[Drôme] Bouvante-le-Haut, village de montagne

Il y a des hasards heureux et celui qui m’a conduit à Bouvante-le-Haut en est un. Au milieu du mois de septembre, alors que l’été commençait déjà à montrer les signes de son départ, j’ai du déposer un objet chez un ami à Saint Jean en Royans. Comme il connait mieux le secteur que moi, je lui ai demandé de me suggérer un endroit où aller me promener. Il m’a alors conseillé d’aller faire un tour du côté de Bouvante, dans le village du haut, puis d’aller me balader vers le lac. C’est lorsqu’il a évoqué le lac que je me suis souvenue être passée non loin il y quelques années en descendant du plateau d’Ambel par le col du Pionnier et celui de la Croix et que j’avais alors pensé qu’il faudrait que je revienne par là.

Sur la route vers le col du Pionnier

Le vieux village de Bouvante-le-Haut

Le village ne se devine pas immédiatement quand on s’enfonce dans la combe de Bouvante. En effet, la route serpente pas mal et ce n’est qu’au détour d’un des derniers virages que l’on aperçoit le clocher. Organisé autour d’une petite place où fontaine et lavoir sont alimentés par des sources, Bouvante-le-Haut a un charme un peu désuet. Blotti au pied de la montagne, sous le Roc de Toulau et les rochers de la Truite, il a cette allure des villages de montagne, à la fois chaleureuse et un peu brute. Le bâti en pierre a du caractère. Les tas de bois sont empilés le long des façades, sous les fenêtres, prêts à affronter la rigueur hivernale.

Sur la place du village…
Un village blotti au pied de la montagne
Plaque de cocher et fenêtre colorée… un charme un peu désuet
Au cœur du village, la fontaine…

Je fais assez rapidement le tour du village, qui n’est pas très grand. Je croise quelques poules qui traversent tranquillement une rue. Puis, je me rends sur les bord de la Lyonne, la rivière qui longe le village. Il a pas mal plu quelques jours avant, et on entend le chant de l’eau qui se faufile entre les rochers. Pourtant, après la sécheresse de cet été, le niveau de la rivière reste bas.

La Lyonne continue son chemin après la sortie du village en direction des gorges qu’elle a creusées. Depuis bientôt 100 ans, elle est cependant stoppée dans sa course par un barrage. En effet, en 1925, la construction d’un barrage a permis la création d’une retenue d’eau d’une vingtaine d’hectares alimentant une usine hydro-électrique située plusieurs kilomètres en aval via une conduite forcée. Cette retenue, connue sous le nom de lac de Bouvante, est située en milieu karstique et constitue le plus grand lac du Vercors. Toutefois, le niveau de l’eau y est très sensible aux saisons et après un été trop sec, il était au plus bas.

La Lyonne à la sortie du village de Bouvante-le-Haut
Rivière de montagne

Le lac de Bouvante

Souhaitant faire une petite randonnée, je suis partie donc en direction du lac après avoir laissé ma voiture sur une petite aire de stationnement en bordure de route au niveau du lieu-dit les Jacines. Un chemin carrossable se glisse à flanc de coteau en direction du plan d’eau (ou tout au moins de ce qui est le plan d’eau en temps normal, car là il est complètement à l’assec). Le ciel est couvert, et la température est automnale (à peine 10°C alors que c’est le plein milieu de l’après-midi). On aperçoit vaguement le barrage et la « tulipe » qui permet d’écouler le trop plein quand c’est nécessaire.

Le lac de Bouvante est normalement situé au fond du vallon, là où les herbes sont rouges..

Je suis entourée par les montagnes. Je retrouve avec un réel plaisir les paysages du Vercors que je n’ai pas parcourus depuis un moment. Toutefois, je n’irai pas jusqu’au barrage. En effet, d’une part la météo devient de plus en plus incertaine et d’autre part, une douleur à la cheville me contraint à rester raisonnable et à faire demi-tour avant de ne plus pouvoir poser le pied par terre. Je regrette un peu car j’aurais bien aimé apercevoir les installations de plus près et jeter un œil à la conduite forcée s’engageant dans les gorges de la Lyonne. Je reviendrai, c’est certain !

Le chemin se faufile au pied des montagnes
Vue sur le Roc de Toulau et les rochers de la Truite

Mais finalement, je compense en observant des vaches qui paissent dans un pré au bord du chemin. Au son de la cloche de la cheffe du troupeau, les autres membres, de tous âges, suivent à la queue leu leu pour passer d’un côté de la prairie à l’autre. On dirait qu’elles défilent rien que pour moi ! Et je dois avouer que le spectacle m’amuse un bon moment.

Pâturage dans la montagne
Un des veaux du troupeau
La vache en chef !
Le paysage dans la combe est très vallonné….

Sur le chemin du retour

Après avoir profité de ma courte randonnée, il est temps de rentrer. Je jette encore un coup d’œil aux montagnes alentour avant de reprendre la voiture. La route pour descendre sur Saint Jean en Royans offre de jolies perspectives et des points de vue sur les environs, mais il n’y a pas beaucoup d’endroits où s’arrêter pour une pause photo. Cependant au niveau d’un hameau, un lavoir-fontaine attire mon regard. Il y a une place pour se stationner un peu plus bas et j’en profite. La vallée disparait un peu dans les nuages mais la fontaine est pittoresque. Ce sera mon dernier arrêt avant de regagner la vallée de l’Isère, et je le fais durer un peu plus longtemps que nécessaire… Je ne suis pas si pressée de retourner dans le flot du quotidien !

Au bord du chemin…
Le charmant lavoir-fontaine du hameau de Maillet

Bouvante – Drôme – septembre 2022

[projet 52-2022] semaine 41 – automne

Cette semaine, le thème du projet 52 nous invite à explorer la saison actuelle : l’automne. L’été s’est terminé. Les journées ont nettement raccourci. Les arbres ont commencé à changer de couleur pour des tonalités plus chaudes et perdre leurs feuilles. A la maison, nous avons ressorti les plaids et les boissons chaudes ont pris le pas sur les rafraichissements.

Chaque année, l’automne est une saison que j’aime photographier. Vous pouvez en trouver plusieurs exemples sur le blog : au pied du Vercors ou au cœur de la montagne, dans la campagne autour de chez moi, au Jardin des Sables, …. Le plus souvent, je m’attache aux couleurs changeantes des arbres, aux feuilles jonchant le sol, aux dernières fleurs. Aussi, pour traiter le thème de cette semaine, j’avais envie de changer.

En effet, l’automne marque aussi l’arrivée de certains fruits et légumes. Les courges et autres citrouilles nous font les yeux doux avec leurs formes et leurs couleurs. Le raisin, les poires, les pommes nous offrent leurs saveurs sucrées. Mais, autour de chez moi, il y a deux autres fruits AOP qui se récoltent après la fin de l’été. Il y aura l’olive de Nyons qui sera ramassée au début de l’hiver, après les premiers frimas (la cueillette a lieu entre novembre et janvier d’après le cahier des charges de l’AOP. La date de début de récolte pour cette année n’a pas encore été fixée car elle dépendra des conditions climatiques et de l’avancement du murissement des fruits). Par contre, dès maintenant, c’est la noix de Grenoble qui est en cours de récolte (elle a commencé le 26 septembre cette année) dans la vallée de l’Isère et ses abords. La noix fraiche a des saveurs nettement plus douce que lorsqu’elle est séchée, et c’est un plaisir chaque année de pouvoir la déguster sitôt récoltée.

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Pour voir ce que l’automne inspire aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : Ma journée de samedi et une partie de ma journée de dimanche vont être bien occupées par des activités me laissant peu (voire pas du tout) le temps de me connecter par ici pour venir valider les commentaires qui seraient passés en modération. Je ferai bien entendu en sorte de les valider au plus vite. Donc, si votre commentaire n’apparait pas immédiatement, ne vous inquiétez pas : c’est qu’il est dans la file de modération, et il sera visible dès que j’aurai pu le valider !

[Ardèche] à la découverte des villages de caractère le long du Doux

A la fin de l’été, j’avais une journée de congé à prendre impérativement. La dernière fois que je m’étais retrouvée dans cette situation, j’en avais profité pour une randonnée dans les gorges de la Combe d’Oyans et avait apprécié cette journée de break. Cette fois, j’ai changé de département pour gagner la rive droite du Rhône : direction l’Ardèche ! J’ai pris la route vers Lamastre dans l’idée de me promener dans les jolis villages alentours. Après un arrêt à l’office de tourisme de Lamastre (où l’accueil était vraiment agréable et le conseil personnalisé), j’ai choisi de visiter deux villages de caractère : Désaignes et Boucieu-le-Roi, puis de continuer à descendre le long du Doux jusqu’à Tournon, en mode mini road-trip pour profiter des paysages.

Dans la Vallée du Doux, vue sur la montagne ardéchoise depuis Le Crestet

Désaignes, village médiéval

De Lamastre, j’ai pris la direction de Désaignes, un village médiéval, classé village de caractère. La route sinue entre les montagnes, le long du Doux, offrant de jolis points de vue sur les environs, et me permettant d’apercevoir un château ruiné. Je ne m’y suis toutefois pas arrêtée immédiatement, car je devrais prendre le même chemin au retour et j’avais choisi de visiter les lieux dans le sens du cours de la rivière.

Je ne m’étais encore jamais arrêtée à Désaignes. Le village n’est pourtant situé qu’à un peu plus d’ 1 heure de voiture de chez moi (et si la route qui y mène est très sinueuse, elle permet aussi d’admirer de jolis paysages). J’avais hésité à m’y arrêter en rentrant du Puy en Velay, mais ce jour-là, nous avions surtout hâte d’arriver à la maison. Cette fois était donc la bonne : je m’apprêtais à découvrir le charme de Désaignes !

J’ai laissé ma voiture sur un parking, aux allures de jardin public, à l’extérieur de l’enceinte médiévale. Face à moi, les collines de l’autre rive du Doux prennent le soleil pendant que je pique-nique. Un peu plus loin, une porte d’entrée dans le village m’invite à venir découvrir les ruelles.

Porte d’entrée du village de caractère de Désaignes

Je m’engage alors dans un dédale charmant, allant de place en place. Le village est dominé par son château (fermé à l’heure de mon passage, il aurait fallu que j’attende plusieurs heures pour le visiter… je reviendrai !). En ce lundi midi, les rues sont calmes, et je croise peu de monde. Je profite de la fraicheur des fontaines. Je flâne, m’arrêtant pour caresser un chat qui passe. Je perds sans doute un peu la notion du temps, bercée par l’architecture d’une autre époque. Je finis cependant par me retrouver à côté de la porte par laquelle j’étais entrée, marquant la fin de ma balade dans le village.

Profiter de la fraicheur des fontaines
Vieilles tuiles et valériane, tout le charme d’un vieux village ardéchois
Vue sur les collines de l’autre côté de la rivière
La place du village, accueillante
En plein été, le soleil est bien présent !
Peut-on imaginer un village de caractère ardéchois sans un chat ?
Image bucolique : dans la cour du château de Désaignes, quelques poules, un vieil arrosoir, une treille le long des murs..

Retourtour, château médiéval et pieds dans l’eau

En montant de Lamastre à Désaignes, j’avais aperçu les ruines d’un château. Je m’y suis arrêtée en redescendant de Désaignes. Construit au Xe siècle, le château-fort de Retourtour aurait été ruiné à partir du XIVe siècle suite à des querelles familiales de succession. Il domine une boucle du Doux et le petit hameau de Retourtour. J’ai fait le tour du village qui présente deux ou trois ruelles au charme ancien, blotties le long du rocher sur lequel le château avait été construit. L’accès aux ruines n’est par contre par possible.

Retourtour, son château médiévale en ruines au pied duquel se blottit un village

Mais une autre surprise agréable m’attendait à Retourtour. En effet, à cet endroit le Doux fait une boucle et un plan d’eau y a été aménagé pour la baignade. Une passerelle permet de passer d’une rive à l’autre au bord de la retenue, à pied presque sec. La journée était caniculaire et je n’ai pas résisté à la tentation de plonger mes pieds dans l’eau claire. J’ai donc avisé un rocher sur lequel je me suis installée, les pieds dans l’eau, jouant à regarder les petits poissons nager à cet endroit peu profond. J’ai regretté de ne pas avoir pensé à glisser mon maillot de bain et une serviette dans la voiture car j’aurais bien profité de la fraicheur du plan d’eau de Retourtour pour une baignade !

Vu depuis la passerelle du plan d’eau de Retourtour, le Doux reprend son cours sauvage

Boucieu-le-Roi, village typique du Vivarais

Après cette pause à Retourtour, j’ai repris la route pour continuer à descendre le long du Doux. J’ai traversé Lamastre sans m’y arrêter, et pris la direction de Boucieu-le-Roi, profitant tout le long du trajet des magnifiques points de vue sur les paysages environnants. En arrivant à Boucieu, j’ai laissé ma voiture sur le parking de la gare (Boucieu est sur l’ancienne voie ferrée du Doux, qui aujourd’hui se partage entre vélorail et chemin de fer touristique – encore une idée d’activité que j’aimerais bien faire d’ailleurs !) pour gagner à pied le cœur du village. J’ai pour cela emprunté le chemin d’accès historique à Boucieu, piste montant à flanc de coteau.

Vue sur la vallée du Doux depuis Boucieu-le-Roi… ou les jolis paysages ardéchois
Une courte marche sur un sentier bien pentu permet d’accéder au cœur du village depuis la gare

Une fois en haut du chemin, impossible de douter : je suis bien dans un village de caractère ! En effet, la Maison du Bailli, bâtiment emblématique de Boucieu-le-Roi me fait face. Construite au XVe siècle, cette demeure flanquée d’une échauguette abritait le bailliage de Boucieu. Cette cour royale de justice du Haut Vivarais avait été installée ici par Philippe le Bel au XIIIe siècle, et a marqué le début du développement du village qui a connu son apogée au XVIe siècle, nous laissant un riche patrimoine bâti. Ainsi en se promenant dans les rues du village, on croise de très nombreuses maisons à l’architecture typique du Vivarais.

La Maison du Bailli et son échauguette à Boucieu-le-Roi

Ces maisons vivaraises sont construites selon un plan rationnel, adapté au climat local et à un mode de vie rural. L’habitation était située au premier étage, desservie par un escalier de pierre menant à l’aître, un perron protégé par un auvent. Dans l’espace sous l’aître, chaque famille élevait un cochon destiné à fournir de la viande. On y trouve également l’accès à la cave ou à la remise, semi-enterrée. Une grande partie des maisons de Boucieu est construite sur ce type, même si parfois l’auvent de l’aître a disparu (certains auvents étaient portés par des piliers de bois, tandis que d’autres étaient en pierre de taille). Il en résulte une jolie harmonie quand on se promène dans le village.

Sur la maison à droite, on voit l’escalier desservant l’étage d’habitation et l’aître
L’auvent a parfois disparu mais l’architecture des maisons reste typiquement vivaraise.

Un autre élément remarquable à Boucieu-le-Roi est son chemin de croix, conçu sur le modèle d’un Grand Voyage. Un grand voyage était un chemin de croix extérieur, ponctué de stations chapelles, idéalement utilisant la topographie locale pour rappeler celle des différents lieux de Jérusalem par lesquels Jésus est passé durant sa Passion (on peut trouver un autre exemple de Grand Voyage à Romans-sur-Isère). Le but du grand voyage est de permettre de vivre le pèlerinage de Jérusalem à ceux qui n’ont pas la possibilité de se rendre sur place. Le chemin de croix de Boucieu se compose de 35 stations chapelle, et fait le tour du village. A l’origine, il en comportait 39, mais suite aux destructions de la Révolution Française, 4 emplacements n’ont pas pu être retrouvés.

Le grand voyage de Boucieu a été créé par le père Pierre Vigne au XVIIIe siècle. Né à Privas, formé par les Lazaristes de Lyon, Pierre Vigne devient prêtre missionnaire itinérant, suivant l’exemple de Saint François Régis qui avait œuvré un siècle plus tôt entre Vivarais et Velay. Pierre Vigne s’installe à Boucieu entre deux missions à partir de 1712, où il fondera aussi la communauté des Soeurs du Saint Sacrement (aujourd’hui installée à Valence). Figure notable de l’histoire locale ayant laissé son empreinte dans la vie catholique, il a été béatifié en 2004 par le pape Jean-Paul II. Aujourd’hui encore, le chemin de croix de Boucieu attire un grand nombre de pèlerins, en particulier le Vendredi Saint.

Une station chapelle du chemin de croix dans la montée vers l’ancienne maison des Soeurs du Saint Sacrement. Les peintures des scènes de la Passion ont été remplacées par des bas-reliefs de Dante Donzelli dans les années 1960.
L’église Saint Jean Baptiste abrite la sépulture du Bienheureux Pierre Vigne
Les stations chapelles ont parfois été intégrées au bâti, comme celle sur la droite de la photo.

Retour vers la vallée du Rhône

De Boucieu, je suis redescendue dans la vallée du Rhône en longeant la rivière. La route permet en particulier de traverser les gorges du Doux, et d’apercevoir leur mythique voie ferrée. Elle est toujours régulièrement empruntée par le Mastrou, un train à vapeur.

Je n’ai pas fait d’autres arrêts car la journée était déjà bien avancée. Toutefois si vous avez envie de prolonger le road-trip, vous pouvez partir en direction de Saint Félicien au lieu de revenir directement dans la vallée du Rhône. Il est également possible de profiter du passage par Tournon pour découvrir la ville et ses environs. Voici quelques idées que j’ai pu tester au fil de temps :

[projet 52-2022] semaine 40 – parc ou jardin

Cette semaine, je vous invite au parc ou au jardin à travers le thème du projet 52. Pour ma part, je n’ai ni l’un ni l’autre à domicile (mais j’ai une jolie petite cour qui me satisfait pleinement ! ). J’aime bien me promener dans les grands parcs urbains, comme le Parc Jouvet ou le Parc des Trinitaires à Valence. J’aime aussi arpenter les parcs paysagés des châteaux que je visite, comme à Chantore l’été dernier (et je regrette d’avoir manqué de temps pour découvrir mieux le jardin de la Maison de George Sand). J’aime aussi les jardins nés de l’imagination de passionnés, par exemple les Jardins Secrets en Haute Savoie, le Jardin des Sables à côté de chez moi, le jardin zen d’Erik Borja ou le parc botanique de Haute Bretagne visité il y a deux ans. Je pense que vous l’avez compris : je suis fascinée par les agencements végétaux !

Aussi, lorsque samedi dernier, je suis allée à Lyon (pour visiter une partie des expositions de la Biennale d’Art Contemporain, dont je vous reparlerai), j’étais ravie à l’idée d’aller faire un tour au Parc de la Tête d’Or où je n’ai pas mis les pieds depuis des années. Mais, la météo en avait décidé tout autrement, et alors que chez moi, il a fait beau toute la journée, j’ai essuyé de nombreuses et violentes averses à Lyon. Cela m’a fait renoncer à la balade au parc qui n’aurait pas été agréable de toutes façons. Vous n’aurez donc droit qu’à une photo prise rapidement au bord du trottoir, entre deux averses : le symbole de ma promenade loupée !

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Pour découvrir si les autres participants sont allés se promener au parc ou au jardin, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Auvergne] Street Art City, capitale autoproclamée du street art

J’avais repéré Street Art City lorsque j’avais regardé les balades à faire dans les environs de Montluçon au printemps. Finalement, le planning du séjour printanier ne m’avait pas permis d’y aller, mais j’avais gardé l’idée dans un coin de ma tête. C’est en rentrant de Bretagne cet été que nous sommes passées par l’Allier avec Melle 3e et que nous en avons profité pour une immersion dans Street Art City, capitale du street art en France…

Un lieu atypique

Street Art City, c’est un lieu atypique et une histoire qui ne l’est pas moins. Situé au cœur de la campagne bourbonnaise, cet ancien centre de formation des PTT n’avait pas particulièrement vocation à devenir un haut lieu du street art en France. Abandonné dans les années 1990, l’endroit, perdu au milieu de nulle part ne semblait pas prédisposé à devenir cette résidence artistique dédiée à l’art urbain. Et pourtant…

En 2015, Sylvie promenait Bijou, son chien, quand elle a eu une idée géniale : transformer ce site abandonné pour lui donner des couleurs avec « ce que l’on voit sur les périphériques, dans les villes, dans les gares ». Avec son époux Gilles, ils creusent cette idée, se renseignent sur cet univers artistique, et rachètent l’ancien centre de formation.

Dès 2016, des artistes investissent les lieux, créant des fresques monumentales mais aussi décorant petit à petit les 128 chambres de l’hôtel du centre de formation.

Aujourd’hui, Street Art City, ce sont 22 500 m² d’œuvres en perpétuel renouvellement dans un lieu qui ne sera pas démoli (à la différence d’autres lieux investis par les street artistes pour quelques mois d’exposition avant démolition), en faisant ainsi une référence mondiale.

le visage de la fillette est une oeuvre de Stinkfish, dessous un lettrage un peu old school par Soir2 et Zeso

Un parcours extérieur hors normes

Quand on arrive à Street Art City, on a l’impression de s’enfoncer dans le bocage bourbonnais jusqu’à ce qu’on arrive au panneau d’entrée de la « ville » au détour d’un virage. Déjà, on aperçoit les fresques immenses et l’effet est saisissant.

Après un petit arrêt au portail d’entrée pour valider notre billet (nous l’avions préacheté via internet mais il est possible de payer sur place), et récupérer le guide de visite ainsi que quelques conseils, nous nous dirigeons vers le parking, à l’intérieur même du site. Nous mesurons alors réellement l’ampleur des lieux, et commençons à comprendre pourquoi il est conseillé de passer une journée complète sur place. Nous avons bien fait d’arriver à l’ouverture, à 11.00 du matin !

Nous commençons notre découverte par les espaces extérieurs. L’ensemble des bâtiments est recouverts de fresques monumentales. Des dizaines d’artistes sont ainsi exposés, et les univers picturaux sont multiples, tout comme les techniques utilisées. Dire que nous en prenons plein les yeux est un euphémisme !

Bien entendu, comme dans toute exposition, certaines œuvres nous plaisent plus que d’autres, nous parlent plus que d’autres. Mais l’ensemble est indéniablement époustouflant !

Le guide de visite nous permet de découvrir le nom de l’artiste (ou du groupe d’artistes) ayant réalisé la fresque, ainsi que quelques éléments de contextualisation. Mais je dois avouer que nous avons préféré nous laisser porter par nos ressentis sans chercher à trop intellectualiser l’expérience.

Coup de coeur pour la délicatesse du trait de SimpleG

Des galeries d’art au cœur de la campagne

Mais Street Art City, ce ne sont pas que des fresques gigantesques en extérieur. En effet, l’intérieur des bâtiments a également été exploité et une partie transformée en galeries d’art.

Nous avons parcouru avec plaisir les différentes galeries, expositions d’œuvres plus intimistes réalisées par des artistes ayant aussi mené des projets de fresque à l’extérieur.

Il est également possible de déjeuner au cœur même de Street Art City, soit en ayant apporté son pique-nique et profitant des espaces enherbés avec vue sur les fresques, soit en s’asseyant au restaurant du site installé au milieu d’une galerie d’art. C’est pour cette seconde option que nous avons opté, et nous n’avons pas regretté notre choix. Déjeuner (frais et local) au milieu des œuvres était une belle expérience.

Rimbaud version post-covidienne par L8Zon

L’expérience immersive de l’Hôtel 128

Après le déjeuner, nous nous sommes rendues à l’Hôtel 128 pour une expérience immersive. En effet, il a été proposé aux artistes en résidence à Street Art City de prendre possession chacun d’une chambre du bâtiment d’hébergement de cet ancien centre de formation des PTT. Avant d’entrer dans l’hôtel, un petit film nous explique les consignes de sécurité à appliquer afin de profiter pleinement de l’expérience tout en préservant les œuvres.

On nous remet alors à chacune une lampe frontale puis on nous assigne un des quatre étages pour débuter la visite (cela permet de répartir le flux des visiteurs sur l’ensemble du bâtiment pour avoir des conditions de visite pour chacun plus agréables). Les couloirs sont plongés dans l’obscurité, et les portes fermées. Melle 3e étant assez grande, nous pouvons profiter de façon individuelle de l’expérience en entrant chacune seule dans les chambres, une par une. C’est alors un parcours nous emportant littéralement à l’intérieur des univers de chaque artiste que nous débutons.

L’expérience, pleinement immersive, est également très intense, renforcée par l’effet de surprise à l’ouverture de chaque porte et le côté Shining de ces longs couloirs sombres. Certaines chambres sont vraiment « remuantes », parfois perturbantes aussi. Il est difficile de rester insensible et quasiment chaque porte poussée est un aller simple vers des émotions parfois fortes.

J’ai pour ma part été contrainte de stopper (à regret) l’expérience au bout d’un étage et demi, laissant Melle 3e terminer à son rythme. En effet, les couloirs sont recouverts de moquette murale qui n’a pas vu un aspirateur depuis des décennies, et cela m’a déclenché une crise allergique. Commençant à suffoquer, j’ai préféré retourner à l’air libre ! Malgré cela, j’ai vraiment apprécié l’expérience Hôtel 128 et je trouve que c’est une idée absolument géniale !

Intérieur/extérieur – à travers la vitre

Ensuite, nous avons pris le temps de terminer le tour de bâtiments mais aussi d’aller revoir nos fresques préférées. L’après-midi touchait à sa fin quand nous sommes reparties, des couleurs plein la tête !

Une des premières fresques de Street Art City par Crey One
De gauche à droite, des oeuvres de Dépose, Aéro et Rast
« Auprès de sous mon arbre » – Georges Brassens par Pink’Art Roz
Inspiration Mucha et Roy Lichtenstein pour cette fresque par Solo et Diamond
Ted Nomad – une des belles découvertes faites à Street Art City !
oeuvres de Kal Dea, Anna Conda et Antonin Rêveur
Futurisme par Sakew
Visages par Ted Nomad
Alice par Zeso et BKFOXX
Japonismes par Zeso
Au centre, œuvre de Ted Nomad

Street Art City – Allier – août 2022

(*) Street Art City est situé sur la commune de Lurcy-Lévis, dans le nord du département de l’Allier. C’est ouvert du printemps à l’automne et les informations pratiques sont à retrouver sur leur site internet.

(**) Vous ne verrez pas ici de photos des galeries ni de l’Hôtel 128 car j’ai respecté la consigne de ne pas en faire à l’intérieur des bâtiments..

[projet 52-2022] semaine 39 – c’est du sport

Pour ce thème « c’est du sport » du projet 52, j’avais pensé à la reprise des concours d’équitation pour Melle 3e. D’ailleurs, tout semblait parfaitement coller au calendrier : le premier concours de cette saison était prévu dimanche dernier. Mais c’était sans compter sur l’intervention de Dame Nature… En effet, les fortes pluies dans les 48 heures précédentes les épreuves ont rendu le terrain de cross impraticable (ou du moins trop dangereux pour être praticable). Le concours a donc été annulé, à la plus grande déception de Melle 3e (qui en plus a appris le même jour qu’un autre concours qu’elle comptait faire ce mois-ci n’aura pas lieu non plus). La reprise de la compétition sera donc pour une prochaine fois (on espère avant la fin du mois malgré tout… car après la saison hivernale arrive et les concours se font plus rares, et moins agréables niveau météo) !

Donc, pour cette semaine, je suis partie chercher une photo dans mes archives. Elle a été prise lors du dernier concours officiel de la saison dernière, lors d’un beau week-end de compétition à Saint Paul Trois Châteaux.

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Pour voir comment les autres participants font du sport, il suffit de suivre les liens dans les commentaires..

[Drôme] à la grotte de Thaïs, plonger dans le monde souterrain

Alors qu’une n-ième vague de chaleur s’était abattue sur la région l’été dernier, nous avons, avec Melle 3e, cherché où nous pourrions bien aller nous mettre un peu au frais. Très vite, l’idée d’une grotte a émergé. Comme nous étions allées à la grotte de Choranche il n’y a pas si longtemps (et dans des circonstances similaires), nous avons opté pour aller redécouvrir la grotte de Thaïs à Saint Nazaire en Royans.

La grotte de Thaïs présente un paysage souterrain typique de karst

De la préhistoire… à nos jours

L’occupation de la grotte de Thaïs remonte à la préhistoire. En effet, de nombreuses découvertes archéologiques ont permis d’établir avec certitude qu’homo sapiens venait ici à la belle saison et s’y installait pour passer quelques mois en chassant. La première partie de la visite porte donc sur cette occupation préhistorique de la grotte et sur le mode de vie de nos ancêtres nomades, leurs outils, mais aussi leur art. En effet, si aucune paroi de Thaïs n’a servi de support artistique, on y a trouvé plusieurs os sculptés, dont le fameux os coché, visible au musée de Valence, et qui pourrait bien être le tout premier calendrier de l’histoire de l’humanité.

Fermée par les éboulements, ses entrées masquées par les maisons du village, la grotte ne verra plus d’humain pendant plusieurs siècles. Elle n’est pourtant pas complètement cachée, puisqu’une rivière sort de la grotte pour se jeter dans la Bourne, au pied de l’aqueduc. C’est finalement dans les années 1970 que la grotte sera vraiment aménagée pour la visite.

Ainsi, toute la partie émergée de la grotte est aujourd’hui accessible aux visiteurs pour une découverte à la fois préhistorique et géologique. La visite à pied s’achève là où commence le monde de la rivière souterraine. Plus d’un kilomètre de galeries noyées ont toutefois été explorées par des plongeurs spéléologues, et on ne sait pas dire combien il en reste à explorer. Ces plongées profondes sont rares car les expéditions sont couteuses et nécessitent beaucoup de préparation.

L’autre grand mystère de la grotte, c’est la provenance de cette rivière. Malgré plusieurs études, et expérimentations, la source n’a pas été trouvée. Il semblerait que la rivière arrive de sous la montagne de Musan compte-tenu de l’orientation des galeries, mais à ce jour, il n’y a aucune certitude.

Concrétions colorées

Merveilles souterraines

L’intérêt de la visite de la grotte de Thaïs (outre les 13°C constants qui nous ont permis de passer un bon moment au frais) réside dans sa géologie. Les salles de la grotte ont été creusées au fil des millénaires par la rivière souterraine. Puis, quand le niveau de l’eau a baissé, ce sont les infiltrations qui ont pris le relais, produisant des stalactites et stalagmites, mais surtout des draperies et autres concrétions aux formes originales.

Et ces concrétions se sont parées de nombreuses couleurs. Le monde de la grotte de Thaïs n’est absolument pas monochrome. On croise de l’ocre, du noir, du rouge. Ce sont les résultats de l’oxydation des minéraux présents dans le sol au dessus de la grotte (en particulier le fer), qui, transportés par l’eau, se déposent avec le calcaire.

Se promener dans la grotte de Thaïs, c’est véritablement s’aventurer dans un monde onirique, inattendu et merveilleux !

La grotte de Thaïs a de nombreuses couleurs et ce noir est du à une oxydation tout à fait naturelle
S’aventurer dans les entrailles de la terre
Concrétions « en chou-fleur »
La salle rouge doit sa couleur à l’oxydation du fer présent au dessus de la grotte
Draperies….
Draperies (bis)

Grotte de Thaïs – Saint Nazaire en Royans – Vercors – Drôme – août 2022

(*) Si vous souhaitez visiter la grotte de Thaïs, les conditions d’accès sont détaillées sur le site internet de Visites Nature en Vercors. Il y a du stationnement à proximité de la grotte.

[petits moments] septembre 2022 – gastronomie et photographie

Septembre reste le mois de la rentrée, même si j’avais déjà repris le chemin du bureau depuis mi-août. Et cette année, la rentrée a été particulièrement chargée au travail (et d’ailleurs, je ne suis pas la seule à m’en être fait la réflexion !), entre déplacement professionnel, opérations « coup de poing » pour venir à bout de tâches fastidieuses et chronophages, projets à mener… Heureusement, cela a été contrebalancé par de jolis moments de rencontres et de partage, tant dans mon environnement professionnel qu’autour du blog !


Valence en Gastronomie Festival

Le week-end du 10/11 septembre a été marqué par un événement valentinois très attendu : le Valence en Gastronomie Festival, auquel je me suis rendue autour de deux moments forts.

Les Goutatou pour découvrir un maximum de spécialités

D’abord, à l’invitation (collaboration commerciale non rémunérée) de Valence Romans Tourisme, j’ai pu aller profiter des Goutatou. Le principe est simple : on achète des tickets « Goutatou » que l’on échange ensuite sur les stands des différents partenaires pour des dégustations de produit salés ou sucrés, à boire ou à manger. C’est l’occasion de retrouver des marques, artisans et producteurs connus, mais aussi de découvrir d’autres maisons… J’y suis allée avec Melle 3e et nous avons choisi de partager nos assiettes afin de multiplier les (re)découvertes !

Nous avons particulièrement apprécié :

  • la générosité des parts proposées par la maison Nivon
  • la finesse du ceviche de daurade préparé par la maison Chabran
  • les surprenants nouveaux parfums de compotes Charles et Alice, dont celle au citron/basilic
  • les saveurs franches sorbets des Vergers Glacés
  • le choix de pâtisseries chez Joël Patouillard et chez Aurélien Fournier
  • l’authenticité des charcuteries de la maison Guèze
  • l’originalité des ravioles à l’ail noir de la Mère Maury.
C’est parti avec les Goutatou en main ! // la daurade par la Maison Chabran
Gourmandises sucrées : sorbet, chocolat et Suisse..

La soirée magique

En fin de journée, conviée par Drôme, c’est ma nature (dont je suis ambassadrice), je suis retournée sur le site du festival. Après un moment d’échanges avec d’autres ambassadeurs autour de bons produits de notre département, et les discours d’usage, j’ai pu profiter de la soirée du festival sur le Champ de Mars de Valence.

Autour du kiosque Peynet, quelques food trucks avaient pris place. Mais le plus intéressant se passait sur scène où l’illusionniste drômois Dani Lary était attendu pour un grand show spécialement conçu pour l’occasion. Si certains tours étaient des grands classiques de la magie, j’ai été époustouflée par les numéros de grande illusion et en particulier par l’instant de poésie qui a clôturé le spectacle : le fameux piano volant !

Une fin de journée autour du kiosque Peynet


Les rencontres de la photo de Chabeuil

Le même week-end que le Valence en Gastronomie Festival se tenaient également les rencontres de la photo de Chabeuil, dont il s’agissait de la 21e édition. Pendant 4 jours, du jeudi au dimanche, 24 expositions étaient organisées dans différents lieux du village. Si cette édition était dans un format (durée et nombre d’expositions) plus restreint qu’il y a quelques années, elle a encore réservé aux visiteurs de jolies surprises et un contenu de qualité.

J’ai profité de la journée du dimanche pour aller en visiter une bonne partie avec Melle 3e. Nous avons fait le choix de nous concentrer sur les expositions en cœur de village afin de nous déplacer à pied.

Mes coups de coeur ont été pour les cyanotypes de Baptiste Morel et pour les photos de l’invité d’honneur, Franck Seguin. Ce dernier, photographe de sport et rédacteur en chef photo au journal L’équipe, présentait deux séries. La première série reprenait des photos iconiques d’évènements sportifs, mises en face des unes qu’elles ont illustrées. La seconde série mettait en scène l’apnéiste Guillaume Néry en plongée, donc d’impressionnantes photos avec des baleines.

Se repérer parmi les différentes propositions
cyanotypes de Baptiste Morel // photos de sport de Franck Seguin
Capturer la vue depuis l’un des lieux d’exposition // croiser des photos partout

[projet 52-2022] semaine 38 – quand il pleut…

« Quand il pleut… » Ce thème du projet 52 n’est sans doute pas le plus pertinent en cette année 2022 où nous vivons une sécheresse importante dans toutes les régions de France.

Malgré tout, la fin de l’été s’accompagne chez moi du retour des orages, parfois violents. C’était le cas ce soir-là alors que je rentrais du travail. Quand mon train est arrivé à quai, il ne pleuvait pas. Quand je suis sortie de la gare, c’était le déluge. Habituellement, en s’abritant sous les panneaux solaires qui couvrent le parking et en passant rapidement d’un abri à l’autre, j’arrive à regagner ma voiture sans être trop mouillée. Cette fois, c’était mission impossible et le temps d’arriver à ma voiture, j’avais l’impression de sortir de sous la douche.. toute habillée !

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Pour voir ce que font les autres participants quand il pleut, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Bretagne] remonter le temps à Fougères

Nous étions parties avec Melle 3e pour nous promener dans les rues médiévales de Fougères…. mais c’est un véritable voyage à travers le temps que nous avons fait !

Vue sur l’entrée du château depuis l’une des tours et sur la ville haute dont on remarque le beffroi. Sur la gauche, on aperçoit aussi la rue de la Pinterie qui permet de relier le château à la ville haute par l’intérieur des murs de la ville.

Le long du Nançon dans la basse ville

Nous sommes parties du pied du château pour notre balade. Nous avions en effet prévu de nous promener dans les rues de la basse ville, le quartier médiéval de Fougères. Derrière l’église Saint Sulpice, plusieurs maisons à pans de bois ont traversé le temps et donnent un charme particulier à ce quartier calme, malgré sa proximité immédiate avec le château.

Nous avons suivi le cours du Nançon, la petite rivière qui alimente en eau les douves du château avant de faire tourner les moulins puis de poursuivre son chemin. A l’arrière des maisons, un cheminement piéton permet en effet de longer le cours d’eau et de le traverser en plusieurs points.

Arrivées au lavoir, nous avons poursuivi notre promenade par le jardin public. A flan de coteau, il permet de gagner le haut de la ville et des quartiers remaniés plusieurs fois entre le XVIIe et le XXe siècles tout en profitant d’une vue plongeante sur le château.

Maisons à pans de bois dans la basse ville
Le long du Nançon, profiter du calme
A quelques pas du château, les rives du Nançon sont un havre de paix !

Passage par la ville haute

Notre passage par la ville haute a été plutôt bref. Après avoir admiré l’intérieur de l’église Saint Léonard et profité du point de vue depuis le square adjacent, nous nous sommes contentées de remonter la rue Nationale. Nous en avons toutefois profité pour admirer les façades des hôtels particuliers qui la bordent, ainsi qu’à la superbe maison à pans de bois qui héberge le Musée Emmanuel de la Villéon.

Au niveau du théâtre, nous avons choisi de redescendre directement vers le château car l’heure du goûter approchait et nous avions envie de déguster une crêpe (or c’est au niveau du château que l’on trouve les crêperies servant toute la journée).

Sur le trajet, nous avons tout de même pris le temps d’entrer dans le petit jardin qui dessert les anciens remparts de la ville afin de profiter de la vue sur le château et la ville. J’ai toujours bien aimé cet endroit, un peu à l’écart, pas forcément très fréquenté et qui offre un point de vue original sur les environs (et puis, c’est dans une crêperie donnant sur ces jardins que nous avions fêté l’obtention de notre bac avec mes copines).

Hôtel particulier du XVIIIe siècle, rue Nationale
Invitation au farniente au pied du beffroi
Vue sur le château depuis les remparts de la ville
Sur les remparts de la ville…

Ambiance Moyen-Âge dans le château

Visiter le château ne faisait absolument pas partie de ce que nous avions prévu, mais alors que nous prenions notre goûter à proximité, nous avons aperçu un cheval par l’ancienne poterne. Cela a piqué notre curiosité et nous sommes donc allées voir de plus près de quoi il retournait : c’était le week-end des journées médiévales et de nombreuses animations se passaient dans les cours du château. Il n’en fallait pas plus pour nous décider à changer nos plans !

La forteresse de Fougères faisait partie du système de défense des Marches de Bretagne. A compter de l’an mil et pendant cinq siècles, elle sera l’objet d’une constante amélioration, bénéficiant des techniques les plus efficaces de chaque époque pour lutter et résister aux sièges. Aujourd’hui, elle demeure la plus grande forteresse médiévale d’Europe dans cet état de conservation, témoignage de l’architecture militaire de la seconde moitié du Moyen-Âge.

Au fil des dernières décennies, des travaux de restauration, de consolidation et de sécurisation ont permis d’augmenter les espaces librement accessibles au public (la visite se fait avec un audioguide si on le souhaite). Il est ainsi possible de faire quasiment l’intégralité du tour du château sur les remparts.

Ce jour-là donc, des animations médiévales avaient lieu un peu partout dans le château, la plupart dans la basse-cour. Nous avons donc rapidement retrouvé le cheval qui nous avait attiré ici. Présenté par sa cavalière, il servait de modèle pour des explications sur les chevaux utilisés au Moyen-Âge pour les batailles et les tournois. Un peu plus loin, il était possible d’en apprendre plus sur la cuisine médiévale, l’utilisation des plantes à des fins médicales ou tinctoriales, mais aussi les armes et leur maniement. Enfin, des compagnies de reconstitution historiques se livraient des combats à pied afin de démontrer la supériorité de la valeur de leurs chevaliers….

Nous avons passé un long moment à aller d’une présentation à l’autre et à écouter les passionnés qui partageaient leurs connaissances, tout en revisitant le château. Nous aurions d’ailleurs bien prolongé jusqu’en début de soirée cette expérience si nous n’avions pas eu une contrainte familiale à honorer !

au galop dans la cour du château
Dans la basse cour du château
Les murs du château depuis l’une des tours

Fougères – Ille-et-Vilaine – août 2022

(*) Si vous souhaitez visiter le château de Fougères (ou connaître les dates des prochaines journées médiévales), il faut vous rendre sur leur site internet. Attention, la visite se fait essentiellement en extérieur donc méfiez-vous des jours de pluie et des jours de forte chaleur !