[Drôme] se promener les pieds dans la neige

Si nous avons eu un début d’hiver très arrosé, les températures sont globalement restées douces et les premières neiges sont arrivées tardivement. Il m’a en effet fallu attendre mi-décembre pour pouvoir me promener dans les paysages blanchis. En plaine, elle a encore mis plus de temps à arriver, c’est seulement en janvier que les premiers flocons ont fait leur apparition, couvrant très progressivement les paysages d’un tapis blanc, bien vite balayé par des vents glaciaux.

des branches et des feuilles de hêtre givrées
Quand l’hiver vient remplacer l’automne…

Dans la forêt givrée au Grand Echaillon

Mi-décembre, alors que de la neige était un peu tombée sur le Vercors quelques jours avant, j’ai décidé un samedi après-midi d’aller voir s’il en restait un peu. Comme je n’avais pas envie de faire beaucoup de route, j’ai choisi d’aller vers le Grand Echaillon. Je m’étais dit que neige ou pas, j’y trouverai bien une balade à faire. Au pied du col des Limouches, les conditions de circulation étaient annoncées délicates car il avait gelé les nuits précédentes et que les nuages étaient bas. Et effectivement, si la route était bien dégagée, j’ai rapidement vu la température chuter sur le thermomètre de la voiture. Mais, en descendant sur Léoncel, j’ai su que mon idée était bonne car les crêtes étaient blanchies et l’ambiance en haut s’annonçait magique.

une crête de montagne, givrée en haut et pas en bas
Depuis le plateau de Léoncel, vu sur les crêtes du Grand Echaillon
des branches couvertes de givre
Sur le parking de l’auberge du Grand Echaillon

J’ai laissé la voiture sur le parking de l’auberge. Le thermomètre indiquait -5°C et le vent soufflait fort. Sitôt descendue, j’ai cherché mes gants et m’apercevoir que j’avais oublié de les prendre. Je trouvais malgré tout dommage de ne pas profiter un peu des paysages complètement givrés autour de moi. Alors, j’ai resserré mon écharpe, remonté ma capuche, et glissé mes doigts dans mes manches. Les lieux étaient silencieux. Je me suis enfoncée dans la forêt, suivant un chemin que je connaissais. La neige était glacée, et avait emprisonné les traces de pas d’animaux. J’ai reconnu le cerf, le renard, le lièvre et le loup. Le vent faisait danser les troncs des grands arbres en un ballet hypnotique.

une maison et un tas de troncs d'arbres dans une foret enneigée
Une ambiance complètement hivernale autour de l’auberge
un chemin dans une forêt enneigée
S’aventurer dans la forêt enneigée
les cimes des arbres givrées
Se sentir minuscule
une forêt enneigée avec au premier plan des arbres qui ont encore leurs feuillage automnal
L’automne n’avait pas encore complètement disparu
une forêt givrée
Au pied des grands arbres

J’ai ensuite pris la direction de la bergerie. J’avais pensé aller longer la crête jusqu’au point de vue sur le plateau de Léoncel. Mais le brouillard se faisait de plus en plus présent, effaçant le paysage. Je me suis donc contentée de marcher jusqu’à la bergerie, m’émerveillant de la façon dont le vent et le froid avaient paré la nature d’une couche de magie.

des cimes d'arbres givrées
Se laisser hypnotiser par le ballet des branches
une forêt givrée
Dans la forêt
des feuilles de hêtre givrées
Feuilles givrées
un chemin dans une forêt enneigée
Direction la bergerie
un chemin dans une forêt enneigée
Marcher dans un paysage enchanté
un chemin enneigé s'avançant dans le brouillard entre deux barrières
Minimalisme
un paysage complètement blanc de givre et de neige
La visibilité était devenue très faible

J’ai fini par faire demi-tour au bout de plus d’une heure de balade dans la magie de ces paysages givrés. De retour à la voiture, mon seul regret a été que l’auberge n’était pas encore ouverte pour la saison car j’y aurais bien pris un thé au coin de la cheminée.

Le Grand Echaillon – Drôme – décembre 2023


Sur les sentiers enneigés au pied du Vercors

Le premier week-end de janvier, il a neigé sur le Vercors. J’avais un temps envisagé de retourner au Grand Echaillon mais un coup d’œil à la montagne par la fenêtre et à la webcam sur internet m’en avait découragé. En effet, les sommets étaient nimbés d’un épais brouillard, la neige tombait et les conditions de circulation étaient annoncées difficiles (d’ailleurs, des copains ont voulu y aller mais ont dû s’arrêter avant la station tant la route était glissante). Le lundi matin (comme exceptionnellement, je ne travaillais pas), quelques flocons voletaient dans l’air chez moi et je me suis dit qu’en allant vers le pied du Vercors du côté de Peyrus, je trouverais peut-être la neige. Ce secteur, bien que proche de chez moi, est en effet souvent plus froid et enneigé.

Dès la sortie du village, la présence de la neige ne fait aucun doute

C’était une bonne idée car sitôt la sortie du village, les champs étaient couverts d’une pellicule blanche et la neige tombait plus fortement que chez moi. J’ai laissé ma voiture sur un emplacement de stationnement et je suis partie dans l’idée d’aller vers le Chemin des Moines (ce sont les premiers kilomètres du GR93). Si le début de ma balade s’est fait en suivant le balisage, j’ai bien vite bifurqué pour m’aventurer dans un sentier s’enfonçant dans les bois et éviter une marche sur route trop longue.

Direction le Chemin des Moines et le pas du Touet… avant de choisir de bifurquer

Tandis que l’averse de neige se densifiait, j’ai commencé à monter par ce chemin un peu escarpé. L’avantage, c’est qu’il m’a emmenée à l’abri du vent glacial, protégée par la colline sur laquelle j’avançais. J’ai continué à marcher, émerveillée par la forêt qui se couvrait peu à peu de neige, contrastant avec le vers des sapins et des genévriers. Le silence était total. Je n’entendais que le bruit de mes pas crissant sur la neige fraîche. L’instant semblait suspendu hors du temps. J’ai toutefois fini par faire demi-tour : l’heure du déjeuner approchait. En revenant à ma voiture, les routes avaient changé de couleur et on ne distinguait plus le bitume, entièrement blanchi. Cette fois, l’hiver semblait bien décidé à s’installer quelques temps !

C’est après avoir traversé le ruisseau que je me suis enfoncée dans les bois
Les fougères séchées retiennent la neige
Avancer sur les sentiers enneigés
Genévrier sous la neige

Peyrus – Drôme – janvier 2024


Au dessus des nuages à la Croix de Chabreille

J’étais montée à la Croix de Chabreille il y a deux ans, après avoir cherché plusieurs fois le chemin pour arriver au sommet. Après d’importantes chutes de neige un début de semaine de janvier, je suis allée me promener dans le Vercors. Mon idée de départ était de pousser jusqu’au Grand Echaillon. Mais en montant vers le col des Limouches, je suis passée au dessus des nuages et la neige était déjà abondante. J’ai donc profité que le parking à proximité de Chabreille soit encore quasiment vide (il était encore tôt le matin) pour changer mon plan et décider d’aller à la Croix de Chabreille pour profiter de la mer de nuages sur la vallée du Rhône.

un champ enneigé avec des personnes faisant de la luge
Très peu de monde en arrivant tôt le matin. Ce ne sera plus le cas quand je reviendrai récupérer ma voiture après ma randonnée : le parking débordera largement le long de la route et le champ sera noir de monde !

Après avoir hésité à prendre mes raquettes (cela aura son importance plus tard), j’ai finalement opté pour y aller sans. J’ai suivi le trajet que j’avais pris la dernière fois, traversant d’abord le champ où quelques familles sont déjà à pied d’œuvre pour enchainer les descentes en luge. Le soleil est encore assez bas et une bonne partie du pré est resté à l’ombre. Le soleil rasant fait briller la neige qui a glacé pendant la nuit.

Une bonne partie du champ est dans l’ombre
Le contraste entre la neige qui brille au soleil et les arbres encore à l’ombre est magique
Le soleil arrive doucement
Mais il va falloir encore un petit moment avant que je ne me retrouve au soleil

J’avance donc dans la neige, à l’ombre. Toutefois, le relief me protège du vent et j’ai plutôt chaud tandis que je marche. Surtout que, vu que je n’ai pas pris mes raquettes, je me retrouve rapidement à devoir faire plus d’efforts pour avancer dans une neige bien poudreuse et dans laquelle je m’enfonce généreusement. J’ai presque à chaque pas de la neige largement au dessus des chevilles (et à certains endroits, j’en aurai même jusqu’au dessus du genou !). Je dois avouer qu’à ce moment-là, je regrette un peu d’avoir eu la flemme de risquer de devoir porter les raquettes à la main dans certains passages !

un paysage enneigé
La neige est encore très fraiche.. et les raquettes (laissées dans le coffre de la voiture) auraient été pratiques !

Malgré tout, la balade est agréable. Il fait bon, les paysages sont somptueux et je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône. Après avoir loupé le chemin qui mène au second pré puis à la montée, je dois cependant revenir un peu sur mes pas. Mais je récupère assez vite mon itinéraire. Et j’attaque la montée un peu raide en direction de la Croix de Chabreille. Assez vite, celle-ci se dessine sur l’horizon. Je suis au sommet et je prends un moment pour contempler le paysage, grandiose !

paysage enneigé et mer de nuages
Je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône dans une trouée d’arbres
paysage enneigé et mer de nuages
La mer de nuages s’étend sur toute la plaine de Valence et la vallée du Rhône
une croix au sommet d'une montagne enneigée
Arrivée au sommet : la croix de Chabreille veille
paysage enneigé et mer de nuages
Les nuages couvrent toute la vallée du Rhône
paysage enneigé et mer de nuages
Les collines des piémonts du Vercors forment des îles

Pour redescendre, j’ai choisi cette fois de faire une boucle. Une fois arrivée à la croix, je suis redescendue de l’autre côté, suivant un chemin bien marqué qui m’a conduite jusqu’à la route. Il m’a ensuite suffi de la longer pour regagner le parking, tout en continuant à admirer le paysage couvert de neige !

paysage enneigé et mer de nuages
Et toujours la mer de nuages sur la vallée

Chateaudouble – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres balades dans la neige en Drôme :

Et un peu plus loin, en Isère, sur le domaine nordique de Villard de Lans.

[projet 52-2024] semaine 5 – froid

S’il fait plutôt doux dans la journée, les nuits restent fraîches. J’ai dû d’ailleurs gratter le parebrise en prenant ma voiture le matin cette semaine. Bref, la météo est plutôt pas trop en désaccord avec le thème froid du projet 52 pour cette semaine. Cependant, la photo que j’ai choisie a été prise il y a pile deux semaines. Ce samedi là, j’avais une très grosse flemme de sortir : il faisait froid et j’étais fatiguée. J’ai quand même emmené Melle 3e au centre équestre, et je pensais me limiter à cela. Mais en arrivant là-bas, j’ai vu que la Raye n’avait pas dégivré de la journée, et que la vue était encore plus belle que d’habitude. Alors, je suis vite fait repassée à la maison, j’ai enfilé une tenue adaptée et mes chaussures de rando et une demi-heure plus tard, j’arpentais les chemins glacés de La Baume Cornillane. Mais cela fera l’objet d’un récit plus complet ultérieurement…

L’effet blanc sur la montagne, c’est du givre. Et comme il faisait froid, il est resté toute la journée malgré le soleil (j’ai pris ma photo en toute fin d’après-midi, moins d’une heure avant le coucher du soleil)


Pour voir comment il fait froid chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] 3 petites balades d’hiver à côté de Valence

Entre décembre et janvier, j’ai déjà eu l’occasion de faire quelques jolies balades dans la Drôme. Ces promenades et randonnées sont forcément hivernales, même quand il n’y a pas de neige ! Comme chaque fois, la plupart sont réalisables en toutes saisons mais l’hiver leur apporte une « couleur » particulière et une ambiance plus froide. La nature y apparait dénudée, tandis que les températures invitent plutôt à rester au chaud. Mais quel bonheur de prendre un thé en rentrant d’une balade bien vivifiante !

des ruines de château fort sur une crête
Profiter du soleil sur les chemins


Au bord de l’Isère en crue à Romans

En décembre, les pluies ont été importantes et les fleuves et rivières ont eu tendance à déborder. A Romans, lorsque je suis passée pour voir les illuminations de Noël, l’Isère était en crue. Si elle était encore dans son lit, son débit était très impressionnant. Le fort courant produisait en outre un grondement sourd ne laissant aucun doute sur sa puissance.

une ville de nuit au bord d'une rivière en crue
Bourg de Péage depuis Romans, et les tourbillons du courant de l’Isère
de nuit, une rivière en crue sous un pont en ville
Sous le Pont Vieux, le niveau de l’Isère est élevé

Romans sur Isère – Drôme – décembre 2023


Dans le brouillard au jardin des Sables

Le jardin des Sables à Montvendre a été ma dernière sortie de 2023. La météo n’était pas très belle, avec beaucoup de brouillard, mais j’avais envie de prendre l’air. J’ai donc choisi d’aller une nouvelle fois dans ce jardin (privé mais ouvert au public sous condition de respecter les lieux), dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler à de nombreuses reprises. Je m’y étais souvent baladée au printemps et en été, un peu en automne aussi. Mais je n’y étais encore jamais allée en hiver. Avec le brouillard, l’ambiance était un peu mystique. J’étais ce matin-là, la seule visiteuse et seuls quelques oiseaux venaient troubler le silence. J’ai aussi été surprise de trouver quelques fleurs. Une nouvelle fois, j’ai pu constater que le jardin des Sables est un véritable havre de paix et qu’il fait bon y faire un tour.

paysage de campagne dans le brouillard
Il y avait beaucoup de brouillard ce jour-là
rose en train de faner
La fin des roses…
un chemin dans la forêt par temps de brouillard
Ambiance mystérieuse
coques des fruits du fusain
Le fusain a lâché ses graines
une petite rose avec des gouttes de rosée
perles de rosée

Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – décembre 2023


Au centre de la Pangée à La Baume Cornillane

C’est pour débuter l’année que je suis retournée à La Baume Cornillane. Nous étions en effet le 1er janvier et le soleil brillait. J’avais il y a 2 ans inauguré l’année par une randonnée et très envie de recommencer cette année. J’ai choisi de faire une balade que je connais bien car d’une part, j’étais quand même un peu fatiguée et d’autre part, les chemins étaient détrempés après les pluies des jours précédents. L’idée était vraiment de prendre l’air, pas de réaliser un exploit sportif.

un paysage de colline avec les ruines d'un château
En direction du château des Cornillans

En ce milieu de matinée du 1er janvier, il n’y avait pas foule sur les sentiers mais j’ai tout de même croisé quelques autres promeneurs avec lesquels nous avons échangé un « bonne année ». De toutes façons, j’avais surtout envie d’un peu de calme après le tourbillon des fêtes de fin d’année. J’ai marché en profitant des paysages et du soleil qui réchauffait rapidement l’air, avant de rentrer pour passer le reste de la journée en mode cosy à la maison.

Des roches monolithiques, dites "roches de la Pangée" dans la campagne
Un coup d’œil aux Roches de la Pangée
un donjon en ruine qui se détache du paysage avec des rochers au premier plan
Les ruines du donjon du château des Cornillans se dressent au delà des roches de la Pangée
Panneau de signalisation de randonnée
De nouveaux panneaux de signalisation ont été installés. Ils sont couplés à un parcours de course d’orientation fixe.
un paysage de moyenne montagne recouvert de forêts
Vue sur la montagne de la Raye

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres idées de balades hivernales dans la Drôme et ses environs, vous pouvez aller voir :

[projet 52-2024] semaine 2 – hiver

Cette semaine le thème du projet 52 est particulièrement de saison. Et si nous avons parfois eu un peu trop « chaud » ces dernières semaines, il se trouve qu’un courant d’air bien froid nous rappelle depuis quelques jours que nous sommes effectivement en hiver. Chez moi, il a apporté beaucoup de vent glacial et un peu de neige en mode blizzard. Si la neige ne tenait pas vraiment juste à côté de la maison, il ne m’a pas fallu aller bien loin pour la trouver. Il suffisait de prendre un petit peu d’altitude. Et à même pas 10 kilomètres de chez moi, elle était bien présente. J’en ai donc profité pour une jolie promenade dans les bois. C’était à la fois beau et calme, dans le silence de la forêt.

une branche de sapin enneigée


Pour voir à quoi ressemble l’hiver chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

NB : il est possible que mon programme du week-end me tienne un peu éloignée de mon ordinateur dans la journée du samedi. Quoi qu’il en soit, si votre commentaire n’apparaissait pas immédiatement, je ferai le maximum pour venir le valider le plus rapidement possible. Mais ce sera peut-être seulement en fin de journée…

[projet 52-2023] semaine 8 – il y a 10 ans

Cette semaine, le thème du projet 52 nous invite à un petit voyage dans le passé puisqu’il s’agit de regarder ce qu’il se passait il y a 10 ans… J’ai donc assez logiquement opéré une plongée dans mes archives, me concentrant d’abord sur février 2013 puis me laissant la possibilité, si je ne trouvais rien à ma convenance, de piocher dans les mois autour.

Ainsi, j’ai retrouvé qu’en mars 2013, je suis allée pour la première fois en hiver sur la Côte d’Azur avec au programme Fréjus, Saint Raphaël, le massif de l’Esterel, la plage du Dramont et Cannes. Mais aussi, j’ai retrouvé de nombreux souvenirs enneigés en février et mars 2013 : de la neige au centre équestre où je me souviens qu’il avait fallu faire la trace en voiture jusqu’au parking, de la neige en Auvergne lors d’un week-end avec des amis pour faire de la randonnée en raquettes et papoter au coin du feu, de la neige à Font d’Urle où la journée de ski/balade/jeux s’était passée sous les flocons, et de la neige sous le soleil au Col de Rousset où j’avais marché jusqu’au col naturel. A cette époque, si les garçons skiaient quasiment toute la journée et pouvaient aller sur à peu près toutes les pistes, ce n’était pas encore le cas de Melle 3e qui prenait seulement 1 ou 2 heures de leçon avec un moniteur (et si je me souviens bien, c’est la dernière année où elle n’allait pas en famille sur les pistes car à l’issue de sa leçon à Col de Rousset, le moniteur avait indiqué qu’elle était dorénavant en capacité de skier partout). Quoi qu’il en soit, ce jour-là, il y a tout juste 10 ans à Font d’Urle (c’était le 24 février), nous avions passé un bon moment à jouer dans la neige, dans les bois aux abords de la station !


Pour voir ce que faisaient les autres participants il y a 10 ans, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Isère] une randonnée en raquettes à Villard-de-Lans

La neige a mis longtemps à pointer ses flocons cet hiver mais mi-janvier, elle s’est enfin décidée. Après des semaines à l’attendre, elle avait enfin recouvert le Vercors en quantité suffisante pour permettre une sortie en mode nordique. Mr 2e allait pouvoir étrenner ses nouveaux skis de fond et moi ressortir mes raquettes. Toutes les stations étaient en effet ouvertes pour le week-end du 21/22 janvier, promettant de jolis moments enneigés.

Ambiance nordique à Bois Barbu

Direction le domaine nordique du Haut Vercors

J’avais assez logiquement prévu de me rendre au Grand Echaillon, en raison de sa proximité avec la plaine de Valence (et donc de chez moi). Toutefois, avant de partir ce samedi matin-là, j’ai vérifié la météo et outre les températures glaciales prévues sur tout le Vercors, il était annoncé un très fort vent du nord sur la partie ouest du massif, faisant chuter le ressenti de température bien en dessous de -15°C à Léoncel. Vite, j’ai cherché un plan B permettant de bénéficier de meilleures conditions météo. Après avoir envisagé de me rendre à Herbouilly, j’ai choisi de filer sur Villard-de-Lans. C’est le même domaine, celui du Haut Vercors, mais la route est un peu moins longue.

Depuis la plaine de Valence, je suis passée par Pont-en-Royans et les gorges de la Bourne. Je crois que j’aime définitivement mieux cette route en hiver qu’en été. Creusée en partie à flanc de montagne, elle fait partie des routes vertigineuses du Vercors construites au XIXe siècle. Quand les montagnes sont couvertes de neige et que les stalactites de glace surgissent des surplombs de la paroi, cela ajoute une dimension épique à l’ensemble. La route des gorges de la Bourne est sans doute moins impressionnante que ses consœurs de Combe Laval ou des Ecouges (j’avais été en outre très impressionnée par le tunnel de cette dernière : non éclairé, à une seule voie, en double sens, avec une courbe au milieu de ses presque 500 mètres de long… mais il fait l’objet de travaux visant à l’éclairer au passage de véhicules et à signaler la présence d’un autre véhicule dans le tunnel avant de s’y engager. Restera donc l’effet du tracé de la route en encorbellement ). Mais elle est aussi nettement plus aisée à circuler, même s’il y a quelques endroits où on ne peut pas croiser un autre véhicule et où il faut donc se méfier. Elle est également bien dégagée en hiver.

Ce samedi matin, la route des gorges de la Bourne offrait donc son spectacle hivernal mais aussi de très bonnes conditions de route, malgré le froid. Je n’ai pas pu prendre de photos car je conduisais et les endroits pour s’arrêter sont rares (et peu accessibles en conditions hivernales). Une fois arrivés à Villard-de-Lans, nous avons pris la direction de Bois Barbu, qui est une des trois portes d’entrée sur le domaine nordique du Haut Vercors, avec toujours une route bien dégagée jusqu’à l’entrée de la zone de stationnement.

Vue depuis le foyer nordique de Bois Barbu

Dans la forêt entre Bois Barbu et Valchevrière

Après le queue à la caisse des forfaits car il y avait foule à vouloir profiter de ce premier jour de ski de l’année, Mr 2e est parti sur les pistes de fond tandis que j’ai filé sur les sentiers balisés pour les balades en raquettes. J’ai choisi de partir en direction de Valchevrière sur une piste verte. La promenade en aller/retour fait un peu plus de 7 km et est donnée pour 3h. Comme je disposais de 2h15 avant de retrouver Mr 2e au foyer nordique de Bois Barbu (en prévision de déjeuner), je savais que je n’irai pas jusqu’à Valchevrière cette fois, mais cela me permettait de suivre un balisage.

Au départ du foyer nordique de Bois Barbu/caisse des forfaits de ski de fond

Très vite, le chemin s’enfonce dans la forêt. Il y a peu de randonneurs ce matin-là et je me retrouve très vite seule sur mon itinéraire. Autour de moi, les arbres majestueux sont recouverts de neige. L’ambiance est féérique. Le silence est seulement troublé de temps à autre par le bruit de la neige qui dégringole des branches secouées par un petit coup de vent.

Dans la forêt
… au milieu des arbres couverts de neige.

Au gré des clairières que je traverse, j’aperçois le ciel bleu au dessus des cimes des arbres. Le temps ne compte plus. Je profite de la beauté des paysages qui m’entourent et du calme absolu. Avec le bruit de mes raquettes dans la neige, je me fais presque l’effet d’être une intruse dans cet environnement si paisible. Le chemin monte puis redescend à plusieurs reprises, et finit par déboucher le long d’une piste de ski de fond (sur ce qui est en été, la route permettant de rejoindre Herbouilly depuis Bois Barbu). Je la longe sur quelques dizaines de mètres en prenant soin de bien garder ma droite pour ne pas gêner les skieurs sur cette piste à double sens. Puis de nouveau, le chemin s’enfonce dans les bois.

Apercevoir le bleu du ciel au passage des clairières
Avez-vous repéré la balise ?

Le sentier s’enfonce le long d’une piste forestière tandis que le soleil parvient à se frayer un passage à travers les branches. Soudain, un bruit me fait me retourner. Le vent a balayé la neige des branches qui tombe dans le rayon du soleil en une vision fantasmagorique. J’ai perdu la notion du temps et de la distance dans ce paysage immaculé, aussi je regarde ma montre. Je dispose d’encore un peu de temps avant de devoir rebrousser chemin. Je décide donc de continuer à avancer. Le chemin me ramène le long de la piste de ski. Je dépasse un des stations du chemin de croix qui va de Villard-de-Lans à Valchevrière en mémoire des résistants du hameau.

Quand la neige tombe des branches dans un rayon de soleil….
La station n°11 du chemin de croix menant de Villard-de-Lans à Valchevrière

Je ne vais pas aller jusqu’au hameau de Valchevrière car il me reste selon mon estimation encore au moins 800 mètres pour y arriver. J’hésite cependant à pousser jusqu’au belvédère mais je commence à fatiguer (et ma cheville qui se remet tout juste d’une entorse montre elle aussi des signes de fatigue). Aussi, après une petite pause, il est temps pour moi de prendre le chemin du retour à Bois Barbu. Pour cela, il me suffit de revenir sur mes pas. Après avoir quitté le bord de la piste de ski, je ne me méfie cependant pas assez et glisse dans une descente. La poudreuse amortit fort heureusement la chute, mais il me faut un petit moment pour réussir à me dépêtrer de mes raquettes et me relever. Je reste donc prudente dans les descentes qui suivent, mais bien vite je suis de nouveau sur un terrain plus plat et je peux reprendre un bon rythme.

C’est dans la descente à gauche que j’ai glissé…
Un dernier effort de montée et c’est l’arrivée !

J’arrive à Bois Barbu en même temps que Mr 2e. Après avoir un temps envisagé de déjeuner sur place, nous préférons retourner à la voiture et nous acheter sur la route de quoi manger. Nous sommes en effet tous les deux bien fatigués de nos efforts !

Site nordique du Haut Vercors – porte de Bois Barbu
Villard-de-Lans – Isère – janvier 2023

(*) L’accès aux promenades en raquette est gratuit. De nombreux itinéraires sont possibles à partir de différents lieux de la station de Villard-de-Lans/Corrençon-en-Vercors.
L’accès aux pistes de ski de fond est soumis à l’achat d’un forfait. Il est chargé sur un support réutilisable à acheter la première fois. Cette carte peut servir pour charger des forfaits de ski de fond ou de ski alpin sur la station. Et elle est utilisable longtemps : j’étais contente d’avoir pensé à en emporter une que j’avais à la maison et dont la dernière utilisation datait de 2014 pour le domaine alpin ! De plus, le tarif enfant s’applique jusqu’à 20 ans.
Pour tout savoir des autres activités proposées sur la station, et scruter les webcams, il suffit de se rendre sur le site internet de l’office de tourisme de Villard-de-Lans/Correçon-en-Vercors.


Un peu d’histoire : la bataille de Valchevrière

Si je n’ai pas pu aller jusqu’au hameau de Valchevrière cette fois, je souhaite quand même vous parler un peu de son histoire. Le hameau, niché au cœur de la forêt, avait été peu à peu déserté durant l’entre-deux-guerres, habité uniquement en été par quelques paysans gardant leurs troupeaux. Les maisons ont été utilisées comme camp par des maquisards, menés par le lieutenant Chabal. Le 21 juillet 1944 est lancée l’opération générale contre la Résistance du Vercors. Parmi les évènements les plus marquants, on retient souvent l’atterrissage de planeurs allemands à Vassieux-en-Vercors entre le 21 et le 23 juillet et les combats qui s’en sont suivi. Mais la bataille de Valchevrière a également été particulièrement violente. Dans la journée du 22 juillet, au niveau du belvédère, sur la route, les résistants sont attaqués par plus de 300 hommes de l’armée allemande. La compagnie Chabal tiendra sa position le plus longtemps possible mais sera finalement débordée par une armée mieux équipée et plus nombreuse. Une fois le verrou de Valchevrière tombé, les allemands gagnent la maîtrise de tout le Vercors Sud. Ils incendient les maisons vides de Valchevrière, n’épargnant que la chapelle, afin qu’elles ne puissent plus servir de refuge pour la Résistance. Le hameau ne sera jamais reconstruit. Il est maintenant, tout comme le belvédère un lieu de mémoire.

(*) En été, le belvédère de Valchevrière est accessible directement depuis la route entre Villard-de-Lans et Herbouilly. En hiver, il faut y aller à pied (raquettes) ou à ski de fond. Depuis le belvédère, un chemin forestier conduit au cœur du hameau.

[projet 52-2023] semaine 4 – froid

C’est encore un thème de saison dans le projet 52 cette semaine. En effet, après l’hiver la semaine dernière, il est aujourd’hui question de froid ! Et cela tombe plutôt bien car depuis une douzaine de jours, le froid a fait son grand retour chez moi. Même si cela n’a pas tenu en plaine, essentiellement en raison d’un très fort vent du nord, la neige a montré ses flocons à plusieurs reprises, et les gants ont été un accessoire indispensable.

Et la neige s’est installée durablement sur les hauteurs, permettant (enfin) l’ouverture des stations de ski et en particulier des domaines nordiques dans le Vercors. Nous en avons donc profité le week-end dernier lors d’une belle session ski/raquettes selon les préférences. Par contre, il faisait froid : -8°C sur le thermomètre. Heureusement, nous avions choisi notre station en vérifiant au préalable le vent attendu. Nous étions ainsi (relativement) à l’abri et n’avons pas eu à faire face à un vent glacial et cinglant, ce qui aurait forcément eu un impact sur notre sortie.

Voici donc une première photo de cette matinée à la neige, au domaine nordique du Haut Vercors, côté Bois Barbu sur Villard-de-Lans (et le reste des photos et le récit arrivent bientôt…).


Pour voir comment les autres participants gèrent le froid, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] petites promenades hivernales

Parfois, je me demande si je ne préfère pas aller randonner en hiver qu’en été. Les paysages hivernaux sont souvent nettement plus graphiques, plus épiques aussi que les mêmes paysages en été. Le froid, le givre, la neige sculptent la nature dénudée. Et on a le plaisir après avoir fait un petit effort de rentrer se mettre au chaud pour un goûter mérité. Voici donc quelques idées de petites randonnées faciles et de promenades dans la Drôme à faire en hiver (mais que l’on peut décliner sans souci aux autres saisons !).

A l’entrée des gorges de Saint Vincent

Les gorges de Saint Vincent la Commanderie

C’est par hasard que j’avais découvert les gorges de Saint Vincent la Commanderie il y a quelques années. J’étais partie pour explorer le village et j’avais suivi la route menant à cette faille dans la bordure du Vercors. C’est encore le hasard qui m’a fait y retourner cet hiver. J’étais en effet venue à Saint Vincent la Commanderie pour faire le tour des crèches et sapins exposés dans le village. En arrivant, j’ai découvert un paysage saupoudré de neige et je n’ai pas pu résister à pousser un peu la balade. J’ai donc filé en direction des gorges.

Le roux des asperges contraste avec le saupoudrage de neige sur les sommets

Comme je n’étais pas chaussée pour la randonnée, j’avais dans l’idée de rester sur la route. Mais un bruit de chute d’eau m’a fait changer d’avis : je ne sais pas résister à l’appel d’une cascade ! J’ai donc emprunté un sentier partant de la route et descendant vers le fond des gorges, me fiant au son de l’eau pour localiser la cascade. J’ai assez rapidement pu l’apercevoir, et m’en approcher. Toutefois, je n’ai pas réussi à descendre jusqu’au bord de la rivière à cet endroit : le sol était un peu glissant et la pente abrupte. Vu que j’étais en ballerines de ville et avec mon sac à main (je rappelle que j’étais venue pour me promener dans le village uniquement au départ), c’était trop risqué. Cependant, malgré les ronces et branches, j’ai pu admirer 2 jolies cascades, dont l’une m’a semblé en partie artificielle (il faudra que je fasse des recherches pour savoir ce qu’il y avait là autrefois).

On devine un parement de pierres en haut de la cascade, et il y a une sorte de retenue à son pied
Passion cascades…

De retour sur la route, j’ai continué à remonter le long de la rivière, jusqu’à arriver au niveau d’un gué. Là, un petit seuil formait une mini cascade. Je me suis approchée pour mieux profiter du paysage. L’ensemble formait vraiment un joli tableau hivernal. (Par contre, j’aurais du me méfier un peu plus car bien que plat, le terrain était glissant. Si je ne suis pas tombée, mon pied a dérapé sur à peine 2 ou 3 cm, juste assez pour « réveiller » une entorse de la cheville faite il y a bientôt 2 ans.)

Gué sur la rivière à la sortie des gorges
Seuil sur le cours d’eau

Comme j’étais partie tard, et que je ne voulais pas revenir à pied de nuit sur le bord d’une route étroite et non éclairée, alors que je n’avais pas de lampe, j’ai fait demi-tour à cet endroit. Il est bien entendu possible de continuer à longer la route pour s’enfoncer dans les piémonts du Vercors.

J’aime le contraste entre le vert des fougères et le blanc de la neige
Au passage des gorges

Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2022


Quand j’avais prévu d’écrire cet article, j’avais aussi en tête plusieurs balades à vous proposer en montagne ou en campagne. Mais, il semblerait que le sort en ait décidé autrement car après m’avoir laissé relativement tranquille durant mon séjour en Bretagne, la cheville sur laquelle j’avais dérapé lors de la promenade dans les gorges de Saint Vincent a décidé de se rappeler un peu trop à mon bon souvenir, et j’ai donc dû limiter un peu mes sorties afin de la ménager. Alors, j’ai cherché de jolis villages dans lesquels aller flâner….


Le village de Châtillon-en-Diois

Encore une fois, c’est le hasard qui nous a conduit avec Mr 2e dans les rues de Châtillon-en-Diois. Nous partions initialement pour une promenade en Drôme Provençale, sans doute du côté de Mirmande ou d’Autichamp. Mais, en contournant Crest, nous avons aperçu de la neige sur les sommets du Diois. Il n’en a pas fallu plus pour nous faire changer de direction. Après avoir pensé faire un tour dans Die, je me suis souvenue que Châtillon-en-Diois avait été classé l’an dernier parmi Les Plus Beaux Villages de France. Nous avions donc trouvé notre destination !

De Châtillon-en-Diois, je n’avais que quelques images en tête : des petites ruelles, nommées viols (un nom dérivé du latin via) et des fontaines. Je les avais découvertes sur De Beaux Lents Demains, le blog de Lionel, originaire du Diois, ou encore chez les copains du Caillou aux Hiboux. J’avais très envie de partir à leur découverte à mon tour, et je n’ai pas été déçue. Déjà, à l’approche du village, nous avons été captivés par les paysages du Diois. Je connais très peu ce secteur, ne m’étant auparavant aventurée qu’une seule fois vers Luc-en-Diois pour admirer le claps et le saut de la Drôme. J’ai regretté de ne pas pouvoir m’aventurer un peu dans les sentiers, mais cela me donne un bonne raison de revenir.

L’hiver le long du Bez

En arrivant, nous avons laissé la voiture sur le parking du camping, le long du Bez, la rivière qui coule au pied du village . Puis, empruntant un escalier, nous avons rejoint la route que nous avons traversée pour nous diriger vers le village médiéval. Nous avons assez rapidement aperçu la tour-horloge qui en garde l’entrée. Juste devant une fontaine coule à flots. Il n’en faut pas beaucoup plus pour faire mon bonheur de visiteuse. Si l’ensemble invite à se faufiler dans les étroites ruelles du vieux village, nous avons fait le choix de commencer par le contourner en montant en direction du cimetière. On croise une autre fontaine, charmante de simplicité. Peu à peu, de jolis points de vue se découvrent entre les arbres et les bâtiments. On entend un ruisseau s’écouler en contrebas. Le soleil nous gratifie un peu de sa présence, et l’envie est forte de continuer un peu sur le chemin qui s’ouvre entre les montagnes devant nous (mais je dois rester raisonnable…).

La porte d’entrée du village médiéval avec la tour-horloge
Je suis toujours charmée par les fontaines qui coulent librement. Celles de Châtillon-en-Diois sont alimentées par les ruisseaux descendant des montagnes environnantes et le surplus d’eau reprend son chemin dans le ruisseau
En faisant le tour du village médiéval…
Le charme de la simplicité

Nous redescendons donc vers la porte d’entrée dans le village. Une fois celle-ci passée, l’ambiance change. Les rues sont plus étroites. Le soleil a plus de mal à se frayer un chemin dans le dédale des maisons, enchevêtrées les unes dans les autres, et les viols cheminant parfois sous voûte. Mais nous tombons sous le charme. Un peu partout, nous croisons des fontaines (il y en a 17 en tout dans le village) dont le gloussement nous attire. Nous nous enfonçons à la découverte des petits passages. Nous finissons par arriver sur la petite placette de la Concorde, ancien cœur de vie du village. Un jasmin d’hiver en fleurs nous rappelle que l’endroit doit vraiment être beau au printemps lorsque toutes les plantes grimpantes qui s’accrochent aux façades sont fleuries.

Dans la rue principale du vieux village
La rue principale descend vers la tour-horloge
Sur la placette de la Concorde encore une fontaine..
En apprendre plus en lisant les panneaux du parcours patrimoine…
Le jasmin d’hiver illumine cette façade

Le temps semble suspendu à Châtillon-en-Diois et sans l’aide de ma montre, j’aurais bien été incapable de dire combien de temps nous y avons passé. Cela fait pourtant plus d’une heure que nous sommes en train de parcourir les petites rues, nous attardant sur les détails. Le soleil commence à baisser sur l’horizon : les jours sont encore courts en janvier… Nous allons devoir prendre le chemin du retour, mais je reviendrai et cette fois, j’irai aussi plus loin dans la vallée du Bez découvrir ce qui s’y cache !

Le Bez en aval du village

Châtillon-en-Diois – Drôme – janvier 2023

Quelques autres idées

Si je n’ai pas pu randonner durant ce mois de janvier, je peux quand même vous suggérer quelques-unes des promenades faites les hivers précédents dans la Drôme et que j’ai appréciées :

[projet 52-2023] semaine 3 – hiver

Alors que le froid est revenu et que la neige a fait une incursion dans plusieurs régions de France ces derniers jours, le thème Hiver pour cette 3e semaine du projet 52 semble tout à fait de saison !

J’aime les paysages enneigés, mais si quelques flocons sont bien tombés sur la plaine autour de chez moi, ils n’ont pas été suffisants pour blanchir les environs. Il n’aurait cependant pas fallu que j’aille bien loin pour trouver de quoi faire des photos sous la neige car elle a (au moins un peu) tenu à basse altitude. Mais, surtout, j’avais déjà choisi une autre photo pour illustrer le thème.

J’ai pris cette photo la semaine dernière à Lyon, à côté du bureau : un arbre a commencé sa floraison alors que nous n’étions même pas encore mi-janvier. Son avance est de grosso modo 2 mois, et il n’est pas le seul car j’en ai aperçu plusieurs autres, que ce soit en ville ou en campagne. J’ai été tellement surprise que je l’ai photographié ! Et même si la qualité de l’image est un peu aléatoire, j’ai souhaité la partager.

C’est le printemps en hiver mais à part ça, tout va bien au niveau du climat…


Pour découvrir ce que l’hiver nous réserve chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…

[Bretagne x Normandie] deux jours dans la Baie du Mont Saint Michel

Pour Noël, je suis allée passer quelques trop courts jours dans ma famille, à proximité de la baie du Mont Saint Michel. Entre les différentes festivités et les soirées au coin du feu (un de mes grands plaisirs en cette saison !), nous avons pu, avec Melle 3e, profiter de deux très belles journées de promenades : l’une à Cancale et l’autre au Mont Saint Michel. Si les conditions météo de ces deux jours étaient quasi printanières, ces sorties sont tout à fait réalisables avec un temps beaucoup plus hivernal. Il suffira alors de bien se couvrir pour profiter de ces si beaux paysages.

Faut-il encore le présenter ?

Sur la grève à Cancale

La promenade à Cancale fait vraiment partie de nos habitudes de cette période de Noël (à vrai dire, la promenade à Cancale fait un peu partie de nos habitudes tout court…). Au fil des années, j’ai l’impression que l’endroit est de plus en plus fréquenté tout au long de l’année, et il n’est plus rare d’avoir un peu de mal à trouver du stationnement en plein hiver. Malgré tout, nous aimons l’ambiance du petit port de pêche et du marché aux huitres (bien que, paradoxalement, nous ne mangions pas d’huitres…).

Ce jour-là, en pleine semaine, il y avait du monde. Il faut dire que d’une part la météo était exceptionnellement douce et d’autre part la marée était très basse, attirant les curieux autour des parcs à huitres. Après avoir longuement observé un goéland qui récupérait la chair d’une huitre écrasée sur la rampe d’accès aux parcs, nous nous sommes éloignées par la grève afin de profiter des paysages. Nous avons eu la chance de nous retrouver abritées du vent qui soufflait assez fort. Nous sommes ensuite restées dans notre zone de confort pour une balade d’environ 2 kilomètres sur la grève, ponctuée de temps d’escalade dans les rochers et de pauses contemplation.

Comme le soleil était un peu bas, et afin de ne pas marcher en lui faisant face, nous avons fait le choix de ne pas revenir sur nos pas. Nous avons donc traversé la ville en partant du haut pour rejoindre le port de la Houle en bas. Nous avons prolongé le plaisir de profiter du beau temps en prenant notre goûter en terrasse dans une crêperie que nous aimons bien. Après quelques achats (essentiellement des conserves de poissons), nous avons repris la route pour rentrer nous asseoir devant la cheminée de ma maison d’enfance.

Plein soleil !
Marée basse
Le village de pêcheurs, blotti au pied de la falaise de la Houle
Le repas du goéland (c’est encore un jeune car les plumes de sa tête ne sont pas blanches)
Goéland juvénile au bord des parcs à huitres
Carte postale cancalaise : les parcs à huitres et les îlots
Contre-jour sur la jetée du port
Contre-jour sur les parcs à huitres
Dans les rochers de schiste
Face au soleil
Face à la mer…
Goûter gourmand à la crêperie Ty Skorn (Place de la Chapelle – Cancale)

Cancale – Ille-et-Vilaine – décembre 2022

Un tour au Mont Saint Michel

Si nous allons régulièrement à Cancale, cela faisait des années que je n’étais pas allée au Mont Saint Michel en pleine journée. Une fois sur place, je me suis souvenue pourquoi ! En effet, quelle que soit la saison, l’endroit est très fréquenté. Nous sommes arrivées vers 13.00 et les parkings (pourtant immenses) étaient presque tous pleins. Nous avons malgré tout eu la chance de pouvoir prendre une navette Le Passeur sans attendre. Mais une fois au pied des fortifications, le doute n’était plus permis : il y avait bel et bien une foule importante…

Nous avions pensé visiter l’abbaye. Aussi, nous avons emprunté la grande rue, nous déplaçant au rythme des autres visiteurs, en une longue file continue. Comme nous étions parties au Mont Saint Michel sans l’avoir anticipé, nous n’avions pas nos billets et nous avons renoncé en voyant la queue à faire pour entrer dans le monument pour les visiteurs non munis de billets.

Après avoir envisagé de revenir vers l’entrée du Mont par les remparts, nous avons changé d’avis, toujours à cause du monde, et sommes parties par les jardins (où nous étions loin d’être seules mais au moins, nous pouvions avancer..). De là, nous avons gagné la grève par la petite porte dans la montée des Fanils. Nous nous sommes éloignées en direction de la chapelle Saint Aubert, profitant du soleil pour quelques prises d’escalade et un peu de contemplation au soleil.

La petite chapelle sur son promontoire rocheux, au pied de l’abbaye, a été construite au XIIe siècle et sa simplicité fait son charme (elle est toutefois généralement fermée et il faut donc l’admirer de l’extérieur). Avant les grands travaux, il était facilement possible de faire le tour du Mont Saint Michel à pied en passant par là. Depuis, le lit du Couesnon s’est rapproché et la tangue n’est plus aussi stable. Comme nous étions en chaussures de ville, nous avons préféré ne pas tenter l’expédition et repartir en repassant dans le Mont Saint Michel.

Comme il y avait une attente assez impressionnante pour reprendre la navette en direction des parkings, qu’il faisait très beau et que nous n’avions pas pu passer beaucoup de temps dans le Mont Saint Michel, nous avons décidé de faire le trajet à pied (il y a environ 3 kilomètres). Nous avons ainsi pu profiter des superbes points de vue sur le rocher qui s’offrent au regard tout au long de la passerelle (à condition de se retourner régulièrement bien entendu).

L’arrivée au Mont Saint Michel depuis l’arrêt de la navette
Au pied de l’abbaye
Le Couesnon et la passerelle
Côté jardins
La chapelle Saint Aubert, dans les rochers
Mouette en atterrissage…
Monter jusqu’au pied de la chapelle
Soleil d’hiver sur la baie
Se retourner en revenant au parking pour profiter de la vue…

Le Mont Saint Michel – Manche – décembre 2022


Petits conseils pour profiter du Mont Saint Michel :

  • Y aller tôt le matin ou tard le soir : ce sont les heures où il y a le moins de monde.
  • Si vous voulez visiter l’abbaye, prenez vos billets au moins la veille sur son site internet. Nous avons clairement regretté de ne pas l’avoir fait.
  • L’été des visites nocturnes scénarisées de l’abbaye sont possibles. Il y a généralement nettement moins de monde qu’en journée. Là encore, prenez vos billets avant de venir.
  • La baie regorge de superbes points de vue sur le Mont Saint Michel et de nombreuses possibilités de balades ou de randonnées. N’hésitez pas à en profiter.
    Attention toutefois si vous souhaitez vous éloigner des sentiers balisés : La baie est fluctuante, et dangereuse. Il convient de se faire accompagner par un guide qualifié pour s’aventurer en son cœur. Les sables mouvants ne sont pas une légende, ni la vitesse de la marée montante (même si elle ne va pas tout à fait à la vitesse d’un cheval au galop, elle avance à une vitesse comprise entre 6 et 10 km/h, soit deux fois plus vite que la moyenne sur les côtes françaises).