Je crois que lorsque j’ai mis ce thème, C’est faux, dans la liste du projet 52, j’avais une idée de trompe l’œil, sans doute une pâtisserie. Mais cela fait longtemps que je n’en ai pas croisé. Alors, j’ai du un peu réfléchir. Et cela n’a pas été simple. J’aurais aimé pouvoir illustrer cette expression dans sa dimension de contradiction, quand on dit « non, c’est faux ! ». Mais finalement, je suis restée très terre à terre. Ou plutôt, je suis allée sous terre. Il y a une quinzaine de jours, j’ai passé le week-end avec des amis à Arras (je vous en reparle bientôt). Entre autres activités, nous sommes allés visiter le centre historique minier à Lewarde. Là, on ne peut plus accéder aux anciennes galeries de la mine, scellées pour des raisons de sécurité. Mais, il est possible de visiter des galeries reconstituées, et de remonter le temps à travers les différentes époques de la mine. Nous sommes ici au XIXe siècle, et bien sûr, tout est faux !
Pour découvrir ce qui est faux chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Si vous partez au ski, je vous propose de faire une pause culturelle à Grenoble (qui se trouve sur le trajet vers de nombreuses vallées des Alpes). Et si vous ne partez pas au ski, je vous invite quand même à venir faire un tour dans la Capitale des Alpes où vous pourrez trouver de nombreux musées et expositions très intéressants. Pour ma part, je suis allée exprès à Grenoble samedi dernier parce que j’avais repéré une exposition, et j’en ai profité pour me balader et faire d’autres visites, accompagnée de Mr 2e. Cela faisait très longtemps que je n’étais pas venue pour me promener à Grenoble (la dernière fois, c’était en 2022 où profitant de devoir venir faire quelques achats, nous avions visité le muséum d’histoire naturelle et la précédente journée de balade remontait à 2020 avant le confinement) et malgré une météo un peu grise, ça a été un vrai plaisir d’y refaire un tour.
« Au bout de chaque rue, une montagne… »(Stendhal)
Le Couvent Sainte Cécile, eaux fortes de Rembrandt et bande dessinée
Nous sommes venus à Grenoble par le train, assez tôt le matin (depuis Romans, il faut compter 1 heure de TER). Nous avons commencé la journée en nous promenant en ville où nous souhaitions voir quelques boutiques, en particulier, la galerie Rêv’olution où Terres d’Oxymore vend ses poteries (je suis fan de ses messages à l’humour décalé et j’avais très envie d’avoir une 2e tasse à café pour les matins grognons). C’est comme cela que nous sommes passés devant le Couvent Sainte Cécile. Vu que nous avions du temps avant l’heure du déjeuner, nous avons poussé la grande porte en bois pour entrer dans la chapelle. Celle-ci, désacralisée, est maintenant une librairie – cabinet de curiosités et a fait l’objet d’un aménagement très réussi.
L’impressionnant mur de livresLa vue depuis l’entrée de la chapelle donne le ton
Ce qui nous a fait pousser la porte cependant, c’est une petite affiche annonçant le « Cabinet Rembrandt » : une exposition d’eaux fortes réalisées par l’artiste au XVIIe siècle. Une fois nos billets en main, nous avons parcouru les différentes pièces exposant des œuvres d’art. En effet, le couvent Sainte Cécile abrite le Fonds Glénat. Cette fondation a été créé pour mettre en valeur et préserver les collections de Jacques Glénat et des éditions éponymes. Le couvent abrite actuellement ainsi une exposition consacrée aux animaux dans l’art, une aux arts de la table et une autre à la bande dessinée. Cette dernière présente des dessins originaux dans lesquels on croise des personnages bien connus de la bande dessinée franco-belge comme Gaston Lagaffe, Alix ou Michel Vaillant mais aussi du monde du manga (Glénat a été le premier éditeur français à en publier).
Achille Talon
On découvre également le jardin de cet ancien couvent ainsi que le grand escalier transformé en galerie. Ce sont des peintres dauphinois ou de montagne qui y sont exposés. On y trouve ainsi plusieurs peintures de Gustave Doré, généralement connu pour ses gravures. Et parlant de gravure, le point fort de la visite, c’est bien entendu le cabinet des eaux fortes de Rembrandt. La collection de Jacques Glénat comprend une petite centaine de ces gravures, très fragiles, et une quarantaine d’œuvres sont présentées en rotation. La mise à disposition de loupes permet d’admirer la minutie des détails mis en œuvre par le maître dans cette technique de gravure (et des marchepieds permettent aux enfants aussi de se mettre à la hauteur de ces œuvres). Un dispositif numérique de médiation permet également de bien comprendre la technique mise en application pour réaliser une eau forte. En résumé, le couvent Sainte Cécile a été une très belle découverte.
Le jardin du couvent Sainte CécileL’escalier du couvent Sainte Cécile
(*) Le couvent Sainte Cécile est situé 37 rue Servan, à Grenoble, du côté du quartier des Antiquaires. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du couvent.
La Bastille, paysages et lieux culturels
Montée par les bulles et lecture de paysage
L’exposition que je souhaitais voir et le musée que nous avions prévu de visiter étant tous les deux situés au fort de la Bastille, nous avons pris le téléphérique pour y monter. Prendre les bulles, c’est une expérience à part entière. Elles sont d’ailleurs labellisées « Site touristique emblématique » de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Alors qu’on a l’habitude des téléphériques dans les stations de montagne, nous sommes ici en plein centre ville. Pourtant au fil de la montée, on a une vue panoramique sur les massifs environnants. C’est aussi l’occasion de découvrir le quartier Saint Laurent et les fortifications de la Bastille du dessus.
Depuis les bulles, la vue sur le village olympique et les montagnes de Belledonne. Depuis les bulles, vue sur l’Isère et le massif du Vercors
Une fois en haut, j’ai l’habitude de commencer par aller admirer le paysage depuis la terrasse. Là, on a littéralement la ville à ses pieds. On peut aussi voir les trois massifs qui la bordent : le Vercors, Belledonne et la Chartreuse, sur les piémonts de laquelle le fort de la Bastille est construit. On suit également le tracé des vallées du Drac et de l’Isère. Et si la météo le permet, on devine même l’entrée de la combe de Savoie.
Le massif de Belledonne domine Grenoble et la vallée de l’Isère
(*) Le téléphérique de Grenoble permet de rejoindre le fort de la Bastille depuis les quais de l’Isère, au niveau du jardin de ville. Les horaires de fonctionnement varient en fonction de la saison. Vous pouvez les trouver, tout comme les tarifs, sur le site internet du téléphérique. Vous pouvez aussi y consulter les informations relatives aux activités présentes au fort de la Bastille.
Experimenta, une exposition temporaire d’art contemporain
Si nous sommes montés à la Bastille, c’est avant tout pour aller voir les œuvres d’art contemporain installés dans le cadre de la Biennale Experimenta. Cette manifestation culturelle se situe aux confins de l’art et de la science. Sur le site sommital de la Bastille, elle a en particulier investit les salles Lesdiguières et Dutrievoz, situées à l’intérieur même de l’ancien fort. Le point commun entre les œuvres présentées est qu’elles interrogent notre rapport à la nature à travers l’empreinte que nous y laissons.
Le fléchage vers les salles d’exposition pour Experimenta m’a beaucoup plu
Parmi les œuvres présentées, certaines ont plus retenu mon attention que d’autres. C’est le cas :
Solaris de Nicky Assmann – une installation cinétique où la lumière vient frapper des films d’eau savonneuse, créant des irisations turbulentes hypnotiques (avec une petite pensée pour mon stage de fin d’études, autour des écoulements de fluides turbulents).
Ce qu’il reste à la nuit de Mathilde Reynaud et Fabien Malbet – une installation sonore et vidéo qui interroge notre rapport à l’espace et sa conquête.
Clams de Marco Barotti – une installation sonore et cinétique où des coquillages en plastique recyclé émettent des sons dépendant de la qualité des eaux de l’Isère captées un peu en amont.
Tipping point de Barthélemy Antoine-Lœff – une installation cinétique où goutte après goutte un glacier se créé, à mettre en parallèle avec la fonte des glaciers constatée partout dans le monde.
Flux de Barthélemy Antoine-Lœff – une installation cinétique où des roches suspendues et mises en mouvement évoquent la mémoire d’un cours d’eau. Cette installation extrêmement poétique a été un vrai coup de cœur.
Flux de Barthélemy Antoine-LœffCe qu’il reste à la nuit de Mathilde Reynaud et Fabien Malbet
(*) Les installations de l’édition 2025 de la Biennale Experimenta sont visibles à la Bastille de Grenoble jusqu’au 1er mars 2025. L’entrée est libre et gratuite.
Le musée des troupes de montagne, un coup d’œil sur l’histoire militaire
Pour terminer notre journée de découvertes culturelles, nous avions choisi le musée des troupes de montagne. Situé dans le fort de la Bastille, nous l’avions repéré depuis longtemps mais n’avions pas encore eu l’occasion de nous y rendre. J’avoue que ce n’était pas forcément mon premier choix de musée à Grenoble mais quand on est plusieurs, il faut aussi tenir compte des goûts et centres d’intérêts de chacun. Finalement, j’ai été très agréablement surprise. En effet, à travers une douzaine de salles, le musée nous emmène dans un parcours chronologique découvrir l’histoire des troupes de montagne, des origines à nos jours. La scénographie est remarquable, mettant les objets en situation. Les cartels ne sont pas trop bavards et apportent les informations essentielles, surtout pour des non-spécialistes. Un audioguide, très bien conçu, complète le dispositif de médiation. Le visiteur se déplace ainsi au fil des salles en toute autonomie, à son rythme. Un focus particulier est mis sur le rôle que les troupes alpines ont joué lors des deux conflits mondiaux, ainsi que dans la Résistance. C’est d’ailleurs l’objet de l’exposition temporaire en cours qui suit un jeune grenoblois de son entrée en Résistance jusqu’en 1945 dans la 27e Division Alpine.
Les débuts des troupes alpinesPoste de commandement alpin durant la seconde guerre mondiale
(*) Le Musée des Troupes de Montagne est localisé à l’intérieur du fort de la Bastille à Grenoble. Vous pouvez consulter les conditions de visite sur le site internet du musée. Nous avons vraiment été très agréablement surpris de la qualité de l’exposition et de sa mise en scène. La visite est annoncée pour durer entre 30 et 40 minutes, et nous y avons passé plus d’une heure.
Grenoble – Isère – février 2025
Il y a de nombreux autres musées à Grenoble. Parmi ceux-ci, j’ai déjà eu l’occasion de visiter :
Le musée du Vieil Evêché qui outre ses collections permanentes et l’accès au baptistère paléo-chrétien propose des expositions temporaires de qualité. J’avais visité celles sur les estampes japonaises en 2019 et celle de photos de Vivian Maier en 2020.
Le musée de Grenoble, un musée des beaux-arts avec une forte composante contemporaine.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’étais jamais allée à Marseille alors que j’avais eu l’occasion de plusieurs séjours ou passage dans les environs (Cassis, La Ciotat, Aix en Provence… ). Mr 1er y était allé lors d’un voyage scolaire il y a quelques années. Il a proposé qu’on y aille ensemble car s’il avait visité le MUCEM, il n’avait pas vraiment vu la ville. Nous avons donc convenu de nous y retrouver un week-end de janvier. Nous avons profité d’une journée et demie sur place pour explorer quelques aspects de la cité phocéenne.
Vue sur la ville depuis Notre Dame de la Garde
De la gare Saint Charles à Notre Dame de la Garde
Passage par le Vieux Port
Arrivant tous les deux par le train (de deux directions différentes), nous nous sommes retrouvés dans un café à côté de la gare Saint Charles. En sortant sur le parvis de la gare, j’ai été accueillie par Notre Dame de la Garde, la Bonne Mère, qui surplombe le paysage et me faisait face. Mais ce qui m’a le plus surprise, c’est la topologie de la ville telle que déjà je la devinais. J’imaginais Marseille beaucoup plus plate, et les escaliers de la gare Saint Charles ont vite fait de me faire comprendre le contraire.
Nous sommes ensuite partis poser nos valises à l’hôtel, puis vers le Vieux Port (le tout à pied). Nous avons choisi de commencer notre visite de la ville par prendre un peu de hauteur à Notre Dame de la Garde. Après avoir regardé le chemin pour y aller à pied, et vu le dénivelé, nous avons choisi de prendre le bus (il y a une ligne directe depuis le Vieux Port, très pratique). A la sortie du bus, nous avons fait le tour du sanctuaire, profitant largement des points de vue sur la ville et la mer.
vue sur la rade et le port de Marseille depuis Notre Dame de la GardeVue sur les îles du Frioul depuis Notre Dame de la Garde
Le sanctuaire de Notre Dame de la Garde
Après avoir profité du paysage, nous sommes entrés dans le sanctuaire de Notre Dame de la Garde. Nous n’avons pas pu entrer dans la crypte où avait lieu une célébration. Par contre, nous sommes entrés dans l’église principale. Je l’ai trouvée plutôt petite une fois à l’intérieur. De l’extérieur un effet de perspective la fait paraître beaucoup plus grande. C’est en partie dû au fait qu’elle est positionnée sur les murs d’un ancien fort. Son décor est très impressionnant, tout en mosaïques dorées, et comportant de très nombreux ex-voto. Ils témoignent des grâces accordées aux fidèles par Notre Dame de la Garde, protectrice de la ville de Marseille et des marins et pêcheurs.
La basilique, construite au XIXe siècle, est de style néo-byzantinLes décors intérieurs donnent une lumière particulièreLe clocher est dominé par une statue monumentale de Notre Dame de la Garde portant l’enfant Jésus et faisant face à la mer
Après la découverte de la basilique Notre Dame de la Garde et du panorama depuis son esplanade, nous avons repris le bus direction le Vieux Port. Nous avons mangé rapidement et sommes partis à pied vers le MUCEM que nous souhaitions découvrir.
Un après-midi au MUCEM
Le Fort Saint Jean et le nouveau bâtiment
Comme nous arrivions à pied du Vieux Port, c’est par le Fort Saint Jean, et plus particulièrement la tour du Roi René, que nous sommes entrés dans le MUCEM. Nous avons donc commencé par explorer cet ancien poste de surveillance et de défense du port de Marseille. Arrivés dans la cour basse, nous avons grimpé jusqu’à la place d’Armes du fort par une montée bien raide qui disposait un rail permettant de hisser les canons. Nous avons ensuite poursuivi sur le chemin de ronde et à travers les différents jardins qui agrémentent le site. La vue sur l’entrée du Vieux Port et le chenal est magnifique.
Depuis le chemin de ronde du Fort Saint Jean, vue sur la tour du Roi René, le Fort Saint Nicolas et Notre Dame de la Garde. La tour du Roi René a été construite au XVe siècle pour défendre l’entrée du port après que les Espagnols ont emporté la chaîne qui la fermait auparavant (et qui se trouve toujours dans la cathédrale de València).De l’autre côté du chenal d’entrée dans le Vieux Port se trouve le palais du PharoAu bout du Fort Saint Jean, la tour du Fanal servait de vigie et de phare : un feu était allumé à son sommet pour guider les bateaux vers le port
Il est temps pour nous de traverser la passerelle au dessus de la darse qui longe le bâtiment J4 du MUCEM. Ce cube, conçu par l’architecte Rudy Ricciotti et inauguré en 2013, se démarque par sa résille en béton devenue sa signature. En traversant la passerelle, on arrive directement sur la terrasse du musée. Aux beaux jours, il doit être très agréable de s’y attarder, protégés du soleil par cette fameuse dentelle de béton.
Emprunter la passerelle qui relie le Fort Saint Jean au bâtiment J4 du MUCEMVéritable signature visuelle du MUCEM, la résille de béton sert d’ombrière à la terrasse faisant face à la mer.
Des expositions aux thématiques variées
Le MUCEM, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, est l’héritier du Musée National des Arts et Traditions Populaires qui était situé à Paris dont il a hérité des collections. Initié au début des années 2000, le MUCEM a depuis agrandi ses collections en élargissant ses acquisitions aux cultures contemporaines et à l’ensemble du bassin méditerranéen, mais aussi en devenant dépositaire des collections européennes du Musée de l’Homme. Depuis son ouverture, il y a un peu plus de dix ans, le MUCEM propose aux visiteurs des expositions permanentes et temporaires, axées sur les cultures populaires et méditerranéennes.
L’entrée de l’exposition Méditerranées
Avec Mr 1er, nous avons parcouru trois des quatre expositions qui étaient proposées lors de notre visite. Cela nous a déjà pris presque tout l’après-midi, et nous n’avions alors plus le courage de découvrir la quatrième exposition.
Méditerranées – exposition permanente : de l’Antiquité à nos jours, en passant par la période coloniale, l’exposition nous entraine à la découverte de l’histoire des civilisations du bassin méditerranéen et des fantasmes qui l’accompagnent. J’ai aimé la façon dont l’exposition transcende les frontières entre art et ethnographie (deux domaines qui ont souvent fait l’objet d’une séparation muséographique).
Populaire ? – exposition permanente : A travers différentes thématiques, liées aux techniques utilisées, l’exposition invite à la découverte de la richesse des collections du musée. J’ai aimé que l’exposition mette en valeur à la fois des objets que l’on s’attend à trouver dans un musée et des objets qui nous semblent beaucoup plus simples ou banals, comme les boules à neige.
En piste ! – exposition temporaire : Une plongée dans l’univers du cirque, des saltimbanques et du spectacle itinérant qui mêle présentation d’objets et extraits de films dans une scénographie dynamique et colorée. J’ai aimé le joyeux fouillis qui donne une impression de fête et la richesse des éléments présentés.
Présentation face catwalk de costumes de scènes de clowns et autres artistes du cirque Exposition En Piste !Le retour du selfie-musée Dans un meuble de l’exposition Populaire ?
Du Vieux Port au Pharo
Le long du port
Pour notre deuxième jour (enfin demi jour pour être exact), nous avions comme objectif de nous rendre au Pharo. Nous avons fait le trajet à pied depuis notre hôtel, situé à une dizaine de minutes du Vieux Port. Nous avons donc comme la veille longé le Vieux Port, et j’ai trouvé ce côté du bassin plus agréable. En effet, on trouve sur ce quai plus de bateaux anciens tandis que de l’autre côté, ce sont plutôt les excursionnistes. Nous avons aussi profité d’une terrasse au soleil (timide) de cette fin de matinée hivernale pour une pause café.
Un matin d’hiver sur les quais du Vieux Port
Nous avions envisagé de nous arrêter visiter l’abbaye Saint Victor sur le chemin. Mais, nous étions dimanche matin, et une messe était en cours quand nous sommes arrivés. Nous avons donc poursuivi notre balade en pensant nous y arrêter au retour. Ce que nous n’avions pas anticipé, c’est qu’une deuxième messe a lieu une demi-heure après la première. Nous n’avons donc pas visité l’abbaye Saint Victor.
Les jardins du Pharo
La balade aux jardins du Pharo vaut surtout pour le point de vue qu’elle offre sur la ville et la mer. En effet, le palais, construit au XIXe siècle, est aujourd’hui un centre de congrès et ne se visite pas (et les autres bâtiments sont occupés par les services administratifs de l’Université Marseille-Aix). Quant au jardin en lui-même, c’est essentiellement une grande pelouse. Par contre, de nombreux bancs face à la mer permettent d’admirer le Fort Saint Jean ainsi que les allers et venues des bateaux à l’entrée du port, et en particulier sur le chenal du Vieux Port.
Le Fort Saint Jean vu de la rive opposéeL’entrée du Vieux Port depuis les jardins du PharoRegarder les voiliers quitter tranquillement le Vieux Port
Nous avons passé un long moment assis au pied du palais du Pharo à profiter du point de vue, avant de repartir pour récupérer nos valises à l’hôtel et retourner à la gare prendre nos trains respectifs.
A noter : La ville n’a pas été un coup de cœur, en dépit de quelques belles découvertes. Je n’ai pas accroché à l’ambiance générale qui se dégageait des lieux que nous avons parcouru. Si je retourne à Marseille, je pense que j’essaierai de visiter des quartiers moins urbains, d’aller sur les îles du Frioul ou dans les calanques. Notre timing un peu serré ne me l’a pas permis cette fois.
Quelques informations pratiques
Ce que j’ai visité à Marseille
Notre dame de la Garde
Si vous souhaitez vous rendre à Notre Dame de la Garde, je vous conseille d’y aller en transports en commun (bus 60 direct depuis le Vieux Port et le MUCEM). Les parkings sont limités en haut et le trajet impose de se faufiler dans les petites rues de la colline. Il est possible de valider un trajet directement dans le bus avec une carte bancaire (un seul voyageur par carte bancaire), d’acheter un ticket avant de monter dans le bus (distributeurs automatiques) ou au conducteur (un peu plus cher).
L’accès au Fort Saint Jean, aux jardins et à la terrasse du MUCEM sont libres.
Le billet du MUCEM donne accès à l’ensemble des expositions, permanentes et temporaires. Il y a plusieurs points de billetterie, dans le bâtiment J4 mais aussi dans le Fort Saint Jean, à côté des différentes entrées. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du MUCEM.
Le site internet du MUCEM indique une durée de visite estimée pour chaque exposition. Elle est cohérente avec le temps que nous y avons passé.
L’exposition En Piste ! est présentée jusqu’au 12 mai 2025.
Les expositions Méditerranées et Populaire ? sont annoncées jusqu’au 31 décembre 2026.
L’impressionnante façade fortifiée de l’abbaye Saint Victor, l’une des plus anciennes de France
L’abbaye Saint Victor
Nous avions repéré la façade fortifiée de l’abbaye Saint Victor depuis le Fort Saint Jean et envisagions de la visiter. Cela aura été le plus grand loupé de ce week-end, comme vous pouvez le lire plus haut. Donc, si vous envisagez de découvrir l’abbaye Saint Victor : renseignez-vous sur les horaires des messes et célébrations !
Où j’ai dormi et mangé à Marseille
Nous avions posé nos valises à l’hôtel Marsiho. Situé à une dizaine de minutes à pied de la gare de Marseille Saint Charles et du Vieux Port, c’était idéal pour pouvoir se déplacer aisément. Bien que situé sur le cours Belsunce, une rue très passante et bruyante en journée, nous n’avons pas eu de souci de bruits indésirables durant la nuit. L’accueil était vraiment très agréable, et le petit déjeuner varié.
Pour nous retrouver à côté de la gare et déjeuner avant de repartir, nous sommes allés au Café l’Ecomotive (2 place des Marseillaises, 1er arrondissement), situé au pied des escaliers de la gare Saint Charles. Cette cantine sans chichi propose une cuisine bio, locale et de saison, ainsi qu’un choix de boissons chaudes et froides et de petits grignotages. C’est l’endroit idéal pour attendre son train, sans l’agitation de la gare.
Pour le goûter, nous avons fait une pause dans la librairie / salon de thé Cup of Tea (1 rue Caisserie, 2e arrondissement), au pied du quartier du Panier. L’établissement propose une cinquantaine de thés, servis en théières de 60 cl, et une sélection de tartes maison. Les tables sont installées entre les étagères de livres pour une ambiance vraiment très cosy.
Pour le diner, nous avons découvert le restaurant TOMA(19 rue Fortia, 1er arrondissement). Dans un cadre chic et moderne, nous avons dégusté une cuisine inventive, pointue et raffinée. J’ai apprécié le concept des petites assiettes à cumuler selon les envies (entrée, viande, produit de la mer, légumes, dessert). Dire que nous nous sommes régalés est un euphémisme. Le restaurant est ouvert depuis quelques mois seulement, mais il a déjà tout d’un grand !
Ce que j’ai rapporté de Marseille
Si je rapporte systématiquement un magnet de mes voyages, proches ou lointains, j’aime aussi revenir avec quelques spécialités locales ou produits artisanaux. Voici donc mes choix à rapporter de la cité phocéenne.
Forcément quand on dit Marseille, on pense savon. Il existe beaucoup de boutiques vendant du savon dans la ville, surtout dans les quartiers touristiques. Je dois avouer que vivant aux portes de la Provence, je trouve aussi des boutiques de savons de Marseille à côté de chez moi. J’avais donc envie de trouver un vrai savonnier marseillais. C’est grâce à l’hôtel (et aux petits savons de bienvenue qu’ils nous ont offert) que j’ai découvert la savonnerie de la Licorne . La fabrique artisanale de savons a reçu le label Entreprise du Patrimoine Vivant, et a son atelier de fabrication à Marseille même. Nous nous sommes arrêtés à la boutique située à côté de la Criée, sur le Vieux Port. Nous n’avons pas eu le temps de visiter le musée du savon de Marseille qui a l’air intéressant si on désire en apprendre plus sur ce produit ancestral.
Côté gourmandises, les navettes de Marseille, ces biscuits secs parfumés à la fleur d’oranger, font aussi partie des incontournables. Plusieurs boulangers et biscuiteries en proposent. Pour ma part, je suis allée au Four des Navettes, juste derrière l’abbaye Saint Victor. La recette est inchangée depuis le XVIIIe siècle quand les navettes permettaient de rassasier les pèlerins qui arrivaient à l’abbaye.
La boutique du Four des Navettes a des airs de boulangerie un peu désuète
J’avais aperçu le château d’Aubenas lors d’une soirée que j’avais passé dans la ville avant de rejoindre des copains pour une journée de découvertes des paysages d’automne en Ardèche. Il était alors fermé pour des travaux de restauration de longue haleine. Il a rouvert au début de l’été dernier, sous la forme d’un centre d’art contemporain. Je n’avais pas eu le temps d’y aller pour la première vague d’expositions présentées. C’est finalement au début du mois de janvier que j’ai profité d’une journée belle mais très venteuse pour aller le découvrir.
La jolie façade du château d’Aubenas avec son toit parsemé de tuiles colorées.
Du Moyen-Âge à nos jours, un château qui évolue
Arrivée en début d’après-midi à Aubenas, je suis allée directement vers le château et j’ai bien fait car cela m’a permis d’assister à la visite guidée patrimoniale. Cette visite permet de découvrir les détails de la construction et de l’évolution du château, mais aussi d’accéder à certaines parties qui ne sont pas visibles en visite libre. La visite commence dans la cour du château. Là, nous sommes au pied du donjon du château fort initial. La cour dessert plusieurs espaces dont d’anciennes salles médiévales en rez-de-chaussée, un escalier de la Renaissance construit en hors d’œuvre et des galeries de la même époque desservant l’ensemble des étages, ainsi qu’un escalier d’honneur du XVIIIe siècle.
La porte d’entrée du château a un très bel heurtoirLook-up depuis la cour, au pied du donjon, et entourée de galeries Renaissance
Avec la guide, nous descendons ensuite dans les sous-sols. Anciens celliers du Moyen-Âge, ils ont ultérieurement servi de prison. Les travaux effectués ont permis de (re)découvrir des graffitis carcéraux, certains datés du XVIIIe siècle et ayant a priori été réalisés par des huguenots emprisonnés après la révocation de l’Edit de Nantes. Ces graffitis sont encore loin d’avoir révélés leurs secrets même s’ils ont déjà été partiellement étudiés.
Graffitis carcéraux figuratifs dans les sous-sols du château d’Aubenas
Nous nous dirigeons ensuite vers les étages. Du XIXe siècle jusqu’il y a peu, le château d’Aubenas, propriété municipale, était occupé à la fois par la mairie et par le tribunal (ce dernier a déménagé en 2014). Au fil des travaux de restauration, des décors datant du XIXe siècle ont été retrouvés, en particulier dans l’ancienne salle des pas perdus. Et la façon dont les inscriptions font référence au Roi des Français permet de dater ceux-ci de l’époque où Louis-Philippe régnait, donc entre 1830 et 1848. Les inscriptions ont ensuite été effacées partiellement au moment de la Deuxième République.
Salle des pas perdus du château d’AubenasLe décor d’origine de la salle des pas perdus de l’ancien tribunal d’Aubenas
Nous empruntons ensuite un escalier moderne, installé lors des derniers travaux pour satisfaire aux normes de sécurité. Il y a eu un véritable parti pris de construire un escalier résolument dans l’air du temps, en métal, bois et verre avec un éclairage très contemporain. Le château continue ainsi à écrire son histoire architecturale et n’est pas un monument figé dans une époque lointaine.
Le nouvel escalier du château d’Aubenas se trouve dans une aile latéraleUn escalier résolument moderne
Le dernier lieu que nous visitons est le donjon. Celui-ci n’est accessible qu’en visite guidée et en petits groupes (nous le visiterons d’ailleurs en deux sous-groupes compte tenu du nombre limité de personnes pouvant y accéder en simultané). L’accès est un peu compliqué car l’escalier, raide et très étroit, se situe dans l’épaisseur du mur. La visite du donjon est donc une expérience à part entière. Une fois au sommet, on domine la ville à 24 mètres de haut. Il n’y a pas de bâtiment plus haut que celui-ci, et le panorama est à 360°.
Du sommet du donjon, on surplombe les toits du château. Certains (dont le donjon) ont été couverts en tuiles vernissées au XVIIe siècle par la famille d’Ornano qui était alors propriétaire des lieux. (L’effet un peu flou est dû au fait que les ouvertures sont toutes grillagées afin d’empêcher les pigeons de venir s’installer)
Petit conseil : depuis la cour, une porte donne accès aux toilettes et à des casiers. N’hésitez pas à la pousser et à descendre les escaliers : vous vous trouverez alors dans les anciennes écuries du château !
Les expositions de l’hiver 2024-2025
Le château d’Aubenas, suite aux travaux de restauration, est devenu un centre d’art contemporain. Il accueille donc différentes expositions qui changent au fil des saisons. Après une première série l’été dernier, c’est donc la seconde série d’expositions qui est actuellement présentée. Je n’ai pas vraiment accroché à cette programmation, et si j’ai bien aimé Dans une rouge clairière, les autres présentations ne m’ont pas convaincue. Même la présentation des photographies de Vanessa Winship n’a pas réussi à me faire entrer réellement dans l’univers de la photographe.
Gérard LattierDans la courVanessa WinshipVanessa WinshipJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaJ’ai pleuré devant la fin d’un mangaDans une rouge clairière par Île/Mer/Froid
(*) Le château est situé en plein centre ville. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château d’Aubenas. Vous y retrouverez aussi le détail des expositions en cours. Le château est fermé entre deux périodes d’expositions pour permettre les démontages et installations.
Les expositions présentées jusqu’au 30 mars 2025 sont les suivantes, et correspondent aux photos ci-dessus
Dans une rouge clairière, par le duo Île/Mer/Froid (Hugo Lemaire et Boris Geoffroy)
Gérard Lattier, mythologies ardéchoises
Vanessa Winship, une route sans fin
J’ai pleuré devant la fin d’un manga, exposition collective
Attention, certaines œuvres peuvent heurter les sensibilités et être assez dérangeantes. Il convient donc de se méfier, en particulier si vous souhaitez visiter le château avec des enfants, et de vous renseigner préalablement sur le contenu des expositions au moment de votre passage.
Un petit tour en ville pour finir l’après-midi
En sortant du château, le mistral soufflait très fort. Avec les températures glaciales, cela ne donnait pas très envie de se balader dans Aubenas aussi je suis juste allée prendre un goûter. Si le temps est plus favorable, les ruelles sont jolies et très agréables. Il ne faut pas non plus manquer le point de vue depuis la montée du château, accessible en passant par la porte à gauche de l’entrée du château quand vous regardez la façade. De là, vous dominez la rivière Ardèche qui se faufile.
Par ici, il est possible d’accéder à un joli panoramaLa vue sur la rivière Ardèche depuis la montée du châteauLa place devant le château vue depuis les machicoulis
Pour le goûter, je vous conseille La Fabrique Givrée qui se situe sur la place à côté du château. Leurs glaces sont délicieuses (et idéales aux beaux jours) mais ils proposent aussi des beignets tièdes ou des bâtonnets de gaufre agrémentés d’une boule de glace, un délice parfait même en hiver !
Le thème du projet 52 cette semaine nous propose de voyager. Il y a de nombreuses façons de voyager, que ce soit « en vrai » ou virtuellement. La lecture, le cinéma, la télévision, internet ou même la radio peuvent être des moyens de voyager, de s’évader. On peut voyager loin ou à côté de chez soi. On peut varier les modes de transports, plus ou moins rapides (et plus ou moins écologiques). On peut se passionner pour les cartes, les plans ou les guides touristiques. On peut rêver en entendant ou en lisant les récits d’autres voyageurs. J’avais donc un peu l’embarras du choix face à ce thème.
Alors, je vais piocher dans mon dernier voyage. Il y a une quinzaine de jours, j’ai profité d’un week-end pour prendre le train et aller à Marseille (je vous raconte cela bientôt). C’est à même pas 1h30 de TGV de Valence et je n’y avais pourtant encore jamais mis les pieds. J’y ai retrouvé Mr 1er qui est actuellement à Aix en Provence pour ses études, pas très loin de la cité phocéenne donc. Pendant le trajet, j’ai largement profité des douces lumières d’un matin d’hiver en regardant défiler le paysage. Et quand le train s’est arrêté à la gare d’Aix TGV, j’ai rapidement capturé une image de la montagne Sainte Victoire, histoire de montrer à Mr 1er que j’arrivais bientôt.
vue sur la montagne Sainte Victoire – depuis le TGV arrêté en gare d’Aix en Provence TGV Bouches du Rhône – janvier 2025
Pour découvrir comment et où les autres participants nous emmènent en voyage, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : c’est week-end d’anniversaire à la maison et nous serons en famille. Aussi, je vais très certainement manquer de temps pour venir valider les commentaires qui ne s’affichent pas tout de suite. Il est même possible que je ne puisse pas le faire avant le dimanche après-midi. Ne vous inquiétez pas, je passerai le faire dès que j’ai un moment.
Les semaines passent vite et les week-ends encore plus. Depuis le début du mois de décembre, j’ai fait pas mal de balades autour de la maison. A chaque fois, c’étaient des lieux où j’étais déjà allée et même certains où je me rends très régulièrement. Et même si j’en ai déjà parlé par ici, j’avais envie de partager avec vous quelques images de ces sorties sans forcément de longs discours.
Au pied du Vercors La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2024
Monter à Château Rompu sous le soleil
C’est un dimanche matin de décembre que j’ai eu envie d’aller refaire un tour dans les ruines de Château Rompu à Châteaudouble. Cette balade a l’avantage d’être assez courte et donc de pouvoir entrer dans un planning un peu chargé assez facilement. Chez moi, nous étions dans les nuages (de pollution…) mais j’ai trouvé le soleil en m’approchant du village. Je suis montée assez vite le long du chemin baigné de lumière avant de sortir de la forêt au niveau des ruines. De là, il n’y a plus très loin pour arriver à la table d’orientation (un peu abîmée par le temps) et découvrir le panorama sur la plaine de Valence où une mer de nuages avait pris place.
au pied du Vercorsmer de nuagesau dessus du villageapercevoir le châteaumer de nuagesmer de nuagesdans les ruinesmer de nuage sur la plaine de Valencesur la place du village
La Tour de Barcelonne, je l’ai déjà dit, fait vraiment partie de nos promenades classiques. Cette fois, c’est avec Melle 3e que j’y suis allée, en tout début d’année. La météo n’était pas exceptionnelle, mais il y avait moins de vent que lors de ma dernière ascension à la tour de Barcelonne avec Mr 1er. Par contre, je sortais d’un épisode viral assez violent dans les moments de Noël, et j’avoue avoir un peu souffert dans la montée. Je peinais à trouver mon souffle, et j’ai mis certainement le double de temps qu’à l’accoutumée pour arriver au sommet. Malgré tout, la vue d’en haut, comme chaque fois, valait largement la peine.
admirer le paysageapercevoir la tourruines avec vueadmirer la Raye givréeen chemin pour la tour de Barcelonne
Barcelonne – Drôme – janvier 2025
Quelques autres balades autour de Barcelonne et Combovin :
C’est le 1er janvier que j’ai profité d’un rayon de soleil bienvenu pour faire le tour du lac de Beauvallon. C’était sur ma route entre deux déposes/récupérations d’enfants, et après plusieurs jours de grisaille, j’avais vraiment envie de prendre un peu l’air. L’endroit est assez agréable et il est possible de continuer la balade le long des anciens bassins du système hydraulique du parc du château voisin. D’ailleurs, les abords des bassins avaient été débroussaillés, permettant de vraiment bien les découvrir.
Rêver dans le brouillard à Saint Vincent la Commanderie
Le jour où j’étais allée à Saint Vincent la Commanderie pour voir les décorations de Noël, il y avait beaucoup de brouillard. Il nimbait tout le village d’un épais cocon et rendait onirique les scènes de la vie quotidienne. J’ai profité d’avoir avec moi mon appareil photo pour prendre quelques clichés.
Dans le brouillard
Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2024
Admirer une œuvre d’art à Valence
Je l’avais déjà vue plusieurs fois de jour, mais c’est de nuit que j’ai trouvé la sculpture Le Messager de Jaume Plensa la plus belle. Son éclairage est vraiment très réussi et le met parfaitement en valeur. Ce n’est pas vraiment une balade, mais j’aime tellement cette installation que je ne pouvais pas garder ces photos seulement pour moi !
Le Messager par Jaume Plensa – Valence – Drôme – décembre 2024
Nous avons, cette année encore, passé Noël en Bretagne. Si en hiver, il peut y avoir des journées magnifiques avec du soleil et du ciel bleu, il peut aussi faire moins beau. Généralement, nos séjours hivernaux ressemblent à un mélange entre jours de grand beau temps et jours plus gris. Cette année, nous avons joué de malchance et avons enchaîné une belle tempête hivernale avec une semaine de brouillard qui ne se levait pas de la journée. Mais il en faut un peu plus pour nous décourager de sortir. Voici donc des idées de balade, à faire même par mauvais temps.
Le brouillard avait décidé de de ne pas se lever, même en ville en milieu d’après-midi. Dinan – Côtes d’Armor – décembre 2024
Prendre le vent à la Pointe du Grouin
Le lendemain de notre arrivée en Bretagne, la tempête Enol a balayé les côtes de la Manche. Nous avons décidé de sortir en bord de mer pour voir les éléments déchainés. J’avais d’abord envisagé d’aller du côté de la plage du Verger à Cancale, essentiellement car le parking est proche de la plage et nous permettrait de nous abriter rapidement en cas d’averse. Alors que je longeais la Baie du Mont Saint Michel en direction de Cancale, j’ai réalisé qu’avec le vent, un tour à la plage n’était pas une bonne idée car le sable risquait fort de voler. J’ai donc décidé de m’arrêter à la Pointe du Grouin.
Nous avons choisi les sentiers qui ne longeaient pas le bord des falaises de trop près
La Pointe du Grouin présentait en effet un certain nombre d’avantages : un parking facilement accessible, un côté (relativement) abrité du vent et surtout des chemins bien aménagés et sécurisés, permettant de profiter du spectacle en tout sécurité. Le vent soufflait en rafales autour de 140 km/h quand nous y étions, entre deux averses. La couleur de l’eau, habituellement, d’un joli bleu avait viré en des teintes plus sombres. La houle était bien formée et les vagues en se fracassant sur les rochers faisaient voler les embruns et les paquets d’écume plus haut que les 40 mètres de la falaise.
Ce côté de la Pointe du Grouin était relativement abrité.Le vent fait se soulever des embruns au dessus des vagues, créant de mini arcs en cielSe sentir tout petit face aux élémentsLes fortes vagues s’écrasent sur les rochers de l’île des LandesDe l’autre côté de la pointe du Grouin, le vent est plus violent et la mer plus agitée
Cela faisait très longtemps que je n’avais pas été en Bretagne au moment d’une tempête hivernale (je pense que la dernière fois, c’était pour Xynthia en février 2010). Si Enol restait une « petite » tempête (qui plus est sur une marée de petite intensité), sur la pointe, les effets étaient quand même impressionnants. Par moments, le vent nous empêchait d’avancer en lui faisant face, voire nous poussait à reculer. Nous ne sommes restés qu’une trentaine de minutes sur place. Cela a été suffisant pour que l’optique de mon appareil photo ainsi que mes lunettes soient recouverts d’une couche de sel quasi opaque.
Les embruns sont poussés par dessus les falaises, pourtant hautes d’une quarantaine de mètresLe léger voile sur la photo est du au sel qui s’est déposé sur l’optique de mon appareil photo
Pointe du Grouin – Cancale – Ille et Vilaine – 22 décembre 2024
Faire un tour sur les remparts à Saint Malo
Après le passage de la tempête Enol, la météo a complètement changé et le brouillard s’est installé durant plusieurs jours. Le jour de Noël, nous étions en famille et avons décidé d’aller faire un tour malgré tout. En guise de promenade digestive, nous avons pris la direction de Saint Malo. Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée dans la cité malouine (ma précédente visite remontait à l’été 2022 et pour une version hivernale, il fallait remonter à décembre 2019).
Dans le brouillard, on distingue à peine le Fort National
Le brouillard sur place était vraiment tenace et nous avons opté pour un tour intra-muros. Une fois la porte Saint Vincent passée, nous nous sommes dirigés à l’autre bout de la place Chateaubriand pour monter sur les remparts au dessus de la plage de l’Eventail. Là, on surplombe les brise-lames, la mare aux cochons(une mare qui reste lorsque la marée se retire en raison d’une petite retenue formée naturellement par les rochers.. et où les courants peuvent être assez forts quand la mer descend) et le Fort National. Mais, ce jour-là, la météo avait décidé de brouiller les pistes, en ne nous laissant quasiment que des silhouettes à devenir.
Peut-être certains reconnaitront la silhouette du Fort National qui sert de décor à certaines scènes du film Les 3 Mousquetaires - Milady avec François Civil, Vincent Cassel, Pio Marmaï et Romain Duris.Ce goéland juvénile prenait la pose sur les remparts malouinsLe brouillard ajoute une aura mystérieuse au Fort National
Un peu plus loin, nous montons sur la Tour Bidouane et faisons un saut dans le square du Québec pour jeter un œil à la statue de Robert Surcouf. Il y a beaucoup de monde sur les remparts. Aussi, nous décidons de descendre sur la plage de Bon Secours. Mr 1er, Mr 2e et Melle 3e ont repéré les rochers au pied des murs et sont tentés par un peu d’escalade (les connaissant, cela aurait été très surprenant qu’ils ne se retrouvent pas à un moment donné sur les rochers ! ). J’en profite pour faire quelques photos du si graphique plongeoir de la piscine, ainsi que des Bés en profitant d’un moment où le brouillard se dissipe légèrement.
Le brouillard se dissipe légèrement, laissant apercevoir le rocher de Grand Bé et le fort de Petit BéLe plongeoir de la piscine de Bon Secours est un marqueur fort de l’identité visuelle de Saint Malo depuis bientôt 100 ans !Les rochers, un terrain de jeu inépuisable !
Après cela, nous avons pris la direction des rues de l’intra-muros. En ce jour férié, la plupart des commerces étaient fermés, donnant une impression de calme plutôt inhabituelle au Pilo. Mais, nous avons tout de même trouvé une crêperie pour un goûter bien mérité !
Saint Malo – Ille et Vilaine – décembre 2024
Explorer le château à Dinan
Le lendemain de notre balade à Saint Malo, il y avait toujours autant de brouillard. Nous avons donc choisi une autre promenade urbaine en allant à Dinan. L’hiver dernier, nous étions passés devant le château un jour où il était fermé. Cette fois, nous étions bien décidé à le visiter. Nous avons laissé la voiture au pied des remparts, avant de rejoindre l’entrée du château.
En passant dans le centre médiéval de Dinan, on aperçoit le beffroiGaleries couvertes et maisons à pans de bois : on a l’impression de voyager dans le temps.
L’entrée du château se fait au niveau du haut du rempart. Alors que je pensais visiter uniquement l’imposante tour-palais ducal, je constate avec plaisir qu’une autre tour fait est aussi accessible. Suivant le chemin fléché, nous commençons donc par le sommet de la tour Coëtquen. Par beau temps, la vue doit être assez impressionnante sur la vallée de la Rance d’un côté et la ville de l’autre. La visite se poursuit en descendant dans la tour. Certains passages donnent l’impression d’être dans un film d’aventures. Dans les différentes salles, on découvre l’organisation des châteaux dans les Marches de Bretagne à la fin du Moyen Âge. Sur la carte, nous repérons ceux que nous connaissons : Fougères, Vitré, Landal, Antrain, Saint Aubin du Cormier… Les armes et techniques de combat médiévales sont également expliquées. J’aime beaucoup le fait qu’il soit possible de toucher et manipuler.
Vue sur le donjon en se dirigeant vers la tour Coëtquen
Nous descendons jusqu’au niveau du pied du rempart où un passage souterrain nous conduit au pied du donjon haut de 45 mètres. Construit au XIVe siècle, à la fin du Moyen Âge, il est pensé comme une tour-palais par le Duc de Bretagne Jean IV. Il est conçu de la même façon que le donjon du château de Vincennes alors édifié par le Roi de France, et sert à montrer de façon ostensible le pouvoir du Duc de Bretagne. La verticalité de la tour-palais s’impose sur le rempart de ce qui est alors la plus longue enceinte urbaine de Bretagne pour montrer aux bourgeois la puissance du Duc.
La tour-palais est installée sur le rempart de l’enceinte urbaineDurant les guerres de Religion (XVIe siècle), un souterrain permettant de relier la tour Coëtquen et la tour-palais est creusé dans l’épaisseur du rempart sous l’impulsion du duc de Mercoeur, alors chef de la Ligue catholique en BretagneAu pied de la tour-palais du Duc Jean IV de Bretagne
Notre visite se poursuit au fil des étages de la tour-palais : cuisine et office en bas, puis la salle de banquet, la chambre de parement et la chambre privée. A chaque fois, l’espace est baigné de lumière grâce à de grandes fenêtres bordées de coussièges. La scénographie, très bien pensée, utilise du « mobilier fantôme », restitution métallique grandeur réelle évoquant le mobilier de chaque pièce. La visite s’achève par la chapelle au niveau le plus haut de la tour ducale. Nous ne profiterons pas sur cette tour non plus du panorama. Le brouillard est si épais que nous ne distinguons même pas la silhouette du beffroi pourtant proche.
Dans la chapelle, avec le mobilier fantôme représentant l’autel. Sur la gauche, une petite pièce permettait au duc d’assister à la messe en toute tranquilité. Outre la superbe ouverture trilobée permettant au duc de suivre la messe, il y disposait d’un imposant siège taillé dans la pierre du mur et d’une petite cheminée.
Notre visite s’achève et cette découverte du château de Dinan a été une excellente surprise. Entre la scénographie intelligente, les outils de médiation intéressants et la mise en valeur des lieux, c’est une visite hyper intéressante à faire en famille.
Dinan – Côtes d’Armor – décembre 2024
(*) Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château de Dinan. Il faut compter entre 1 heure et 1 heure et demie pour profiter pleinement des lieux et leur singuralité. Situé en centre ville, le château de Dinan est accessible à pied depuis la gare TER (à une vingtaine de minutes).
Bonus : manger des crêpes
En activité complémentaire aux balades, et faisable quelle que soit la météo, je vous propose la dégustation de crêpes. En effet, que serait un séjour en Bretagne sans quelques (bonnes) crêpes. Voici donc quelques recommandations de crêperies testées cet hiver.
De gauche à droite :
Crêperie Sainte Anne, place Sainte Anne, 35000 Rennes – une des rares crêperies du centre ville ouverte pour le goûter même en hiver. Elle est installée sur plusieurs niveaux dans une maison à pans de bois, et l’ambiance est plutôt rustique.
Crêperie Ty Skorn, place de la chapelle, 35260 Cancale – ma crêperie préférée à Cancale, à côté du port de la Houle. Je n’ai jamais été déçue.
Crêperie le Tourne Pierre, 4 rue Jacques Cartier, 35400 Saint Malo – un tout petit établissement aux tables serrées, situé intra muros, le long des remparts, pas très loin de la Grande Porte. Nous l’avons choisi car c’était l’une des rares crêperies ouvertes le jour de Noël. La tarification est conforme à ce que l’on trouve intra muros (comprendre : il y a beaucoup de touristes donc les prix sont élevés). Ce n’est pas un coup de cœur même si les crêpes étaient bonnes.
Dans ma région Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons plein de splendides paysages et de lieux emplis d’histoire(s). J’aime aller les découvrir (et c’est pour cela que je suis fière d’être éclaireuse pour Partir-Ici.fr, la plateforme régionale de tourisme responsable). Mais j’ai parfois tendance à rester dans les endroits que je connais déjà, souvent par facilité. Et il me faut un petit coup de pouce pour que je sorte de cette zone de confort géographique. Ainsi, c’est parce que j’ai gagné des places pour le petit train de la Mure à un concours organisé par Alpes Isère que j’ai pris la route vers la Matheysine un dimanche matin d’octobre avec Mr 1er.
Paysage de la Matheysine
La Matheysine, c’est quoi ?
Un peu de géographie
La Matheysine est un plateau marécageux situé à une trentaine de kilomètres au sud de Grenoble. La plateau matheysin est bordé par le Drac à l’ouest, qui le sépare du Trièves et du Vercors, et par la Romanche à l’est. En arrivant de Grenoble, on monte sur le plateau au-dessus de Vizille par la côte de Laffrey. Quand nous y sommes passés, nous avons profité d’une superbe mer de nuages dans la vallée de la Romanche, mais il n’était malheureusement pas possible de s’arrêter pour prendre quelques photos. Sur le plateau, plusieurs lacs se succèdent, longés par la route.
Au bord du lac des Cordeliers, à Pierre-Châtel
Un peu d’histoire
La Matheysine est sur le tracé de la route empruntée par Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. D’ailleurs, c’est à Laffrey que l’empereur et ses troupes rencontrent celles du roi, venues pour les arrêter. Une statue équestre de Napoléon sur la Prairie de la Rencontre commémore d’ailleurs cet évènement. Mais, l’histoire de la Matheysine est surtout liée à celle du charbon. En effet, l’anthracite, une houille d’excellente qualité, y est exploitée tout au long du XIXe siècle et jusqu’à la fin du XXe siècle par les Houillières du Bassin du Dauphiné. La dernière mine, celle du Villaret, a fermé en 1997.
Le chevalement du puits du Villaret, édifié en 1948, d’une profondeur de 235 mètres, est situé à Susville.
Un train pas comme les autres : le petit train de la Mure
Le petit train de la Mure était le but de mon déplacement en Matheysine. Il s’agit de l’ancienne voie de chemin de fer servant au transport du charbon depuis les mines jusqu’à la vallée de la Romanche. Aujourd’hui, seule une portion entre la gare de La Mure et un belvédère au dessus du Drac est exploitée, à vocation touristique. Le trajet se fait en aller/retour dans un petit train rouge à voie métrique. Ce train a été le premier train électrifié en courant continu en 1903, entre les gares de La Motte les Bains et de La Motte d’Aveillans, alimenté par une usine hydroélectrique sur le Drac. En 1912, c’est toute la ligne qui est électrifiée.
Dans le petite train de La Mure
Le train a transporté le charbon jusqu’à la fin de l’exploitation minière. Il a avait progressivement été reconverti en train touristique. En 2010 toutefois, un éboulement conduit à la fermeture de la ligne. Il faudra attendre 2021 pour que la ligne ouvre à nouveau. Aujourd’hui, le trajet fait une quinzaine de kilomètres et emprunte de nombreux ouvrages d’art : des tunnels mais aussi des viaducs. En particulier, on passe sur le très impressionnant double viaduc de Loulla entre lesquels le train parcourt un demi cercle dans une longue courbe.
Le viaduc aval de Loulla vu depuis le train qui passe sur le viaduc amontVue sur le viaduc amont de Loulla – on devine le viaduc aval en dessous dans la végétation
Le trajet dure environ 50 minutes dans chaque sens. Bercé par le rythme doux du train, j’admire les paysages magnifiés par les couleurs de l’automne. Notre chef de train nous donne des informations sur les lieux que nous traversons, et nous raconte les légendes locales. Après avoir traversé des tunnels, le paysage est dominé par la barrière orientale du Vercors. Nous arrivons au terminus, le grand balcon.
Par la fenêtre du train, admirer les couleurs de l’automne
A notre descente du train, nous continuons à pied sur le tracé de l’ancienne voie ferrée en empruntant un tunnel. A la sortie, nous découvrons un premier point de vue sur le lac de Monteynard-Avignonet et le Trièves, dominés par le Vercors. Comme il est presque midi, nous décidons de commencer par déjeuner. Compte tenu de l’incertitude sur la météo à cette période de l’année, nous n’avons pas emporté de pique-nique, et nous prenons donc notre repas au restaurant panoramique du site. C’est un petit self qui propose des recettes locales, en portions généreuses. La soupe et le gratin de ravioles sont les bienvenus.
La vue depuis la terrasse du restaurant panoramique
Après le repas, nous continuons notre promenade sur l’ancienne voie de chemin de fer. Au débouché d’un second tunnel piétonnisé, nous sommes émerveillés par le point de vue. Nous dominons complètement le barrage d’Avignonet, sur le Drac. Construit en 1962, le barrage d’une hauteur de 135 mètres a créé une retenue d’eau longue de 16 kilomètres, aux eaux turquoises dans la vallée encaissée du Drac. Une table d’orientation permet de repérer les éléments principaux du paysage. Et pour la toute première fois, j’ai l’occasion de voir en vrai la silhouette du Mont Aiguille. Ce sommet iconique du Vercors culmine à 2087 mètres et se reconnait très facilement. La première ascension du Mont Aiguille date de 1492 et est généralement considérée comme le premier acte d’alpinisme documenté.
Le lac de Monteynard-Avignonet délimite la Matheysine et le TrièvesVue sur le barrage de Monteynard-Avignonet, dominé par la barrière orientale du VercorsSur le bord du Vercors, la silhouette des rochers des Deux Sœurs se remarqueAu loin, on repère facile le profil du Mont AiguilleUn dernier coup d’œil au paysage avant de repartir…
Nous observons plusieurs rapaces, dont certains que nous pensons être des aigles. A cette saison, les plateformes d’observation du paysage sont relativement calmes. Mais le temps file, et nous devons rebrousser chemin afin de gagner le train à l’heure pour le trajet de retour. C’est un peu à regret que je descends en gare de La Mure après cette belle expérience.
Une pause au bord du lac avant de redescendre vers Grenoble
Avant de rentrer, et comme il est encore relativement tôt, nous avions envie de marcher un peu. Nous avions repéré la Pierre Percée depuis le train et souhaitions aller la voir de plus près. Malheureusement, le parking au départ de la randonnée est tout petit et déjà complet quand nous arrivons. Nous changeons donc de plan et décidons de nous arrêter au bord d’un des lacs que nous avons longé en venant. Le hasard nous mène au lac des Cordeliers, à Pierre Châtel. Nous profitons d’un joli point de vue. Nous ne nous attarderons toutefois pas très longtemps car la pluie commence à tomber. Nous reprenons donc la route vers la Drôme en passant par Grenoble.
Au bord du lac
La Mure / Monteynard / Pierre-Châtel – Isère – octobre 2024
(*) Le petit train de la Mure circule du printemps à l’automne, ainsi qu’en décembre. Le détail des ouvertures, horaires et tarifs est à retrouver sur le site internet du petit train. En été, il est conseillé de réserver sa place à l’avance pour s’assurer de pouvoir voyager. Le trajet est obligatoirement un aller/retour avec un temps d’arrêt défini sur place au niveau du Grand Balcon. L’arrêt est plus long quand il se passe sur l’heure du repas. Il est possible de pique-niquer sur l’une des nombreuses aires aménagées ou de profiter du self panoramique. Le chef de train annonce l’heure maximale à laquelle il faut repartir du bout du site pour être à l’heure pour le départ du train, et c’est très pratique. Sur le retour, à certains horaires, il est possible de s’arrêter pour visiter la Mine Image, un musée sur l’exploitation du charbon situé à La Motte d’Aveillans et qui permet d’entrer dans la mine. Cela semble très intéressant et je pense que je ferai cette visite lors d’un prochain passage en Matheysine.
Le dernier tunnel avant la vue plongeante sur le lac de Monteynard-AvignonetJ’ai beaucoup aimé la présentation de ces vues anciennes au restaurant panoramique
Pour voir le Mont Aiguille de près, il faut descendre un peu plus vers le sud dans le Trièves. On le voit aussi très bien depuis certains secteurs du Diois. Son ascension se fait via une voie d’escalade. Il est interdit de bivouaquer au sommet, qui est le domaine des bouquetins. Il y a de nombreuses randonnées qui passent au pied ou en font le tour. Cela reste sur ma liste des endroits que j’ai plus envie de découvrir.
Le lac de Monteynard dominé par le Vercors et la silhouette du Mont Aiguille
J’avais passé une journée à Aix en Provence au mois de mars dernier avec Melle 3e. Nous avions alors visité une exposition à l’Hôtel de Caumont. J’avais également repéré la fondation Vasarely, mais cette période de l’art contemporain intéressait moins Melle 3e, et nous n’avions pas le temps pour deux musées / expositions. Début novembre, Mr 1er s’est installé à Aix en Provence pour y effectuer son stage de fin d’études. Alors que j’étais descendue avec une voiture pleine de ses affaires, nous avons profité d’avoir un peu de temps sur place pour aller visiter la Fondation Vasarely.
le centre architectonique
Une architecture hors du commun
C’est par son bâtiment que j’avais repéré la fondation Vasarely. En effet, lorsqu’on passe sur l’autoroute en direction de la Côte d’Azur, on passe au pied de la fondation, et avec son architecture présentant des ronds blancs dans des carrés noirs et inversement, il est impossible de la manquer. Le Centre Architectonique a été conçu dans les années 1970 par Victor Vasarely lui-même afin d’abriter sa fondation. Composé de 16 hexagones, chacun large de 14 mètres, le bâtiment s’inscrit dans un rectangle de 96 mètres par 40. C’est un immense vaisseau à la gloire de l’œuvre, encore en cours de création, de l’artiste plasticien. Le lieu lui-même répond aux critères esthétiques de Vasarely et reprend les codes qu’il a décrits. Il utilise des matériaux modernes,, qui donne aujourd’hui à l’ensemble une allure de décor de film.
Avec son miroir d’eau, le bâtiment aixois de la fondation Vasarely est imaginé comme un château contemporainLa cafétéria entre l’aluminium et les tons gris du skaï des fauteuils semble sortie d’un décor de film futuriste des années 1960L’escalier à double révolution est une interprétation contemporaine de celui du château de Chambord
Des œuvres monumentales
La fondation a été conçue par Victor Vasarely, et sa femme Claire, comme un écrin pour recevoir une quarantaine d’œuvres monumentales (allant jusqu’à 8 mètres de haut pour 6 mètres de large), dites intégrations, du plasticien. La plupart sont mêmes directement assemblées sur place. Elles occupent les alvéoles créées par les hexagones du bâtiment. En passant d’une alvéole à l’autre, on découvre ainsi l’ensemble du vocabulaire de l’artiste. Connu pour son exploitation des couleurs et des formes géométriques, et leur combinaison, l’art de Vasarely joue sur les effets optiques et cinétiques. Ainsi, certaines compositions semblent être en relief alors qu’elles sont bien réalisées à plat, tandis que d’autres semblent se mouvoir. Si l’effet peut être bluffant sur certains petits formats présentés à l’étage, c’est carrément impressionnant sur les œuvres monumentales du rez-de-chaussée.
Alvéole 2Alvéole 8Manifeste sur la couleur et le noir et blancSérie VégaAlvéole 6Tissages traditionnels lituaniens Alvéole 7
Fondation Vasarely – Aix-en-Provence – Bouches-du-Rhône – novembre 2024
(*) La fondation Vasarely est située dans les faubourgs d’Aix en Provence. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site de la fondation Vasarely. Elle est desservie par le réseau de bus d’Aix en Provence, arrêt Vasarely. L’accès au jardin est gratuit. Il présente quelques oeuvres et permet d’admirer le bâtiment du centre architectonique avec son miroir d’eau. Depuis l’arrière du bâtiment, il y a une magnifique vue sur la montagne Sainte Victoire.
Bonus : balade dans le centre-ville d’Aix-en-Provence à l’automne
Nous avons aussi profité du beau soleil de cette journée d’automne pour faire un tour dans les rues piétonnes du centre ville, et flâner un peu sur le marché. La ville est agréable pour se balader, avec ses places et ses fontaines. Nous avons même pu profiter de la place d’Albertas sur laquelle les travaux de réhabilitation étaient terminés.
Incontournable lavandeAix tire son nom du mot latin signifiant « Eaux »Le plaisir de déjeuner en terrasse en novembrePlace d’AlbertasAblutions pour pigeonSous les platanes du cours MirabeauLa vue sur la montagne Sainte Victoire, paysage iconique d’Aix en Provence, depuis le jardin de la Fondation Vasarely
Aix en Provence – Bouches du Rhône – novembre 2024
Chaque mois de décembre, alors que Noël approche, villes et villages se parent de lumières et de décorations de fêtes. Au cœur de l’hiver, les ambiances joyeuses viennent réchauffer l’atmosphère. Chaque mois de décembre, je parcours les villes et villages autour de chez moi pour aller capturer un peu de cette magie qui affleure sous les lumières et les papiers brillants. Venez, je vous emmène découvrir l’édition 2024 avec mes grands classiques : Valence, Romans et Saint Vincent la Commanderie.
Place des Clercs à Valence
La magie moderne à Valence
Les illuminations de la ville de Valence sont toujours résolument contemporaines. Année après année, les installations se renouvellent même si on en revoit de temps à autre. Leur point commun est d’être pleines d’originalité et il n’est pas rare d’en avoir certaines dans de très grandes villes les années suivantes. Par exemple, j’ai repéré sur les réseaux sociaux que les lustres qui étaient posés sur la place du Champ de Mars en 2021 sont cette année à Montréal. Je dois cependant avouer que si je les trouve sympas (et très photogéniques), certaines de ces installations ne me projettent pas vraiment dans la magie de Noël. Heureusement, les rues se parent de guirlandes et boules lumineuses.
Mon Cœur Valence est éclairé par quelques lampes de bureau géantes (il y a quelques années, ces lampes étaient sur la place Aristide Briand)Des installations d’inspiration végétale au pied du kiosque PeynetSi je trouve ces clochettes jolies, j’y vois des brins de muguet qui ne me semblent pas réellement de saisonJ’aime beaucoup ces fleurs que je trouve très poétique. Installées devant la gare, elle s’associent bien avec la jolie façade.
En complément, il y a comme chaque année le village de Noël qui longe les boulevards. Les chalets permettent de faire quelques achats de Noël, mais aussi de manger sur le pouce dans une ambiance conviviale. On peut également prendre un vin chaud (avec modération) ou un jus de pommes épicé chaud, pour se réchauffer. Et, il y a aussi la désormais traditionnelle grande roue qui a pris place à côté de la fontaine monumentale. Je vais généralement y faire un tour (en essayant d’éviter les jours de mistral..) en famille ou avec les copains. D’en haut, la vue sur la ville est magnifique.
Prêt à prendre de la hauteur avec la grande roue !
(*) Le village de Noël est ouvert jusqu’au 24 décembre 2024. Les illuminations de Valence sont visibles au fil des rues jusqu’au 8 janvier 2025. Elles sont éclairées chaque soir à la tombée de la nuit. La grande roue tourne jusqu’au 12 janvier 2025, à côté de la Fontaine Monumentale. Edit du 31/12/2024 : suite à un problème technique, la grande roue de Valence est à l’arrêt jusqu’à la fin de sa présence valentinoise pour cette saison.
La magie traditionnelle dans les rues de Romans
A Romans, par contre, les décorations lumineuses de Noël reprennent des motifs beaucoup plus traditionnels, à base de lutins, de Pères Noël, de bonhommes en pain d’épice et d’animaux polaires. La place Jean Jaurès est transformée en une esplanade de rêve pour les enfants (et les plus grands aussi). Au son de musiques de Noël, il est possible de courir d’une structure lumineuse à l’autre. Clairement, la magie brille dans les yeux des enfants.
L’orchestre du Père Noël, prêt à rocker…
Un peu partout dans la ville, on retrouve aussi des structures lumineuses, que ce soit vers la tour Jacquemart ou la collégiale. Les rues sont parées de guirlandes. Et sur la place Jules Nadi, les arbres accueillent de grandes boules colorées.
Place Jules Nadi, les arbres sont illuminés
Mais, ce qui m’amuse le plus, ce sont les jeux de reflets dans les boules qui ornent les sapins. Avec toutes les lumières autour, c’est un terrain de jeu photographique est fantastique. Je peux y passer des heures pour tenter d’attraper le reflet parfait… sans y arriver !
Reflets dans les arbres lumineux de la place Jules NadiReflet d’un des lutins du Père NoëlUn ourson dans un sapin..Selfie de Noël
(*) Les décors de Noël à Romans sont allumés tous les matins à partir de 6.30 jusqu’à 8.00 et tous les soirs entre 17.30 et minuit, jusqu’au 12 janvier 2025
La magie du fait maison à Saint Vincent la Commanderie
Cette année, j’ai quelque peu bravé la météo pour aller voir les décorations à Saint Vincent la Commanderie. En effet, le jour de l’inauguration, et seul jour où j’avais assez de temps pour y faire un saut, il y avait un brouillard à couper au couteau. Tout le village semblait emmitouflé dans un voile cotonneux, apportant une touche de mystère à la magie de Noël.
Un village dans le brouillard
Ce qui fait la particularité des décorations de Noël à Saint Vincent la Commanderie, c’est que ce sont les habitants qui décorent. Chacun est invité à installer une saynète ou un sapin devant sa maison ou sur le rebord de sa fenêtre, ou encore à suspendre des boules dans les arbres de son jardin. La part belle est faite à la récupération ainsi qu’au réemploi de matériaux et d’objets. Le résultat est donc forcément hétéroclite, mais il a le charme du temps investi par les bénévoles qui organisent le projet et l’ensemble des habitants. A Saint Vincent la Commanderie, on retrouve une forme de simplicité dans la magie de Noël.
famille de rondinsmini crècheexposition de jouetsupcyclingbonhomme de neigefamille de rondinstrio de sapinshérissonPôle Expressjeu de damesfamille de bonhommes de neigeLui ne fait pas partie des décors de Noël, mais je le croise quand même chaque année sur le même muret!
(*) Cette année, les crèches et sapins sont installés dans le village de Saint Vincent la Commanderie jusqu’au 12 janvier 2025. Un jeu de piste a été créé pour les enfants. Il est accessible via un QR Code affiché sur la place du village.
Valence, Romans, Saint Vincent la Commanderie – Drôme décembre 2024
Il y a bien entendu plein d’autres endroits où la magie des fêtes est visible dans la Drôme. Je pense par exemple :
à la charmante saynète qui prend vie devant la mairie de Chabeuil et est sublimée lorsque les lumières s’allument à la tombée de la nuit
aux soirées de Noël sur le domaine de Valsoyo avec des animations et des spectacles aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur (j’y étais allée l’an dernier)
à tous les marchés de Noël qui se succèdent tout au long du mois de décembre
aux illuminations à Montélimar, où je n’ai pas eu le temps d’aller mais qui ont l’air très chouettes
dans les châteaux de Grignan et de Suze la Rousse, il va y avoir des animations durant les vacances de Noël qui s’annoncent très amusantes
ce n’est pas vraiment dans la Drôme, mais c’est juste à côté : au safari de Peaugres, tout l’hiver est installé un parcours de structures lumineuses de type lanternes chinoises, et j’espère bien avoir l’occasion d’y aller dans les prochaines semaine.
Domaine de Valsoyo – Upie – Drôme – décembre 2023
Et pour ceux qui bougeraient un peu vers d’autres régions lors de ces fêtes de fin d’année, j’ai quelques suggestions de décors de Noël magiques à vous faire. Elles correspondent à des expériences que j’ai testées ou que j’aimerais découvrir. La liste est bien entendu très loin d’être exhaustive et il y a très certainement des propositions magiques à côté de là où vous serez.
dans le Val de Loire, plusieurs châteaux se parent de décors splendides dans le cadre de l’opération Noël au pays des châteaux. J’ai eu l’occasion de découvrir Azay le Rideau il y a 2 ans et Villandry l’année dernière. J’aimerais bien en visiter un autre cette année, pourquoi pas revoir Chambord, Amboise ou Langeais…
en région parisienne, les décors féériques de Noël du château de Vaux le Vicomte me font de l’œil depuis quelques années maintenant