Ce printemps a été très pluvieux dans la Drôme. Et la météo n’a pas toujours été très favorable à de longues balades ou à des randonnées. Mais comme il n’était pas question pour moi de ne pas mettre du tout le nez dehors, j’ai fait des petites sorties ces jours gris. Au programme : des villages et de courtes randonnées pas très loin de la maison. Je vous en propose trois exemples ici. Bien entendu, elles sont aussi réalisables par grand beau temps, mais vous pourrez constater à travers les photos que même sous un ciel couvert, elles restent agréables.
Vue sur la forêt de Saoû depuis le Poët Célard
Le Poët Célard, village perché de la vallée du Roubion
J’étais déjà allée me promener il y a quelques années au Poët Célard. Ce village perché au dessus de la vallée du Roubion offre en particulier un magnifique point de vue sur le synclinal de Saoû. Ce jour-là, la pluie menaçait fortement (spoiler alert : je n’y ai pas complètement échappé car elle m’a rattrapée sur la route du retour), et la forêt de Saoû n’était donc pas une bonne option pour une balade. J’ai donc continué ma route jusqu’à l’entrée du village du Poët Célard.
Une fois sur place, j’ai fait le tour du village, passant par les jolies ruelles et calades. Je suis montée jusqu’au château. J’avais espéré pouvoir y prendre un café mais l’hôtel était encore fermé. Tant pis, j’ai arpenté l’ancienne forteresse et ses jardins suspendus, profitant du panorama. J’ai terminé ma balade par un petit crochet au lavoir-fontaine ( #PassionFontaines ).
Le château domine le villageDans les ruelles du villagePanorama sur le synclinal de SaoûDans la calade qui monte au dessus de l’ancienne égliseA l’entrée du châteauDominer le villageDepuis l’esplanade du château, vue panoramique sur la vallée du RoubionAu lavoir-fontaine
Le Poët Célard – Drôme – avril 2023
Romans-sur-Isère, et son ciel de papillons
Après les rubans en 2020, les ballons en 2021 et les feuillages tropicaux en 2022, la ville de Romans a mis en place une nouvelle installation artistique au dessus des rues piétonnes que sont la côte Jacquemart et la rue Matthieu de la Drôme. Cet été, ce sont des papillons multicolores qui viennent égayer les virées shopping en centre-ville.
Je n’ai pas (encore) eu l’occasion de les voir sous le soleil, mais même lorsque la météo est hasardeuse, ils sont plein de pep’s. J’essaierai de trouver un moment un jour ensoleillé pour aller les revoir et capturer la façon dont les couleurs jouent avec le soleil…
Dans la côte JacquemartDans la rue Mathieu de la DrômeJe n’avais pas souvenir d’avoir déjà vu la fontaine du joueur de flûte en eau.. La sculpture est l’œuvre de Toros qui a signé plusieurs monuments à Romans, à Valence et dans les environs.
Romans sur Isère – Drôme – mai 2023
Soyons, balade à la Tour Penchée
C’est un peu le hasard qui m’a conduite à Soyons. Je partais en effet pour Crussol avec dans l’idée de chercher des orchidées. Par crainte de la foule au niveau du château de Crussol, j’ai bifurqué vers la Tour Penchée de Soyons où je n’étais pas allée depuis très longtemps (a priori ma précédente visite datait de 2017 et de la prise de cette photo). Depuis le parking des grottes, je suis rapidement partie à l’assaut des escaliers puis de la jolie montée qui mènent sur le plateau de Malpas, au pied de la Tour et d’où l’on domine la vallée du Rhône.
En direction de la tour Penchée
Construite au XIIe siècle pour protéger l’abbaye de Soyons, la tour faisait partie d’un ensemble de fortifications plus important. L’ensemble a été détruit au XVIIe siècle par les troupes royales comme bon nombre de fortifications un peu partout en France. La tour a alors pris son aspect penché en raison d’une destruction partielle qui a affaiblit sa base. Depuis, des travaux de sécurisation ont été menés afin d’empêcher son effondrement total…
Bientôt l’arrivée sur le plateau de MalpasVue sur la montagne de CrussolDétails de la tour ruinéeDepuis le pied de la Tour Penchée, on domine la vallée du Rhône
De là, j’avais envisagé de gagner le sommet du Serre de Guercy voisin. On peut en effet y profiter d’une belle vue sur la montagne ardéchoise. Mais, quelques gouttes sont venues me rappeler que la météo était instable et je ne souhaitais pas être sous l’orage au sommet. J’ai donc opté pour la prudence en redescendant vers le parking. J’ai juste fait une pause rafraichissement à la brasserie 3.6.9 située au bord du chemin. Je ne connaissais pas du tout leurs bières, mais j’ai été séduite par leur IPA (alors que ce n’est généralement pas ma bière préférée) et j’ai acheté quelques autres de leurs produits afin de découvrir un peu plus leur univers très aromatique.
Accueil façon ginguette à la brasserie
Soyons – Ardèche – mai 2023
(*) En complément de la balade à la Tour Penchée de Soyons, il est possible de visiter deux grottes situées sur le flanc du Serre de Guercy. La Trou du Renard est une grotte à concrétions calcaires. La grotte de Néron est un ancien habitat de l’homme de Néandertal. Sa visite permet d’en apprendre plus d’une part sur l’archéologie et les fouilles mais aussi sur le mode de vie de celui qui nous a légué une partie de notre patrimoine génétique d’homme moderne et dont la civilisation était plus évoluée que ce que l’imagerie populaire aurait tendance à nous faire croire. Je n’ai pas visité les grottes cette fois car il y avait pas mal à attendre avant la visite suivante et beaucoup de visiteurs déjà, mais je l’avais fait il y a quelques années et j’avais trouvé cette visite vraiment très instructive.
Des lignes (ou au moins une), voilà ce que le projet 52 nous demande de montrer cette semaine. Des lignes, il y en a un peu partout autour de nous, qu’elles soient droites ou courbes : routes et rues, immeubles, clôtures, cahiers, … Il est finalement assez facile d’en trouver. Cependant à cette période de l’année, les lignes que j’attends avec impatience, ce sont les lignes des rangées de lavandes en fleurs. Cette année, elles ont commencé à fleurir il y a environ une semaine, plus ou moins selon l’exposition, et l’altitude. J’ai fait un tour rapidement un matin en milieu de semaine avant de partir travailler pour profiter de cette floraison éphémère.. et ramener mes lignes pour le projet 52 !
L’aspect « brumeux » est du à un vent de sable qui a soufflé jusqu’en milieu de semaine et a chargé l’air en poussières.
Pour découvrir les lignes des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : je serai occupée à profiter de moment avec des copains une partie du week-end, et je n’aurai sans doute pas le temps de me connecter samedi et une partie du dimanche pour valider les commentaires qui seraient en modération. Sachez cependant que je les validerai dès que j’en aurai la possibilité.
PS : et à propos des lavandes, je prépare bien vite un article avec « plein » de photos !
Cela fait déjà quelques semaines que je suis allée voir ces deux jardins à proximité de chez moi. Il serait d’ailleurs plus juste de dire que je suis allée les revoir. En effet, j’ai l’habitude d’y aller au moins une fois par an depuis plusieurs années. Cet article sera d’ailleurs sans doute plus un portfolio qu’un récit…
Les iris du Grand Barbu à Chabeuil (définitivement fermé)
Edit du 26/07/2027 : le jardin des Iris du Grand Barbu est définitivement fermé
Chaque mois de mai, le jardin des iris du Grand Barbu ouvre au public. Ce jardin privé présente une très belle collection d’iris dont la floraison s’étale tout au long du mois. Cette année, je n’ai pu y aller qu’une seule fois, et avec la pluie. Mais il m’arrive d’y faire un tour à plusieurs reprises durant le mois de mai. Compte-tenu de la sécheresse dans l’an dernier, la reproduction des iris n’a pas été optimale et la floraison était sans doute moins abondante que d’autres années. Malgré tout, c’était un vrai plaisir d’y passer un moment !
Jardin des iris du Grand Barbu – Chabeuil – Drôme – mai 2023
(*) Le jardin des iris du Grand Barbu se trouve entre Chabeuil et Barcelonne : il suffit de suivre les petits panneaux pour tourner au bon endroit. Il est librement accessible toute la journée durant le mois de mai. Des permanences sont assurées selon les jours pour expliquer tout ce qu’il faut savoir sur la reproduction et l’hybridation des iris. NB : si c’est trop tard pour visiter ce jardin cette année, je vous invite à le noter dans vos agendas pour l’année prochaine !
Edit du 26/07/2027 : le jardin des Iris du Grand Barbu est définitivement fermé
Pour mémoire : ces dernières années aux Iris du Grand Barbu :
Le jardin des Sables de Montvendre est aussi un jardin privé librement accessible. Il a été un de mes refuges durant les confinements et les restrictions d’horaires et de distance pour les sorties. Je continue à y faire un saut de temps à autre, quelle que soit la saison. J’y suis passée un jour de printemps, mais avec les orages que nous avions eus peu avant, la végétation avait un peu souffert et les fleurs n’étaient pas toutes très vaillantes.
Jardin des Sables – Montvendre- Drôme – mai 2023
(*) Le jardin des Sables se trouve Chemin des Sables à Montvendre. Il est accessible sans restriction horaire. Il convient toutefois de respecter le travail des jardiniers pour la création et l’entretien de ce havre de paix. Ainsi, le pique-nique y est interdit, ainsi que les jeux de ballon.
Pour mémoire : mes précédentes visites au Jardin des Sables racontées sur le blog :
Cette semaine, le projet 52 nous invite à ne pas trop nous éloigner afin de regarder ce qui se trouve derrière chez soi. J’habite dans un village à la campagne, et derrière chez moi, on trouve vite des coins de nature : bois, champs, sentiers… Il y a de quoi faire ! Et dans les quelques rues qui me séparent de la verdure, je trouve encore de la verdure entre des bordures de maison fleuries, un mail planté de tilleuls et un petit square à l’abri d’un arbre. J’aime d’ailleurs bien le prendre en photo cet arbre quand le soleil joue avec son feuillage, comme c’était le cas ce jour-là.
Pour découvrir ce qui se cache derrière chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Chaque printemps, ma chasse aux orchidées sauvages reprend. Ces fleurs, que j’ai découvertes presque par hasard en arrivant dans la Drôme il y a une douzaine d’années, me fascinent. Au fil des semaines (et de l’altitude), leur floraison s’échelonne en une multitude de formes et de couleurs. Chaque printemps donc, je repars sur les chemins dans l’espoir de les apercevoir, et de réussir à en trouver de nouvelles. Il n’est bien entendu pas question de la cueillir (la plupart de ces variétés sont protégées d’ailleurs). Il s’agit « simplement » de les photographier. Voici donc un résumé du butin de ce printemps 2023.
Sur les bords du Rhône en mars
J’ai aperçu les toutes premières orchidées, des orchis géants, de cette année en mars le long de la voie douce de la Payre. Puis quelques jours après, j’en ai également vu sur les bords de la route dans la campagne autour de chez moi. C’est en général le signal qu’il est temps d’aller faire un tour sur les bords du Rhône pour débuter la quête annuelle !
J’ai découvert ce spot, situé à proximité du barrage de Bourg-lès-Valence, il y a quelques années. Depuis, j’y vais chaque mois de mars, généralement vers le début du mois. J’y trouve alors de nombreux orchis géants et quelques discrets ophrys de mars. Cette année, je n’ai pas eu le temps d’y aller début mars, et de toutes façons toutes les floraisons m’ont semblé plus tardives ce printemps. J’ai finalement tenté ma chance le 1er avril. J’ai d’abord cherché du regard les orchis géants, mais je devais être un peu trop tard car j’en ai trouvé que quelques feuilles et hampes défleuries. Par contre, il y avait des ophrys littéralement partout !
Quand je dis qu’il y en avait énormément et qu’on ne pouvait pas les manquer…
Les autres années, j’avais eu du mal à repérer les premiers individus, aux tiges courtes. Cette fois, ils étaient plus grands et il y en avait tellement que c’est impossible de ne pas les voir au premier coup d’œil. J’ai donc passé un très (très) long moment au ras du sol à les photographier sous tous les angles…
Je n’ai pas eu beaucoup d’occasions d’aller chercher les orchidées durant le mois d’avril. Toutefois, à l’occasion d’une promenade au château de Crussol, j’ai repéré quelques spécimens à proximité du chemin. En effet, la montagne de Crussol est réputée pour accueillir une grande population d’orchidées sauvages (la zone est classée Natura 2000). Cette fois, ce sont des orchis, et ils apportent une touche de rose plutôt visible dans les pelouses. Ce sont d’abord les orchis singe, plus colorés et plus nombreux que j’ai vus.
orchis singe
Mais, un peu plus loin, j’ai aussi avisé ce qui me semble être un orchis militaire. Sa couleur plus pâle le rendait un peu moins repérable, et je ne l’ai pas vu immédiatement.
orchis militaire ?
Château de Crussol – Saint Péray – Ardèche – avril 2023
Sur la montagne de Soyons en mai
J’avais envisagé de retourner sur la montagne de Crussol courant mai afin d’aller chercher les orchidées sauvages. J’étais d’ailleurs partie un samedi après-midi de chez moi dans cette optique. Mais les conditions météo (douces et grises) m’ont fait craindre qu’il y ait foule dans les environs du château de Crussol. J’ai donc bifurqué vers Soyons et les environs de la Tour Penchée. Géologiquement, les montagnes de Soyons et de Crussol sont très similaires et toutes deux appartiennent au même massif calcaire. On trouve donc aussi des orchidées sur les pelouses sèches de Soyons.
Je me suis stationnée au parking des grottes pour monter en direction de la Tour Penchée (je vous reparlerai de cette petite randonnée). Dans les pelouses à proximité de la tour, j’ai trouvé 2 ophrys : un ophrys bourdon, que j’avais déjà observé sur d’autres sites, et ce qui me semble être un ophrys de la Drôme. J’avais envisagé de poursuivre jusqu’au Serre de Guercy, à environ 1 kilomètre de la tour et où se trouve une jolie pelouse sèche (avec en outre une très belle vue sur le site de la Tour Penchée). Mais quelques gouttes de pluie et une météo à tendance orageuse m’en ont dissuadée cette fois.
A noter : les orchidées sauvages sont des espèces fragiles. Il en existe une grande variété sur l’ensemble du territoire français. La plupart font l’objet de mesures de protection locales ou nationales. Il est important pour la pérennité de ces espèces de ne surtout pas les cueillir, mais aussi de faire attention à ne pas les piétiner ou les casser quand on veut les prendre en photo. Si je dois choisir entre faire une jolie photo et m’assurer de ne pas abîmer les orchidées autour de celle que je veux photographier, ma décision est vite prise : tant pis pour la jolie photo ! Par ailleurs, de nombreux guides naturalistes proposent des balades à la découverte des orchidées sauvages. Je n’ai pas encore eu l’occasion de participer à une, mais cela me tente beaucoup. Vous pouvez vous renseigner dans les offices de tourisme locaux afin de connaître les possibilités.
Edit du 15/06/23 : apport de précisions et de liens sur les identifications
Pour ce thème, comme au cinéma, j’avais d’abord pensé à une séance à la maison, en DVD ou en streaming, pour regarder un film bien installée dans le canapé. Mais je ne savais pas trop comment la mettre en scène pour en faire une photographie réussie. J’ai rapidement envisagé aussi de montrer une vraie séance de cinéma mais je n’avais pas pensé à prendre une jolie photo lorsque j’y suis allée les dernières fois.
Puis, j’ai pensé aux décors que l’on peut découvrir dans les films, à ces lieux que l’on connait et que l’on aperçoit sur l’écran, à ces lieux que parfois aussi on va découvrir après les avoir vus à l’écran. Il y en a pas mal autour de chez moi, par exemple Mirmande et Hauterives que l’on a pu voir dans L’incroyable histoire du Facteur Cheval avec Jacques Gamblin et Laetitia Casta ou le château de Montélimar aperçu dans Kaamelott : Premier Volet d’Alexandre Astier. Il y a aussi les lieux où je suis passée lors de vacances, comme Fort La Latte que l’on peut découvrir dans Vikings avec Kirk Douglas et Tony Curtis ou dans Chouans ! de Philippe de Broca. Mais finalement, mon choix s’est porté sur un lieu que j’ai retrouvé dans un des derniers films que j’ai vus au cinéma. En effet, la Place des Vosges à Paris est utilisée comme décor dans Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan, sorti ce printemps en salles.
Pour voir comment cela se passe comme au cinéma chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : je ne serai pas disponible ce week-end car j’ai des activités avec des copains de prévues. Je ne sais donc pas du tout à quel moment j’aurai le temps de venir valider les commentaires qui seraient en modération, mais j’essaierai de le faire au plus tard dimanche soir quand tout le monde sera rentré chez soi !
J’habite à côté de Valence dans la Drôme (je pense que ce n’est plus un secret depuis longtemps !). Je ne suis donc pas partie en week-end à Valence. Mais, ma collègue parisienne Daphnée est venue passer un week-end valentinois début mai. J’avais donc concocté un petit programme de découverte de la ville et de ses environs. Je vais donc partager avec vous ce que nous avons fait : cela pourrait vous donner des idées si vous aussi, vous souhaitez venir découvrir Valence et ses environs le temps d’un week-end.
A Crest, les pivoines étaient en fleurs
Vendredi soir : Valence by night
Daphnée est arrivée de Paris le vendredi soir. Je l’ai retrouvée en début de soirée à la gare routière de Valence Ville où elle venait d’arriver. Notre première mission a été de trouver un restaurant pour le diner. Pour cela, direction les places de l’Université et des Clercs. Là, nous avons assez facilement trouvé une place en terrasse. Après le repas, et comme il faisait très bon ce soir-là, j’ai décidé de lui montrer un peu la ville de nuit. Ce petit tour à pied nous a menées vers les principaux lieux du centre ancien de Valence : la cathédrale, le pendentif, la maison des têtes, la place Saint Jean… Nous avons poussé la balade jusqu’en basse ville, pour un autre point de vue sur le clocher de la cathédrale mais aussi pour jeter un œil à la côte Sylvante avec sa porte dans les anciens murs de la ville.
Place des Clercs // Côte Sylvante – Valence
Samedi matin : balade sur la montagne de Crussol
Après une bonne nuit de sommeil, nous étions prêtes pour partir à l’assaut de la montagne de Crussol. Le ciel était un peu couvert mais cela ne nous a pas empêchées de monter jusqu’au château. Le long du chemin, j’en ai profité pour lui montrer quelques orchidées sauvages (je vous en reparle bientôt!). Bien entendu, Daphnée a apprécié la vue sur la plaine de Valence (on ne distinguait malheureusement pas bien le Vercors ni les Trois Becs ce matin-là), ainsi que l’ensemble du site médiéval, si impressionnant. Pour ma part, après ne pas y être allée pendant plusieurs années, c’était la 2e fois que j’y retournais en moins de 10 jours et j’en étais ravie ! Avant d’amorcer la descente, nous avons eu la chance d’apercevoir de grands rapaces tournoyer dans le ciel au-dessus de nos têtes.
Le château de Crussol, vu depuis le théâtre de verdureLe site médiéval de Crussol s’étend sur environ 3 hectares
Samedi début d’après-midi : pause culture au Musée de Valence
Nous sommes revenues dans Valence pour déjeuner. Le soleil étant revenu, nous avons de nouveau fait le choix d’un restaurant en terrasse, derrière le théâtre cette fois, pour une salade à base de produits locaux (charcuteries ardéchoises et Saint Marcellin). Une fois rassasiées, nous avons pris la direction du Musée de Valence.
Même si, en raison de l’exposition temporaire qui était en cours d’installation, nous n’avons pas pu accéder aux espaces d’art contemporain, j’ai pu montrer à Daphnée la richesse des collections de ce musée. Entre les collections d’archéologie nous plongeant dans le passé de la cité valentinoise, les œuvres d’Hubert Robert, les nombreux artistes drômois exposés (parmi lesquels André Lhote, Vanber ou encore Etienne Noël), les collections de peinture et sculpture, il y en a pour tous les goûts. Nous sommes bien entendu allées saluer la Nymphe Endormie, qui fait vraiment partie de mes œuvres favorites au musée.
Petit à petit, nous sommes arrivées tout en haut du musée au niveau du belvédère. L’occasion de regarder le paysage d’un point de vue différent de celui du matin, puisque nous faisions alors face à la montagne de Crussol.
Dans les couloirs du musée de ValenceDepuis le belvédère du musée de Valence, lecture de paysage
Samedi fin d’après-midi : promenade bucolique le long des canaux de Châteauvert
En sortant du musée, il était l’heure du goûter. C’était donc le moment idéal pour faire découvrir à Daphnée mon salon de café préféré à Valence. Nous avons donc profité de la terrasse de Tamper & Yummy pour prendre un bon jus frais et un café avant de repartir vers la découverte suivante. Pour cela, je l’ai emmenée dans le quartier de Châteauvert pour une balade le long des canaux.
A Valence, les canaux sont alimentés par des sources et ont permis au fil des siècles le développement d’une petite industrie (moulins, travail du cuir…) et du maraîchage dans différents secteurs des faubourgs de la ville. Aujourd’hui, ils sont une réserve de biodiversité très importante. S’il y a une quarantaine de kilomètres de canaux à Valence, seuls 17 km sont à ciel ouvert. On les retrouve essentiellement dans les quartiers du Grand Charran et de Châteauvert, ainsi que du coté du parc Jouvet et du parc des Trinitaires. Il existe un circuit dans chacun de ces secteurs permettant de découvrir les tronçons de canaux à ciel ouvert (vous pouvez les retrouver sur le site de l’office de tourisme).
Partant du parc de la Grande Marquise, nous avons longé les canaux du parc avant de suivre le parcours des canaux de Châteauvert. Je n’avais encore jamais réussi à ne pas me perdre à un moment ou l’autre. Cette fois ne fera pas exception : j’ai bel et bien loupé une bifurcation sur le parcours. Mais ce n’est pas très grave car nous avons tout de même fait une agréable promenade au cours de laquelle nous avons pu profiter de ce petit coin de nature au cœur de la ville.
Le long des canaux de Châteauvert à ValenceDans le parc de la Grande Marquise à ValenceC’était la saison des amours pour les grenouilles que l’on entendait chanter et qui étaient bien en vue à la surface des canaux
Nous avons ensuite profité d’une pause dans le parc de la Grande Marquise, assises à une des tables de pique-nique qui y sont disponibles. Nous sommes revenues dans le centre de Valence pour la soirée. Nous avons partagé des planches en prenant un verre de vin dans la douceur de cette soirée de printemps, installées dans une ambiance conviviale à la terrasse du Marché sur la place des Clercs.
Dimanche matin : leçon d’histoire à la Tour de Crest
Après une journée très valentinoise le samedi, j’ai choisi d’emmener Daphnée dans la vallée de la Drôme pour le deuxième jour de ce week-end. Nous avons commencé par aller visiter la Tour de Crest. Dominant la vieille ville de Crest avec ses 52 mètres, ce donjon médiéval est le plus haut de France et fait partie des incontournables de la région. Si on le voit de loin, il mérite qu’on aille le visiter à plus d’un titre. Déjà, et c’est sans doute le plus évident, la vue qu’on a depuis le sommet de la tour est impressionnante. Ensuite, la tour de Crest est riche d’une histoire longue, débutée au Moyen-Âge en tant que château-fort et continuée comme prison d’état après son démantèlement en tant que forteresse, et ce jusqu’à la fin du XIXe siècle.
L’entrée de la Tour de Crest nous plonge dans son passé de prison sous l’Ancien Régime
La visite se fait avec un audio-guide (qui a d’ailleurs été revu par rapport à ma précédente expérience, et dont la durée des explications m’a semblé plus pertinente). Elle nous emmène à travers l’histoire de la tour avant de nous conduire aux terrasses qui dominent le donjon. Là, la vue panoramique à 360° permet normalement de voir du Diois aux sucs d’Ardèche et du Vercors au synclinal de Saoû et jusqu’à la Drôme Provençale. Mais, comme la veille à Crussol, le ciel n’est pas en notre faveur et les paysages sont un peu (trop) voilés. Malgré tout, Daphnée est impressionnée, tant par le bâtiment que par la vue. Et, nous avons eu la chance de croiser un visiteur pas comme autres : un charmant petit chat noir qui semblait connaître les lieux sur le bout des pattes.
La terrasse couverte est en fait le toit primitif de la Tour de Crest. Servant de récupérateur d’eau, il présentait des défauts d’étanchéité, conduisant à la construction d’un toit permettant également de récupérer l’eau de pluie. Celle-ci se déverse via des canalisations plongeant de toute la hauteur de la tour vers une citerne située sous le rez-de-chaussée.Crest vue depuis le toit de la tour
Nous sommes ensuite descendues à pied dans Crest, où nous avons cherché un lieu pour déjeuner. Peu de restaurants sont ouverts le dimanche midi, et ils sont souvent vite pris d’assaut. Nous avons eu la chance de trouver une table au restaurant Sur les quais. De tous les endroits où nous avons mangé au cours du week-end, c’est certainement celui que j’ai le plus apprécié avec sa cuisine inventive tout en finesse. J’aurai plaisir à y retourner quand l’occasion se présentera (en pensant à réserver préalablement cette fois).
Dimanche début d’après-midi : découverte de villages perchés de la vallée de la Drôme
En arrivant, Daphnée m’avait parlé de son envie de voir de jolis villages au cours du week-end. Et de ce côté là, il y a largement de quoi faire dans la vallée de la Drôme. Je l’ai d’abord emmenée à Autichamp, où j’étais repassée peu avant. Entre la vue sur la campagne et le synclinal de Saoû, les jolies calades fleuries et les lavoirs-fontaines, j’ai chaque fois que j’y vais l’impression d’entrer dans un conte de fées !
A Autichamp, les points d’intérêt sont fléchés… j’ai néanmoins souri en voyant ce panonceau car finalement, de là où il était posé, on voyait exactement ce qu’il y a sur la photo du dessousMême par temps couvert, la vue depuis Autichamp est magique !Iris et valérianes en fleurs le long d’une calade à Autichamp
Nous avons ensuite pris la direction de Chabrillan. Là, la vue mérite le crochet depuis la route départementale, tout comme le petit jardin botanique et les ruelles du village dominé par les ruines du château. Nous avons profité du café-bibliothèque pour prendre un rafraîchissement avant de repartir.
Vue sur le village de Chabrillan, dominé par son château
Dimanche fin d’après-midi : visite dans le vignoble de Brézème
Pour terminer cette journée, et parce que Daphnée avait été surprise de la quantité de vignobles aux environs de Valence depuis le début de ce week-end, j’ai décidé de l’emmener faire une dégustation de vins. Comme nous étions dans la vallée de la Drôme, j’ai eu envie de lui faire découvrir le petit vignoble de Brézème à Livron. Coup de chance, c’était le week-end De Ferme en Ferme et le château La Rolière était ouvert. J’avais eu l’occasion de découvrir ce domaine familial il y a 2 ans et demi lors d’une précédente édition De Ferme en Ferme, et j’étais tombée sous le charme à la fois du lieu et de leurs vins. La visite est conduite par des membres de la famille propriétaire, dont on sent l’attachement aux lieux. Après avoir vu les vignes, et le chai, on passe à la dégustation des différentes productions du domaine : blanc, rosé (un des meilleurs que j’ai goûtés) et rouge. Inutile de dire que ni l’une ni l’autre ne sommes reparties les mains vides !
Vignes de BrézèmeAu château la Rolière, entre les rangées de vignes, des plantes assurent la biodiversité d’une part et la régénérescence du sol d’autre part.Vignes avec vue…
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération
La journée du dimanche touche à sa fin. Nous profitons encore de la soirée pour un diner en terrasse, sous la halle de la place de Saint Jean à Valence. Après les ravioles le midi à Crest, c’est l’occasion de lui faire goûter une autre spécialité locale : la pogne, servie façon pain perdue au dessert. Cette note sucrée marque la fin du weekend de Daphnée à Valence. Elle repart en effet pour Paris tôt le lundi matin, avec de jolis souvenirs de ma belle région (pour preuve, j’ai la façon dont elle en parlé à tout le monde au bureau le jour suivant). J’étais pour ma part ravie de faire découvrir Valence et ses environs… Et si vous ne connaissez pas encore la Drôme, venez donc changer d’air à Valence en vous inspirant du déroulé que j’avais proposé à ma collègue !
Cette semaine, le thème du projet 52 nous incite à mettre le nez dehors pour aller prendre l’air. Il y a de nombreuses façons de prendre l’air justement, selon ce que l’on aime, le temps dont on dispose et le lieu où l’on se trouve.
En ce qui me concerne, j’ai un besoin très fort de « prendre l’air » régulièrement et pour cela, j’ai plusieurs techniques. Il y a bien entendu les balades et randonnées des week-ends et jours de vacances. Mais cela peut également faire un tour dans le bois derrière chez moi à l’heure du déjeuner quand je suis en télétravail, prendre un verre ou manger en terrasse (ou tout simplement dans ma cour), m’asseoir sur un banc au parc pour lire ou juste profiter du soleil. Bref, prendre l’air, c’est avant tout mettre le nez dehors (et même sous la pluie ou avec la neige selon la saison !).
Vous imaginez donc très bien que j’ai des dizaines de photos qui pourraient coller au thème de cette semaine. Toutefois, j’avais envie de vous montrer une photo qui n’illustrerait pas un article sur une balade ou une destination. J’ai donc repensé à tous ces dimanches passés au bord des terrains de cross et des carrières de CSO et de dressage, avec Mr 1er il y a quelques années et avec Melle 3e un peu plus de 3 ans maintenant. Des dimanches où je prends l’air toute la journée, quelle que soit la météo. Des dimanches où je marche beaucoup sans aller nulle part, ni varier les paysages. Des dimanches dans la bonne humeur, où j’arrive quelquefois à m’arrêter un instant de trotter à droite et à gauche, comme c’est le cas sur cette photo, rare instant de pause sans pluie dans une journée où nous avons essuyé plein de grosses averses.
Pour voir où et comment les autres participants prennent l’air, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
L’Ardèche est un territoire à l’histoire très riche. On y trouve donc de nombreux sites datant de l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine. Parmi ceux-ci, plusieurs nous plongent au cœur du Moyen-Âge pour un véritable voyage dans le temps. Si les sites médiévaux en Ardèche sont bien trop nombreux pour être listés, je vous en ai sélectionné quatre, situés dans la Vallée du Rhône ou à proximité immédiate. Je vous invite donc à me suivre à Crussol, Saint Vincent de Barrès, Cruas et Rochemaure, direction le Moyen-Âge !
Dans le château de Crussol
Impressionnant château de Crussol
Notre première étape au cours de ce voyage au Moyen-Âge se fait à Crussol. Sur la montagne du même nom, face à la ville de Valence, dominant la vallée du Rhône, le site de Crussol se dresse, imposant. Entre le XII et le XIVe siècle, le château de Crussol compte plus de 600 habitants intra-muros. Il faut dire que les murs longs de 800 mètres entourent une vaste surface : environ 3 hectares étaient ainsi abrités, accueillant une véritable ville au Moyen-Âge.
Vue d’ensemble du château de Crussol
Si le haut du logis seigneurial, perché sur une falaise dominant la vallée du Rhône de plus de 250 mètres, est visible de loin, il faut s’approcher par le côté opposé pour se rendre compte de l’immensité du château de Crussol. Après avoir monté la montagne de Crussol, on se retrouve au pied de l’impressionnante forteresse et des vestiges du village fortifié.
Début de l’ascension vers les ruines du château de Crussol
Du parking, situé en contrebas du site, part un chemin piéton qui mène au château de Crussol. Après avoir dépassé le bâtiment d’accueil (où l’on peut en saison prendre un rafraichissement, visiter une petite exposition et en apprendre plus sur le site historique mais aussi naturel de Crussol), et le théâtre de verdure (cadre, entre autres, d’un festival chaque été), on commence à monter doucement en direction des ruines. Le sentier zigzague le long du coteau avant d’arriver à la porte fortifiée. De chaque côté, la vue est splendide, et le sera d’autant plus que l’on montera : d’un côté la plaine de Valence, de l’autre les vignes de Cornas et Saint Péray, à nos pieds le Rhône…
Au dessus de la porte fortifiéeVue sur Saint Péray et ses coteaux
Une fois la porte passée, nous sommes au cœur de l’ancien village dont on devine les rues et les maisons. Crussol est un fantastique terrain de jeu pour les enfants qui ont vite fait de s’y imaginer des aventures à base de chevaliers. Plus grands, ce sont les aspects sportifs qui intéresseront les aventuriers : courir sur les sentiers, grimper sur les rochers, essayer de trouver de nouveaux passages entre les habitations… Ce jour-là, j’étais accompagnée de Mr 2e et il n’a pas manqué de mener quelques explorations un peu intrépides.
Dans les ruines de Crussol, c’est parti pour l’aventure !
En arrivant tout en haut du site, on pénètre dans l’ancien logis seigneurial dont les fenêtres à meneaux se devinent depuis le Champ de Mars de Valence, sur l’autre rive du Rhône. C’est de là que la vue est la plus impressionnante. Si le temps est dégagé (comme le jour où nous y étions), on peut entre autres voir le synclinal de Saoû, le Vercors, la colline de l’Hermitage à Tain, la tour penchée de Soyons et bien sûr Valence. C’est l’endroit rêvé pour faire une lecture de paysage, ce dont nous ne nous privons pas.
Dans le logis seigneurialFenêtre avec vueLa montagne de Crussol domine Saint PérayVue sur Valence
C’est le moment de faire demi-tour et de redescendre pour nous. Toutefois, il est tout à fait possible de continuer la balade en sortant du château par la poterne haute, et de gagner par exemple la Tour de Soyons en longeant les crêtes de la montagne de Crussol.
Vue sur les crêtes de la montagne de Crussol
(*) La visite du château de Crussol est complètement libre, et l’accès au site n’est pas soumis à des horaires. L’accueil du site propose cependant des visites guidées, que ce soit autour du patrimoine historique ou du patrimoine naturel (la montagne de Crussol est par exemple très réputée pour ses orchidées sauvages, et ses fossiles). Il est également possible de randonner autour du château de Crussol, sur les nombreux sentiers balisés du secteur. Lors d’un précédent passage à Crussol, nous avions par exemple fait une jolie boucle dans la forêt de chênes verts. Enfin, il y a un site d’escalade accessible à pied depuis le parking du château de Crussol, et s’il est bien fléché, son nom m’amuse beaucoup : il s’agit du site « Top Secret » !
Saint Vincent de Barrès, village de caractère
Pour atteindre le village de Saint Vincent de Barrès, il faut s’éloigner un peu de la vallée du Rhône. Situé au pied du plateau du Coiron, dans la plaine du Barrès, Saint Vincent a été édifié au Moyen-Âge sur un ancien site gallo-romain, à la limite des diocèses de Viviers et de Valence. Aujourd’hui, Saint Vincent de Barrès est labellisé Village de Caractère de l’Ardèche. C’est avec Melle 3e que nous sommes parties l’explorer.
L’entrée dans le village par la porte des notables nous fait passer par un passage couvert et nous emmène directement au Moyen-Âge
Arrivées à l’heure du déjeuner, nous avons emporté un pique-nique et nous nous sommes installées sur une petite place du village, devant la vue sur le plateau de Coiron. Le paysage qui nous fait face est contrasté, entre plaine et petites montagnes. Nous sommes là entre volcans et sédiments, entre la plaine alluviale de l’ancien Rhône et les jeunes volcans d’Ardèche.
Paysages contrastés
Une fois notre repas avec vue terminé, nous partons explorer le village. Les habitations sont construites avec à la fois des pierres noires volcaniques et des pierres blanches en calcaire, témoins des matériaux que l’on pouvait trouver sur place. Un passage sous les maisons nous conduit à une rue pleine de charme, bordée de maisons anciennes. Des panneaux explicatifs nous renseignent sur les spécificités de celles-ci. Nous sommes sous le charme.
Une jolie placette au cœur du vieux village de Saint Vincent de BarrèsRuelle médiévaleCourant le long des remparts, une ancienne rue commerçante du village
Nous arrivons à la porte des chevaliers, située au pied de l’ancien château. En la passant, nous tombons sur une fontaine qui alimente aussi un lavoir. Si les lavandières ont disparu, la vannière continue à utiliser les grands bacs du lavoir pour faire tremper ses joncs avant de pouvoir les travailler. Nous terminons notre tour du village par l’esplanade du château, ravies de la découverte de ce joli village.
La fontaine du village, au pied de l’ancien château et de la porte des chevaliers
(*) L’office de tourisme Porte Sud Ardèche édite un joli livret-jeu de visite pour découvrir le village de Saint Vincent de Barrès. Il est possible de se le procurer dans leurs bureaux à Cruas, au Teil ou à Alba-la-Romaine ou bien de le télécharger sur leur site internet.
Surprenant site médiéval de Cruas
Après Saint Vincent de Barrès, nous avons rejoint la vallée du Rhône dans l’idée de nous rendre à Rochemaure. Mais auparavant, nous avons fait une halte à Cruas. Si de nos jours, Cruas évoque plus une centrale nucléaire visible de loin, c’est avant tout une petite cité qui était très puissante. Une abbaye y était en effet établie depuis le VIIIe siècle. L’abbatiale Sainte Marie est toujours visible, au centre du village, le long de la route. Malheureusement, l’abbatiale était fermée lorsque nous sommes passées (nous y retournerons !).
Le château des moines domine Cruas
Toutefois, nous en profitons pour aller découvrir le château des moines. Etabli sur le haut de la colline au dessus du village, le château servait de refuge aux moines de l’abbaye en cas de troubles ou d’inondations. A ses pieds, un village s’était établi, protégé par des remparts. Propriété de la commune, le site fait l’objet de restaurations importantes depuis une douzaine d’années, et qui sont encore loin d’être achevées. Toutefois, le site est maintenant accessible pour se promener dans le dédale de ruelles escarpées, entre les maisons médiévales.
Dans le village médiéval de CruasVue sur la vallée du Rhône depuis le village médiéval de CruasRuelles escarpées et escaliers médiévaux permettent de découvrir le siteA l’entrée du village fortifié
Je n’attendais pas grand chose de Cruas, en dehors de son abbatiale, et j’ai été complètement séduite par ce site médiéval, bien restauré et proposant une jolie escapade dans le temps.
Un bond dans le temps au château de Rochemaure
Du village bas au château, une randonnée dans le temps
Après Saint Vincent de Barrès et Cruas, nous avons pris la direction avec Melle 3e d’un troisième village médiéval. Rochemaure a la particularité d’être bati à la fois sur et au pied de la colline, surplombé par son château construit par la puissante famille des Adhémar (qui possédaient aussi la seigneurie de Montélimar, sur l’autre rive du Rhône) autour du XIIe siècle. Initialement, il y avait le château, d’abord simple tour de guet puis prenant de plus en plus en d’importance au fil du Moyen-Âge. Construit sur un dyke volcanique, le donjon de basalte est plus tard agrandi par un logis seigneurial en même matériau. Autour du château, un village se développe. Mais l’axe commercial de la vallée du Rhône et la présence de sources conduit à l’installation d’un village bas, lui aussi fortifié, au pied de la colline du château.
Le logis seigneurial, construit sur une coulée de basalteLe village médiéval haut : tombé en ruines, il a été restaurés par une poignée de passionnés et est maintenant un lieu d’habitation prisé.Dans les rues du village médiéval bas
Nous étant stationnées dans le bas du village, nous avons décidé de monter au château à pied. Si la balade est courte (environ 500 mètres), elle est aussi un peu physique puisque le château se trouve à un peu plus de 200 mètres d’altitude, tandis que le village, dans la vallée du Rhône est à environ 65 mètres d’altitude (soit un dénivelé d’un peu plus de 140 mètres, le pourcentage de pente est donc de l’ordre de 30%). Elle offre cependant l’avantage de traverser tout l’ancien village médiéval bas, dont les maisons en ruines ont progressivement été gagnées par la végétation, donnant aux lieux des airs de village fantastique. Nous passons aussi à proximité de la chapelle Notre Dame des Anges datant du XIIIe siècle, entourée de son cimetière ancien.
La montée vers le château de Rochemaure commence par des escaliersAmbiance fantastique dans l’ancien village médiévalNous arrivons en vue du donjon de Rochemaure
Au pied du donjon, la rencontre avec les chevaliers
Nous sommes arrivées au pied du donjon pile à l’heure où nous devions y être. En effet, nous avions rendez-vous avec des chevaliers pour une présentation de l’histoire du château et de l’évolution des armures et techniques de combat individuel. L’académie AMHE présentait en effet dans la cour du château des armements et démonstrations (non chorégraphiées) de combat médiéval en tenue pour les époques du Moyen-Âge (XIIIe et XIVe siècles), ainsi que de la Renaissance (XVIe siècle). C’était une très belle occasion de découvrir de près les méthodes de combat individuel des chevaliers, ainsi que leurs équipements.
Combat (tournoi, duel) entre chevaliers du XIIIe siècle : armures de mailles et épées à une mainCombat (tournoi) entre chevaliers du XIVe siècle : armures de plaques et hache de combat à 2 mainsDuels à la Renaissance : l’épée s’est affinée et l’armure a disparu
Les démonstrations, ponctuées d’intermèdes sur l’histoire du château et du village de Rochemaure, auront duré plus d’une heure et demie. Nous avons appris plein de choses sur les chevaliers, leurs équipements et leurs méthodes de combat, de façon très ludique. Nous prenons un petit goûter dans l’avant-cour du château avant de redescendre au village bas. Cette fois, nous longerons la route jusqu’en haut des escaliers du village abandonné : nous ne sommes pas (du tout) chaussées pour la marche et entre le pourcentage de la pente et les cailloux du chemin, ce serait un peu trop risqué !
(*) Pour visiter le village de Rochemaure, il existe comme pour Saint Vincent de Barrès un petit livret-jeu édité par l’office de tourisme Porte Sud Ardèche. Le château de Rochemaure n’est pas tout le temps ouvert. Il est possible de consulter les horaires et conditions de visite sur le site internet de l’office de tourisme. Les démonstrations de l’académie AMHE au château y sont également annoncées. Il existe une route menant au château et au village haut, avec un parking pour les visiteurs. Si, comme nous, vous décidez de monter à pied, notez que la première partie de la balade se fait via des escaliers mais qu’ensuite le chemin monte quasiment tout droit le long du piton volcanique sur un sentier caillouteux. De bonnes chaussures peuvent donc être une bonne idée (mais ça passe en sandales de ville si on est un peu joueur comme moi). Nous avons mis une douzaine de minutes depuis le panneau (balisage sentier de randonnée de pays vert et jaune) dans le village de Rochemaure indiquant le château à 500 mètres.
Thym sauvage sur le site du château de Rochemaure
Saint Péray – Saint Vincent de Barrès – Cruas – Rochemaure Ardèche – avril 2023
Cette semaine, il est question de rassembler dans le projet 52. Avec les nombreux jours fériés du mois de mai, et les ponts qui en découlent, cette période de l’année est souvent celle où l’on se retrouve pour des fêtes de famille, des moments partagés dans le cadre de l’école ou des activités sportives. C’est cette idée à laquelle j’avais pensé en mettant ce thème sur la liste pour 2023.
Toutefois, mon timing n’était sans doute pas très bon. En effet, les festivités et autres rencontres vont réellement commencer à partir de ce week-end pour moi. Ce sera donc un peu trop tard pour vous proposer une photo !
L’inspiration est venue d’elle-même le week-end dernier cependant. Melle 3e devait travailler sur un projet en Arts Plastiques. Et pour cela, il a fallu qu’elle rassemble son matériel et les matériaux dont elle allait se servir. Il s’en est suivi un joyeux bazar très photogénique sur son bureau…
Pour voir ce qui se rassemble chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Comme évoqué plus haut, je serai en « rassemblement » une grande partie du week-end (prolongé) sans accès à internet la plupart du temps. Il se peut donc que je ne puisse pas passer valider vos commentaires qui seraient bloqués en modération. Je le ferai le plus tôt possible quoi qu’il en soit.