C’est un peu par hasard que je me suis retrouvée à mettre mon réveil un samedi matin pour aller faire une rando-wine en nord Ardèche. J’ai découvert le concept par un reel posté sur Instagram par l’office de tourisme Ardèche Grand Air. Pour vous situer, le territoire Ardèche Grand Air se situe autour d’Annonay. C’est un secteur d’Ardèche que je ne connais quasiment pas. Au printemps, je m’étais donc abonnée à leurs réseaux sociaux pour me souvenir d’aller y faire un tour. Début septembre, en milieu de semaine, j’ai vu passer leur publication sur la rando-wine : un concept qui allie une balade dans les vignes et une dégustation de vin. Un coup d’œil à la météo plus tard, je prenais ma place.
au pied du coteau de Rochevine
La randonnée
Dans les vignes sur le coteau de Rochevine
Le rendez-vous était donné à la cave de Saint Désirat. Là, j’ai retrouvé Sandrine, la guide qui allait nous accompagner et les 8 autres personnes inscrites ce jour-là. Début septembre, la saison touristique touche à sa fin mais en pleine saison, le groupe peut aller jusqu’à une trentaine de personnes. Très vite, nous prenons le chemin qui passe derrière la cave. Nous sommes au pied du coteau de Rochevine que la balade va nous emmener découvrir. Rapidement, le sentier devient abrupt. Ici les vignes sont plantées en échalas, sans terrasses.
Vignes au dessus du village de Saint Désirat
La randonnée concoctée par Sandrine nous emmène au cœur du vignoble. En montant, nous découvrons de superbes points de vue sur la vallée du Rhône, le massif du Vercors et le village de Saint Désirat. Sandrine en profite pour nous raconter un peu la vie de ce village. On y trouve en particulier une distillerie d’eaux de vie de fruits, née de la reconversion d’une famille d’arboriculteurs. On échange, on discute, on rigole. Cela me change de mes randos solos habituelles !
dans les vignesVue sur le village de Saint Désirat depuis le coteau de Rochevine
La saison des vendanges
Tout au long de la balade, Sandrine nous explique la façon dont viticulteurs et vignerons cultivent ici la vigne. Nous sommes sur l’appellation Saint Joseph. Située entre celles de Condrieu au nord et Cornas au sud, l’AOP s’étend sur une soixantaine de kilomètres le long de la rive droite du Rhône. En ce début du mois de septembre, après un été précoce, chaud et ensoleillé, les vendanges sont (déjà) bien avancées. Plusieurs parcelles sont vendangées, et pour notre plus grand bonheur, nous picorons quelques grains sur les grappes restantes. Un peu plus loin, les vendangeurs sont au travail. C’est pour nous l’occasion de voir comment ils s’organisent dans cette zone escarpée aux rangées sinueuses et courtes. Un vendangeur passe avec une hotte et récupère le contenu des seaux des cueilleurs pour ramener le raisin au tracteur.
grappes de raisin, de variété Syrahles vendangeurs au travail
Une salle dans un tunnel ferroviaire
En redescendant vers la cave de Saint Désirat, Sandrine nous fait découvrir une salle atypique. Ici, il y avait autrefois une voie de chemin de fer. Une galerie avait été construite pour protéger la voie ferrée des chutes de pierres du coteau de Rochevine, très friable. Située juste au dessus de la cave coopérative, la galerie a été rachetée par celle-ci. Fermée de chaque côté, elle est devenu une immense salle de réception d’une centaine de mètres de long. Des panneaux anti-bruit ont été installés au niveau de la voute pour limiter les échos et résonnances mais les parois sont restées brutes et suintent des récentes pluies. L’expérience est surprenante.
dans la galerie de la ClauxSur le tracé de l’ancienne voie ferrée
La dégustation de vins
La randonnée se termine là où elle a commencé : à la cave de Saint Désirat. C’est là que nous allons faire la dégustation de vins. Nous sommes ici en plein milieu de l’appellation Saint Joseph. Moins connue que ses voisines d’en face, les AOP Crozes-Hermitage et Hermitage, l’AOP Saint Joseph devient de plus en plus qualitative, avec des vignerons impliqués. Assez logiquement, c’est donc des vins de Saint Joseph que nous allons découvrir. Nous avons commencé par les blancs, mélange de cépages roussanne et marsanne. Puis nous avons découvert les rouges, issus exclusivement du cépage Syrah (qui historiquement serait une hybridation ancienne entre la roussanne de Savoie et la mondeuse d’Ardèche). Cette dégustation marque la fin de la rando-wine, une très chouette expérience pour découvrir un terroir et ses produits.
Dégustation du Saint Joseph blanc
Saint Désirat / Champagne – Ardèche – septembre 2025
Informations pratiques
Généralités
Les rando wines dans la vallée du Rhône Nord sont organisées par une association de guides en œnotourisme. On peut retrouver leurs différentes propositions via les offices de tourisme du secteur : Ardèche Grand Air, Porte de Drôme Ardèche, Ardèche Hermitage, Rhône Crussol, Vienne Condrieu.
Dans cet article, j’évoque la pratique du glanage(ou grappillage). Il s’agit de la possibilité de récupérer des restes de productions agricoles pour un usage familial après la récolte par l’agriculteur ou le propriétaire, uniquement du lever au coucher du soleil et sur un terrain non clôturé. Seule la jurisprudence reconnaît le glanage qui peut sinon être assimilé à du vol. Si vous vous promenez dans les vignes, il est impératif de ne pas piquer quelques grains sur les grappes des parcelles non récoltées. Si vous avez un doute sur le fait que la parcelle a été vendangée, ne touchez pas aux raisins.
Nous avons aussi croisé des figuiers sauvages au bord des vignes
Compte-rendu de dégustation
Pour les curieux, dans l’ordre, nous avons dégusté :
Saint Joseph blanc Amendine – un vin très frais, très léger, qui pourrait aller pour un apéritif estival ou un poisson grillé. Ca n’a pas vraiment été un coup de cœur.
Saint Joseph blanc Cuvée Côte Diane – un vin avec plus de présence que le précédent, qui pourrait s’accorder d’un fromage ou d’un plat léger. J’en ai pris une bouteille pour ramener à la maison.
Saint Joseph rouge Les Mariniers du Fleuve – un vin rouge avec une petite note poivrée. Celui que nous avons dégusté était encore jeune et restait très vert en fin de bouche. De ce fait, je ne l’ai pas spécialement apprécié et j’aurais aimé pouvoir découvrir une année antérieure.
Saint Joseph rouge Cuvée Côte Diane – vieilli partiellement en fût de chêne, il a une note très légèrement boisée. Je l’ai trouvé nettement plus intéressant que le précédent. J’en ai d’ailleurs aussi acheté une bouteille, pour essayer avec une viande en sauce cet hiver.
Saint Joseph rouge Cœur de Rochevine – la cuvée haut de gamme de la cave Saint Désirat, parcellaire et vieillie en fût de chêne. A la dégustation, il est nettement plus complexe que les précédents tout en gardant le caractère du Saint Joseph.
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
Cette semaine, le projet 52 nous demande ce qui est vert. Cette année, autour de chez moi, les arbres ont changé de couleur bien trop tôt. Dès le mois d’août, avec les vagues de chaleur et les canicules, les arbres ont bloqué l’évaporation par les feuilles pour tenir le coup. Les feuilles ont pris des teintes automnales alors que l’été était encore bien présent, privant aussi les arbres d’une partie de leurs ressources et de la fabrication de réserves via la photosynthèse. Bref, cela fait longtemps qu’ils ne sont plus complètement verts. Alors, je suis retournée là où j’étais cet été, en Ecosse. Là bas, le climat (même s’il se réchauffe) est bien différent d’en France, certainement plus frais et plus humide. Dès que l’on se retrouve dans la nature, la couleur dominante devient nettement le vert (avec une touche de violet en été, lorsque les bruyères sont en fleurs sur les landes). Pour ce thème, j’ai choisi une photo prise en aval du barrage hydroélectrique de Dundreggan dans les Highlands. Nous étions sur la route et l’arrêt était complètement improvisé, mais ce sera l’objet d’une autre histoire que je vous raconterai dans un prochain article !
Le long de la rivière Moriston
Pour découvrir ce qui est vert chez les autres candidats, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end, ce sont les journées du Patrimoine et je compte bien faire quelques visites de lieux rarement ouverts. Je ne sais donc pas quand j’aurai l’occasion de venir valider les commentaires qui seraient à modérer, mais je le ferai dès que possible.
Le thème de cette semaine pour le projet 52 est En groupe, et il m’a posé quelques difficultés. J’ai en effet voulu l’illustrer avec une photo d’un groupe que j’aurais prise lors d’une activité partagée. J’ai donc cherché dans mes archives car je n’en ai pas fait de façon très récente. Mes balades et sorties sont généralement effectuées en famille, avec quelques amis en nombre restreint (pas en nombre suffisant en tous cas pour parler de groupe), ou en solo. Je participe cependant régulièrement à des évènements de type instameet où nous faisons donc des activités en groupe. Je suis donc allée explorer les photos que j’avais prises lors des plus récents : au rugby, à Saint Etienne, dans la campagne ardéchoise ou dans les Monts du Lyonnais. Mais je n’ai pas trouvé de photo qui représentait le fait d’être en groupe.
Finalement, je suis allée jeter un œil aux quelques photos que j’avais prises lors d’un séminaire professionnel l’an dernier. Nous étions à l’Alpe d’Huez, et une randonnée en groupe avait été proposée pour ceux que cela motivait. C’est à plusieurs centaines de personnes, et bien encadrés par une équipe de guides, que nous avions pris le départ en milieu de matinée pour une chouette balade sur l’alpage fleuri. Comme il s’agissait d’un évènement professionnel, je n’avais pas pris mon appareil photo (et je l’avais un peu regretté), mais je suis quand même revenue avec pas mal d’images dans mon téléphone. Coup de chance pour le thème de cette semaine, l’une d’elles montre une partie du groupe sur le chemin…
Randonnée à l’Alpe d’Huez – Isère (juin 2024)
Pour découvrir ce que les autres participants font en groupe, il suffit de suivre les liens dans les commentaires
Chaque printemps, j’ai un rituel : je vais me promener sur l’alpage de Font d’Urle dans le Vercors. Là, entre quelques névés qui s’attardent, les fleurs envahissent la prairie. J’y monte toujours plus ou moins au même moment, autour de la mi-avril. Mais, cette année, la météo nous a fait la surprise d’abondantes chutes de neige en milieu de semaine dernière. Aussi, samedi, plus j’approchais du village, plus je voyais de la neige en quantité sur les bords de la route. En arrivant, je n’ai pu que constater la présence plus importante de la neige comparé aux autres années.
Le village de Font d’Urle
Cumulé avec un (très) fort vent, cela ne m’a pas donné envie d’aller m’aventurer bien loin sur le plateau. Je ne suis allée que jusqu’à la Porte d’Urle cette fois, mais malgré les rafales, j’ai photographié abondamment les petites fleurs. Le temps a passé plus vite que ce que je ne pensais et ma sortie aura duré presque 1 heure et demie malgré la faible distance parcourue. Plutôt qu’un récit, je vous propose cette fois juste un portfolio entre paysages de montagne enneigés et fleurs de printemps sur l’alpage.
Panoramas enneigés
Partout les névés rendent le cheminement compliqué. Sur l’alpage, mieux vaut les contourner car ils peuvent cacher une doline ou un scialet…
La porte d’Urle qui donne sur la Vallée de Quint est encore complètement enneigée
Fleurs de printemps
Habituellement, ce sont les crocus qui sont les stars des fleurs de l’alpage. Mais les chutes de neige de la semaine dernière en avaient brûlé beaucoup et ils commençaient tout juste à pointer à nouveau le bout de leurs pétales. Cela m’a permis de repérer beaucoup d’autres fleurs :
des jonquilles
des érythrones (dents de chien)
des anémones
des pensées sauvages
des gentianes
des tussilages
des renoncules
des coucous
Les jonquilles forment de jolis bouquets sur l’alpage. Elles percent même la neige par endroits.
Crocus
Les érythrones (dents de chien) poussent elles aussi parfois à travers la neige
Pensée sauvagerenoncules
Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2025
Pour plus d’images du plateau de Font d’Urle au printemps, vous pouvez aller voir :
Si je vais assez souvent me promener sur le massif de Crussol, je vais plus rarement jusqu’à son petit frère, le massif de Soyons. Ils ont pourtant beaucoup de points communs et sont issus du même plissement géologique, bordant tous les deux la « vallée morte », l’ancien lit du Rhône. Soyons est dominé par un vestige féodal, la Tour Penchée, lui même installé sur un ancien oppidum gaulois. Aller se promener sur le massif de Soyons, c’est à la fois une pause nature et un saut dans le passé, jusqu’aux temps lointains de la préhistoire.
Vue sur la vallée du Rhône et la forêt de Saoû depuis le massif de Soyons
Une balade sur le massif de Soyons
Dans la forêt au pied de la Tour Penchée pour profiter de l’ombre
La dernière fois que j’étais allée à Soyons, il ne faisait pas très beau. Cette fois, la météo était très printanière, et le soleil brillait. J’avais comme idée de visiter les grottes. Aussi, après avoir laissé la voiture au parking, j’ai commencé l’ascension des quelques 300 marches qui permettent d’accéder à l’entrée du site archéologique. C’est aussi ce chemin que l’on emprunte pour aller jusqu’au plateau de Malpas et à la Tour Penchée. Cette fois, je me suis contentée de l’observer de loin.
Au bord du chemin, les arbres sont fleuris
C’est après la visite des grottes que j’ai fait une jolie balade dans la forêt qui couvre le massif. J’ai en effet choisi d’emprunter ce chemin pour me rendre à pied au cœur du village où se trouve le musée archéologique. J’ai ainsi pu marcher à l’ombre des arbres, même si à cette période de l’année, les feuillages n’étaient pas encore présents. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de profiter de jolis points de vue sur la vallée du Rhône, le fleuve ayant une jolie couleur bleue sous le soleil.
Les chemins se faufilent entre les arbres dans la forêtApercevoir le Rhône et la plaine de Valence depuis les hauteurs du massif de Soyons
Sur le Serre de Guercy, une vue à 360 degrés
Je ne suis pas cette fois montée jusqu’à Serre de Guercy, mais les chemins qui parcourent le massif de Soyons permettent d’y accéder assez facilement depuis le chemin des grottes. De là-haut, on domine la vallée morte, mais surtout on bénéficie d’un panorama à 360 degrés sur les environs. C’est à mon avis l’un des plus jolis points de vue sur la Tour Penchée.
La Tour Penchée vue depuis le Serre de Guercy – un jour avec beaucoup de pollution – janvier 2017Le plateau de Malpas et la vallée du Rhône, vus depuis le Serre de Guercy un jour avec beaucoup de pollution – janvier 2017
La découverte du site archéologique
Les grottes, dans les pas de Néandertal
Comme je le disais, ce qui m’avait amenée sur le massif de Soyons, c’était la perspective de (re)visiter les grottes. J’y étais déjà venue en octobre 2011, quelques mois après mon arrivée dans la Drôme, mais j’en avais un souvenir très flou. Il faut dire que ce jour-là, j’étais accompagnée de 5 enfants et adolescents (Mr 1er, Mr 2e, Melle 3e et deux de leurs cousines). Je pense que j’avais passé plus de temps à surveiller tout ce petit monde qu’à m’intéresser à la visite.
J’aime beaucoup le logo du site archéologique de Soyons avec son mammouth sympathique
Les grottes de Soyons (on en connait actuellement 8) ont été utilisées à la préhistoire comme abri par les hommes de Néandertal. Plus tard, certaines ont servi de sépultures au néolithique. C’est cependant sur la période Néandertal qu’elles sont le plus intéressantes et les archéologues qui continuent à fouiller y ont fait d’importantes découvertes. Celles-ci nous aident à mieux comprendre Néandertal qui était beaucoup plus évolué qu’on l’a longtemps pensé. Loin de l’image simiesque, Néandertal était une vraie civilisation. Ainsi, les fouilles nous ont permis d’apprendre qu’il avait découvert comment faire du feu, mais aussi qu’il utilisait des outils pour chasser, préparer sa nourriture ou encore coudre. A Soyons, on a pu trouver aussi des traces de cannibalisme à l’époque de Néandertal (et c’est le cas sur seulement 10 autres sites en Europe), même si on ne sait pas (encore ?) en expliquer les raisons (parmi les hypothèses : un rituel pour s’approprier les capacités de ses ennemis ou d’un membre éminent de la communauté ou encore le manque de nourriture). On a aussi retrouvé de nombreux os d’animaux, permettant de se faire une idée très précise de la faune qui peuplait les environs à la préhistoire : mammouths, ours des cavernes, hyènes, lions des cavernes…
La visite permet de découvrir deux des grottes de Soyons, la grotte de Néron (rien à voir avec l’empereur romain : c’était le nom du chien qui a trouvé l’entrée au XIXe siècle) et le trou du Renard (parce qu’on y a découvert un squelette de renard…). Dans la première, des reconstitutions ont été installées, permettant de se faire une idée à taille réelle à la fois de nos « cousins » Néandertal (qui nous ont légué entre 2 et 4% de leur ADN) et des animaux qu’ils pouvaient croiser tandis que le guide montre divers artefacts retrouvés dans la grotte pour appuyer ses propos. Dans la seconde grotte, le visiteur peut surtout admirer de très belles concrétions géologiques : draperies, fistuleuses, stalactites et stalagmites. Avec un peu de chance (et cela a été mon cas), vous apercevrez aussi quelques minuscules chauve-souris.
Petit coup d’oeil à la grotte de Néron à travers la grille (les photos sont interdites dans les grottes)
Le musée et son mammouth
Après la visite des grottes, je suis allée dans le village de Soyons pour visiter le petit musée archéologique qui est compris dans le billet d’entrée des grottes. Dans trois petites salles, on peut voir des fossiles préhistoriques ainsi que des artefacts taillés par l’homme à la préhistoire dont la plus grande partie a été retrouvé dans les environs (quelques fossiles viennent de régions plus lointaines). On peut également admirer une mosaïque datant de la période gallo-romaine, ainsi que quelques pierres sculptées. Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est le mammouth (enfin demi mammouth serait plus exact car il n’y a que l’avant). Si les squelettes de mammouth ne sont pas rares, les conditions de découverte de celui-ci sont plutôt amusantes. C’est en effet un habitant de Soyons qui l’a découvert par hasard sous sa maison en creusant pour aménager sa cave (et c’est pour cela que le logo du site archéologique est un mammouth).
Présentation old school des silex taillés trouvés à SoyonsJ’ai appris au cours de ma visite que le bébé du mammouth s’appelle un mammoutheau et que le mammouth a 6 poussées de dents par cavité dentaire au cours de sa vie.Le fameux mammouth de Soyons
Soyons – Ardèche – avril 2025
(*) Les grottes et le musée archéologique se visitent avec le même billet. Il est conseillé de se rendre d’abord aux grottes, au pied desquelles se trouve un parking. Le stationnement dans le village, aux ruelles étroites, est déconseillé. Attention, pour accéder aux grottes, il faut monter environ 300 marches et faire une petite marche d’approche. Les visites de la grotte de Néron et du trou du Renard sont exclusivement guidées et le départ se fait environ toutes les 30 minutes à la grotte de Néron. L’horaire de la prochaine visite est affiché sur place, et l’achat des billets se fait sur place. L’ensemble des informations est à retrouver sur le site internet des grottes de Soyons. Pour rejoindre le musée depuis les grottes, il est possible de passer par la forêt ou de redescendre pour longer la route (très passante).
En traversant le village pour aller au musée, on peut croiser des habitants sympathiques
Le massif de Soyons offre de nombreuses possibilités de randonnées. L’accès à la Tour Penchée depuis les grottes est assez facile. Si vous voulez vous y rendre directement, et que vous vous stationnez au parking des grottes, il faudra aussi passer par la montée des 300 marches. On trouve de nombreuses orchidées sauvages au printemps sur le massif de Soyons. Des balades sont organisées par la communauté de communes pour découvrir cet espace naturel.
Les semaines passent vite et les week-ends encore plus. Depuis le début du mois de décembre, j’ai fait pas mal de balades autour de la maison. A chaque fois, c’étaient des lieux où j’étais déjà allée et même certains où je me rends très régulièrement. Et même si j’en ai déjà parlé par ici, j’avais envie de partager avec vous quelques images de ces sorties sans forcément de longs discours.
Au pied du Vercors La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2024
Monter à Château Rompu sous le soleil
C’est un dimanche matin de décembre que j’ai eu envie d’aller refaire un tour dans les ruines de Château Rompu à Châteaudouble. Cette balade a l’avantage d’être assez courte et donc de pouvoir entrer dans un planning un peu chargé assez facilement. Chez moi, nous étions dans les nuages (de pollution…) mais j’ai trouvé le soleil en m’approchant du village. Je suis montée assez vite le long du chemin baigné de lumière avant de sortir de la forêt au niveau des ruines. De là, il n’y a plus très loin pour arriver à la table d’orientation (un peu abîmée par le temps) et découvrir le panorama sur la plaine de Valence où une mer de nuages avait pris place.
au pied du Vercorsmer de nuagesau dessus du villageapercevoir le châteaumer de nuagesmer de nuagesdans les ruinesmer de nuage sur la plaine de Valencesur la place du village
La Tour de Barcelonne, je l’ai déjà dit, fait vraiment partie de nos promenades classiques. Cette fois, c’est avec Melle 3e que j’y suis allée, en tout début d’année. La météo n’était pas exceptionnelle, mais il y avait moins de vent que lors de ma dernière ascension à la tour de Barcelonne avec Mr 1er. Par contre, je sortais d’un épisode viral assez violent dans les moments de Noël, et j’avoue avoir un peu souffert dans la montée. Je peinais à trouver mon souffle, et j’ai mis certainement le double de temps qu’à l’accoutumée pour arriver au sommet. Malgré tout, la vue d’en haut, comme chaque fois, valait largement la peine.
admirer le paysageapercevoir la tourruines avec vueadmirer la Raye givréeen chemin pour la tour de Barcelonne
Barcelonne – Drôme – janvier 2025
Quelques autres balades autour de Barcelonne et Combovin :
C’est le 1er janvier que j’ai profité d’un rayon de soleil bienvenu pour faire le tour du lac de Beauvallon. C’était sur ma route entre deux déposes/récupérations d’enfants, et après plusieurs jours de grisaille, j’avais vraiment envie de prendre un peu l’air. L’endroit est assez agréable et il est possible de continuer la balade le long des anciens bassins du système hydraulique du parc du château voisin. D’ailleurs, les abords des bassins avaient été débroussaillés, permettant de vraiment bien les découvrir.
Rêver dans le brouillard à Saint Vincent la Commanderie
Le jour où j’étais allée à Saint Vincent la Commanderie pour voir les décorations de Noël, il y avait beaucoup de brouillard. Il nimbait tout le village d’un épais cocon et rendait onirique les scènes de la vie quotidienne. J’ai profité d’avoir avec moi mon appareil photo pour prendre quelques clichés.
Dans le brouillard
Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2024
Admirer une œuvre d’art à Valence
Je l’avais déjà vue plusieurs fois de jour, mais c’est de nuit que j’ai trouvé la sculpture Le Messager de Jaume Plensa la plus belle. Son éclairage est vraiment très réussi et le met parfaitement en valeur. Ce n’est pas vraiment une balade, mais j’aime tellement cette installation que je ne pouvais pas garder ces photos seulement pour moi !
Le Messager par Jaume Plensa – Valence – Drôme – décembre 2024
Le week-end dernier, avec Mr 2e, nous avons eu envie d’aller voir dans le Vercors s’il faisait un peu moins gris que dans la plaine de Valence. Nous avons donc pris la direction du col de la Bataille. Comme nous étions après le 1er novembre, elle était fermée à partir du Grand Echaillon. Alors, nous sommes partis à pied. Et là, surprise, il restait un peu de la neige tombée quelques jours auparavant. J’avais vu qu’il y avait eu des flocons mais je pensais qu’ils seraient déjà tous fondus compte tenu du beau temps.
Pour l’itinéraire, nous avons refait la balade que nous avions faite, vers le Col du Lion, au printemps (alors que la route du Col de la Bataille était encore fermée). Nous l’avons juste prolongé en allant un peu plus loin sur le chemin avant de faire demi-tour. A chaque fois, je redécouvre les paysages car ils changent au fil des saisons, rendant la promenade unique. Et avec la jolie surprise des premières neiges, c’est encore mieux !
Le Grand Echaillon – Vercors – Drôme – novembre 2024
(*) Pour aller vers le col du Lion depuis le Grand Echaillon, il faut suivre la route forestière de Gampaloux.
A chaque changement de saison, c’est un peu la même question : quels sont les meilleurs endroits autour de la maison pour en profiter ? Et je dois avouer que si j’aime découvrir de nouveaux lieux, j’ai une tendance certaine à retourner encore et encore me balader dans certains endroits que je connais pourtant par cœur ou presque. Ils ont en commun d’être vraiment proches de chez moi et de changer complètement d’allure au fil des saisons, et c’est encore plus net lors du passage à l’automne. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous reconnaitrez forcément ces lieux, tous proches de Valence, et que j’affectionne particulièrement.
au pied du Vercors, au début de l’automne
Monter à la Tour de Barcelonne
La courte randonnée qui permet d’accéder au pied de la Tour de Barcelonne est devenue une des mes préférées autour de Valence. En effet, elle est à la fois assez courte pour je puisse la faire n’importe quand et assez longue pour avoir l’impression de mériter le paysage à l’arrivée. Je l’apprécie en toutes saisons mais j’ai réellement une préférence pour la faire en hiver ou à l’automne. Elle est alors souvent moins fréquentée qu’au printemps ou en été. Et je dois dire que j’aime beaucoup l’ambiance à l’arrivée quand le ciel est un peu couvert et l’ambiance légèrement mystérieuse.
J’aime particulièrement les ambiances automnales
C’est avec Mr 1er que nous avons décidé d’aller à la Tour de Barcelonne, un samedi après-midi. Le ciel était couvert et nous n’avions pas vraiment prêté attention au vent quand nous sommes partis. Celui-ci soufflait du sud dans la vallée du Rhône et nous en étions protégés une bonne partie de la montée. Arrivés sur la crête, par contre, nous ne pouvions pas le manquer. Il faisait bouger les frondaisons des arbres et nous décoiffait. Une fois au pied de la Tour, l’ambiance était fantastique. J’avais l’impression d’être dans une aventure d’heroic fantasy, quand les protagonistes arrivent au pied d’un château habité par un mage pas très sympathique.
La Tour ne se dévoile qu’au tout dernier moment, quand on sort de la forêtAu pied de la Tour de BarcelonneEn avançant vers le pied de la tourFaire face au paysage
Nous ne sommes pas restés très longtemps car le vent, très fort, ne donnait pas envie de prolonger le moment outre mesure. Mais nous avons quand même pris le temps d’admirer le paysage de tous les côtés, que ce soit la vue sur la plaine de Valence ou celle sur les piémonts du Vercors dominés par le sommet de la Raye. Ces montagnes sont devenues les miennes et je ne me lasse pas de les regarder !
Les piémonts du Vercors, dominés par la RayeAu dessus des ruines de l’ancien château médiéval, les premières crêtes du VercorsLa plaine de Valence se déploie entre champs et espaces boisésUn dernier coup d’œil à la Raye avant de redescendre.
Je vais assez souvent marcher du côté de la Tour de Barcelonne, par exemple en hiver ou au printemps. Je pars habituellement de Combovin. De là, il est aussi possible d’aller à la Chapelle Sainte Marguerite, qui est également facile d’accès pour un très joli panorama au sommet. La randonnée pour monter à la tour de Barcelonne depuis le parking du cimetière de Combovin prend une grosse demi-heure en montée et un peu moins pour redescendre. Il est aisément possible de coupler avec la montée à la chapelle.
Admirer les couleurs de saison au Jardin des Sables
Au jardin des Sables aussi, j’aime aller en toutes saisons. J’y ai passé beaucoup de temps lors des différentes périodes de confinement en 2020/2021 car il était dans les distances autorisées. Depuis, j’y vais moins souvent mais je continue de m’y arrêter régulièrement. Les nombreux arbres changent de couleur tout au long de l’automne et le spectacle y est chaque fois différent. L’an dernier, j’y étais allée assez tard et j’avais eu le droit à un festival de couleurs éclatantes. Cette année, c’était encore un peu discret lors de mon passage. Mais la balade était néanmoins, comme chaque fois, très agréable.
Les olives sont presque mûresCertains arbustes se sont parés d’un feuillage doréLes pommiers d’ornement sont en fruitsPetit à petit, les feuilles des arbres changent de couleurProfiter d’un rayon de soleil à travers les arbres
Si vous cherchez sur le blog, vous trouverez de nombreuses balades au Jardin des Sables, que ce soit en hiver, au printemps ou en été. Il s’agit d’un jardin privé librement ouvert à la visite, situé route des sables à Montvendre. Il est indispensable de respecter le lieu et de ne pas y faire de jeux de ballons ni d’y pique-niquer.
Faire une pause zen au pied de la cascade du Rif
La cascade du Rif également fait partie de ces petites sorties de proximité que j’apprécie. Il m’est en effet possible d’y aller à la fin d’une journée de travail tout autant que le week-end. Ce que j’aime particulièrement quand je vais à la cascade, c’est le calme qu’il y règne. Je trouve l’endroit vraiment apaisant, et j’y passe de longs moments, juste à écouter le son de l’eau. Selon les moments, elle coule plus ou moins. Quand on y va juste après la pluie, son débit s’accélère, mais il ne faut pas tarder car il a vite fait de se régulariser. J’y suis passée cette fois quelques jours après les pluies et elle coulait doucement, en un rythme hypnotisant.
L’approche de la cascade du Rif se fait via une courte promenade en sous-bois. L’endroit bruisse doucement du ruisseau voisin et du chant des oiseaux, à peine perturbé par le son des glands qui tombent des grands chênes.La cascade coule doucement, et le soleil joue avec l’eauUn filet d’eau tombe dans la mare au pied de la cascade
Lors de ma précédente visite à la cascade du Rif, les dernières pluies avaient été abondantes et très récentes. Le débit était donc nettement plus important. Je l’ai également déjà vue complètement à sec en plein été, ou gelée en hiver. Facile d’accès, elle est fléchée (il faut suivre les panneaux indiquant la grotte de la Dame) et le site a fait l’objet d’aménagements. Toutefois, quand il a plu, le sol est assez glissant et il faut se méfier. Il est possible de prolonger un peu la balade en allant jusqu’à la Grotte de la Dame.
Barcelonne / Montvendre / La Baume Cornillane – Drôme – octobre 2024
Pour d’autres balades automnales dans les environs de Valence, je vous propose d’aller :
Ce n’est pas un scoop : quand je vais en Bretagne, je vais souvent au Mont Saint Michel. Attention toutefois, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je sais que le Mont Saint Michel est une commune de la Manche, en Normandie. Cependant, « ma » Bretagne n’est qu’à quelques kilomètres de la Normandie et le Mont a fait partie de mon paysage courant tout au long de mon enfance et de mon adolescence. (J’ai même fait une de mes premières leçons d’auto-école sur la digue-route en plein été !) Depuis, chaque fois que je retourne dans la maison de mes parents, je fais un saut au Mont Saint Michel ou dans ses environs. Généralement, l’été, j’évite d’aller dans le Mont et comme j’y étais déjà allée en décembre avec Melle 3e, je ne pensais pas y retourner. C’était sans compter sur la force de persuasion de Melle 3e et de sa cousine (qui, venant des Etats-Unis, a aussi moins l’occasion de visiter les lieux).
ce que l’on ne voit pas sur la photo : la foule au pied du Mont Saint Michel
Braver la foule dans le Mont Saint Michel
Toutes les 2 ont donc réussi à me convaincre de passer un après-midi au Mont Saint Michel. Je m’étais donc mentalement préparée à affronter la foule, dès l’entrée du parking. Je pense cependant que nous avons eu de la chance car s’il y avait beaucoup (vraiment beaucoup) de monde, c’était cependant « moins pire » que ce que j’avais anticipé. Nous avons donc facilement trouvé un stationnement, à proximité de la place des navettes, et nous n’avons pas eu à attendre du tout pour monter dans un des petits bus de la ligne Le Passeur.
En arrivant au Mont Saint Michel
Malgré tout, il y avait foule dans la Grand Rue et sur les remparts. Nous avons tout de même monté l’ensemble de la rue avant de revenir par le chemin de ronde. Après quelques achats de souvenirs dans une des boutiques, nous avons cependant renoncé à prolonger notre balade à l’intérieur du Mont Saint Michel, et cherché à échapper un peu à l’effervescence ambiante.
un coup d’œil à l’abbaye où nous n’irons pas cette foisChaque fois, j’ai l’impression que les façades sont plus jolies que la fois précédenteLe long des remparts
Trouver le calme à l’extérieur
Pour glaner un peu de calme, et comme la marée était basse (et pour un moment encore compte tenu de l’horaire de la prochaine marée haute), Melle 3e a suggéré de faire le grand tour du rocher par l’extérieur. C’était une bonne idée car cela faisait longtemps que nous n’avions pas pu le faire (essentiellement pour cause de marée trop haute lors de nos passages). Nous sommes donc parties par la porte des Fanils en direction de la chapelle Saint Aubert. Le Couesnon passe maintenant beaucoup plus proche du Mont Saint Michel que lorsque j’étais enfant, et le fleuve vient lécher le pied de la petite chapelle.
La chapelle Saint Aubert se situe à l’extérieur du Mont Saint Michel
C’est là que nous avons eu beaucoup de chance. En effet, nous avons assez rapidement repéré un point sombre se déplaçant dans l’eau. En le regardant avec attention, nous avons identifié qu’il s’agissait d’un phoque. Il est sorti et rentré dans l’eau à plusieurs reprises, prenant parfois la pause sur la rive opposée du Couesnon. Si la présence de phoques dans la baie du Mont Saint Michel est avérée depuis longtemps et que j’avais déjà eu l’occasion d’observer leurs traces sur le sable humide, c’était la première fois que j’en voyais un. Et j’étais vraiment contente de cette « rencontre » fortuite.
Le phoque qui s’amusait dans l’eau, sort de la rivière pour se reposer un moment sur le sableJe n’avais pas un zoom très puissant, la photo manque donc de précision mais je suis surtout contente de l’observation que j’ai pu faire ce jour-là
J’ai eu du mal à me remettre en marche. Il a vraiment fallu que le phoque s’éloigne hors de vue pour que je reprenne la balade. Après avoir dépassé la chapelle Saint Aubert, on arrive à la partie la plus sauvage du Mont Saint Michel. Nous sommes côté mer et il n’y a que la forêt sur le rocher. En levant les yeux, on aperçoit le haut de la flèche de l’abbaye. Les promeneurs sont aussi plus rares sur ce terrain très caillouteux et sauvage. Par endroits, on pourrait presque se croire sur une île déserte et peu hospitalière. C’est mon côté préféré du Mont Saint Michel, celui que les touristes ne voient généralement pas, celui qui ne peut pas toujours être accédé, celui qui se mérite. En continuant à longer le rocher, on retrouve la civilisation : d’abord le petit édicule qui abrite la source qui alimentait en eau l’abbaye et le village au Moyen-Âge (en complément de citernes d’eau de pluie), puis le pied des remparts.
avez-vous repéré le phoque qui s’éloigne dans l’eau ?Au dessus de la forêt, on devine la Merveille, cet édifice gothique impressionnant . On notera en particulier les fenêtre élancées et rapprochées du réfectoire sur la gauche du bâtiment.L’édicule protégeant la source, au milieu du chaos des rochers Le côté sauvage du Mont Saint Michel, mon préféré…
Après cela, nous avons encore eu de la chance avec la navette puisque nous avons pu monter dans la première qui est arrivée après que nous ayons pris place dans la file d’attente. Malgré l’impression de foule, la fréquentation du lieu restait donc plutôt basse pour la saison. Comme nous étions en plein milieu des Jeux Olympiques, nous avons pensé que sans doute une partie des touristes étrangers qui ne voulaient pas venir aux JO n’étaient pas venus en France cette année.
Le Mont Saint Michel – Manche – août 2024
Petite note de sécurité : même au pied du Mont Saint Michel, on peut trouver des sables mouvants. De plus, le courant du Couesnon peut y être important (en particulier lors des lâchers d’eau du barrage) et le fleuve est très profond par endroits. Quant à la marée, elle est aussi piégeuse ici que dans le reste de la baie. En résumé : être au pied du Mont Saint Michel ne protège pas des dangers de la Baie. Aussi, il est extrêmement important de respecter les consignes de sécurité et de ne pas s’aventurer n’importe où seul. Il est impératif d’être accompagné par un guide pour traverser la baie ou se rapprocher de Tombelaine (où je rappelle qu’il est interdit de monter : c’est une réserve naturelle sauvage). Il ne faut en aucun cas tenter de traverser seul le Couesnon, ni même s’amuser à y patauger. On peut faire le tour du rocher sans risque à condition de justement rester sur le rocher; et de s’assurer que la marée ne viendra pas nous bloquer. Vérifier les horaires de la marée quand on décide d’aller se balader au pied du Mont Saint Michel ne doit pas être optionnel.
J’ai eu du mal à me souvenir quand j’étais allée en forêt de Brocéliande pour la dernière fois. Quand j’étais étudiante, nous y allions parfois le week-end pour nous balader. J’y étais retournée au moins une fois avec les enfants il y a une dizaine d’années. Mais je n’avais jamais vraiment pris le temps d’en découvrir (presque) tous les recoins et sites mythiques. C’est Melle 3e qui en a parlé, qui souhaitait découvrir ces lieux dont les noms évoquent l’aventure, la magie et les chevaliers de la Table Ronde. Depuis la maison familiale bretonne, ce n’est pas si loin (entre 1h30 et 2h00 de route selon où on veut aller), mais j’avais envie de prendre le temps. Alors nous sommes parties 2 jours complets. Nous avons ainsi pu découvrir une douzaine de lieux iconiques. Je vous propose donc un voyage thématique à leur rencontre.
Randonner en forêt de Brocéliande
Des mégalithes en pleine forêt
La magie de Brocéliande n’est pas nouvelle. Les archéologues ont trouvé des vestiges remontant au néolithique. Parmi ceux-ci, plusieurs sépultures mégalithiques. Au fil du temps, de nombreuses légendes s’y sont attachées, en particulier avec l’émergence de la légende arthurienne et de sa localisation à Brocéliande.
Le Jardin aux Moines
Le Jardin aux Moines
C’est par hasard que nous sommes arrivées au Jardin aux Moines. Bien qu’il figurait sur le plan de la forêt que nous avions récupéré à l’office de tourisme de Paimpont, nous n’avions pas vraiment prévu d’y aller. Mais sur la route entre deux lieux que nous voulions voir, nous sommes passées à côté et avons aperçu un panneau l’indiquant. Nous avons donc pris le temps d’aller voir les lieux de plus près. Dans une clairière facilement accessible, les pierres dressées dessinent un trapèze dont les grands côtés font 27 et 23 mètres de long. On ne sait pas grand chose de la raison de cette construction, qui était sans doute un lieu de culte, et à proximité duquel on a retrouvé des fragments de vases du néolithique. Comme pour tous les lieux de la forêt de Brocéliande, une légende est attachée au Jardin aux Moines, il s’agit de celle des pierres maudites de Tréhoronteuc. Le lieu dégage quoiqu’il en soit une aura de mystère indéniable, renforcée par sa faible fréquentation.
Le Jardin aux Moines
Le tombeau de Merlin et la fontaine de Jouvence
Le tombeau de Merlin par contre fait partie des mégalithes les plus connus de la forêt de Brocéliande. Et c’est aussi, à mon avis, l’un des sites les plus décevants. A l’origine, il s’agit d’un dolmen, sépulture mégalithique datant du néolithique. Au XIXe siècle, des intellectuels locaux ont localisé l’endroit comme étant le tombeau de Merlin l’enchanteur (que je ne vous présente pas, vous en avez forcément entendu parler). Forcément, on s’attend à quelque chose d’un peu grandiose, à la hauteur du personnage. En réalité, le site a été dynamité à la fin du XIXe siècle par des chercheurs de trésors. De l’allée couverte de 12 mètres de long, il ne reste que deux pierres monumentales et le tracé du monument originel. Ajoutez à cela que c’est l’un des lieux les plus visités de la forêt, et vous comprendrez pourquoi ce n’est pas mon préféré.
Le Tombeau de Merlin
Située à proximité du tombeau de Merlin (on peut facilement aller de l’un à l’autre à pied et le parking aménagé est commun aux deux sites), la fontaine de Jouvence est une des nombreuses sources présentes dans la forêt. Elle a été rattachée à la légende de la fée Viviane par la tradition populaire, ainsi qu’à des pratiques druidiques ancestrales. Tout comme son voisin le tombeau de Merlin, la fontaine de Jouvence attire la foule. Nous n’avons donc pas réellement pu goûter au charme bucolique du lieu (surtout que nous y étions en fin de matinée). Je crois que ce qui m’a le plus amusée, ce sont les petites grenouilles présentes au bord de la fontaine, et que personne ne semblait voir !
La fontaine de JouvenceDeux grenouilles se cachent sur cette photo !Juste à côté de la fontaine de Jouvence, dans une ancienne carrière de grès rouge, des centaines de petits cairns ont été dressés comme autant d’offrandes aux esprits de la forêt/
Des arbres remarquables
Impossible d’évoquer une forêt sans parler de ses arbres. Brocéliande est une hêtraie-chênaie (comme la forêt de Villecartier), qui comporte aussi des parcelles de conifères et de vastes espaces de landes. C’est la plus vaste forêt de Bretagne avec ses 7000 hectares et elle est essentiellement privée. Parmi tous les arbres, certains se distinguent par leur caractère exceptionnel. Au cours de notre périple, nous avons croisé 3 arbres remarquables sur la dizaine que compte la forêt.
Route forestière
Le chêne des Hindrés
Le premier arbre remarquable que nous avons croisé est le chêne des Hindrés. Nous avions en effet repéré une petite boucle de randonnée qui passe à proximité. Nous l’avions choisi pour être notre randonnée du 2e jour, car elle est essentiellement en sous-bois et nous étions à Brocéliande sur deux jours très chauds et ensoleillés. Nous avions d’ailleurs préféré faire cette randonnée le matin pour éviter les heures les plus chaudes de la journée.
Randonnée en forêt
La boucle du Chêne des Hindrés, un circuit de 4 kilomètres, est bien fléchée à partir du parking. Elle ne présente aucune difficulté particulière et permet une jolie balade en sous-bois. Fin juillet, les bruyères étaient en fleurs et à certains endroits, leur odeur était particulièrement notable et agréable. Forcément, le chemin passe au pied du grand chêne, sans doute l’un des plus hauts de la forêt. Son port élégant le rend encore plus majestueux. Vieux de plus de 500 ans, il est très certainement le roi des chênes de Brocéliande.
Au pied du chêne des HindrésTapis de bruyèresJe n’ai pas réussi, avec la forêt environnante, à prendre assez de recul pour faire entrer tout le chêne des Hindrés sur la photo !
Le chêne des Eons, dit chêne à Guillotin
Comme nous ne passions pas très loin du chêne à Guillotin, nous nous sommes arrêtées pour aller le voir. Je l’avais vu pour la dernière fois il y a une dizaine d’années et son état semble avoir empiré. Ce chêne fait partie des doyens de Brocéliande : la légende le dit vieux de 800 à 1000 ans (il aurait en réalité plutôt 5 siècles). Il est creux et a servi de refuge à des ermites et des prêtres réfractaires au fil des siècles écoulés. Un temps entouré d’une plateforme en bois permettant de l’approcher, il est maintenant entouré d’une barrière qui tient les touristes (et les comportements indélicats de certains) à distance tout en améliorant le confort de l’arbre (la plateforme avait avec le temps des effets délétères sur la santé du vieux chêne). S’il fait partie des arbres les plus connus de la forêt, ce n’est pas forcément le plus beau !
Le chêne à Guillotin
L’arbre de Merlin
L’arbre de Merlin est lui aussi un chêne. Contrairement aux deux autres, il est situé sur un domaine privé. Il se trouve en effet dans le parc du château de Comper. On peut donc y accéder, comme au reste du parc, quand on visite le château. S’il n’a pas le port élancé du chêne des Hindrés, il a quand même fière allure au bord du lac. Et il est très agréable de s’asseoir à son pied dans son ombre rafraichissante quand il fait chaud.
L’arbre de Merlin
Des châteaux remplis de légendes
Il y a deux châteaux médiévaux ouverts à la visite dans la forêt de Brocéliande, chacun construit à côté d’un lac, chacun avec sa légende.
Le château de Trécesson et la Dame Blanche
Nous avons commencé notre périple par la visite du château de Trécesson. Ce château-fort est complètement entouré d’un lac dans lequel il vient se refléter, presque complètement. La visite permet d’entrer dans le colombier avec ses 1800 boulins, démontrant la richesse du propriétaire au XVIIe siècle. Une première cour est située avant le pont enjambant la rivière qui alimente le lac. On passe ensuite le châtelet d’entrée pour pénétrer dans la cour principale où l’on visitera la jolie petite chapelle et les salles situées au dessus du portail.
Le château de Trécesson et son châtelet d’entréeLa cour du château de Trécesson
Mais si le château de Trécesson est très connu, ce n’est pas vraiment en raison de son histoire ou son architecture. C’est plutôt à cause de ses légendes et de ses fantômes. Parmi eux, on trouve la Dame Blanche. Des braconniers auraient surpris un étrange attelage au milieu de la nuit. Deux hommes en seraient sortis pour creuser une fosse, au bord du lac, et y jeter une jeune mariée, enterrée vivante. Depuis, son fantôme se promène sur les toits du château les nuits de pleine lune, tandis que son voile est conservé dans la chapelle du château.
Le château de Trécesson se reflète intégralement dans le lac qui l’entoureLes chemins autour du château de Trécesson
Le château de Comper et la Dame du Lac
A l’autre bout de la forêt de Brocéliande, on trouve le château de Comper. Là encore, il s’agit d’un château remontant au Moyen-Âge et bordé d’un étang, même si le logis actuel a été construit à la Renaissance. Là encore, une dame hante les légendes du lieu. Cette fois, il s’agit de la Dame du Lac et elle nous replonge dans les mythes arthuriens. En effet, la Dame du Lac est la fée Viviane, disciple de Merlin l’enchanteur. Par amour, il lui aurait alors construit un palais de cristal au fond du lac. C’est là que Viviane élèvera Lancelot et qu’il gagnera son surnom de Lancelot du Lac.
Le château de Comper se reflétant dans son étang bordé de schistes rouges
Depuis le début des années 1990, le château de Comper abrite le Centre de l’Imaginaire Arthurien. Cette association a pour but de transmettre le patrimoine de la légende arthurienne. Elle propose donc au château de Comper une exposition permanente très complète sur les mythes arthuriens, analysant les différents récits médiévaux qui les composent et leurs variations. Sur deux étages, le visiteur découvre ainsi une scénographie accessible à tous les curieux de la légende d’Arthur et des panneaux explicatifs très précis pour ceux qui souhaitent en apprendre plus. Cet été, en outre, une exposition temporaire retraçait l’épopée de Ségurant, le chevalier au dragon, ressorti de l’oubli suite à la quête d’un médiéviste dans toutes les bibliothèques d’Europe afin de combler les trous dans chacun des récits qui nous sont parvenus.
Arthur, Excalibur, Merlin – le trio de base du mythe arthurienLa Dame du LacDans l’antre de MerlinSégurant, le chevalier au dragon
Des évocations du mythe arthurien
La Table Ronde
La forêt de Brocéliande étant indissociable du mythe arthurien, on y retrouve un peu partout des évocations des légendes, que ce soit dans les lieux existants ou dans des installations plus récentes. Ainsi la Table Ronde est une œuvre d’art contemporain encore en cours de mise en place. A Néant-sur-Yvel, à l’ombre des grands arbres, une immense table ronde a été édifiée. A la suite du Roi Arthur, qui fut le premier à s’asseoir, les chevaliers rejoignent le cercle. Ils sont 10 à être attendus, et 4 d’entre eux ont déjà pris place. Keu, Gauvain, Girflet et Perceval attendent Galaad qui devrait les rejoindre à l’automne. Cette oeuvre monumentale du sculpteur Mickaël Thomazo sera donc achevée d’ici quelques années, une fois que tous les chevaliers l’auront rejointe.
La Table Ronde des ChevaliersLa Table Ronde des ChevaliersLa Table Ronde des ChevaliersLa Table Ronde des ChevaliersLa Table Ronde des ChevaliersLa Table Ronde des Chevaliers
Excalibur
L’épée du Roi Arthur a trouvé place depuis quelques années sur le bord du lac de Trémelin. Fichée dans un rocher de schiste rouge, l’épée est facile à trouver. Elle se situe en effet en plein milieu de la base de loisirs, entre le local des activités nautiques, l’aire de jeux pour enfants et la plage pour la baignade. Vous l’aurez compris la localisation est quelque peu décevante. Avec quelques efforts de cadrage cependant, et en y allant tôt le matin pour éviter les vacanciers venant profiter des infrastructures, il est possible d’avoir une photo où l’on oublie sa situation.
Excalibur au bord du lac de TrémelinExcalibur au bord du lac de TrémelinLe calme du lac de Trémelin tôt le matinLe calme du lac de Trémelin tôt le matin
L’église du Graal
Située à Tréhorenteuc, l’église du Graal est l’œuvre de l’abbé Gillard. Affecté à la paroisse en 1942, il s’intéresse aux mythes locaux et en particulier à celui du Graal. Il entreprend donc la rénovation de son église en faisant le lien entre la foi catholique et les légendes arthuriennes. Dans le fond de l’église, une mosaïque sortie des ateliers d’Odorico présente un immense cerf blanc, symbole du Christ, et quatre lions pour les évangélistes. Dans le chœur, le grand vitrail montre Joseph d’Arimathie ayant la vision du vase sacré, tandis qu’un tableau représente la Table Ronde et ses chevaliers. Enfin, la petite porte latérale est surmontée d’une phrase sibylline « La porte est en dedans ».
L’église du Graal« La porte est en dedans »Le Cerf Blanc se trouve à la source…
Des étangs magiques
Le Val sans Retour
Il existe de nombreux étangs, dans la forêt de Brocéliande. Parmi les plus connus, on trouve celui du Miroir aux Fées au fond du Val sans Retour. Comme les autres étangs de la forêt, ses eaux sont si tranquilles que les reflets y sont absolument magiques. A côté de l’étang, on trouve l’Arbre d’Or, une installation artistique réalisée par François Davin en 1991. En effet, l’année précédente, de grands incendies avaient dévasté la forêt et en particulier le secteur du Val sans Retour. Cette installation symbolise la renaissance de la forêt.
Le Miroir aux FéesL’Arbre d’Or
Mais il serait dommage quand on vient au Val sans Retour de s’arrêter là et de ne pas prolonger la balade en faisant le tour du vallon. Nous avons choisi de faire la petite boucle de randonnée de 4 kilomètres qui nous avait été conseillée à l’office du tourisme de Paimpont. Ce n’est pas la peine d’être équipé d’une carte car la boucle est très bien balisée depuis le centre du village de Tréhorenteuc où nous avions trouvé un stationnement (et le charmant Brocéliande Café pour déjeuner au jardin). Cela commence doucement, plutôt à plat en longeant l’étang du Miroir aux Fées puis le petit ruisseau qui l’alimente. Cette partie est en sous-bois et extrêmement agréable en plein été quand il fait chaud (car oui, il peut faire chaud en Bretagne ! On n’oublie donc pas d’emporter de l’eau avec soi quand on va randonner).
C’est ici que pour la seule fois de toute la randonnée nous avons eu un doute sur le chemin à emprunter. Fléché sur le côté, nous nous sommes ensuite aperçues que nous aurions pu filer tout droit dans le lit du ruisseau, quasi à sec, au lieu de juste monter puis redescendre la butte.Là aussi, les bruyères sont en fleurs
A mi-parcours cependant, le chemin devient un peu moins facile. En effet, il nous conduit sur la crête dominant le vallon en montant assez droit dans les schistes rouges. Nous comprenons alors mieux pourquoi il y avait un avertissement sur le plan de la forêt comme quoi le chemin était escarpé à cet endroit. Mais la grimpette, même en plein soleil, en vaut la peine. Les points de vue sur le vallon et ses environs sont superbes. Nous poursuivons sur un sentier bien aménagé et se faufilant entre les bruyères. Puis, le chemin bifurque entre les champs et nous ramène vers le village de Tréhorenteuc.
Grimper sur la crête du Val sans RetourEn haut de la crête, on domine les environsLe chemin est bordé de bruyères et d’ajoncs
Le Chambre aux Loups
La Chambre aux Loups est un autre vallon de la forêt de Brocéliande, situé dans un secteur différent du Val sans Retour. Il comporte également plusieurs étangs, bordés de forêt, et est lui aussi dominé par une crête recouverte de lande. L’endroit est aussi un lieu de randonnée prisé, mais nous avions choisi d’aller voir le chêne des Hindrés et n’avions pas le temps d’ajouter le tour de la Chambre aux Loups à notre programme ce jour-là. Nous avons toutefois fait un arrêt en passant à proximité, pour profiter du paysage et des reflets parfaits dans l’onde paisible.
RefletsReflets (bis)
Forêt de Brocéliande Ille et Vilaine & Morbihan – juillet 2024
Au bord de l’étang de Paimpont
Informations pratiques
Tous les sites listés à l’exception du château de Trécesson et de celui de Comper sont librement accessibles. Attention cependant en automne/hiver aux périodes de chasse dans la forêt qui peuvent rendre l’accès à certains lieux/secteurs interdit.
Afin de situer l’ensemble des sites, je vous conseille de passer à l’office de tourisme de Paimpont pour récupérer un plan de la forêt, ainsi que des conseils sur les lieux et leurs accessibilité selon le moment (en particulier en période de chasse). La carte permet aussi d’avoir les informations relatives à quelques boucles de randonnée dans la forêt.
Le château de Trécesson peut se visiter durant l’été, uniquement en visite guidée. Il faut compter environ 1h30 pour la visite du château. Il est possible de profiter depuis la route de la vue sur le château et son reflet dans le lac si on ne souhaite pas visiter le château.
L’accès au Centre de l’Imaginaire Arthurien permet de visiter l’ensemble du domaine de Comper, de se promener dans le parc et de profiter de certaines animations. Nous avons passé environ 2 heures à l’intérieur du château pour découvrir l’intégralité de la scénographie.
Nous avons également suivi le parcours-spectacle La Porte des Secrets. Localisé à Paimpont dans les mêmes locaux que l’office de tourisme, ce parcours permet de découvrir une partie des légendes de la forêt mais aussi son écosystème et son histoire. Le spectacle immersif dure environ 1 heure. La réservation est très fortement conseillée et peut se faire sur place ou par internet (par exemple, en arrivant à 10.00 un matin, la 1ère séance disponible pour la journée était à 17.00).
Pour dormir, nous avions choisi un hôtel très agréable à Ploërmel. Ce n’est pas vraiment dans la forêt mais ayant organisé notre séjour un peu au dernier moment, c’était le meilleur compromis distance/prix pour nous.