiques, ont traversé les frontières entre chaussures spécialisées (sport, danse, travail, rééducation..) et chaussures de ville. Nous retrouvons ainsi les Dr Martens, les espadrilles ou les sneakers. La muséographie s’attarde aussi sur la perméabilité des frontières masculin/féminin à partir du milieu du XXe siècle : richelieus, derbys ou cuissardes qui de masculin passent au féminin, mais aussi les « Zizi » créées par Rose Repetto pour sa belle-fille et ensuite portées par Serge Gainsbourg…

Après avoir traversé rapidement l’ancienne chapelle qui abrite des créations romanaises actuelles, nous arrivons dans l’autre salle ouverte cet été : tout autour de la pièce s’étale une rétrospective de l’évolution des chaussures depuis 1900 mise en parallèle avec les évolutions sociétales. Cette salle permet ainsi de se rendre compte de l’évolution de la condition féminine mais aussi de celle de la place de l’enfant.

Enfin, au centre de cette pièce, un focus est fait sur deux créateurs : le romanais Charles Jourdan d’une part, précurseur du marketing global et de l’internationalisation des ventes, et son disciple Christian Louboutin, surdoué envoyé en stage chez Jourdan par une maison de haute couture, et jamais totalement accepté dans les ateliers romanais. Plusieurs de ses modèles à la semelle rouge iconique sont ainsi présentés.

C’est la fin de notre visite, fort intéressante et complète grâce aux explications de notre guide Baptiste.

Le couloir des cellules des Visitandines
Escarpins de la Princesse Grace de Monaco
Corde tressée pour la fabrication d’une semelle d’espadrilles, et modèle Hermès au premier plan
Modèles Louboutin
L’escarpin étoilé d’Andréa Pfister – version originale dans le musée
L’escarpin étoilé d’Andréa Pfister – version géante devant le musée

Musée de la chaussure – Romans – Drôme – juillet 2020

(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du Musée de la Chaussure. Il est intéressant de pouvoir suivre une visite guidée pour aller à l’essentiel et éviter la lassitude dans certaines salles lorsque, comme moi, on n’est pas un spécialiste de l’histoire des chaussures. J’avais pourtant déjà visité 2 fois le musée mais cette visite guidée m’a appris énormément de choses, ou fait faire attention à des points que j’avais zappés en visitant seule.

(**) Merci à la Ville de Romans pour cette invitation (collaboration commerciale non rémunérée), à Baptiste pour la visite et aux autres instagrameurs (Le Caillou aux Hiboux, Claire & Thomas, Julie et Katia) pour leur bonne humeur.

[Drôme] faire du canoë sur l’Isère

Samedi dernier, j’ai été invitée avec d’autres instagrameurs par la Ville de Romans pour découvrir les escales estivales. Durant tout l’été, des animations, des expériences inédites et des visites patrimoniales sont proposées dans la ville.

Parmi ces expériences, il y a la possibilité de faire du canoë sur l’Isère. Et justement, nous étions attendus pour une balade façon Pocahontas dans un canoë 9 places.

Après avoir traversé la passerelle des Ors (celle qui relie Bourg de Péage à Romans sur la vélo voie verte), le point de départ des promenades en canoë se fait au niveau de la rampe de mise à l’eau des pompiers située juste à côté, le long de la voie verte. Nous sommes accueillis par Matthieu, le moniteur du CARP qui s’occupe de l’activité. Suite à la distribution des gilets de sauvetage et des pagaies, accompagnées de quelques explications sur le maniement de celles-ci, le canoë est mis à l’eau et nous embarquons (suite à un petit souci de répartition, devinez qui devra marcher un peu dans les eaux de la rivière pour embarquer… et oui, c’est moi ! Comme quoi même quand ce n’est pas de mon fait, je me retrouve chaque fois les pieds dans l’eau…. ).

Après un bref temps de coordination, nous avançons tous en rythme et le canoë remonte le courant en direction de la ville. Même si le débit est assez calme, cela tire quand même dans le bras qui actionne la pagaie… Toutefois, cela n’empêche pas la bonne humeur et les discussions vont bon train.

Arrivés à l’approche du Pont Vieux, nous posons un peu les pagaies pour faire quelques photos mais l’élan que nous avions donné à l’embarcation faiblit, et nous recommençons à pagayer. Au pied de la collégiale Saint Barnard, Matthieu nous fait faire demi-tour pendant que nous prenons encore quelques photos.

Nous nous laissons alors porter par le courant pour redescendre la rivière, tout en profitant du paysage et des vues sur les berges. Matthieu nous emmène alors découvrir une curiosité en aval sur la rive gauche de l’Isère : une fontaine pétrifiante visible uniquement depuis la rivière. L’endroit est vraiment paisible avec pour seul bruit celui de l’eau qui sourd et cascade dans les mousses.

Mais il est l’heure de revenir à notre point de départ… Quelques coups de pagaie pour remonter le courant et nous y sommes.

C’est la première année que des sorties en canoë sont organisées sur l’Isère et c’est vraiment une belle expérience, une façon originale et sympathique de (re)découvrir les berges de l’Isère et la ville de Romans avec un point de vue différent.

A l’approche du Pont Vieux

Vue sur la collégiale Saint Barnard depuis la rivière

Passer sous le Pont Vieux

la fontaine pétrifiante

Au milieu de la rivière….

Romans – Drôme – juillet 2020

(*) Les promenades en canoë sont proposées jusqu’à fin septembre 2020. Les informations pour la réservation sont disponibles sur le site internet de la ville.

(**) Merci à la Ville de Romans pour cette invitation (collaboration commerciale non rémunérée), à Matthieu pour son accueil et aux autres instagrameurs (Le Caillou aux Hiboux, Claire & Thomas, Julie et Baptiste) pour leur bonne humeur.

[petits moments] entre le 18 et le 24 juillet 2020

LUNDI 20 JUILLET. Retour au bureau après une semaine de pause qui a fait beaucoup de bien.

Prendre le train…. – Gare de Valence TGV

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La semaine, très remplie, est passée à toute vitesse… et je n’ai pas pris de photos ! C’est assez rare pour être noté !

[petits moments] en Chartreuse – juillet 2020

MERCREDI 15 JUILLET // JEUDI 16 JUILLET // VENDREDI 17 JUILLET


J’ai pris 3 jours de vacances en Chartreuse, un massif situé à à peine plus d’une heure de route de la maison et que je ne connaissais quasiment pas (en fait, je n’y étais pas retournée depuis que j’y avais passé une journée alors que j’étais en stage de fin d’études sur Lyon… en dehors des fois où je suis allée à la Bastille de Grenoble, mais bon, ce n’est pas vraiment le coeur du massif !).

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Cette fois, j’avais posé ma valise à Saint Pierre de Chartreuse et j’ai bien profité des alentours. Je vous reparlerai en détail de mes balades et découvertes les plus significatives. Mais voici déjà un petit aperçu.

Saint Laurent du Pont pavoisé pour le 14 juillet – Chartreuse – Isère
le village de Saint Hugues de Chartreuse et le sommet de Chamechaude – Chartreuse – Isère
Saint Pierre de Chatreuse – Chartreuse – Isère
Entremont le Vieux – Chartreuse – Savoie

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La visite au Musée de l’Ours des Cavernes est partie d’une boutade…. Nous avons découvert un petit musée spécialisé, fort intéressant et très bien conçu. Sa mise en place à Entremont le Vieux fait suite à la découverte en 1988 de milliers d’ossements d’ours des cavernes dans une grotte voisine. On estime que le site a servi de caverne d’hivernation aux ours entre moins 45 000 et moins 21 000. Ce qui a été retrouvé sont les squelettes des ours morts au cours des périodes d’hivernation.

Squelette reconstitué façon puzzle à partir d’ossements de plusieurs ours trouvés dans la grotte de la Balme à Collomb

(*) Musée de l’Ours des Cavernes, 73670 Entremont le Vieux (dans le massif de la Chartreuse)

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La vue depuis l’hôtel à Saint Pierre de Chartreuse était plutôt sympa…

Saint Pierre de Chartreuse – Chartreuse – Isère

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On a fait une pause pique-nique au bord du lac de Paladru en redescendant de la montagne et avant d’aller sur Voiron.

Vue depuis le bord du lac à Paladru – Isère
Au bord du lac à Paladru – Isère

(*) Attention, il y a peu de « plages » au bord du lac et plusieurs sont payantes, y compris des « plages municipales ».

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A Voiron, nous sommes allés visiter les caves de la Chartreuse. Installées sur l’ancien site de production, elles vont bientôt être réaménagées en un lieu de vie culturelle. Les travaux auraient dû être en cours mais ont été retardés de quelques mois, ce qui nous a permis de visiter les lieux.

La visite se termine par une dégustation de Chartreuse jaune et de Chartreuse verte, pour les plus de 18 ans et avec modération…

(*) Caves de la Chartreuse, Boulevard Edgar Kofler, 38500 Voiron. Il convient de vérifier au préalable les conditions de visite sur le site internet de la Chartreuse.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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Quant au hasard, il nous a conduit au café de la gare de Voiron qui a conservé son décor vintage.

Tables en formica aux pieds doublés de métal, bar en bois recouvert de zinc, vaisselier assorti, carrelage 50’s… rien ne manque !

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Il me restera à vous parler de la Grande Chartreuse, ses environs et son musée, du cirque de Saint Même, et de la cascade de la Pisserotte…. Cela devrait arriver d’ici quelques jours/semaines selon le temps dont je vais disposer.