Nous avons de la chance dans la Drôme car nous avons beaucoup de nombreux producteurs et artisans qui font un travail de qualité. Il est ainsi relativement facile de se régaler à base de produits locaux que l’on trouve au marché ou dans les magasins de producteurs. Mais nous avons aussi beaucoup de bons restaurants, qu’il s’agisse d’établissements proposant une cuisine simple mais de qualité, de bistronomie ou de restaurants étoilés. J’ai d’ailleurs déjà eu plusieurs fois l’occasion de dîner dans certains de ces derniers (La Cachette et Flaveurs à Valence, et le Carré d’Alethius à Charmes sur Rhône), ainsi que dans leurs adresses bistronomiques (en particulier, le Bac à Traille et André). Il faut dire que nos chefs étoilés ont à cœur de faire découvrir leur cuisine et proposent différents rendez-vous plus abordables que leurs grandes tables.
En arrivant chez Anne-Sophie Pic
Un quatre-heures chez Anne-Sophie Pic
Ainsi, Anne-Sophie Pic, cheffe triplement étoilée pour son restaurant valentinois (et cumulant 10 étoiles sur l’ensemble de ses restaurants), propose à certaines périodes de l’année un quatre-heures. Je l’avais bien repéré depuis un moment sur les réseaux sociaux de la Maison Pic, mais n’avait pas trouvé d’occasion pour y aller. Celle-ci est venue par hasard un samedi après-midi où j’ai croisé ma copine Laeticia en ville. Elle venait d’appeler pour réserver afin d’y aller le lendemain avec quelques autres de mes connaissances. Il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’elle réussisse à me convaincre que c’était une bonne idée de me joindre à eux et a aussitôt rappelé le restaurant pour ajouter une personne.
Nous nous sommes donc retrouvés à 6 le dimanche un peu avant 16.00. Dès l’entrée dans l’établissement, c’est un cocon à la fois doux et chaleureux. Une fois à notre table, nous devons choisir une boisson sur la carte dédiée au quatre-heures. Nous aurons ensuite quatre services de bouchées sucrées, apportées par les pâtissiers qui nous expliquent ce que nous allons déguster et dans quel ordre il est préférable de le faire. Les prémices, les viennoiseries, les pâtisseries et les desserts à l’assiette se succèdent, tout en délicatesse et subtilité. L’expérience se termine par un cocktail sans alcool très floral.
La carte du bar Rose
Cocktail floral
Prémices sucrées
Caviar de chocolat et bouchée chocolat-menthe
Matcha comme un tiramisu
La fraise et la rhubarbe
Nous avons avons vraiment passé un excellent moment, dans l’ambiance feutrée des salons de la Maison Pic. Pendant presque 2 heures et demie, les bouchées se sont succédées, tranquillement. Nous y étions le dernier jour de service de la version de l’été 2023. Et j’ai maintenant très envie de découvrir la nouvelle proposition pour l’hiver.
(*) Le quatre-heures n’est pas servi tous les jours et est obligatoirement sur réservation au moins la veille. Il était à 49 € par personne lorsque nous y sommes allés.
Des découvertes au Valence en Gastronomie Festival
Le Valence en Gastronomie Festival est un rendez-vous annuel qui se tient au moment de la rentrée. Pendant un week-end, différentes activités sont proposées autour de la gastronomie (ainsi, en 2019, j’avais participé à un speed-tasting). Restaurateurs, artisans et producteurs font découvrir leurs spécialités sur un marché où les dégustations se paient en Goutatou, des tickets que l’on peut acheter sur place. C’est une très bonne occasion pour goûter la cuisine de grands chefs ou des produits originaux. J’avais beaucoup apprécié l’expérience l’an dernier et j’avais hâte de la réitérer cette année.
Fin de journée sur le champ de Mars où se passe le festival
Goutatou en main, je suis prête à me régaler !
J’avais également la chance d’être conviée à la soirée donnée par Drôme c’est ma nature, l’agence d’attractivité départementale dont je suis ambassadrice. C’est donc en fin de journée du samedi que je suis allée sur le site du festival. Cette année, tout avait été regroupé sur le Champ de Mars à Valence. Je pensais avoir le temps de faire le tour avant le début de la soirée, mais j’ai passé un peu trop de temps à échanger sur le stand de l’Ardèche avec une personne de l’agence départementale de tourisme autour de futurs rendez-vous. Aussi, j’ai ensuite filé rapidement pour assister au cocktail sur le stand de la Drôme.
Tartes fines aux légumes d’été et mini-caillettes
Macarons salés chèvre/poivron
Comme il me restait plein de Goutatou, je suis revenue le dimanche en fin de matinée. J’ai ainsi pu me composer un brunch entre sucré et salé : de la pogne, des glaces, des bouchées salées et sucrées… J’ai également fait quelques achats, en particulier du miel de l’Ain (qui était un des départements invités de cette édition du festival), du vinaigre balsamique produit en Ardèche, des sablés fourrés fabriqués à Tain l’Hermitage, des compotes, de quoi préparer du thé glacé et des chouchous à base de noix de Grenoble.
Bouchée salée de la Maison Pic, tomate & romarin
Mes achats…
(*) Les deux planches de Goutatou que j’ai « dépensées » sur le festival m’ont été offertes par Drôme c’est ma nature (collaboration commerciale / invitation). J’étais totalement libre sur la façon de les utiliser, et sur mes choix de dégustations.
Au cours de l’été, j’ai pu profiter de plusieurs spectacles et expositions autour de chez moi. Je vous avais déjà parlé en juillet de l’exposition temporaire au Musée de Valence et d’un concert de musique classique à Crest. Dans cet article, j’évoquais d’autres propositions issues de la programmation culturelle de l’été dont j’espérais bien profiter. J’ai effectivement pu assister à certains spectacles et découvrir certaines expositions. Je vous propose un petit retour sur ces expériences.
Fresque de Quentin Caillat à Cap Vaise -Lyon 9e
Magonia, exposition de street-art à Lyon
Juste avant de partir en vacances d’été en dehors de la région, j’ai découvert qu’il y avait une exposition de street-art à deux pas du bureau, dans le 9e arrondissement de Lyon. Le collectif lyonnais Blast Art a investi les locaux de Cap Vaise destiné à être détruits pour un nouveau projet immobilier. Il y ont installé leurs ateliers depuis quelques années et pour encore quelques mois. Ils en ont profité pour monter une exposition éphémère : Magonia, voyage en Apesanterre. Celle-ci se terminant avant mon retour de congés et n’étant ouverte qu’en fin de semaine, j’ai vite pris des billets pour le samedi matin suivant, où je suis dont allée exprès à Lyon.
Le superbe dragon d’Ardif au fond et sur le côté une fresque de Lorraine MottiSinge par KaloufFresque par Raffu
Je n’ai pas regretté un instant d’avoir pris le train ce samedi matin, même s’il avait fallu se dépêcher un peu. En effet, arrivée à Cap Vaise, j’ai vite été emportée pour le lointain univers de Magonia. Après quelques explications sur l’origine de Magonia, et ses liens avec la ville de Lyon, j’ai pu déambuler librement dans l’exposition. Entre fresques et installations monumentales et petits objets et dessins, l’exposition entrainait le visiteur à la découverte du peuple magonien dans un dédale coloré et ludique. Cette exposition était une véritable ode à la rêverie et à l’imaginaire, et je me suis laissée emporter…
Le retour à la réalité d’un matin lyonnais a été un peu difficile. Heureusement, des fresques se déploient sur les murs extérieurs, dont certaines de Kalouf ou encore Ardif. Puis, je suis allée faire un tour dans l’atelier, histoire de prolonger la magie et de voir les coulisses de la création de ces œuvres. J’ai en particulier pu y admirer le travail de Romain Larchandet, qui créé des êtres entre steampunk et transformers, à partir d’objet de la vie quotidienne. Je crois que dorénavant, je ne regarderai plus vraiment pareil un grille-pain ou un aspirateur !
Ajax, le guerrier en pièces de scooterCeci était un aspirateur !
Magonia, voyage en Apesanterre – exposition à Cap Vaise -Lyon 9e Juillet 2023
Lever de soleil, concert magique à Saoû
En juillet, je vous disais que je souhaitais assister à un concert au lever du soleil dans le cadre du festival Saoû chante Mozart. L’idée d’un concert de musique classique au petit matin me plaisait beaucoup, avec une façon légère de casser les codes. Écouter Mozart et Schubert en plein air et en veste polaire, je trouvais la perspective réjouissante. J’y suis effectivement allée, et c’était un moment absolument magique. J’avais mis mon réveil à sonner très tôt afin d’avoir le temps de me faire un café avant de prendre la route sur Saoû, et je ne l’ai pas regretté un instant. En stationnant ma voiture à l’entrée du village, j’ai entendu quelques notes de piano qui s’élevaient dans les airs. Le soleil était encore caché derrière les montagnes de la forêt de Saoû. J’ai traversé doucement le village qui s’éveillait à peine pour gagner le château d’Eurre.
Traverser Saoû au petit matinLe long de la rivièreArrivée au château d’EurreEn place pour le concert
J’ai pris place sur une chaise face au piano, un champ de lavandes et les montagnes à ma droite. A 7.00 du matin, Emmanuel Strosser a pris place devant le clavier. Les notes de Mozart puis de Schubert se sont mêlées au chant des oiseaux et au murmure de la rivière. Le temps n’existait plus tandis que les premiers rayons du soleil venaient réchauffer l’atmosphère un peu fraîche. Le moment était suspendu aux touches du piano. Le bavardage de Mozart a cédé à la pureté de Schubert. C’était tout simplement magique….
Quand la nature et la musique se combinent…Emmanuel Strosser nous parle du morceau qu’il va interpréter
Terminer le concert par un café/croissant dans les lavandes…
Château d’Eurre (privé, non ouvert à la visite) – Saoû – Drôme – juillet 2023
L’Avare, les fêtes nocturnes à Grignan
Chaque été, les fêtes nocturnes au château de Grignan proposent une nouvelle pièce de théâtre, montée ou adaptée spécialement pour ce lieu hors du commun. Dans la cour Renaissance, au pied de la superbe façade, la scène est installée pour deux mois. J’y étais déjà allée deux fois, pour Fracasse en 2021 et pour Les Fâcheux l’année dernière.
Dans les ruelles de Grignan
Derniers rayons du soleil sur la terrasse du château de Grignan
Cette année, c’est encore Molière qui est à l’honneur, avec un pièce que l’on connait tous, au moins de nom. L’Avare est ici joué par Jérôme Deschamps et sa troupe, dans une adaptation de la mise en scène qu’il avait imaginée pour le TNP. Si l’acte 1 semble un peu plat dans sa mise en scène très académique, la facétie de Jérôme Deschamps se révèle pleinement dans les actes suivants. Entouré d’une dizaine d’acteurs, il nous entraine dans cette comédie dont je redécouvre le texte avec plaisir, m’apercevant qu’il est beaucoup moins simpliste que le souvenir que j’en avais gardé. Les 2 heures et quart de spectacle passent rapidement, tant la troupe nous emporte dans son délire…
Avant le lever de rideau
Le salut final
Château de Grigan – Drôme – août 2023
Andarta, légende gauloise à Upie
Cette année, l’équipe d’Upidum a monté le 3e volet des aventures d’Andarta, la déesse Voconce. Les deux premiers épisodes avaient été joués en 2015/2016 et 2018 respectivement. Si j’habitais déjà dans la Drôme, je n’avais pas eu l’occasion de les voir car j’étais en vacances aux dates du spectacle. Cette année, par contre, j’étais bien présente et je n’ai pas laissé passer l’occasion d’y aller. En plus, cela se passe à coté de chez moi, sur le site de Valsoyo à Upie.
L’entrée du village gaulois
J’ai eu un coup de cœur pour le dessin d’Andarta sur les gobelets !
Le site ouvrait à 18.30 pour un spectacle à 21.30. Avec Melle 3e, nous sommes arrivées dès l’ouverture afin de profiter un maximum des lieux. Et c’était une très bonne idée. Sur place, un village gaulois exposait plusieurs artisans : savonnier, potier, forgeron, fabriquant de tambours, créatrices de bijoux en pierres et métal… Je n’ai d’ailleurs pas pu résister à une jolie paire de boucles d’oreilles. Il y avait également des jeux pour petits et grands, à la fois simples et amusants. Un peu plus loin, un petit musée retraçait les moments marquants des deux premiers épisodes, tandis qu’un coin conte accueillait proposait une séance de rappel des évènements de ceux-ci. Ajoutez à cela une taverne proposant restauration et boissons, tout était réuni pour ne pas voir le temps passer !
Le coin des contes
En place pour le spectacle
Ensuite, place au spectacle. Installées sur les gradins du théâtre de verdure de Valsoyo, nous découvrons le fabuleux décor du village des Voconces. Pendant 1h15, une quarantaine de comédiens vont faire vivre Andarta, Ogmi et leurs amis pour nous raconter leur histoire. Le spectacle est grandiose avec effets spéciaux, feux d’artifices, jeux d’eau et animaux. L’humour du texte fait penser aux aventures d’Astérix. Les références sont nombreuses. Le spectacle s’achève par un flash mob entrainant les spectateurs sur la scène pour danser la chanson de la déesse Andarta. Nous n’avons pas vu le temps passer !
La légende d’Andarta – domaine de Valsoyo – Upie – Drôme – aout 2023
Il me reste encore plusieurs expositions à voir autour de chez moi, comme je le disais en juillet. Elles durent au delà de la période estivale, et je profiterai sans doute de l’automne pour y aller :
A Crest, le centre d’art propose une exposition autour d’André du Bouchet et de Pierre Tal Coat jusqu’au 8 octobre 2023.
A Montélimar, le Musée d’Art Contemporain propose une exposition « L’art et la matière » avec essentiellement des tapisseries et des céramiques. Elle est visible jusqu’à fin décembre 2023.
(*) Afin d’être totalement transparente, je vous signale que les places pour le Festival Saoû chante Mozart et celles pour La Légende d’Andarta sont des invitations qui m’ont été offertes dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée (et je remercie les organisateurs de ces deux évènements). J’ai par contre payé les billets pour les autres spectacles et expositions dont je parle dans cet article. Dans tous les cas, mon avis est libre et reflète l’expérience que j’ai vécue.
Début juillet, j’ai été invitée par l’office de tourisme du Pays Diois à découvrir les pépites qui se cachent autour de La Motte Chalancon. Ce joli village drômois se situe aux confins du Diois et des Baronnies, et offre des paysages magnifiques bordés de montagnes. J’ai eu la chance de vivre de belles expériences au cours d’un petit week-end qui avait vraiment des airs de vacances entre copains. Activités nautiques, randonnées, découverte du patrimoine, dégustations de vins, fromages et Clairette : tous les ingrédients pour passer de bons moments étaient réunis.
Gaston le mouton, mascotte du Pays Diois, nous a accueillis de bon matin avec un café au soleil
Le Serre de l’Âne, 5 millions d’année d’histoire de la planète Terre
Le rendez-vous était donné un samedi matin à 9.00 au site géologique du Serre de l’Âne sur la commune de La Charce. Là, un café nous attendait, l’occasion de faire connaissance (ou de retrouver) les 4 autres instagrameurs invités (Laetitia, Christelle, Virginie et Loïc), ainsi que nos hôtes : Ludivine, Boris et Johanna de l’office de tourisme du Pays Diois, et Laurent, maire de La Motte Chalancon, qui nous parlera toute la journée avec passion de cette vallée de l’Oule qu’il aime tant.
Nous en avons bien entendu profité pour découvrir le site géologique. Découvert en 1977, il est depuis un Espace Naturel Sensible du département de la Drôme. Il est en effet d’un intérêt géologique majeur puisque devant nous se déploient 5 millions d’années d’histoire de notre planète, marquant l’articulation entre deux périodes géologiques majeures, le Valanginien et le Hauterivien il y a plus de 130 millions d’années. Le site est mis en valeur par un parcours d’interprétation permettant même aux non-spécialistes d’en saisir l’importance. Et pour les spécialistes, le site du Serre de l’Âne devrait bientôt recevoir son clou d’or, ratifiant son intérêt exceptionnel pour les chercheurs au niveau mondial.
Panneaux d’interprétation et jeux de découvertes sont présentsAu pied du site, les panneaux permettent de comprendre les lieux
L’altiport de La Motte Chalancon, pour prendre de la hauteur
Après la découverte du Serre de l’Âne, nous sommes partis en direction de La Motte Chalancon où nous avons laissé nos voitures sur un parking afin de covoiturer pour le reste de la journée. Nous avons donc pris place dans le pickup de Laurent afin de nous rendre à l’altiport. Installés dans la benne du pickup, le déplacement avait déjà des airs d’aventure sur les chemins de terre menant au terrain d’aviation. Il était prévu un vol en ULM afin de survoler le village et les montagnes environnantes. Malheureusement, les conditions météo n’étaient pas favorables et ne permettaient pas le vol prévu en toute sécurité. Un bref survol du village aura lieu pour 2 d’entre nous, mais le vent continuant à se lever, ce ne sera pas possible pour les autres intéressés de voler. Situé sur un plateau à 800 mètres d’altitude, l’altiport offre cependant déjà un joli point de vue sur les environs.
Atterrissage à l’altiport de La Motte ChalanconVue sur la piste depuis la sortie du hangar de l’altiport de La Motte Chalancon
La Croix de Motte Vieille, randonnée panoramique
A l’altiport, nous avons été rejoints par quelques membres de l’organisation de l’UTMC – Ultra Tour de la Motte Chalancon. Elles sont venues nous parler des courses de trail qui sont organisées chaque année en juillet, avec 4 distances entre 76 km et 13 km, ainsi que des randonnées organisées le même week-end. Et en parlant de randonnée, elles nous en ont proposé une petite : direction la Croix de Motte Vieille pour une vue à 360° sur les environs.
Le balisage est artisanal sur cette sortie !
Longeant l’altiport, nous rejoignons un chemin qui monte à travers les bois vers un petit sommet. La balade sent bon le thym et la lavande sauvages. La montée est courte bien qu’un peu escarpée. Mais la récompense est au sommet. Depuis le pied de la croix (que je peux ajouter à ma collection de croix de sommet), le paysage est somptueux. Nous dominons le village, et les montagnes environnantes nous regardent. Les discussions vont bon train, tandis que nous en prenons plein les yeux.
Lavande sauvageLe village de La Motte Chalancon est à nos piedsLa vallée de l’Oule et les montagnes des BaronniesLa Croix de Motte Vieille
Un déjeuner à l’ombre des arbres
Nous redescendons car nous sommes attendus pour le déjeuner. En effet, l’hôtel des voyageurs de La Motte Chalancon nous ouvre exceptionnellement sa terrasse. Ils ne servent normalement à manger que le soir. Nous profitons de l’ombre des arbres tout en dégustant un repas uniquement composé de produits locaux, de l’apéritif au dessert. Le repas est frais et savoureux, parfait au milieu de cette journée un peu chaude. Nous prenons le temps de le déguster tout en échangeant (l’intérêt d’un instameet n’est pas uniquement de découvrir des lieux mais aussi de rencontrer des personnes ! Et si nous sommes 5 à partager nos aventures sur les réseaux sociaux, nous n’avons pas tous la même approche ni les mêmes centres d’intérêt. C’est toujours très enrichissant de confronter nos expériences et points de vue.).
Déjeuner en terrasseMelon, salade de petit épeautre, courgettes marinées, tomates colorées et caillette // tarte aux abricots
Le plan d’eau du Pas des Ondes, activités nautiques et baignade
Après le déjeuner, nous reprenons la voiture (en mode covoiturage) pour rejoindre le plan d’eau du Pas des Ondes, à quelques kilomètres. Ce lac a été creusé par l’homme et est alimenté par la nappe phréatique et par la rivière dans les années 1990 pour booster l’activité touristique. Situé dans un site grandiose, au pied des ruines du château de Cornillon et au niveau de la cluse du pas des Ondes, il s’agit en fait de deux plans d’eau. Le plus grand est réservé à la pêche et aux activités nautiques. Il est en effet possible de louer pédalos, kayaks ou paddles. Le plus petit est réservé à la baignade, qui est surveillée en juillet/août. Une offre de restauration (restaurant et snack) vient compléter les propositions.
Le site du plan d’eau du Pas des Ondes est splendide
Nous avons eu la chance de pouvoir tester toutes les activités que nous souhaitions. Aussi, une fois les maillots de bain enfilés (des cabines sont disponibles sur le site), chacun a choisi son embarcation. J’ai pour ma part évité le stand up paddle compte-tenu de mon sens de l’équilibre un peu trop aléatoire. J’ai hésité à prendre un kayak, mais je me suis finalement décidée pour partager un pédalo avec Ludivine. Nous avons ainsi fait plusieurs fois le tour du lac, et j’avoue que je ne me souvenais pas que le pédalo était aussi amusant. Nous avons même embarqué quelques passagers !
Il est possible de faire une petite randonnée pour aller voir le Pas des Ondes, la cluse par laquelle passe l’Oule. Il y a même une petite cascade de tuf… mais nous n’avons pas eu le temps cette foisActivités nautiques au Pas des Ondes
J’ai ensuite testé la baignade dans le petit lac. A ma grande surprise, l’eau n’était pas trop fraîche et j’ai pu y entrer sans aucune difficulté (bon, peut-être que mes origines bretonnes m’ont facilité la tâche, il semblerait que mes camarades même motivés ne se soient pas complètement mouillés). J’en au profité pour faire une petite traversée aller/retour à la nage. Se baigner en milieu naturel est tellement plus chouette qu’en piscine !
Le lac de baignade
La Motte Chalancon, village pittoresque
Après ces activités plutôt sportives, nous sommes retournés à La Motte Chalancon. Laurent nous a fait le plaisir de nous proposer une visite guidée, partageant l’histoire de son village et les anecdotes de son enfance dans les calades. Nous avons ainsi découvert un passage entre deux calades traversant une maison et dans laquelle il n’était pas possible d’être arrêté par décret du seigneur local, devenant ainsi un refuge pour les voleurs. Nous avons vu de charmantes ruelles aux noms amusants (avec une mention spéciale pour le Trou du Curé). Nous avons rempli nos gourdes aux fontaines alimentées par une source potable. Nous avons apprécié l’ombre et les façades fleuries. La Motte Chalancon est vraiment ce genre de village où passé et présent se mêlent à chaque coin de ruelle, d’escalier, de calade.
Façades colorées et vignes grimpantesPassage secretFontaine publiqueRuelle avec vueCoup de cœur pour cette boite à lettres du début du XXe siècleFontaine & lavoirLe centre ancien de La Motte Chalancon est très fleuriLe temple, sur les anciens remparts du villageLe trou du curé…
(*) Si vous n’avez pas la chance de pouvoir visiter le village avec son maire, il existe un parcours du patrimoine très bien fait. Vous pourrez trouver le tracé de celui-ci au niveau du bureau de l’office de tourisme où il est également possible de se procurer le dépliant correspondant. Tout au long de la balades, des panneaux explicatifs sont présents.
Une pause gourmande, entre vins et fromages
Nous avons fait une pause dégustation à la Cave des Gourmands Gourmets. A la fois épicerie fine, fromager et caviste, la boutique propose un large choix de vins et spiritueux ainsi que de produits locaux et italiens, tous soigneusement choisis par les propriétaires. Installée à La Motte Chalancon depuis à peine plus d’un an, la boutique prospère grâce à l’engouement des habitants, aux restaurateurs du village qui s’y approvisionnent (j’apprendrai un peu plus tard que même le snack de la piscine s’y fourni !) et aux visiteurs de passage qui apprécient la sélection pointue. Pour notre part, nous avons pu déguster un verre de vin blanc ou rouge (à consommer avec modération), du jus de coing ainsi que des fromages de chèvre.
Vin blanc « Le Mas Sylvia » – coteau des Baronnies // fromage de chèvre fermier
Une dégustation de Clairette de Die à l’ombre des tilleuls
Après la pause à la cave des Gourmands Gourmets, nous avons terminé notre découverte du village en montant jusqu’à l’église. Là, sous les tilleuls, nous étions attendus par l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants de Vercheny. La particularité de l’UJVR est de travailler les vignes et d’élaborer les vins ensemble. Contrairement à une cave coopérative où chaque viticulteur travaille ses parcelles puis amène son raisin à la cave, à Vercheny, tout est mutualisé, des terres aux outils de travail. Cette structure originale, mise en place au début des années 1960, est aujourd’hui encore portée par 8 associés, et quelques salariés. L’UJVR produit deux gammes de Clairette et deux gammes de Crémant de Die. Nous avons pu découvrir l’intégralité de la palette de leurs productions. J’ai pour ma part eu un vrai coup de cœur pour la Clairette « blanche ».
Un dernier effort pour arriver à l’église !L’église de La Motte ChalanconDégustation de Clairette de Die avec l’UJVR
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Une nuit au camping
Après la dégustation de Clairette, il était temps de se dire au revoir. Si la plupart sont rentrés chez eux, j’avais pour ma part accepté l’invitation de la mairie à rester pour la nuit dans un chalet au camping municipal. J’ai partagé le chalet avec une autre instagrameuse. Mais le logement étant prévu pour 5 à 7 personnes, nous n’étions pas à l’étroit. C’était la première fois que je dormais dans un camping (je suis plutôt hôtel ou gîte habituellement). Le camping municipal, situé à proximité de la rivière, bien arboré est très calme, et frais. L’ambiance est clairement familiale. Ici, pas d’animations ou de structures de jeux, mais un accès la piscine municipale, aux terrains de pétanque du village et à un petit snack tenu par Marie qui propose une petite restauration simple et faite maison. On nous avait conseillé le burger végétarien et nous n’avons pas été déçues.
Le chalet // la vue depuis le camping sur le village
Après le diner, et une bonne douche, je n’ai pas tardé à aller dormir : la journée avait été intense. Entre le lever matinal et les activités, je n’ai pas mis longtemps à trouver les bras de Morphée. Le dimanche matin, levée de bonne heure (que voulez-vous je suis plutôt du matin), j’ai pu longuement profiter de la jolie vue sur le village et d’un petit déjeuner sur la terrasse avant de reprendre la route vers la plaine de Valence.
La Motte Chalancon et ses environs – Drôme – juillet 2023
(*) Ce week-end était un instameet organisé par l’office de tourisme du Pays Diois et auquel j’étais invitée (collaboration commerciale non rémunérée). Si je remercie Pays Diois Tourisme, la mairie de La Motte Chalancon et tous les partenaires qui nous ont accueillis, mes avis et ressentis restent, comme toujours, libres et sincères.
Après un week-end à Issoire début juin, je suis retournée passer un week-end en Auvergne une quinzaine de jours plus tard. Cette fois, je me suis arrêtée un tout petit peu plus au nord, au niveau du plateau de Gergovie et du territoire Mond’Arverne. J’avais en effet un joli programme pour occuper ces deux jours, entre découvertes culturelles, activités ludiques, jolis villages et balades. Le soleil a en plus été au rendez-vous tout le long du séjour. Venez, je vous emmène !
Vue sur le Puy de Dôme depuis le plateau de Gergovie
Une journée sur le plateau de Gergovie
Si vous vous souvenez de vos cours d’histoire, la bataille de Gergovie est la seule victoire avérée de Vercingétorix sur Jules César lors de la guerre des Gaules. C’est Jules César lui-même qui relate la bataille, la stratégie mise en place par les deux camps et comment il a du battre en retraite. Le site de Gergovie était avant tout un oppidum gaulois, c’est-à-dire une ville organisée, protégée et installée de façon pérenne sur le site. L’oppidum s’étendait sur toute la superficie du plateau. Des fouilles y sont toujours réalisées afin de mieux comprendre l’organisation de la vie des Arvernes (les gaulois qui étaient établis dans l’actuelle Auvergne).
Musée de Gergovie
Un musée a été implanté sur le plateau de Gergovie afin de restituer in situ les découvertes archéologiques qui y ont été faites. De conception moderne (il a ouvert en 2019), il explique via une muséographie multimédia dynamique la vie sur le plateau et le déroulement de la bataille (mention spéciale pour la projection sur une carte en relief des mouvements des gaulois et romains, permettant de bien comprendre ce qu’il s’est passé en 52 av. JC). Le musée organise aussi régulièrement des activités afin de découvrir l’histoire de façon ludique. J’ai eu le plaisir d’en essayer deux : l’escape game et le parcours d’orientation.
Musée de Gergovie
Tempête pour un crâne, un escape game au musée
Avec un groupe d’éclaireurs Partir-Ici.fr, avions rendez-vous le matin à l’entrée du musée de Gergovie pour découvrir en avant-première l’escape game qui est lancé cet été. Après la présentation du contexte (le facétieux voleur Jules C.Sarre a remplacé une cruche gauloise par un pichet en plastique, le conservateur Vincent G. Torique a 1h pour retrouver la cruche afin de la remettre en place avant la visite de l’inspecteur du patrimoine), nous nous répartissons en petits groupes de 3 ou 4 personnes, investissant chacun une salle du musée. Là, nous découvrons plusieurs boîtes cadenassées un peu partout dans la salle. Nous allons devoir toutes les ouvrir en moins de 45 minutes à l’aide des indices que nous trouverons afin de récolter des renseignements permettant de trouver la cruche. Après avoir ouvert toutes nos boîtes dans le délai imparti, nous nous regroupons avec les groupes des autres salles afin de mettre nos informations en commun et de retrouver la cruche.
Escape game au Musée de Gergovie
J’ai beaucoup aimé cet escape game plutôt complexe. Il ne nécessite pas vraiment de manipulations mais il demande pas mal de concentration. Les énigmes sont subtiles et font se poser beaucoup de questions. J’ai partagé cette expérience avec Murielle de Balades autour de Lyon et Léa et Mickaël de Le Monde des Mirons, et nous avons tous apprécié. Compte-tenu de sa complexité, cet escape game est plutôt destiné à des grands ados et des adultes, parfait pour un moment en famille ou entre amis.
Un parcours d’orientation autour du site archéologique
Après un pique-nique à base de produits du terroir (l’Auvergne est vraiment un paradis pour qui aime la charcuterie et/ou le fromage), nous avons débuté l’après-midi en testant l’autre activité qui est lancée cet été : le parcours d’orientation à énigmes. Munis d’une carte de course d’orientation, nous devons retrouver les balises réparties sur tout le plateau de Gergovie. Chaque balise nous révèle un indice qui permet de répondre à l’énigme correspondante sur notre feuille. Le parcours nous permet de découvrir l’intégralité du plateau et de nous attarder sur les panneaux d’information que nous croisons. Nous découvrons ainsi le chantier de fouilles archéologiques, les vestiges de l’oppidum, le monument à Vercingétorix. Nous faisons de la lecture de paysage alors que la balade nous emmène tout autour du plateau, permettant une découverte à 360° des environs.
Le monument à VercingétorixLecture de paysageDepuis la table d’orientation au milieu du plateau de Gergovie
J’ai fait ce parcours d’orientation à énigmes de nouveau avec Murielle, Léa et Mick, et nous avons été rejoints par Charlotte de Mond’Arverne Tourisme. Même si nous avons eu un peu de mal à trouver les premières balises, nous avons finalement réussi à répondre à toutes les questions. Nous avons arpenté le plateau en long et en large, profitant pleinement des lieux. Nous avons aussi pas mal papoté et rigolé, ce qui a pu nuire à notre efficacité mais a contribué à passer un bon moment. Ce parcours peut être fait sans aucun problème avec des enfants qui marchent bien (compter 1h30 pour faire toute le parcours). Il permet d’allier le côté sportif et ludique à la découverte culturelle, sans les aprioris d’une visite de musée.
(*) Ces deux activités sont organisées par le Musée de Gergovie dans le cadre des animations de l’été. Deux dates sont proposées pour chacune : 7 juillet et 25 août 2023 en soirée pour l’escape game et 28 juillet et 4 août 2023 en matinée pour le parcours d’orientation. N’hésitez pas à faire un tour sur le site internet du musée car il y a d’autres propositions d’animations, de visites et de balades qui ont l’air très chouettes également. ATTENTION : il y a peu d’ombre sur le plateau, pensez donc aux chapeaux, à la crème solaire et à la gourde d’eau pour le parcours d’orientation !
Une matinée à la découverte des petites cités de caractère
J’ai profité de ma venu sur le plateau de Gergovie pour prolonger un peu mon séjour et découvrir quelques autres pépites du territoire de Mond’Arverne Tourisme. Parmi celles-ci, on retrouve trois petites cités de caractères. Je suis partie les explorer un matin.
Vue sur Saint Saturnin depuis les hauteurs
Saint Saturnin
Le hasard a fait que j’ai passé une nuit à Saint Saturnin, dans une des chambres d’hôtes du Bistrot d’Ici(que je recommande car tout était top : l’accueil, la chambre, la situation géographique, le petit déjeuner..). Après avoir pris mon petit déjeuner sur la terrasse du bistrot, je suis donc naturellement partie me balader dans les ruelles de Saint Saturnin. Le village est construit sur une butte, dominée par un château et une église romane (qui comme celle d’Issoire fait partie des églises romanes majeures d’Auvergne). J’ai profité du calme matinal pour visiter l’église, admirer la façade du château (il se visite mais le jour où j’y étais n’était ouvert que l’après-midi) et découvrir les points d’intérêt du village, dont la jolie fontaine Renaissance.
Les maisons du village aux jolies façadesLumière du matin sur l’église de Saint Saturnin et la place du châteauLa fontaine Renaissance devant le château de Saint SaturninL’église romane de Saint SaturninLe clocher de l’église et une tour des anciennes fortifications du village de Saint SaturninFaçades médiévales
La Sauvetat
Je n’avais pas spécialement prévu d’aller à La Sauvetat mais j’y suis passée en allant vers Vic le Comte. Il aurait été dommage de ne pas s’arrêter pour explorer la petite cité dominée par son donjon. Le cœur de la cité est construit autour de l’ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. Lors de mon passage, le village était encore partiellement endormi. J’ai toutefois croisé une habitante qui m’a indiqué que les maisons restaurées du fort sont ouvertes lors de manifestations et évènements culturels.
La porte Saint Jean de La SauvetatVue sur le donjon de La Sauvetat depuis le fort villageois
Vic le Comte
Des trois petites cités de caractère du territoire de Mond’Arverne, Vic le Comte est la plus grande. Arrivée sur place un dimanche en milieu de matinée, la petite ville était bien vivante. J’ai fait un tour plutôt rapide dans les rues bordées de maisons anciennes. Je me suis un peu attardée au bord de la fontaine de la place du Vieux Marché. Mais surtout, j’ai regretté de ne pas pouvoir disposer de plus de temps pour admirer la Sainte Chapelle de Vic le Comte (la messe dominicale allait débuter). Je ne m’attendais pas du tout à trouver un tel joyau de la Renaissance au cœur de l’Auvergne.
Façades en arkose et pans de bois à Vic le ComteFontaine de la place du Vieux MarchéL’ancien château de Vic le Comte
En effet, la construction d’une Sainte Chapelle répondait à des critères précis : elle devait être incluse dans le château d’un membre d’une famille royale (le château était celui de Jean Stuart, neveu du roi d’Écosse), être fondée par Saint Louis ou un de ses descendants (Louis XII pour celle de Vic le Comte) , abriter des reliques de la Passion du Christ (épine de la Sainte Couronne ou éclat de la Vraie Croix), avoir un plan uniforme similaire à celui de la première Sainte Chapelle (celle de Paris, bâtie au cœur du palais royal de Saint Louis, devenu depuis la Conciergerie et le palais de justice de Paris), et les messes devaient y être dites aux mêmes heures qu’à Paris. Seulement 11 Saintes Chapelles ont été édifiées et seules 7 sont encore visibles de nos jours. Celle de Vic le Comte, plus tardive que d’autres, se distingue par l’élégance de ses sculptures Renaissance en pierre blanche. Depuis, la Sainte Chapelle de Vic le Comte a été agrandie d’un nef pour devenir église paroissiale.
La Sainte Chapelle de Vic le Comte
Une pause sur le plateau de Corent
Après avoir visité les petites cités de caractère du territoire de Mond’Arverne, j’ai pris la direction du site archéologique du plateau de Corent. Tout comme à Gergovie, il y avait à Corent un oppidum gaulois. Il semblerait même que Corent a été la première capitale des Arvernes, avant Gergovie. En effet, des fouilles récentes (essentiellement depuis 2001) ont montré une occupation du site depuis le néolithique et il constitue une des plus vastes agglomérations connues de l’âge du bronze en Europe. De nombreuses découvertes (sanctuaire, habitat, bâtiments publics, ..) ont été faites sur le site archéologique de Corent permettant de mieux comprendre l’organisation et la civilisation gauloises. Sur place, de nombreux panneaux d’interprétation jalonnent un sentier qui permet de faire le tour du site et d’en apprendre plus sur les vestiges découverts ici et leur interprétation.
Sur les vestiges de la cité gauloise, des éléments de reconstitution ont été mis en place.L’entrée du sanctuaire de la cité gauloise de CorentLe parcours d’interprétation permet de découvrir tout le site archéologique
Une nuit au bord du lac d’Aydat
Chronologiquement, c’est par la nuit au bord du lac d’Aydat que mon séjour sur le territoire Mond’Arverne a débuté. J’étais en effet arrivée la veille de ma journée sur le plateau de Gergovie car nous y avions rendez-vous tôt le matin et ce n’est pas tout près de chez moi (il faut compter 3 heures de route depuis la Drôme, j’ai donc profité de la veille pour d’autres découvertes auvergnates dont je vous reparlerai). J’avais choisi de prendre un hôtel au bord du lac afin de pouvoir me balader tranquillement à pied en fin de journée mais surtout au petit matin. J’aime en effet beaucoup les ambiances (très) matinales sur les plans d’eau en été, quand les premiers rayons du soleil viennent réchauffer la surface de l’eau, refroidie par la nuit. Et je dois dire que le lac d’Aydat m’a particulièrement gâtée. Je suis sortie faire un tour du lac à pied au lever du soleil, et c’était juste magique !
Balade de fin d’après-midi au bord du lac d’AydatBalade de fin d’après-midi autour du lac d’AydatLever de soleil au dessus du lac d’AydatLa magie des petits matins d’été sur les plans d’eauTour matinal du lac d’AydatPetit matin sur la plage du lac d’Aydat
La journée sur le plateau de Gergovie était la raison de ma venue en Auvergne. En effet, avec un groupe d’éclaireurs Partir-Ici.fr (la plateforme d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme pour un tourisme de proximité), j’étais invitée par Mond’Arverne Tourisme et Clermont Auvergne Tourisme à découvrir en avant-première deux activités organisées par le Musée de Gergovie dans le cadre d’une collaboration (commerciale). Je les remercie tous.
Par ailleurs, j’ai fait seule toutes les autres expériences, visites, activités, payant les droits d’entrée quand il y en avait, ainsi que les nuitées d’hôtel/chambre d’hôtes. Mes avis, qu’il s’agisse d’activités où j’ai été invitée ou que j’ai moi même financées, restent toujours libres et sincères.
Plateau de Gergovie & territoire de Mond’Arverne – Auvergne – juin 2023
J’ai de la chance dans la Drôme car même l’été, les propositions culturelles sont nombreuses et variées. Ces évènements touchent tous les domaines de la culture : expositions, festivals de musique classique, pop ou électro, théâtre,… Il est facile de trouver de quoi profiter de moments agréables que l’on soit de passage ou habitant à l’année. Parmi toutes les propositions, j’en ai déjà testé quelques-unes cet été que je vais donc vous présenter. L’été étant loin d’être fini, je vous parlerai également de ce que j’ai l’intention de découvrir dans les prochaines semaines.
L’exposition L’Univers sans l’Homme au Musée de Valence
Cette année, le sujet de l’exposition temporaire du Musée de Valence est L’Univers sans l’Homme. Après les grandes expositions en mode all-over des précédentes saisons (pour mémoire Hervé Di Rosa en 2022, Philippe Favier en 2020/21, et le duo Gerda Steiner/Jörg Lezlinger en 2019) et les expositions monographiques (Théophile-Jean Delaye l’hiver dernier, Philolaos en 2019/2020, Jean Le Moal en 2017/2018 ou encore Anne Danger en 2016/2017) , le musée renoue avec une exposition thématique. La dernière était De l’autre côté du miroir, Reflets de collection en 2018/1029 qui mettait en scène les œuvres sorties des réserves du musée de Valence. Cette fois, le propos est plus vaste et le musée a bénéficié de nombreux prêts d’œuvres, soit directement des artistes pour les plus contemporains, soit d’autres musées. En ce sens, cette exposition serait plus à rapprocher de la toute première exposition temporaire du musée après sa réouverture, sur le thème de l’âge d’or du paysage dans la peinture anglaise. Mais le concept all-over ayant fait ses preuves, cette nouvelle exposition temporaire ne se contente pas d’un espace dédié et investit plusieurs salles du musée.
L’Univers sans l’Homme nous emmène du XVIIIe au XXIe siècle. En introduction, nous voyons comment progressivement la nature a supplanté l’humain dans les représentations, à l’image de la façon dont certaines catastrophes naturelles (tremblement de terre au Portugal, éruption volcanique en Italie, …) renvoient l’homme à sa fragilité. Les artistes cherchent d’abord à exprimer la toute puissance de la nature, ou encore son immensité, et dans laquelle l’humain n’a pas nécessairement sa place. « L’univers sans l’homme » est d’ailleurs une expression de Charles Baudelaire, qui dans ses écrits de critique d’art, déplorait cette déshumanisation dans les productions artistiques de ses contemporains, qu’ils soient peintres ou photographes.
All the air was white with moon light / All the water was black with shadow Photographie du Colonel Stuart MorleyLa vache qui se gratte Constant Troyon – salon de 1859La neige Charles-François Daubigny – 1873
L’exposition passe assez rapidement sur le XXe siècle, bien que soient présentées quelques œuvres de Klein (dont le bleu a été utilisé pour le lettrage dans l’exposition) et quelques autres. Après les prémices au XIXe siècle, c’est vraiment sur le XXIe siècle que se concentre l’expression de ces univers déshumanisés. A travers des travaux vidéo ou photo, on découvre des villes désertées. Si on a tous aujourd’hui vu des images des villes vides lors du confinement de 2020, certains artistes avaient déjà imaginé ce que serait une ville vidée de ses habitants (dont Nicolas Moulin qui avait retouché pixel par pixel des images de Paris afin d’en enlever toute trace d’humanité). L’impact de ses œuvres est sans doute aujourd’hui moindre qu’avant les images d’actualité de 2020 et en même temps une vraie réminiscence de ces moments. La composante environnementale est aussi très présente à travers les œuvres contemporaines présentées.
Sans titre – Astana, Kazakhstan Louis Le Kim – 2015Céramiques atomiques
Le visiteur passe alors dans le musée, où une expérience assez intéressante est présentée. Trois tableaux du musée ont été numérisés puis retouchées pour enlever les personnages. L’original et la version déshumanisée sont présentées côte à côte et l’effet produit par les deux versions est très différent. Une scène champêtre prend ainsi des allures inquiétantes de fin du monde. Plus loin, Patrick Tresset a installé ses robots qui dessinent. La scène à croquer ne comporte pas d’humain et est une évocation du corbeau et du renard. Sur le mur, les triptyques produits par les robots commencent à s’afficher. Chaque robot porte un regard différent sur la scène (angle, zoom…) et dessine au stylo. Je me suis laissée emporter par le mouvement des stylos, hypnotiques.
Le corbeau et le renard – les robots qui dessinent de Patrick Tresset œuvre – performance
Au dernier étage du musée, la grande salle d’art contemporain a été envahie par La Siouva de Cécile Beau (en collaboration avec Anna Prugne) qui expose aussi un caillou qui ronronne. Cette pseudo-araignée a de faux airs de Louise Bourgeois quand on la regarde sous certains angles. Aux murs, des galaxies abstraites de Hans Hartung et les aplats de couleurs métalliques d’Anna-Eva Bergman viennent s’associer au grand tableau de Joan Mitchell issu de la collection permanente du musée. Sur un petit pan de mur, on notera un Monet, issu de son travail autour des nymphéas, presque perdu au milieu de ces grands formats. Je crois que j’aurais aimé que ce Monet vienne un peu plus dialoguer avec le Joan Mitchell…
La Siouva Cécile Beau & Anna Prugne – 2017Reflet d’un tableau de Joan Mitchell dans un tableau de Claude Monet
Je n’avais pas d’idée préconçue en allant voir cette exposition. J’en suis ressortie assez perplexe, avec l’impression de souvent être passée à côté du sujet, de ne pas avoir su comprendre les interactions et les liens entre les œuvres. Certaines salles m’ont laissée sur ma faim : j’avais envie d’en avoir plus, et c’était un peu frustrant. J’ai ensuite au l’occasion d’échanger avec Melle 3e au sujet de cette exposition (elle avait eu la chance de la voir avec un médiateur dans le cadre d’une sortie scolaire). Certaines de ses remarques ont fait murir ma réflexion, et je me demande si je ne vais pas essayer de retourner revoir cette exposition pour approfondir cela. Quoi qu’il en soit, je pense que si vous avez l’occasion de visiter l’exposition avec un médiateur, c’est un vrai plus, au moins pour avoir des informations sur les aspects techniques de certaines œuvres (les cartels son un peu « légers » de ce point de vue).
(*) L’exposition L’Univers sans l’Homme se tient au Musée de Valence jusqu’au 17 septembre 2023. Les horaires et conditions de visite, ainsi que la programmation autour de l’exposition sont à retrouver sur le site internet du musée de Valence.
Le festival « Saoû chante Mozart »
Cette année, c’est la 34e édition du festival Saoû chante Mozart. Né de la volonté d’un passionné, ce festival, né dans le petit village de Saoû, a grandi au fil des années. Il propose maintenant des concerts dans toute la Drôme, entre lieux d’exception, églises et scènes extérieures. Petit à petit, il est devenu le plus important festival de France consacré à Mozart. Très exigeant dans sa programmation, le festival souhaite aussi dépoussiérer la vision que l’on peut avoir de la musique classique. Ainsi, si l’œuvre de Mozart constitue l’essentiel des concerts, le festival s’ouvre aussi à d’autres compositeurs qu’il s’agisse de musique classique ou de créations plus contemporaines, toujours inspirées par les compositions de Mozart.
Dans la programmation de cette année, j’ai noté en particulier le concert de dimanche dernier à l’église de Crest. En effet, si au départ, je ne suis pas une très grande fan de Mozart (en grande partie par méconnaissance de son œuvre, je pense), je suis une inconditionnelle de la musique de Bach et j’aime beaucoup tout le mouvement artistique du Romantisme. Or le quatuor Arod proposait en complément des Dissonances de Mozart, deux lieder de Bach et un quatuor de Brahms. Voilà qui était donc une bonne occasion d’aller écouter deux compositeurs que j’apprécie et de découvrir un peu plus Mozart. J’ai d’ailleurs été frappée par la modernité de certaines phrases musicales des Dissonances. De plus, l’interprétation de ces morceaux par le quatuor Arod, pleine de virtuosité, m’a permis de vivre presque deux heures de magie musicale, d’autant plus que le quatuor nous a gratifiés d’un mouvement de concerto de Debussy lors du rappel.
J’ai également repéré le concert Les chemins qui montent, qui aura lieu le jeudi 20 juillet en forêt de Saoû en soirée. Dans le cadre enchanteur de la forêt, le concert s’annonce comme une rencontre entre la musique kabyle et Mozart. Malheureusement, je ne pourrai pas y assister en raison d’une contrainte professionnelle. Je compte par contre bien me rendre au concert du lever de soleil le dimanche 23 juillet. J’aime tellement cette idée d’un concert au petit matin qui casse les codes que j’ai eu envie d’y assister avant même d’en voir le programme !
(Edit du 14/08/23 : je n’ai pas eu le temps de venir vous reparler de ce concert. Je le ferai dans un futur article reprenant les évènements auxquels j’aurais assisté/participé entre mi-juillet et la rentrée)
D’autres idées…
En complément, voici quelques autres idées pour les semaines à venir issues de la programmation culturelle estivale dans la Drôme qui me tentent ou que j’ai déjà prévues dans mon agenda :
A Valence, le festival Sur le Champ aura lieu du 19 au 22 juillet avec 4 soirées de concert gratuites.
A Grignan, comme chaque été, les Fêtes Nocturnes proposent une création théâtrale. Cette année, c’est L’Avare de Molière qui est à l’affiche, mis en scène et interprété par Jérôme Deschamps. J’ai déjà réservé mes billets pour l’une des dernières représentations.
A Upie, du 21 au 25 août, La légende d’Andarta est un spectacle son et lumière couplé avec un village gaulois en première partie de soirée. J’ai également déjà mes billets.
A Crest, le centre d’art propose une nouvelle exposition autour d’André du Bouchet et de Pierre Tal Coat jusqu’au 8 octobre 2023. Compte-tenu de mon planning estival déjà bien rempli, il est probable que je m’y rendrai plutôt en septembre.
A Valence, le Centre du Patrimoine Arménien présente une exposition sur les photographes arméniens dans l’Empire Ottoman. Elle se tient jusqu’à Noël et si je n’ai pas le temps d’y aller durant l’été, elle figurera probablement à mon programme de la rentrée.
A Montélimar, le Musée d’Art Contemporain propose une exposition « L’art et la matière » avec essentiellement des tapisseries et des céramiques. Elle est visible jusqu’à fin décembre 2023. Là encore, si je n’ai pas le temps d’y aller cet été, j’essaierai d’y aller cet automne.
(*) Afin d’être totalement transparente, je vous signale que les places pour le Festival Saoû chante Mozart et celles pour La Légende d’Andarta sont des invitations qui m’ont été offertes dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée (et je remercie les organisateurs de ces deux évènements). J’ai par contre payé les autres spectacles et visites dont je parle dans cet article. Dans tous les cas, mon avis est libre et reflète l’expérience que j’ai vécue.
Je m’étais arrêtée à Issoire il y a un peu moins de dix ans en rentrant d’un séjour dans le massif du Sancy. J’en gardais un souvenir flou, celui d’un arrêt plutôt court en début d’après-midi d’une journée estivale. Je me souvenais avoir été impressionnée par l’abbatiale, avoir acheté une glace à emporter, et que nous avions finalement hâte de revenir à la maison. Début juin, j’ai eu une belle occasion de retourner découvrir Issoire. Et cette fois, je suis complètement tombée sous le charme. Je vous invite donc à découvrir Issoire et ses environs à travers 10 lieux.
Une place : la place de la République
Je suis arrivée à Issoire un samedi en fin de matinée. Le marché battait son plein sur la place de la République et dans les rues environnantes. Il faut dire que le marché d’Issoire est le deuxième plus grand du Puy-de-Dôme. Sur les étals : de la charcuterie, des fruits et légumes, et du fromage. J’avoue avoir regretté de ne pas avoir pensé à emporter la glacière car j’aurais bien craqué sur un superbe Saint Nectaire. Je me suis donc contentée d’acheter de quoi pique-niquer le midi.
La fontaine de la place de la République et la maison aux arcades
Je suis repassée plus tard dans la journée sur la place de la République. L’ambiance y était très différente, permettant d’admirer les maisons anciennes et les hôtels particuliers qui bordent les lieux et de profiter de la jolie fontaine en pierre de Volvic. Un peu plus loin, une batacuda se produisait, attirant l’oreille et l’oeil dans une déambulation pleine d’énergie !
Batacuda dans les rues d’Issoire
Une église : l’abbatiale Saint Austremoine
Forcément, passer à Issoire sans aller voir l’abbatiale Saint Austremoine aurait été une terrible erreur (et en même temps, il est compliqué de la louper avec son positionnement en bordure du centre ancien, le long des boulevards, à deux pas de la gare !). J’ai profité de la fin de matinée du samedi pour y entrer avant qu’elle ne soit occupée par une célébration de mariage. Je l’ai trouvée encore plus impressionnante que dans mon souvenir !
L’abbatiale Saint Austremoine fait partie des églises romanes majeures de Basse Auvergne. Avec ses 65 mètres de long pour 17 mètres de haut, elle est aussi l’une des plus grandes. A l’extérieur, son architecture est similaire à ses consoeurs de Saint Nectaire, Orcival, Saint Saturnin et de Notre-Dame-du-Port à Clermont. Témoins inchangés de l’apogée de l’art roman, leurs silhouettes sont caractéristiques avec un chevet en chapelles rayonnantes et des décors de frises polychromes.
Le chevet de l’abbatiale Saint Austremoine d’Issoire
Restaurée au XIXe siècle, l’abbatiale Saint Austremoine est entièrement peinte, nous entrainant dans une joyeuse polychromie. Sa forme est typique des églises de pèlerinage avec une chevet déambulatoire à chapelles rayonnantes. Tout autour du chœur, les chapiteaux des colonnes nous racontent l’histoire de la Passion et la Résurrection du Christ. On peut également découvrir sous le chœur la crypte qui accueille les reliques de Saint Austremoine.
Le choeur de l’abbatiale Saint Austremoine d’IssoireLe chapiteau de la CèneLes chapiteaux du choeur
Un parc : le parc René Cassin
Situé en face de l’abbatiale, sur laquelle on a une jolie vue, le parc René Cassin d’Issoire est traversé par la Couze Pavin. Des passerelles permettent de passer d’une rive à l’autre. De nombreux jeux pour enfants mais aussi plein d’endroits pour se prélasser (tables, chaises-longues, bancs..) jalonnent le parc. C’est là que j’ai choisi de m’arrêter pour pique-niquer, assise à une table à deux pas de la rivière.
Vue sur l’abbatiale Saint Austremoine depuis le parc René Cassin
Un belvédère : la tour de l’Horloge
En plein centre d’Issoire, à deux pas de la place de la République, on trouve la tour de l’Horloge. Ce beffroi initialement érigé vers 1480 était alors un symbole du pouvoir municipal. Reconstruit en 1840, sa façade est depuis en pierre de Volvic. Il est possible de monter au sommet de la tour de l’Horloge pour bénéficier d’un panorama à 360° sur les toits d’Issoire et les paysages environnants. Des tables d’orientation situées aux quatre angles de la plateforme permettent de se repérer.
La tour de l’Horloge vue depuis la place de la RépubliqueToits de tuiles et paysages auvergnats depuis le belvédèreDu belvédère, on a en particulier une très belle vue sur l’abbatiale Saint Austremoine
Une exposition : « Vous avez un message »
Le belvédère n’est pas la seule attraction de la tour de l’Horloge. En effet, la tour et le bâtiment voisin ont été aménagés en espace culturel et accueillent des expositions temporaires. Celle qui est actuellement proposée s’intitule « Vous avez un message » et propose d’explorer les moyens et modes de communication au fil des époques et des lieux.
L’exposition est annoncée sur le devant de la tour de l’Horloge
La muséographie de l’exposition est très attrayante, ludique et propose de nombreuses manipulations et expériences à vivre. Les objets présentés sont nombreux et permettent soit de plonger dans l’histoire de la communication, soit de se remémorer de vieux souvenirs. Je partageais cette visite avec des copains et les discussions ont fusé devant l’ancienne cabine téléphonique à pièces ou encore le premier minitel. Nous avons également bien rigolé en jouant aux jeux de mime sur la petite scène comme proposé dans l’une des salles.
J’ai beaucoup aimé l’architecture du lieu et la façon dont il a été exploité pour l’expositionObjets anciens et références à la culture populaire se cotoientCette référence cinématographique m’a beaucoup fait sourire ! (pour ceux qui ne l’ont pas, je donne la réponse en bas de l’article)Séquence souvenir : j’avais le même téléphone pour jouer quand j’étais enfantCette scénographie m’a fait penser au MuPop de Montluçon !
(*) L’exposition « Vous avez un message » se tient jusqu’au 27 août 2023 à la Tour de l’Horloge. Elle est gratuite.
Un escape game : l’Abri
Après la visite de la Tour de l’Horloge, nous sommes partis avec les copains pour une activité ludique. Pour cela, direction l’escape game l’Abri. Nous avons testé la salle des « 5 défis de l’Odyssée ». Comme nous étions nombreux (une douzaine), c’était parfait. En effet, contrairement aux salles classiques d’escape game, les 5 défis de l’Odysée permettent de se répartir sur plusieurs activités : recherche de clés, chasse aux rats, « qui est ce » à travers les indices récupérés, … Pour une première expérience tous ensemble et alors que nous ne nous connaissions pas tous préalablement, nous avons su coopérer et mettre en commun nos compétences.
C’est parti pour un escape game // petit coup d’oeil à la déco de l’Odysée
EDIT du 07/09/2025 – L’escape game L’Abri à Issoire a fermé définitivement
Un coffee shop : le Wake Up Coffee
Après avoir résolu les énigmes, et nous être de nouveau baladés dans le centre ville d’Issoire, il était temps de reprendre des forces. Pour cela, direction le Wake Up Coffe, situé à côté de la gare et en face du parc René Cassin. Le goûter nous a été servi sur le toit-terrasse avec vue sur l’abbatiale Saint Austremoine. Nous avons pu échanger autour de nos impressions et de nos vécus tout en dégustant d’excellentes gâteaux maison (brownie, cookies, macarons, sablés, muffins..) et buvant des jus de fruits frais (avec mention spéciale pour le jus orange/fraise/concombre/basilic).
Wake Up Coffee, 13 bis avenue de la gare, 63500 Issoire
Un des plus beaux villages de France : Montpeyroux
Si l’on prend l’ordre chronologique de mon week-end, il aurait fallu que je commencer en vous parlant de Montpeyroux. Je m’y suis en effet arrêtée alors que j’étais sur la route vers Issoire. Il faut dire que Montpeyroux est littéralement situé à la sortie de l’autoroute. Comme j’avais besoin de faire une pause café, j’en ai profité pour découvrir ce village classé parmi les Plus Beaux Villages de France. J’ai laissé ma voiture à l’entrée du village, au bord d’une carrière d’arkose, cette pierre blonde d’origine volcanique qui a servi à construire les maisons et bâtiments du village.
Suivre les indications
J’ai suivi les panneaux indiquant la direction du fort villageois, le cœur du village ancien. Je suis ainsi montée jusqu’à une petite place sur laquelle se trouvent l’église et la porte d’entrée dans le vieux village. De là, la vue sur le Puy-de-Dôme et les environs est vraiment belle.
Vue sur les environs de MontpeyrouxL’église et l’entrée du fort villageois
Une fois la porte d’entrée du village passée, j’ai parcouru les petites rues encore assez vides à cette heure matinale. J’ai croisé un chat qui faisait une sieste au soleil dans un pot de fleurs en pierre et la scène m’a fait sourire. Je suis allée jusqu’au donjon, mais je n’y suis pas montée (après coup, je regrette un peu car la vue d’en haut doit être superbe). J’ai fini ma balade en prenant un café, confortablement installée sur la terrasse ensoleillée du bar-restaurant.
En passant la porte, entrer dans le villageSieste féline matinaleLe charme des ruelles de MontpeyrouxLe donjon de MontpeyrouxCafé en terrasse
Un château : le château de Parentignat
Après avoir aperçu le château de Parentignat, j’avais très envie de le visiter. J’y suis donc allée en fin de matinée le dimanche. Il faut dire que la bâtisse est impressionnante et qu’en traversant le village, on ne peut pas la manquer. Prolongeant une allée de tilleuls, son jardin à la française s’ouvre sur une vaste façade classique. Parentignat a en effet été construit dans son état actuel (ou presque) au XVIIIe siècle, sur les bases d’une ancienne maison forte médiévale. A cette période de l’année où il y a encore peu de touristes, j’ai eu le privilège de bénéficier d’une visite guidée privée puisque j’étais la seule visiteuse à l’horaire prévu.
La cour d’honneur du château de Parentignat
En environ une heure, j’ai ainsi pu découvrir l’histoire du château, son architecture mais aussi une partie des espaces intérieures et des collections d’art qu’il abrite. En effet, l’un des précédents propriétaires, Georges de Lastic était historien de l’art et collectionneur. Il a ainsi enrichi les collections historiques du domaine avec de nombreux tableaux des XVIIe et XVIIIe siècle, dont de nombreuses scènes de chasse et portraits. La visite se termine par la bibliothèque du XIXe siècle et son système de classification permettant de retrouver facilement l’ouvrage cherché parmi les centaines se trouvant dans les vitrines. J’ai ensuite pris le temps de flâner un peu sur la terrasse du château et dans le parc à l’anglaise.
Jouer avec les refletsDes agrumes en pots viennent ponctuer le bord de la terrasse (ils sont conservés en orangerie durant l’hiver)
(*) Le château de Parentignat est une demeure privée ouverte à la visite, en visite guidée uniquement. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet du château.
Une randonnée : la Vallée des Saints à Boudes
Venir en Auvergne et ne pas faire de randonnée était impensable. Aussi, le dimanche matin, j’ai commencé ma journée par une petite boucle assez réputée dans le secteur : la vallée des saints à Boudes. Annoncée selon les sites entre 1h45 et 2h00 de marche (j’ai mis pour ma part plutôt 1h30), elle permet de découvrir plusieurs curiosités géologiques du secteur. Le départ se fait depuis le parking de randonnées à l’entrée du village de Boudes. Bien que vaste, on m’avait prévenue qu’aux beaux jours, il est assez rapidement plein. A 8.30 un dimanche matin de juin, il n’y avait pas encore foule, mais c’est vrai que lorsque je suis repartie, il était déjà bien rempli.
Les indications et le balisage sont très clairs tout au long du parcours
Après avoir traversé le village, une première montée m’emmène à travers les vignes (Boudes est réputé pour son petit vignoble) jusqu’à un croisement d’où l’on peut admirer les environs. Tout au long de la montée, je repère des orchidées sur les bords du chemins, essentiellement des anacamptis pyramidaux et des orchis boucs. Il est tôt mais le soleil bien présent se fait déjà sentir.
Au fil de la montée, découvrir des paysagesAnacamptis pyramidalVue sur le vignoble de Boudes
Le chemin me conduit ensuite en sous-bois, et c’est appréciable ! Assez vite, un petit panneau sur la droite m’indique un chemin en aller/retour pour me rendre au vallon des fosses. Le sentier devient plus étroit au fil de la descente, et le sol, trempé des orages de jours précédents, est un peu plus glissants (il faut aussi jouer un peu à éviter les grosses flaques). Le chemin arrive en cul-de-sac sur une plateforme avec un banc, permettant d’admirer ce « Colorado Auvergnat ». De retour sur le chemin principal, je fais un peu plus loin un autre petit aller/retour pour voir le cirque des mottes et ses cheminées de fées. Puis, une plateforme d’observation me permet de comprendre les couches géologiques que j’ai face à moi. Le sentier m’amène ensuite à traverser un pâturage (bien faire attention à refermer les portillons après être passé !). Là, un glougloutement attire mon oreille et je découvre la source romaine de Bard (nommée ainsi car on y a retrouvé des pièces de monnaie datant de l’époque romaine). A travers une petite vasque datant de plusieurs siècles, la source s’écoule en faisant des bulles.
Le vallon des fossesLe cirque des mottesColorado AuvergnatLa source romaine de Bard
J’amorce ensuite la descente vers le village de Bard que je rejoins rapidement. Je fais un détour pour entrer dans le village afin de trouver le point d’eau annoncé. En effet, j’ai oublié ma gourde chez moi en partant en week-end et il fait bien chaud en marchant. Je l’ai un peu cherché : en bas de la rue de la fontaine (qui elle ne coule pas), il y a un robinet à poussoir le long du mur de l’ancien four à pain, à côté de la table de pique-nique. J’observe les hirondelles qui vont et viennent pour nourrir les petits dans les nids. Puis, je prend la direction de Boudes en montant le long des vignes. Le trajet de retour à Boudes me permet d’admirer les points de vues sur les volcans environnants. Avant de regagner le parking, je fais un crochet pour aller voir la jolie petite église romane de Boudes alors qu’un milan noir tourne dans le ciel au-dessus de moi.
A l’entrée de BardVignoble et volcansL’église de Boudes
(*) Vous pouvez trouve le descriptif du circuit de la vallée des saints de Boudes (ainsi que des variantes) sur les sites de randonnée. Elle est également décrite sur les panneaux dans la halle d’accueil du parking de randonnée. Le balisage est vraiment bien fait et facile à suivre (pour une fois, et ce n’est pas si fréquent, je n’ai manqué aucune bifurcation et n’ai jamais eu de doute sur le chemin à emprunter). Le circuit fait un peu moins de 6 km. Il est plutôt facile, la plus grosse difficulté étant la première montée et son pendant depuis Bard. C’est un circuit très fréquenté. Même tôt et en dehors de la pleine saison, j’y ai croisé pas mal de monde.
La référence cinématographique : La citation avec Eglantine et Mirabelle fait référence au film « Mais où est donc passée la 7e compagnie ? » de Robert Lamoureux, sorti en 1973.
Avec Krakotte, la mascotte d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme
Le point de départ de mon séjour à Issoire était un instameet organisé par Pays d’Issoire et auquel je participais en tant qu’éclaireuse pour Partir-Ici.fr. Au cours de cet instameet, nous avons été invités à découvrir les activités suivantes (et j’en remercie l’office de tourisme Pays d’Issoire) :
Belvédère et exposition à la tour de l’Horloge
Escape Game à l’Abri
Goûter au Wake Up Coffee
Les 3 activités ci-dessus m’ayant été offertes, elles constituent donc une « collaboration commerciale » au regard de la loi. Par ailleurs, j’ai fait seule toutes les autres expériences, visites, activités, payant les droits d’entrée quand il y en avait, ainsi que ma nuit d’hôtel. Mes avis, qu’il s’agisse d’activités où j’ai été invitée ou que j’ai moi même financées, restent toujours libres et sincères.
Durant les vacances de printemps, nous sommes parties avec Melle 3e passer deux jours en mode road-trip dans les Baronnies, un secteur de la Drôme Provençale que nous ne connaissions pas. Après une première journée à vadrouiller, nous avions posé nos valises dans un hébergement « Gîte de France », à Saint Sauveur Gouvernet, dans la vallée de l’Ennuyé. Situé au calme, nous y avions passé une soirée tranquille au coin du poêle et une nuit reposante. Réveillée tôt, j’ai profité longuement de la terrasse et surtout de la vue depuis celle-ci en prenant un café (enfin plutôt deux d’ailleurs…). Nous avons ensuite rendu les clés du logement avant de reprendre la route pour la suite de nos découvertes.
La vue depuis la chambre // prendre son café sur la terrasse
Saint Auban sur l’Ouvèze, village perché
Nous avions mis la visite de Montbrun-les-Bains au programme de notre journée. Aussi, en partant de Saint Sauveur Gouvernet, nous sommes passées par Saint Auban sur l’Ouvèze. Le propriétaire du gîte nous avait indiqué que le village est mignon et méritait de s’y arrêter. Il faut dire qu’il est impressionnant, perché sur son éperon rocheux qui domine la vallée.
Vue depuis le village de Saint Auban sur l’Ouvèze
Le cœur du village est constitué de ruelles, calades et soustets (des passages publics couverts traversant les maisons). Nous montons jusqu’en haut du bourg, dominé par les vestiges du château dont certains sont devenus des habitations. La place est à l’ombre d’un tilleul (le tilleul est une production phare des Baronnies). Et les points de vue sur les vallées et montagnes environnantes sont superbes.
Dans les ruelles du villageSur la place en haut du villagePoint de vue sur la vallée
Les gorges d’Aulan, patrimoine naturel
En reprenant la route vers Montbrun depuis Saint Auban, nous avons passé le col d’Aulan, paysage de marnes et de lavandes. Puis nous avons emprunté les gorges d’Aulan. Au fond de celles-ci coule le Toulourenc (qui veut dire « tout ou rien » en provençal, allusion à son débit et à ses crues rapides). La route sinue entre les hautes falaises, creusées par le cours d’eau au fil des millénaires. Si l’ensemble des gorges est très beau, nous avons poussé une exclamation d’émerveillement lorsque nous avons aperçu le « Trou d’Eau » : il était alors impensable de ne pas nous y arrêter. Heureusement, peu après, nous avons pu trouver à stationner la voiture sans gêner la circulation.
Un escalier permet depuis la route d’atteindre le lit de la rivière. Là, elle se décompose en petites cascades s’écoulant entre des marmites de géants. C’est une de ces marmites qui constitue le Trou d’Eau. Celui-ci attire l’œil avec sa couleur vert émeraude intense. Nous avons remonté un peu le cours d’eau. Là, les paysages semblent presque irréels, sortis d’une légende lointaine. Cet endroit restera comme l’un des mes (gros) coups de cœur de ce séjour !
Au bord de la rivière ToulourencAu trou d’eau..Rivière sauvage
Montbrun les Bains, l’un des plus beaux villages de France
Après l’arrêt dans les gorges d’Aulan, nous avons continué notre route jusqu’à Montbrun les Bains, qui est labellisé « l’un des plus beaux villages de France ». En arrivant, nous nous sommes retrouvées face au village, accroché à son flanc de colline. La vision est impressionnante, et très photogénique.
Montbrun-les-Bains, l’un des plus beaux villages de Francee
Le village est réputé pour ses sources sulfureuses depuis l’antiquité, et la mode des « eaux » a conduit à l’édification de thermes au XIXe siècle. La première guerre mondiale marque un arrêt au thermalisme à Montbrun. De nouveaux thermes seront construits dans les années 1980 afin de relancer l’activité. Nous n’avons cependant pas pris le temps de faire une pause au spa (ce sera peut-être pour une autre fois). Nous avons pris directement la direction du village perché, qui comporte lui aussi de nombreuses sources puisqu’on en compte une quinzaine, assurant depuis toujours l’alimentation en eau des habitants et l’arrosage des jardins.
La fontaine de l’égliseIris en pleine floraisonLa fontaine du beffroi, un cliché provençal
Nous avons emprunté le lacis de calades qui montent jusqu’à l’esplanade de l’ancien château Renaissance, situé tout en haut de la colline. Les maisons du village sont construites en hauteur, accrochées au coteau. Disposées tout le long du village, elles constituaient un rempart. Montbrun était donc un village-forteresse. Nous avons marqué une courte pause dans l’église. L’intérieur de celle-ci contraste fortement avec sa simplicité extérieure. En particulier, son magnifique retable baroque, œuvre de Jacques Bernus, un sculpteur de Mazan (à côté de Carpentras), ne manque pas d’attirer l’œil.
Le haut du beffroi émerge de la végétationL’ancien château de Montbrun et la calade qui permet d’y accéderLe clocher de l’égliseLa porte du village, sous le beffroi
Nous terminons notre promenade dans les ruelles de Montbrun sur la place du beffroi, d’où nous admirons la vue. Nous faisons également connaissance avec un charmant habitant au doux pelage roux. Après avoir posé devant nos appareils photo, il a pris place spontanément sur les genoux de Melle 3e où il s’est longuement laissé caresser tout en ronronnant… Nous avons, je dois l’avouer, eu un peu de mal à nous décider de repartir face à cet accueil !
Petit rappel : un village de Provence sans chat n’est pas vraiment un village !Celui qui semble apprécier l’activité touristique de ce début de saison…
Brantes, face au Mont Ventoux
Avant de quitter Montbrun, nous avons acheté de quoi pique-niquer, mais comme il était encore un peu tôt, nous avons décidé de gagner notre prochain lieu de promenade. Je n’avais pas repéré Brantes lorsque j’avais préparé notre road-trip. En effet, j’avais limité mes repérages à la Drôme. Or, Brantes est situé dans le Vaucluse (il est à une dizaine de kilomètres de Montbrun). Mais, comme d’une part le propriétaire de notre gîte nous en avait parlé le matin et d’autre part, l’office de tourisme de Montbrun nous l’avait indiqué comme un des plus beaux villages de la région, nous n’avons pas souhaité risquer de passer à côté !
Un village en nid d’aigle, perché à 600 mètres d’altitudeFace au Mont Ventoux
Brantes est un village perché face au Mont Ventoux. Dès la montée vers le vieux village, nous avons pu constater à quel point il est effectivement mignon. Construit en nid d’aigle, c’est par une route sinueuse que l’on y accède depuis la vallée. Après avoir pique-niqué sur un banc avec vue sur la vallée, nous nous sommes dirigées vers l’entrée basse du village. Sitôt la porte passée, nous avons été accueillies par… un chat !
On aperçoit le chat en bas des marches à gauche
Nous avons ensuite parcouru les calades du village, allant de point de vue en point de vue. Plusieurs fontaines permettaient aux habitants d’avoir de l’eau avant l’installation de l’eau courante à la fin des années 1950. Reliées à une source, elles sont aujourd’hui toujours en service, apportant une touche de charme supplémentaire.
Les calades et escaliers sont bordés de végétationA flanc de montagneLe charme des fontainesSur la place de l’église, face à la chapelle des pénitents et à l’ancien bureau de posteFenêtre sur le Géant de ProvenceVue sur la vallée du Toulourenc et le Mont Ventoux
Nous avons fait le tour du village, puis nous sommes revenues à l’entrée de celui-ci. Nous avions en effet repéré la petite crêperie Suzette et sa terrasse bénéficiant d’une vue à couper le souffle. Comme nous n’avions pas pris de dessert, nous avons décidé de nous y arrêter. C’était une très bonne idée car nous avons été très bien accueillies, les crêpes étaient bonnes et le miel de Brantes qui garnissait les nôtres absolument délicieux.
Aulan, château (presque) médiéval et paysage de marnes grises
J’avais repéré le château d’Aulan en préparant notre road-trip. Mais, propriété privée habitée, il n’est ouvert à la visite qu’une seule fois dans la journée à la saison où nous y étions. Nous devions donc nous y trouver à 15.00. Aussi, après avoir visité Brantes, nous avons repris la direction des gorges d’Aulan que le château domine. Cela m’a donné l’occasion de m’arrêter pour prendre des photos dans un champ de lavandes où j’avais repéré de nombreuses tulipes sauvages en passant le matin. Je n’en avais jamais vu autant en un seul endroit !
Un champ de lavandes au pied de marnes grises, tous les points jaunes sont des tulipes sauvages !Tulipes sauvages dans un champ de lavandes
Bien entendu, nous sommes arrivées en avance à Aulan afin de nous assurer de ne pas louper l’unique horaire de visite du jour. Melle 3e a choisi de rester lire dans la voiture en attendant car le ciel s’était couvert et la température avait fraichi. Pour ma part, j’ai profité du temps que j’avais devant moi pour aller marcher un peu sur les sentiers entre le village et le col d’Aulan. Là, les marnes grises et les rayures des lavandes dessinent le paysage.
Les marnes grises donnent un aspect lunaire au paysageMarnes grises et champs de lavandes
Nous avons ensuite visité le château d’Aulan, propriété de la famille Suarez d’Aulan depuis le XVIIe siècle. Forteresse médiévale, le château a été pillé et ruiné après la Révolution. Mais au XIXe siècle, Arthur de Suarez marquis d’Aulan, écuyer de Napoléon III, réinvestit le site, achète des maisons du village inhabitées pour les intégrer à son bâti et reconstruit un château dans le style médiéval en vogue à l’époque. A la mort d’Arthur de Suarez, le château reste inhabité jusqu’en 1933 quand son petit-fils, le comte Charles de Suarez décide de continuer l’œuvre de son grand-père. Aujourd’hui, la famille continue à réhabiliter l’édifice. Lors de la visite guidée, nous découvrons les différents aspects du château, en particulier les anciennes maisons villageoises intégrées pour servir de lieu de vie familial aux petites pièces plus faciles à chauffer et les vastes pièces de réception imaginées par le marquis d’Aulan au XIXe siècle (qui ont depuis bien souffert et font l’objet de restaurations actuellement). La guide nous emmène aussi à l’extérieur du château découvrir la petite église paroissiale. Tout au long de la visite, l’histoire des lieux et de ses habitants est racontée, de façon très vivante avec de nombreuses anecdotes (et cela fait longtemps que nous n’avions pas eu un guide de visite aussi enthousiaste et impliqué !). On ne voit pas le temps passer et la visite annoncée pour durer 45 minutes aura finalement duré le double, pour notre plus grand plaisir.
L’entrée du châteauL’église paroissiale au pied du châteauAutour du château (on devine l’entrée des gorges d’Aulan en arrière-plan)
(*) Le château d’Aulan étant habité, il est ouvert uniquement en visite guidée, d’avril à octobre. Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet du château.
Bonus – un coup d’œil aux vautours sur le chemin du retour
L’après-midi étant déjà bien entamée après la visite du château d’Aulan, il allait être temps pour nous de prendre la route du retour. Afin d’éviter la vallée du Rhône un jour de départ en vacances, nous avons décidé de revenir en coupant par la montagne. Nous sommes donc repassées par la vallée de l’Ennuyé, pas très loin d’où nous avions dormi la nuit précédente. De là, nous avons emprunté la route du col de Soubeyrand. Ce n’est pas le chemin le plus court mais nous avions envie de prolonger un peu les vacances en profitant de jolies vues… et nous n’avons pas été déçues.
Vue sur la vallée de l’Ennuyé depuis la montée vers le col de Soubeyrand. On remarque en particulier les marnes noires au premier plan.
A Rémuzat, nous avons marqué un arrêt pour apercevoir les vautours. Nous étions un peu tard et nos chances de les voir relativement faibles. Mais nous avons eu de la chance car une dizaine d’individus volaient encore autour de la falaise et nous avons pu les admirer.
La falaise aux vautours de Rémuzat
Nous avons ensuite repris la route en direction du défilé de Trente Pas, pour rejoindre Bourdeaux puis la vallée de la Drôme. Nous avons eu la jolie surprise de pouvoir observer d’autres vautours en vol au niveau de l’entrée du défilé de Trente pas. Nous étions alors beaucoup plus proches d’eux qu’à Rémuzat pour admirer leur ballet aérien.
A l’entrée du défilé de Trente Pas
Cette deuxième journée dans les Baronnies a largement tenu ses promesses, et nous sommes rentrées à la maison avec plein de jolis souvenirs. Nous avons aussi noté plein d’endroits que nous aurions aimé avoir le temps d’explorer, à commencer par la randonnée pour approcher du rocher du Caire à Saint May afin de voir les vautours encore mieux. Mais, comme j’ai constaté que cette région des Baronnies est beaucoup plus proche de chez moi que ce que je pensais (nous avons mis à peine 1h30 pour rentrer de Rémuzat), nul doute que j’y retournerai !
St Auban sur l’Ouvèze / Aulan / Montbrun les Bains – Drôme Brantes – Vaucluse avril 2023
(*) Ma réservation du gîte s’est effectuée dans le cadre d’un partenariat avec Partir-Ici.fr, le site d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme pour un tourisme local et durable, à laquelle je collabore régulièrement. J’avais ainsi eu la possibilité de choisir un gîte parmi les Gîtes de France de la Drôme. Mon avis sur cet hébergement est bien entendu totalement libre : je suis littéralement tombée sous le charme et j’ai noté l’adresse bien précieusement pour y séjourner à nouveau si je retourne dans les Baronnies.
Lors des dernières vacances scolaires, nous avions décidé Melle 3e et moi de partir 2 jours « hors de la maison ». Nous avons un moment hésité à aller du côté de la Savoie ou de la Haute Savoie, comme l’an dernier où nous étions parties à Annecy. Mais de fil en aiguille, ou plutôt de réflexion en idée, nous avons choisi d’aller faire un road-trip dans les Baronnies, ce secteur de la Drôme Provençale que nous ne connaissions absolument pas.
Dans les rues de Nyons, se laisser captiver par le parfum d’une glycine en fleurs
Pour ceux d’entre vous qui n’avaient jamais encore entendu parler des Baronnies, il s’agit d’un territoire au sud-est du département de la Drôme, à la limite du Vaucluse, des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes. C’est le pays de la lavande, des oliviers, des tilleuls et des abricotiers. Même si en avril, nous savions que nous n’étions pas en période de floraison, nous avions hâte de découvrir les paysages et les villages des Baronnies.
Sur la route des Baronnies, un arrêt à Suze-la-Rousse
Nous sommes parties un matin, pas trop tard, de Valence, direction le sud. J’avais prévu un premier arrêt en Drôme Provençale, avant d’arriver dans les Baronnies. En effet, lorsque nous étions allés en famille à Vaison-la-Romaine, nous étions passés par Suze-la-Rousse mais n’avions pas eu l’occasion de nous arrêter pour visiter le château. Cette fois, pas question de passer à côté !
Le château de Suze-la-Rousse domine les environs
Le château de Suze-la-Rousse était à l’origine un château-fort. La forteresse médiévale du XIIe siècle a été réaménagée au XVe siècle. C’est à cette époque que la somptueuse cour Renaissance est édifiée. Puis, plus tard, au XVIIIe siècle, un escalier monumental est construit et les appartements mis au goût du jour avec des décors en gypseries. J’avoue que rien que pour pouvoir entrer dans la cour Renaissance, j’étais ravie d’avoir décidé de visiter le château de Suze-la-Rousse. Cette cour est un véritable joyau, présentant un décor uniforme sur ses quatre côtés. L’escalier vaut lui aussi le détour. Au cour de la visite, nous avons eu l’occasion d’essayer des jeux de société du XVIIIe siècle et j’ai apprécié cette façon interactive et amusante de découvrir les loisirs de cette époque.
L’entrée du château a été décalée au XVIIIe siècle pour s’aligner avec l’entrée de l’escalier de l’autre côté de la courFaçades sur cour RenaissanceCoin de ciel bleu…L’escalier monumentalGypseries dans les salons du château
Après la visite de l’intérieur du château, nous sommes parties sur la Garenne, un espace boisé de 23 hectares qui s’étend sur quasiment tout le plateau sur lequel est bâti le château. Là, les chênes verts dessinent des allées menant à plusieurs curiosités. Parmi celles-ci, on remarque la petite chapelle Saint Michel qui constitue le but d’une petite promenade très agréable. Mais surtout, nous nous sommes attardées sur le bâtiment du jeu de paume. En effet, Suze-la-Rousse possède un des jeux de paume les mieux conservés de France. Construit au XVIe siècle, ses quatre murs sont toujours d’aplomb et laissent deviner les emplacements des galeries qui étaient en bois. Une exposition dans le château nous avait préalablement permis de nous familiariser avec les règles de ce jeu de raquette, ancêtre du tennis.
Balade sur la GarenneLa croix de carrefour à côté de la chapelle Saint MichelLa petite chapelle Saint MichelL’entrée du jeu de paume
Nous avons profité de l’ombre des arbres de la garenne pour pique-niquer avant d’aller faire le tour du village, puis de reprendre la route pour la suite de notre road-trip.
Le château de Suze-la-Rousse depuis le village
(*) Le château de Suze-la-Rousse, comme ceux de Grignan et de Montélimar, appartient au département de la Drôme. Les conditions de visite sont détaillés sur le site internet des châteaux de la Drôme.
A la découverte de Nyons
Notre étape suivante était la ville de Nyons. Nous y étions un jour de marché et les commerçants n’avaient pas encore fini de remballer quand nous sommes arrivées. J’anticipais qu’il serait peut-être compliqué de trouver un stationnement, mais nous n’avons pas eu à chercher longtemps avant de trouver à laisser la voiture sur un parking au bord de la rivière et sous les arbres.
Dans les rues animées du centre de Nyons
Nous avons commencé par le centre de la ville (et par prendre un cornet de glace… à la lavande pour moi). Puis, nous nous sommes faufilées dans les ruelles et les calades pour progressivement monter vers un des symboles de Nyons : la tour Randonne. Sur une ancienne tour du XIIIe siècle, et suite à un voeu, le curé Francou a fait élever au XIXe siècle la chapelle Notre-Dame de Bon Secours. Celle-ci est surmontée d’un piédestal néogothique décoré de personnage et portant une statue de la Vierge Marie, tournée vers la ville.
Le clocher de l’église de NyonsDans le quartier des FortsAu bout des ruelles, la tour RandonneVue sur la Tour Randonne
L’autre curiosité de Nyons, c’est son pont roman. Construit à la fin du XIVe/ début du XVe siècle au dessus de l’Eygue, il se compose d’une arche unique, culminant à 18 mètres de haut et ayant une portée plus de 40 mètres. Depuis plus de 600 ans, il assure le passage d’une rive à l’autre de l’Eygue (il est toujours ouvert à la circulation automobile, même si un pont a été construit légèrement en aval en 1970). Après avoir fait un tour sur le pont, nous avons décidé de descendre dans le lit de la rivière afin de prendre toute la mesure de l’édifice. J’avoue en avoir profité pour mettre un peu les pieds dans l’eau…
L’Eygue vue depuis le pont roman de NyonsLe pont de Nyons depuis le lit de la rivièreLes pieds dans l’eau…
Nous avons profité de notre passage à Nyons pour faire quelques achats dans une distillerie de lavandes (il y en a plusieurs le long de la rivière). Puis, nous avons repris notre road-trip pour nous enfoncer dans les Baronnies.
Au bord de la route, la chapelle perchée de Pierrelongue
Notre arrêt suivant était prévu à Buis-les-Baronnies, à une trentaine de kilomètres de Nyons. Nous avons donc pris la route dans cette direction. Mais nous avons marqué une petite pause sur notre trajet après avoir aperçu, de loin, la chapelle Notre-Dame de Consolation. Celle-ci est en effet perché sur un piton rocheux de 25 mètres haut, qu’elle occupe intégralement. Malheureusement, la chapelle était fermée et nous n’avons pas pu la visiter. Mais l’ensemble reste curieux (et le village de Pierrelongue est mignon).
Au pied de la chapelle Notre Dame de Consolation de PierrelongueAu cœur d’un paysage pré-alpin
Un passage par Buis-les-Baronnies, avant l’orage
Buis-les-Baronnies restera un peu le rendez-vous manqué de ce road-trip. En effet, nous n’avons pas pu explorer la petite ville autant que nous l’aurions souhaité, ni surtout autant qu’elle le mérite. Le ciel, déjà bien chargé, a commencé à se noircir tandis qu’un vent frais se levait. L’orage était en approche. Nous avons tout de même pu profiter des arcades de la jolie place avec ses maisons colorées et sa fontaine chantante : une vraie carte postale !
Sur la place aux maisons colorées, la jolie fontaineSous les arcades du XVe siècle
C’est donc un peu trop rapidement que nous sommes reparties de Buis-les-Baronnies (mais cela nous donne une bonne raison d’y revenir), après avoir tout de même fait quelques emplettes en prévision de notre repas du soir dans un magasin de producteurs locaux : saucisson, pain rustique, petits fromages et jus de fruits.
Point de vue depuis le col d’Ey
Comme le temps n’était plus très beau et que l’après-midi touchait à sa fin, nous avons pris la direction du logement que nous avions réservé. Pour cela, la route nous a emmenée le long des gorges de l’Ubrieux (où nous ne nous sommes pas arrêtées car il pleuvait à verse… encore une raison de revenir par ici), puis nous a fait passer par le col d’Ey. Là, par contre, nous avons marqué un arrêt tant la vue était époustouflante (et parce qu’il ne pleuvait momentanément plus). A nos pieds,nous avions toute la vallée de l’Ennuyé !
De ce côté aussi, il pleut ! Le village de Sainte Jalle se dresse dans le rayon de soleil
Nous ne nous sommes cependant pas trop attardées car d’une part, l’orage grondait encore très fortement pas si loin, et d’autre part, la température avait nettement chuté. Ainsi après avoir eu presque 25°C à Nyons en début d’après-midi, il ne faisait plus que 9°C au col d’Ey suite à l’orage…
Où dormir : Fin de journée dans la vallée de l’Ennuyé
C’est justement dans la vallée de l’Ennuyé que j’avais réservé un hébergement pour la nuit. Notre gîte était situé à Saint Sauveur Gouvernet. Le propriétaire nous attendait sur place. Il nous a rapidement montré les lieux : un rez-de-chaussée avec un coin cuisine spacieux et correctement équipé et un coin salon hyper cosy avec un poêle à granulés qui réchauffait un peu l’atmosphère, et un étage avec une chambre spacieuse. Côté extérieur, le petit jardinet était clos avec une petite terrasse couverte, et surtout bien isolée visuellement du jardin du gîte voisin. J’ai réellement été emballée par le lieu, ainsi que par la vue fabuleuse que nous avions de la chambre, du salon et de la terrasse.
Le coin salon où nous avons passé une soirée tranquille // la vue depuis la chambre
(*) Ma réservation du gîte s’est effectuée dans le cadre d’un partenariat avec Partir-Ici.fr, le site d’Auvergne Rhône Alpes Tourisme pour un tourisme local et durable, à laquelle je collabore régulièrement. J’avais ainsi eu la possibilité de choisir un gîte parmi les Gîtes de France de la Drôme. Il va de soi que comme à chaque fois, mon avis est totalement libre… mais je pense que les images parlent d’elles-même quant à la qualité de cet hébergement !
Après la journée bien remplie que nous avions eue, nous avons profité d’une soirée tranquille au coin du poêle, entre papotage et lecture, puis d’une bonne nuit de sommeil. C’est que de nouvelles découvertes nous attendaient le lendemain !
Il y a quelques jours, j’ai été invitée par Valence Romans Tourisme afin de découvrir en avant première certains ateliers ouverts dans le cadre des Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA). Lancées en 2002, ces journées ont pour but de faire découvrir au grand public les professionnels des métiers d’art à côté de chez eux. Ouvertures d’ateliers, manifestations exceptionnelles, démonstrations de savoir-faire, les JEMA proposent une programmation variée et touchant des domaines d’activité souvent méconnus. Elles sont l’occasion de rencontres avec des personnes passionnées qui ont à cœur de partager. Lors de cette avant-première, nous avons pu visiter l’atelier d’une modiste-chapelière, celui d’une fabricante de bijoux et nous essayer à l’art du cyanotype.
Chapeau d’homme en feutre bicolore, fait sur mesure pour un client
Des chapeaux chez Blanche Abel
Nous avons débuté notre journée par l’atelier de Blanche Abel, installé dans une petite rue de la basse ville de Romans, à deux pas du musée de la Chaussure et des berges de l’Isère. Originaire de Romans, Blanche y est revenue après avoir créé sa marque à Paris et travaillé pour de grandes maisons de la mode ainsi que des productions pour le cinéma ou la télé. Elle créé des chapeaux sur mesure pour ses clientes et clients (ainsi que des petites séries pour des marques de luxe).
En attente d’emballage…
Dans l’atelier de Blanche, installé sur les 3 étages d’une maison de ville, on travaille la paille et le feutre de lapin. Nous commençons la visite par le show-room où la créatrice reçoit ses clients sur rendez-vous afin d’échanger avec eux sur la création du chapeau dont ils ont envie. Blanche nous y raconte son parcours (elle a débuté dans la cuisine avant une reconversion dans la mode, et a posé ses valises en divers lieux d’Europe avant de revenir à Romans). Elle nous explique ensuite les différents étapes de la réalisation d’un chapeau mais aussi les matières et leurs particularités. On sent toute la passion qu’elle a pour son métier à la façon dont elle en parle.
Blanche est passionnante à écouter quand elle parle de son métier, des chapeaux, des matières et de son engagement pour une relocalisation
Après cela, elle nous guide au premier étage où deux personnes sont en train de travailler. L’une coud le gros grain sur le bord de chapeaux en feutre, tandis que l’autre procède aux finitions sur un ensemble d’autres chapeaux. C’est l’occasion pour moi de me rendre compte de la dextérité des deux chapelières, de leurs gestes à la fois rapides et précis.
Couture du gros grain sur le bord d’un chapeau
Nous montons ensuite au deuxième étage. C’est là qu’a lieu le moulage des chapeaux sur les formes. Blanche possède de nombreuses formes de chapeaux, calottes et rebords, ce qui lui permet de multiplier les possibilités. Nous avons même le droit à la démonstration du démoulage d’un bibi, posé sur une forme à clés. Là encore, Blanche n’est pas avare d’explications sur les différents types de feutre, sur l’apprêt, sur les pailles (qui arrivent en ruban), sur la machine à coudre la paille qu’elle a acquis et dont elle apprendra bientôt à se servir pour être encore plus autonome et limiter encore plus les trajets de ses matières.
Chapeau de feutre sur la formeDémoulage du bibiEn pleine explications sur la paille
J’ai l’impression que Blanche pourrait nous raconter pendant encore des heures ce qui fait la beauté de son métier mais aussi comment elle aimerait une économie plus locale (actuellement, certaines matières ne sont pas fabriquées en France… car il n’y a pas de producteur. C’est le cas de la paille par exemple) et réduire encore son impact sur la planète. Mais l’heure tourne et nous sommes attendus dans un autre atelier…
Dans le showroomBoîte à chapeauBlanche peut fabriquer toutes sortes de chapeauxBibis de cérémonieLe feutre permet de nombreuses fantaisies, comme l’incrustation de cuir
(*) Blanche Abel, 26 rue Bistour, 26100 Romans
Des bijoux en cuir upcyclé et argent recyclé chez Janoé
EDIT du 07/09/2025 – Margaux a cessé son activité de bijoux en cuir upcyclé et en argent recyclé.
Notre deuxième arrêt de la matinée est prévu dans l’atelier Graines de Couleurs où nous rencontrons Margaux qui va nous parler de ses bijoux en cuir upcyclé et argent recyclé, qu’elle produit sous la marque Janoé. Là encore, il ne s’agit pas du premier métier de la créatrice. En effet, Margaux était auparavant animatrice pédagogique dans un parc animalier. Elle a découvert la matière première cuir un peu par hasard en tombant sur de jolies pièces dans une ressourcerie. Son côté créatif la pousse à essayer d’en faire quelque chose.
En se renseignant, elle se rend compte de l’énorme quantité de cuir qui est jetée chaque année par l’industrie maroquinière. C’est le point de départ de sa marque Janoé : utiliser les petits bouts de cuir qui sont normalement jetés. Margaux décide d’associer ce cuir à une matière précieuse recyclé : l’argent. Le reste, c’est son goût et sa sensibilité qui permettent la création de bijoux modernes, et écoresponsables.
Les bijoux Janoé en cuir upcyclé et argent recyclé
Après nous avoir parlé de ses valeurs, Margaux nous montre ses outils et ses sacs remplis de cuirs fabuleux (son fournisseur, situé à quelques kilomètres de Romans, récupère des cuirs des usines des grands noms de la mode, dont plusieurs sont installés dans les environs également). Elle nous permet même de nous essayer à la découpe du cuir, au couteau ou à l’emporte-pièce à l’aide d’une petite presse qui était à l’origine destinée à poser des rivets et a été modifiée pour être réemployée. C’est un vrai plaisir que d’échanger avec Margaux, dont on sent les convictions fortes et l’engagement dans le discours et dans les actes.
Margaux en pleine explication de l’utilisation de la presse pour découper à l’emporte-pièce
(*) Janoé Bijoux / Graines de couleurs, 22 rue Mathieu de la Drôme, 26100 Romans
Une pause déjeuner chez Magma Terra
EDIT du 07/09/2025 – Magma Terra a définitivement fermé
En sortant de Graines de Couleurs, nous avons traversé la place Maurice Faure pour nous rendre chez Magma Terra. J’avais déjà eu l’occasion d’y aller prendre un verre (leur terrasse est très agréable aux beaux jours). Cette fois, je découvre la salle de restaurant, lumineuse et chaleureuse. Il y a un menu du midi et un menu du soir, qui changent chaque semaine. L’accent est mis sur les produits locaux et de saison, avec une proposition végétarienne à chaque fois. Ce jour-là, j’ai choisi une salade de lentilles (avec pommes, patates douces, grenade, noisette et tomme de Léoncel) en entrée et un colombo de légumes en plat. Je n’ai pas pris de dessert mais ceux de mes camarades étaient très appétissants.
Une salle colorée et lumineuse
(*) Magma Terra, 10 & 12 place Maurice Faure, 26100 Romans
Du cyanotype avec l’atelier Les Mirettes
Une fois rassasié, il était temps pour nous de passer à l’action. Pour cela, direction l’Artisanoscope dans la côte Jacquemart. Là, nous avions rendez-vous avec Laure de l’atelier les Mirettes. Photographe, elle pratique aussi la technique du cyanotype à laquelle elle va nous initier. Le principe est simple : un produit photosensible est étalé sur une feuille de papier, on masque certaines parties de la feuille, on expose tout cela aux UV (naturels ou artificiels), puis on rince et on découvre une impression en négatif dans les tons de bleu.
J’aime beaucoup les résultats des cyanotypes, et j’avais envie depuis un moment d’essayer
Après nous avoir montré les possibilités à partir d’exemples qu’elle a pu réaliser, Laure nous a fait choisir une feuille sur laquelle le produit avait été étalé. Nous avons ensuite laissé libre cours à notre imagination à partir des éléments à notre disposition : feuilles, plumes, dessins et photos imprimés sur transparents, etc. C’était d’ailleurs assez amusant de repérer les caractères de chacun selon la composition qu’il a réalisée, plus ou moins méticuleuse.
Ma composition avant exposition
Après, nous avons embarqué nos « plaques » jusqu’à une petite place voisine afin de les exposer à la lumière du soleil. Le jour était plutôt couvert, et il a donc fallu un petit moment (passé à discuter gaiement) avant que la couleur ne vire, indiquant que les UV avaient fait leur part. Il ne restait plus qu’à rincer le produit dans un bain d’eau vinaigrée pour que la magie opère et qu’on récupère notre cyanotype.
Ma composition après exposition // nos cyanotypes
(*) L’Artisanoscope, boutique à Romans dans la côte Jacquemart, boutique à Valence dans la Grand Rue et tiers lieu le Chalutier à La Baume d’Hostun
Si vous aussi, vous souhaitez profiter des Journées Européennes des Métiers d’Art, cela se passe toute cette semaine jusqu’au week-end prochain. Vous pouvez retrouver le programme pour Valence Romans sur le site de l’office de tourisme.
Lors cet instameet, j’étais invitée par Valence Romans Tourisme (que je remercie pour cette belle opportunité et les jolies rencontres que j’y ai faites), en compagnie de Maxime pour Le Caillou aux Hiboux, Lionel pour De beaux lents demains, Jérôme, Léa, Jeane, Cécile de Terres de Drôme. Et bien entendu, ce que j’ai écrit ne reflète que mon ressenti personnel (et enthousiaste) de ce que j’ai vécu et des échanges qui ont eu lieu ce jour-là.
Chaque année, je vois arriver la période de Noël et des fêtes de fin d’année avec un plaisir non dissimulé. Chaque année, je profite de mes fins de journées de télétravail pour aller explorer les villes des environs et leurs décorations lumineuses. Et cette année n’a pas fait exception à la règle. Je vous emmène donc avec moi pour découvrir où il est possible de profiter de la magie de Noël dans la Drôme (enfin, surtout dans les environs de Valence où j’habite !).
Noël à Romans
Cette année, ma première étape dans mon exploration d’avant Noël a été Romans. Je vais tous les ans à Romans à la nuit tombée afin de profiter des très belles structures lumineuses installées à différents endroits dans la ville. J’aime le fait que la disposition et l’emplacement des décorations monumentales change chaque année afin de créer une surprise, et de renouveler l’émerveillement.
Je suis arrivée alors qu’il faisait déjà nuit, et j’ai laissé ma voiture le long de l’Isère. De là, je suis remontée vers la place Jules Nadi. Le kiosque paré de lumières et de sapins m’accueille, et me fait entrer dans la magie de Noël. C’est alors que j’avise le parvis des Cordeliers avec son installation conique et tous les petits sapins à ses pieds. Avec les façades vitrées autour, il y a de quoi jouer à photographier les reflets. Mais je m’amuse surtout avec les grosses boules argentées dans les petits sapins. Photographier les reflets dans les décorations de Noël reste un de mes jeux favoris en cette saison !
Le kiosque à musique très élégant dans son décor de NoëlJouer avec les reflets dans les vitresJouer avec les reflets dans les boules de NoëlEn profiter pour faire un selfie au passage !
Empruntant les escaliers, je remonte vers la place Jean Jaurès où je suis accueillie par les musiques de Noël diffusées par hauts-parleurs. Nous sommes ici au royaume des enfants. Les installations sont ludiques et colorées. Petits et moins petits courent de l’une à l’autre poussant des cris de joie et s’installant pour se faire prendre en photo par les parents. Il y a beaucoup de monde et je prends peu de photos.
Les lutins attendent les lettres des enfants…
Je pars vers la Côte Jacquemart pour redescendre vers la rue Mathieu de la Drôme et la place Maurice Faure. Si les rues sont décorées de guirlandes formant des ponts de lumière, ce sont les montgolfières de la place qui attirent mon regard. En cette période de coupe du monde de football, je leur trouve un air de trophée !
Sur la place Maurice Faure, montgolfières et lanternes suspendues
Je termine ma promenade au pied de la collégiale Saint Barnard où une installation lumineuse offre de très jolies occasions de jeux avec les reflets. Je reste un long moment à explorer les différentes possibilités. Mais il ne fait pas bien chaud et même si je suis bien couverte (et que j’ai pensé à prendre mes gants), cela fait bientôt une heure que je me promène. Aussi, il est temps pour moi de reprendre la direction de la chaleur de la maison.
Repérer les reflets possibles !S’amuser avec les profondeurs de champJe crois vraiment que la magie de Noël se situe un peu dans les reflets !Se glisser à l’intérieur de la structure…Bokeh…
Les illuminations de Noël à Romans sont visibles jusqu’au 2 janvier 2023
Je suis passée plusieurs fois sur le village de Noël situé sur les boulevards de Valence, de jour comme de nuit, profitant d’avoir une course à faire en ville. Chaque fois, le grand sapin lumineux et les petits chalets ont le même effet : je me mets à sourire ! Ailleurs dans la ville, des installations lumineuses ont pris place : des lampadaires sur le parvis de la gare, des fleurs face au kiosque Peynet, des chemins lumineux au dessus des rues piétonnes…
Le grand sapin lumineux // l’entrée du village de NoëlDevant la gare de Valence VilleLes éclairages devant la gareFace au Champ de Mars
La grande soirée
Le samedi 10 décembre a eu lieu la grande soirée des féeries. Chaque année, cette soirée commence par une parade qui parcourt les boulevards jusqu’au Champ de Mars et se poursuit par un grand feu d’artifice, tiré derrière le kiosque Peynet. L’an dernier, j’avais eu la chance d’y assister depuis la terrasse du Musée. Cette année, c’était un peu plus improvisé car je me suis décidée un peu au dernier moment, partagée entre flemme de sortir dans le froid et envie de profiter du spectacle. Finalement, c’est le feu d’artifice et la promesse d’un beau moment qui ont gagné !
Je suis arrivée en fin d’après-midi en ville, et j’ai commencé par faire un petit tour des rues et places illuminées, avant de me réchauffer avec un bon ginger latte chez Tamper&Yummy. J’ai doublement bien fait d’y passer car cela m’a aussi permis de croiser des copains avec qui nous avons décidé de profiter ensemble du feu d’artifice. Nous sommes donc allés nous poster dans l’avenue Pierre Semard, partiellement coupée à la circulation, où après un bon verre de vin chaud au Alix Coffee, nous étions très bien placés pour assister au spectacle sans pour autant être trop dans la foule. Malgré le froid (et le vent glacial), nous avons apprécié ce moment qui nous a émerveillés.
La grande roue
L’installation de la grande roue à l’angle des boulevards de Valence semble faire maintenant partie des traditions de Noël valentinoises. Depuis 7 ou 8 ans, elle prend place de fin novembre à début janvier, pour le plaisir des petits et des grands. Elle fait aussi le bonheur des photographes car de jour comme de nuit, elle permet des compositions assez amusantes. J’y fais chaque année un tour, soit en famille soit entre copains. Cette année, j’y suis allée (à l’invitation de Valence Romans Tourisme – collaboration commerciale non rémunérée) un soir de décembre avec Mr 2e et Melle 3e. Nous n’avions pas spécialement choisi notre jour en fonction de la météo mais plutôt de nos disponibilités respectives. Nous nous sommes donc retrouvés en haut de la grande roue un vendredi soir avec un mistral un peu marqué et un thermomètre qui flirtait avec les 0°C, ce qui n’était sans doute pas le meilleur choix ! Malgré cela, nous avons apprécié re-découvrir la ville d’en haut et jouer à retrouver les lieux que nous fréquentons « en bas ».
Prêts à embarquer // la grande roue et le village de NoëlAprès cela, nous avons fait un tour sur le marché de Noël, et profité des chalets proposant de quoi se réchauffer… Nos préférences à cette saison vont au vin chaud et aux châtaignes grillées !
Le village de Noël de Valence est ouvert jusqu’au 24 décembre 2022. La grande roue tourne jusqu’au 3 janvier 2023. Les illuminations sont visibles jusqu’au 8 janvier 2023
Crèches et sapins à Saint Vincent la Commanderie
C’est l’année dernière que j’ai découvert l’animation Crèches et Sapins dans le charmant village de Saint Vincent la Commanderie. Depuis dix ans, les habitants décorent les rues avec des crèches, sapins et autres décorations de Noël dans un esprit convivial et chaleureux. Nous sommes là bien loin des grandes illuminations urbaines. Le maître mot est la créativité ! On retrouve ainsi beaucoup de mises en scène à partir de matériaux naturels ou de récupération : des sapins en palettes, des bonhommes de neige en rondins, un père Noël en pneus chez le garagiste, des crèches en ustensiles de cuisine ou en capsules de cafés… Certains créent même de véritables villages sur le rebord intérieur de leur fenêtre ou dans une remise. Tout est possible ! Cela donne un ensemble à la fois hétéroclite et charmant. On sent vivre ici l’esprit de Noël, celui où l’on partage en toute simplicité.
En marche vers NoëlL’école des bonhommes de neigePas besoin de beaucoup pour faire un joli décor de NoëlLes oies de NoëlCrèche en matériaux naturelsSuspendre des pommes dans l’arbre de Noël, un retour aux origines de la traditionLe berger et son troupeauUn de mes coups de cœur : la crèche en boîtes de conserve et ustensiles de cuisineLa neige s’était invitée pour ajouter une touche de magie supplémentairePetit lutin des bois..Le téléphérique…… et son village (avec des sapins en farfalle !)
Les crèches et sapins sont visibles dans le village de Saint Vincent la Commanderie jusqu’au 8 janvier 2023.
Et vous, avez-vous prévu ou êtes-vous allés voir des décorations de Noël ?