[Drôme] le printemps autour de Valence

Cette année, le printemps est arrivé de bonne heure. Comme les années précédentes, je suis allée profiter des premières fleurs dans les environs immédiats de Valence. Morceaux choisis en mode portfolio.

verger en fleurs
Au cœur des arbres fruitiers en fleurs

Les vergers en fleurs

Dès la fin du mois de février, les vergers étaient en fleurs. En quelques jours, les champs sont passés des arbres nus à une floraison éclatante. Sur mon trajet quotidien, il y a des vergers et je les voyais évoluer de jour en jour. Aussi, le dimanche matin suivant, j’ai profité d’un beau rayon de soleil pour aller marcher le long des petites routes, en pleine campagne. Comme chaque année, j’ai fait des dizaines et des dizaines de photos. Comme chaque année, j’ai eu du mal à n’en sélectionner que quelques unes à vous montrer.

fleur d'arbre fruitier
fleurs de pêcher
fleurs de pêcher
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier
fleurs d'abricotier

Les orchidées au bord du Rhône

Après avoir longuement arpenté les vergers, j’ai eu envie d’aller voir si les orchidées sauvages étaient fleuries le long du Rhône. Je suis donc partie vers le barrage de Bourg lès Valence. Je n’étais pas complètement convaincue que j’en trouverais même si au cours de la semaine précédente, j’avais aperçu quelques spécimens d’orchis géants sur le bord de la route du côté de l’Epervière. C’est donc avec un plaisir mêlé de surprise que j’ai découvert que non seulement, il y avait quelques orchis géants mais en plus, les petits ophrys de mars étaient aussi sortis.

orchis géant
ophrys de mars
ophrys de mars
ophrys de mars
Certains individus parmi les ophrys de mars présentaient une légère variation chromatique
ophrys de mars
ophrys de mars


Chateauneuf sur Isère / Bourg lès Valence – Drôme – 1er mars 2026


Pour découvrir d’autres idées de balades printanières dans les environs de Valence, je vous suggère :

Et bientôt, ce sera le retour de la floraison des iris, des coquelicots, des orchidées sauvages dans le Vercors ou dans le massif de Crussol, des fleurs sauvages sur l’alpage de Font d’Urle… Le printemps ne fait que commencer !

[projet 52-2026] semaine 11 – dans la cuisine

Cette semaine, le projet 52 nous emmène dans la cuisine. J’ai eu pas mal d’idées, entre la vaisselle, ou des préparations culinaires. Il faut dire que depuis quelques semaines, je prends pas mal de plaisir à préparer des gâteaux pour mes collègues qui les apprécient grandement. Mais comme je ne veux pas que cela devienne une routine, je n’en ai pas fait cette semaine (en plus, je n’avais plus d’œufs). Et, je n’avais pas pensé à prendre ceux des dernières semaines en photo. Finalement, j’ai choisi de vous montrer ce que j’ai ramené de mon week-end en Haute Savoie. Nous avons fait un tour à Thones, qui se trouve être la « capitale » du reblochon fermier. Impossible donc de rentrer les mains vides ! Nous avons fait un arrêt à la coopérative de producteurs Le Farto, une institution dans la région. Là, nous avons acheté plusieurs reblochons ainsi que de la tomme de Savoie. De quoi se régaler une fois de retour à la maison, et préparer de bons petits plats dans la cuisine.

reblochon fermier dans son emballage


Pour découvrir ce qu’il se passe dans la cuisine des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Ardèche] 2 cascades à voir seulement après de fortes pluies

Comme vous le savez peut-être déjà, j’aime beaucoup les cascades. Depuis toujours, je les trouve fascinantes et je ne me lasse pas de découvrir de nouvelles chutes d’eau. Certaines de ces cascades sont toutefois compliquées à voir, même si elles peuvent être faciles d’accès. En effet, certaines ne coulent que de façon intermittente, seulement après de très fortes pluies. Les voir en eau nécessite une bonne part de chance. Et on peut dire que j’en ai eu de la chance : à quelques jours près, j’ai bien failli les voir à sec.

cascade de Rochecolombe en eau
La magique cascade de Rochecolombe

Le Gour de la Sompe, une cascade cachée

Dans la forêt de chênes verts, une approche épique

J’avais vu sur les réseaux sociaux que le Gour de la Sompe coulait après de nombreux jours de pluie et je m’y suis donc rendue le samedi suivant. J’avais repéré qu’elle était sur la commune de Lagorce mais j’avoue que je n’avais pas vraiment cherché avec précision comment m’y rendre. A posteriori, je m’aperçois que c’était une grosse erreur. En effet, la direction de la cascade du Gour de la Sompe n’est indiquée nulle part. La seule indication que j’avais consistait en un parking au bord de la route, une vague direction et une amie qui m’avait dit qu’il fallait compter un aller-retour d’environ 4 km pour s’y rendre.

chemin dans la campagne ardéchoise
Ca partait plutôt bien avec un chemin facile

Si, avant de partir, j’avais pris la peine de poser les choses comme je l’ai fait là, je me serais bien rendue compte que c’était une très mauvaise idée. J’ai trouvé sans problème le parking au bord de la route. Le chemin au départ était bien net et facile, je n’ai pas eu de mal à le suivre. Dès le départ il y avait des gués à passer sur des ruisseaux bien gonflés des dernières pluies, mais en dehors d’en ressortir les pieds mouillés, aucune difficulté. C’est après que tout s’est compliqué. Absorbée dans la contemplation du paysage, j’ai loupé une bifurcation. M’éloignant un peu trop de là où je devais me rendre, j’ai fait demi-tour pour retrouver le « bon » chemin…. que j’ai de nouveau manqué, prenant un autre chemin menant à une autre combe que celle où je voulais aller. C’est en arrivant face à un pierrier que je me suis dit que ça ne collait pas.

pierrier dans la forêt de chênes verts
Quand la carte voudrait te faire croire qu’il y a un chemin…

J’ai continué un peu à descendre mais l’orientation que prenait la trace ne me convenait pas. J’ai finalement fait demi-tour pour revenir au grand chemin principal pour revenir vers là où je pensais m’être trompée. Et c’est quelques centaines de mètres plus loin que j’ai aperçu un discret sentier longeant un ruisseau : j’avais enfin trouvé le bon chemin. J’étais à même pas 500 mètres de la cascade ! On arrive par le haut de celle-ci, et il faut donc descendre pour l’admirer en entier. Le sentier est escarpé et il était glissant. J’ai redoublé de vigilance avant de faire un long arrêt contemplatif

balisage de randonnée jaune blanc sur une pierre
Ce balisage jaune blanc m’a induite en erreur. Le chemin vers la cascade n’est pas sur un chemin balisé !

Deux étages pour une cascade impressionnante

Ce qui fait la particularité de la cascade du Gour de la Sompe (en dehors du fait qu’elle ne coule pas tout le temps), c’est qu’elle est constituée de deux cascades avec un bassin entre les deux. Le spectacle est impressionnant. Je n’ai pas réussi à faire de photos où l’on voyait bien les deux cascades en raison de la végétation. Mais j’ai bien profité des points de vue entre les branches des arbres. Puis, je suis allée m’installer tout en haut de la cascade du haut. Je me demande parfois si les cascades ne sont pas plus impressionnantes vues d’en haut. Ici, l’eau du ruisseau s’engouffre dans une entaille du rocher pour tomber dans le bassin intermédiaire. L’écoulement est hypnotisant.


ATTENTION : si la cascade du Gour de la Sompe n’est pas fléchée, c’est parce qu’elle est située dans un environnement naturel hyper préservé avec des captages d’eau potable. Il est impératif de bien respecter les lieux et de ne pas les souiller.
De plus, l’accès en est dangereux : le chemin est très raide et l’à pic en haut de la cascade est grand. La prudence est donc de mise si vous y allez. Il peut aussi arriver que l’accès en soit interdit pour des raisons de sécurité.


La cascade de Rochecolombe, une pépite facile d’accès

De l’eau dans la cascade, un spectacle rare

Après le Gour de la Sompe, je me suis rendue à Rochecolombe. A quelques centaines de mètre du village, on trouve en effet une cascade exceptionnelle. Déjà, sa forme est très particulière puisqu’elle tombe sur un gros rocher arrondi situé à son pied. Mais surtout, elle est coule extrêmement rarement. Il faut vraiment que les pluies aient été très abondantes et très récentes pour avoir la chance de la voir en eau. J’ai eu beaucoup de chance car elle coulait encore lorsque j’y suis allée. Ce n’était plus le cas quelques jours après quand des amis s’y sont rendus. Sur place, j’ai croisé un couple dont c’était la 7e tentative pour la voir couler, et ils ne cachaient pas leur émotion devant ce spectacle de la nature.

cascade de Rochecolombe en eau
La cascade de Rochecolombe en action, un spectacle rare
cascade de Rochecolombe en eau
L’eau traverse le calcaire du plateau puis le dépose en tombant

Contrairement au Gour de la Sompe, la cascade de Rochecolombe est très bien indiquée. Depuis le parking du village, il suffit de suivre les panneaux en longeant la rivière. On traverse plusieurs fois celle-ci, sur des petits ponts de pierre plein de charme. On passe par les ruines d’anciens moulins, et il y a même un tout petit passage à gué. Si la cascade coule, c’est qu’il a beaucoup plu et donc le petit gué peut impliquer de devoir se mouiller les pieds malgré les pierres dans le lit de la rivière.

Perché et escarpé, un village à découvrir

A Rochecolombe, après avoir la cascade, je suis allée faire un tour dans le vieux village perché. De nombreux bâtiments y sont en cours de restauration, mais le charme opère sans souci au fil des calades abruptes qui montent le long du piton rocheux sur lequel le village se trouve. En allant jusqu’en haut, on peut découvrir un magnifique point de vue sur Aubenas et les Monts d’Ardèche. Mais surtout, une fois au sommet, on se retrouve face à la cascade. De là, on peut l’admirer dans son entièreté, et voir la rivière serpenter sur le plateau au dessus avant de se jeter dans le vide. Le point de vue se mérite mais il vaut largement l’effort.

vue sur la cascade de Rochecolombe et le plateau en surplomb
Depuis le haut du village, la vue sur la cascade est plongeante


Si vous cherchez une cascade facile d’accès, Rochecolombe est un choix de prédilection. Barbara de Gulwen.fr y est allée avec ses jeunes enfants, et cela s’est très bien passé. Ardéchoise, elle propose plein de bonnes idées de balades et randos accessibles en famille dans la région.


Bonus – regagner la vallée du Rhône par les Gorges de l’Ardèche

Pour rentrer vers le plaine de Valence depuis Rochecolombe, j’ai pris le chemin buissonnier et je suis passée par les Gorges de l’Ardèche. Les paysages y sont magnifiques et à cette période de l’année, il n’y a quasiment personne. On peut ainsi profiter de chaque belvédère aménagé le long de la route en toute tranquillité. Selon la saison, le paysage évolue, mais c’est toujours aussi impressionnant.

le pont d'Arc dans les gorges de l'Ardèche
L’iconique Pont d’Arc, porte amont des Gorges de l’Ardèche


Lagorce / Rochecolombe / Vallon Pont d’Arc – Ardèche – février 2026


Pour d’autres idées de cascades en Ardèche, n’hésitez pas à aller jeter un œil à l’article de Baskets en Vadrouille. Marlène et Jimmy forment un couple très sportif qui arpente les sentiers de la région, et sur leur blog, vous pouvez trouver de chouettes idées de randos et balades.

Et si vous cherchez d’autres activités dans ce secteur, je peux vous suggérer :

[Drôme x Isère] 2 randonnées pour profiter de la neige dans le Vercors

Si j’ai fait cet hiver de très jolies promenades dans le Vercors peu ou pas enneigé, la saison a été globalement généreuse en neige. Cela a commencé comme chaque année autour du 20 novembre. Puis, les épisodes de neige se sont succédés jusqu’en février. Bien occupée les week-ends, j’ai finalement eu assez peu d’occasions d’aller en profiter. Fin janvier, je suis allée me promener sur le plateau de Léoncel, tandis que fin février, j’ai pris la direction de Villard de Lans. Venez, je vous emmène marcher dans la neige !

le plateau de Léoncel dans le Vercors dromois sous la neige
Le plateau de Léoncel sous la neige

Balade sur le plateau de Léoncel

Ce samedi là, je n’avais pas prévu d’aller me promener dans le Vercors. J’avais à faire en ville et la météo s’annonçait maussade. Mais une éclaircie en fin de matinée m’a fait changer d’avis. Je suis donc partie vers midi et demie, en direction du Grand Echaillon. Arrivée à La Vacherie, la quantité de neige qui recouvrait le paysage était déjà très abondante aussi, je ne suis pas allée plus loin. Il n’était pas encore 13 heures et j’ai sans souci trouvé un stationnement à côté du cimetière.

paysage enneigé du Vercors
Pas besoin de marcher très loin depuis le parking pour que la vue soit magnifique

De là, j’envisageais de partir en direction du ruisseau de Comberoufle qui se faufile à travers la montagne pour gagner ensuite les parois des Gorges d’Omblèze. La hauteur de la neige m’a fait hésité et finalement, à la jonction du chemin avec le GR9, j’ai décidé de suivre celui-ci en direction du village de Léoncel. Je m’enfonçais beaucoup et la progression n’était pas toujours évidente, mais la beauté du paysage rendait l’effort plus facile. Arrivée au niveau de la ferme des Coquins (en ruines), j’ai pris un petit chemin de traverse pour rejoindre un ruisseau et une petite cascade pleine de charme.

J’ai ensuite repris le tracé du GR9 en le suivant tant bien que mal. La neige masquait bon nombre de balisages, mais à cet endroit, il suit globalement le pied des falaises de la montagne de Chovet. Au loin, le clocher de l’église abbatiale de Léoncel me servait de point de repère. J’avais envisagé de m’y rendre, mais la progression dans la neige fraiche était compliquée. Très régulièrement, je m’enfonçais au moins jusqu’aux genoux (et je dois dire que j’ai bien regretté d’avoir hésité à prendre les raquettes pour finalement les laisser dans le coffre de la voiture !).

paysage enneigé du Vercors
On devine le village de Léoncel, coincé au pied de la montagne sur la gauche

Le ciel commençant à devenir menaçant, je changerai finalement d’idée et arrivée au niveau des ruines de l’ancienne ferme des Marais, je vais faire le choix de traverser le plateau pour rejoindre le bord de la route et revenir plus vite à la voiture. La suite me donnera raison : à peine revenue sur le parking, il commencera à pleuvoir. Au final, ma boucle aura fait un peu plus de 4 kilomètres, dans une neige épaisse rendant la progression difficile. J’aurais passé presque 2 heures à profiter de ces paysages sublimés par la neige.

paysage enneigé du Vercors avec une ferme en ruines
Si mes estimations sont bonnes, ces ruines sont celles de la ferme des Marais sur le plateau de Léoncel. Ici, pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Résistance avait installé un terrain de parachutage. J’ai essayé de trouver des informations sur ce qu’il s’est passé dans ce secteur, sans grand succès jusqu’à présent : il y avait tellement de maquis et de fermes accueillant des résistants dans le Vercors que seuls les plus importants sont très documentés.


La Vacherie / Léoncel – Vercors – Drôme
Janvier 2026


Randonnée entre Bois Barbu et Valchevrière

Dans la forêt

Fin février la neige avait déjà bien fondu un peu partout. Je suis donc allée un peu plus en altitude pour en trouver. Direction le domaine nordique de Villard de Lans à Bois Barbu pour une randonnée jusqu’à Valchevrière. J’étais déjà allée dans ce secteur il y a 3 ans pour une randonnée en raquettes. Comme j’étais partie de la maison tôt le matin, un peu sur un coup de tête, je n’avais pas pris la peine de repérer un autre itinéraire. J’ai donc repris le même chemin que la dernière fois. J’avais emporté les raquettes cette fois encore, mais compte tenu de la quantité de neige, j’ai préféré les laisser dans la voiture. La suite me donnera raison : les chemins ne sont plus que partiellement enneigés, et là où il y a de la neige, elle est généralement glacée et glissante. Avec les raquettes, j’aurais été encombrée pour rien car il n’y aurait finalement eu que quelques centaines de mètres où elles auraient été utiles.

paysage enneigé du Vercors
Au départ de Bois Barbu, vue vers les Gorges de la Bourne

Comme je suis partie tôt, il est à peine 9.00 quand je m’engage sur le sentier. Je n’ai pas besoin de m’éloigner beaucoup pour me retrouver complètement seule. Avec l’approche du printemps, les oiseaux sont de sortie. J’entends très distinctement un pic (sans doute) épeiche taper sur un tronc mais je n’arrive pas à le voir. Je fais attention où je pose les pieds car je n’ai pas vraiment envie de glisser. Le ciel est couvert mais il fait plutôt beau, et la température est relativement douce. En marchant, je n’ai même pas besoin d’un pull. Le chemin se faufile dans la forêt entre les arbres, puis rejoint le bord de la piste de ski de fond. Je fais bien attention à rester sur la bordure de la piste afin de ne pas gêner les skieurs, avec qui nous échangeons des « bonjour ».

piste mixte ski de fond et randonnée en raquettes
Ici, la piste de randonnée en raquettes / piste piétonne longe la piste de ski de fond. Il est très important de ne pas aller marcher sur la piste de ski de fond. C’est une question de respect du travail des dameurs et de sécurité de tous. En effet, en marchant sur le damage ou sur les rails, on abime la piste travaillée par les dameurs et on crée des trous qui peuvent faire chuter les skieurs. De plus, les skieurs en descente peuvent atteindre des vitesses importantes et les risques de collision ne sont pas à sous estimer. Il y a largement la place pour tous à la montagne !
des skieurs sur une piste de ski de fond
C’est parti pour la descente !

Vers le village de Valchevrière

Le but de l’itinéraire que j’ai choisi est le village de Valchevrière. Cet ancien hameau, déserté entre les deux guerres, a abrité un groupe de maquisards et un camp d’entrainement de la Résistance. Quand le 21 juillet 1944, l’armée allemande lance une offensive contre la Résistance dans le Vercors, Valchevrière fait partie des cibles. C’est le 22 juillet que la bataille a lieu, sur la route d’Herbouilly, au niveau du belvédère. Les hommes de la compagnie Chabal tiendront du mieux qu’ils peuvent mais seront débordés par un ennemi mieux équipé et plus nombreux. Les maisons du hameau sont ensuite incendiées. Aujourd’hui, le hameau est resté en ruines. Seule la chapelle sera épargnée. C’est devenu un lieu de mémoire, un des symboles forts de la Résistance dans le Vercors.

panneaux directionnels indiquant Valchevrière et Bois Barbu
En chemin
vue depuis le belvédère de Valchevrière dans le Vercors
Depuis le belvédère de Valchevrière, on domine les Gorges de la Bourne
dans le hameau de Valchevrière sous la neige
La neige a recouvert les ruines du hameau de Valchevrière
la chapelle de Valchevrière sous la neige
La chapelle de Valchevrière sous la neige
une station du chemin de croix de Valchevrière
Depuis Villard de Lans jusqu’à Valchevrière un chemin de croix comportant 13 stations rappelle les noms des maquisards tués lors des combats de Valchevrière en juillet 1944. Il a été inauguré en 1948.


Le circuit que j’ai choisi est un aller retour, aussi après un temps dans le hameau de Valchevrière, je reviens sur mes pas pour retourner à Bois Barbu.


(*) Le circuit en aller retour entre Bois Barbu et Valchevrière est accessible en hiver en raquettes (pistes damées) et aux beaux jours via un chemin balisé en vert jaune (balisage PR). Il fait environ 7.5 km et est donné pour 3h30 sur les topos que j’ai trouvés. Pour ma part, j’ai mis 2h30 alors que les conditions n’étaient pas complètement favorables en raison de nombreuses plaques de neige verglacée.
En été, il est possible d’accéder au belvédère de Valchevrière en voiture (l’hiver, la route devient piste de ski de fond). Le hameau se trouve à environ 500 mètre du belvédère en bas d’un chemin forestier. On peut aussi emprunter le sentier patrimonial pour descendre au village : il est plus joli mais aussi plus raide et il y a un gué à traverser.


Villard de Lans – Vercors – Isère
Février 2026

[projet 52-2026] semaine 9 – cycle

Il me semble que je pensais à des vélos quand j’ai ajouté le thème Cycle sur la liste du projet 52. D’ailleurs, si j’avais eu une photo récente de bicyclette, sans doute que c’est ce que j’aurais choisi de vous montrer. Mais, j’ai du faire preuve d’un peu plus d’imagination, et donc le thème m’a laissée un peu perplexe. Pour commencer, il fallait que je choisisse « mon » cycle. J’ai envisagé tout un tas d’idées saugrenues que je vous épargnerai ici. J’ai mis longtemps avant de penser au cycle de l’eau.

Puis, je me suis demandé comment j’allais bien pouvoir le mettre en image. Je ne souhaitais pas vous faire un schéma, même si c’est très intéressant. J’ai alors repensé aux cascades que j’étais allée voir en Ardèche il y a deux semaines (je vous ferai un article détaillé un peu plus tard). Elles ont la particularité d’être intermittentes : elles ne coulent que quelques jours juste après de très fortes pluies. Elles sont donc parfaites pour évoquer le cycle de l’eau. Voici donc l’une d’elles, la cascade de Rochecolombe, située au pied du village éponyme.

une cascade


Pour découvrir les cycles des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Ardèche] s’émerveiller au Festival Lumières Sauvages

Pour la cinquième saison, le safari de Peaugres en Ardèche organise le Festival Lumières Sauvages. Des sculptures lumineuses en forme d’animaux sont disséminées dans tout le parc, qui rouvre aux visiteurs à la tombée de la nuit. Cela fait plusieurs années que j’avais envie d’y aller sans jamais en avoir le temps ou l’occasion. Alors quand, cette année, Mr 1er est venu à la maison pour mon anniversaire, je savais exactement où nous allions passer la soirée. Venez, je vous emmène faire une balade magique.

Sculpture lumineuse en forme de paon
Dès l’arrivée, nous sommes accueillis par des sculptures lumineuses.

Un voyage poétique dans le monde animal

A la date où nous y sommes allés, le parc rouvrait pour la soirée à 18.30. Nous avions donc calculé pour être à l’entrée à l’heure dite. Il y avait quelques voitures devant nous pour passer les caisses, mais cela restait très raisonnable. Comme nous avions déjà nos billets, nous avons rapidement pu gagner les grands parkings du site. Après avoir pris quelques points de repère pour retrouver la voiture (les parkings ne sont pas éclairés), nous avons pris à pied la direction du parc. Dès l’arrivée, sur le plan d’eau, plusieurs dizaines de structures lumineuses flottent et se reflètent. La magie commence à opérer.

Sculpture lumineuse en forme de bison

Nous partons donc pour une promenade d’1 heure et demie. Le circuit est bien indiqué, la circulation reste fluide sur les chemins. Je prends beaucoup de photos. Mais surtout, je me laisse happer par la beauté des représentations animales (même si certaines sont un peu moins réussies, un peu moins réalistes). Les sculptures sont scénographiées. Les grands animaux terrestres côtoient des plus petits. Lions, tigres, varans, panthères, suricates, zèbres, girafes, loutres : ils sont tous là. Les végétaux sont très présents aussi. Nous traversons ainsi une forêt de bambous lumineux. Sous une cascade, éléphants et hippopotames se baignent.

En continuant notre promenade, nous traversons des zones où les végétaux sont gigantesques et les insectes bien visibles. Nous arrivons ensuite dans une allée bordée d’oiseaux exotiques multicolores. Enfin, nous pénétrons dans un monde sous marin, peuplé de poissons de toutes sortes mais aussi de pieuvres et calamars. En passant sous les tunnels lumineux, l’immersion est totale. C’est mon coup de cœur de cette soirée.

Une balade imaginaire au pays des contes

En complément de la promenade dans les royaumes des animaux et des végétaux, certaines scénographies nous entrainent dans des univers fantastiques. Parmi les décors, on croise ainsi une sorcière entourée d’animaux en mode Halloween, un dragon, le traineau du Père Noël avec ses rennes, le lièvre de Pâques, un kitsune japonais ou encore tout un village peuplé de lutins dans une inspiration très schtroumpfesque. On peut aussi trouver quelques dinosaures.

Mon avis et quelques informations pratiques

Ce que j’en ai pensé : J’ai été très agréablement surprise par la quantité de sculptures lumineuses réparties dans le parc du safari de Peaugres. Le site en annonce plus de 2000. Je ne les ai pas comptées mais je n’ai pas de difficulté à croire ce chiffre. Moi qui ai une relation très ambivalente avec les zoos, j’ai trouvé que c’était une bonne idée que de proposer quelque chose qui n’implique pas d’enfermer des animaux. C’est en outre vraiment bien réalisé, utilisant une technique chinoise ancestrale (et qui est pas mal à la mode depuis quelques années en Occident).

sculptures lumineuses en forme de végétaux et d'animaux
Flore et faune locale au bord du lac

  • Combien de temps est-ce qu’on y passe ? Le site internet annonçait 1 heure 30 comme durée de visite. C’est effectivement grosso modo le temps que nous y avons passé. Les caisses ferment une heure avant l’évacuation du parc. Mon conseil serait donc de faire comme nous : y aller dès l’ouverture pour la visite nocturne afin d’être certain d’avoir bien le temps de tout voir tranquillement.
  • Quels sont les horaires ? Les horaires du festival Lumières Sauvages varient selon la période pour tenir compte de la tombée de la nuit. Les horaires et possibilités de billets sont très clairement indiquées sur le site internet du Safari de Peaugres.
    Pour cette année, le Festival Lumières Sauvages a lieu jusqu’au 29 mars 2026.
  • Est-ce qu’il y a du monde ? Nous y étions un samedi soir en période de vacances scolaires pour la zone locale. Il y avait donc un peu de monde. Mais le site est vaste et les circulations larges et bien pensées. Au final, nous avons eu une déambulation agréable, sans être bousculés ou sentir que nous n’avancions pas assez vite.
  • Faut-il prendre ses billets à l’avance ? Il est possible d’acheter ses billets à l’entrée du site. Toutefois les tarifs sont plus intéressants sur internet. On peut y prendre des billets pour le jour même, y compris au dernier moment. Nous avons ainsi acheté les nôtres juste avant de partir de la maison, moins d’1h30 avant l’heure de réouverture du parc pour la soirée.
    A noter, les billets journée incluent la visite nocturne mais on peut aussi prendre des billets (moins chers) seulement pour les soirées.

Sculptures lumineuses en forme de petit dinosaure agressif
Si vous avez vu (le premier) Jurassic Park, vous savez qu’il faut ce méfier de celui-ci !


Safari de Peaugres – Ardèche – février 2026

[projet 52-2026] semaine 8 – proximité

Pour ce thème Proximité du projet 52, j’avais comme idée de vous montrer un petit morceau d’une jolie balade à proximité de chez moi. Je voulais quelque chose de sympa, d’agréable, de pas forcément très technique. Je voulais un joli paysage avec du soleil. Et le soleil en ce moment, c’est un peu une denrée rare, surtout le week-end. En plus, en hiver, j’aime bien aller en montagne, trouver un peu la neige. Et même si ce n’est pas très loin, c’est difficile de vraiment parler de proximité.

Mais, il aura suffi d’une migraine pour que je trouve mon sujet. Il y a deux semaines, je me suis en effet réveillée avec un début de migraine que j’ai eu un peu de mal à enrayer. Je devais récupérer Melle 3e qui arrivait par le train en début d’après-midi et je n’étais encore pas en forme. Mais après des semaines à Lyon et compte tenu que ce jour-là, le soleil brillait, elle avait envie d’aller se balader dans la nature. Alors, nous sommes donc parties pour une assez courte balade à côté d’un village de la plaine de Valence, juste histoire de prendre l’air. Cette petite boucle de 4 km, à plat, je l’avais découverte à une époque où nos déplacements étaient limités en nombre de kilomètres autour de la maison. C’est donc une vraie promenade de proximité. Et on peut y voir ce magnifique point de vue sur le Vercors que j’aime contempler quotidiennement.

vue sur les Monts du Matin dans le Vercors
Vue sur les Monts du Matin depuis la plaine de Valence


Pour découvrir ce qui se trouve à proximité des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

A noter : je passe ce week-end en famille, et je n’aurai pas l’occasion de me connecter par ici avant dimanche soir au mieux. Si votre commentaire n’est pas apparu parce qu’il est parti dans la liste à modérer, je le validerai à ce moment-là. Il est inutile de le renvoyer, cela enverrait un signal à WordPress que vous êtes potentiellement un spammeur.

[Ardèche] les expositions d’art contemporain de la saison hivernale 25/26 au château d’Aubenas

Il y a environ un an, j’étais allée découvrir le château d’Aubenas, en Ardèche. Après plusieurs années de fermeture et de travaux, le château a en effet été transformé. Abritant autrefois les services municipaux de la ville, il est devenu un centre d’art contemporain. L’hiver dernier, les expositions proposées ne m’avaient pas vraiment touchée. Je n’avais pas eu l’occasion d’y retourner pour voir la programmation estivale, mais en ce début d’année, les images et impressions partagées par une copine m’avaient convaincue d’y retourner. Comme l’an dernier, il y plusieurs expositions en parallèle. En voici un rapide tour d’horizon.

la façade du château d'Aubenas
Le château d’Aubenas : un écrin patrimonial pour de l’art contemporain

Canicules, de Baptiste Caccia

Baptiste Caccia est un artiste français né en 1988. Canicules est sa première exposition institutionnelle. Il travaille avec la technique de la sérigraphie, explorant les limites de cette pratique, et lui adjoignant la peinture et jouant sur les superpositions. Ses œuvres s’appuient sur des photographies qu’il a lui même prises ou des images issues de la presse ou du patrimoine. Le résultat est à la fois extrêmement hétérogène car il n’y a pas de vrai sujet de prédilection, et complètement homogène par les techniques mise en œuvre. L’ordre de présentation des œuvres dans les salles a même été tiré au sort par l’artiste, pour ajouter à ce jeu entre homogénéité et hétérogénéité. On notera toutefois un motif récurrent autour de la mort, et en particulier des danses macabres. J’ai apprécié la sensibilité du travail de Baptiste Caccia sur l’ensemble des tableaux présentés.

entrée de l'exposition Canicules de Baptiste Caccia au château d'Aubenas en février 2026
J’ai particulièrement aime la façon dont les intempéries ont fait évoluer les éléments du panneau d’accueil de l’exposition Canicules de Baptiste Caccia, comme un écho inversé au titre de l’exposition.
œuvre de Baptiste Caccia
J’ai vu dans cette œuvre une réinterprétation des Nymphéas de Monet. Ce qui est intéressant, c’est qu’une autre œuvre de l’exposition est réalisée à partir d’une photo d’une amie de Baptiste Caccia regardant les Nymphéas et qu’une troisième œuvre a été élaborée à partir de l’image d’une affiche de l’exposition qui s’est tenue au Musée d’Orsay en 2024 et intitulée « Paris 1874 – inventer l’impressionnisme »

En s’approchant de ce tableau, on peut deviner une inscription en rose sur rose : « Mensonge. Comme les pensées de l’ivrogne et du sage »

Je suis verticale, mais… – exposition collective

L’exposition collective Je suis verticale, mais… propose des œuvres de plusieurs artistes féminines regroupées sous le titre d’un poème de Silvia Plath. Dans ce texte, l’autrice parle de sa volonté de se fondre dans la nature horizontale, d’y acquérir une forme d’immortalité. L’exposition permet de découvrir le travail de Nadia Ayari, Molly Greene, Rose Lowder, Isa Melsheimer, Emma Reyes et Jacqueline Sotta, représentant la nature, et évoquant notre lien avec elle. J’ai eu un coup de cœur pour les céramiques d’Isa Melsheimer, et en particulier pour une guirlande évoquant des fleurs qui occupe à elle seule quasiment une pièce entière.

signalétique dans l'exposition "Je suis verticale mais"
Quand la signalétique de l’exposition peut prêter à double sens…

La vie devant soi, photographies de Gilbert Garcin

Je ne connaissais pas le travail de Gilbert Garcin, ancien cadre de l’industrie qui s’est mis à la photographie lorsqu’il a pris sa retraite. Il a créé un univers délicieusement surréaliste, mettant en scène son alter ego Mister G dans des situations improbables, souvent secondé par son épouse Monique. Loin des retouches et traitements actuels par ordinateur, tout son travail repose sur des mises en scène réelles à partir de petits objets et de figurines qu’il créait lui-même. La façon de mettre en lumière ces saynètes et de les photographier en noir et blanc (à l’argentique) apporte une touche un brin désuète mais vraiment charmante. L’ensemble pourrait évoquer l’univers de Jacques Tati et son Monsieur Hulot, mais se révèle en fait extrêmement personnel.


Escalier d'honneur du château d'Aubenas
Depuis la cour du château, accéder aux étages par l’escalier du XVIIe siècle ou se rendre sur la terrasse

Informations pratiques :

Ces expositions sont présentées jusqu’au 8 mars 2026 au château d’Aubenas. Les conditions de visite (horaires, tarifs…), ainsi que les animations et visites guidées, sont détaillées sur le site internet du château.
A mon sens, ces trois expositions ne présentent pas d’images pouvant heurter les personnes sensibles et peuvent donc être visitées avec des enfants. Si vous y êtes allés et avez un avis différent, je vous propose d’échanger dans les commentaires.

vue sur la montagne ardéchoise depuis le château d'Aubenas
Depuis la terrasse, jeter un coup d’œil à la montagne ardéchoise enneigée


Château d’Aubenas – Ardèche – février 2026

[Drôme x Isère] 2 randonnées pour profiter du Vercors même sans neige

S’il y a régulièrement de la neige sur les hauteurs du Vercors depuis le début de l’hiver, elle est assez peu présente sur les lieux les plus exposés ou à moindre altitude. Chaque redoux signe en effet la fonte du manteau blanc dans certains secteurs, en attente des prochaines précipitations neigeuses. Parfois, je n’ai pas envie d’aller jusqu’en station pour me confronter à la foule sur les chemins. Dans ce cas, je préfère m’arrêter un peu plus bas et trouver une jolie randonnée à faire, un peu à l’écart. C’est ce qu’il s’est passé avec les deux idées dont je vous parle aujourd’hui, dans deux secteurs très différents du massif.

vue sur les falaises du Vercors légèrement enneigées
S’il y a un peu de neige sur les sommets, ce n’est pas forcément le cas plus bas.

Monter à la Croix de Chabreille

La Croix de Chabreille, c’est une courte randonnée que j’ai découverte il y a maintenant quelques années, un peu par hasard. Elle ne se situe pas très loin de chez moi, ce qui en fait un but de balade facilement accessible. Jusqu’il y quelques semaines, je ne l’avais faite qu’avec de la neige. Mais j’ai eu envie de le tenter sans. Et j’ai bien fait car elle est tout aussi géniale. C’était un dimanche matin, et le brouillard envahissait la plaine de Valence. J’avais donc décidé de prendre un peu de hauteur en espérant sortir des nuages. Initialement, je pensais aller jusqu’au Grand Echaillon même s’il n’y avait quasi plus de neige. Mais, en montant vers le Col des Limouches, j’ai aperçu la mer de nuages sur la vallée du Rhône. Et la Croix de Chabreille allait me donner un point de vue parfait dessus.

Ce que j’aime particulièrement dans cette randonnée vers la Croix de Chabreille, c’est qu’elle est un peu cachée. En effet, quasiment jusqu’au sommet de la butte, rien ne laisse deviner la présence de la croix. Même les chemins pour y accéder sont discrets et peu marqués. Le fait qu’il faille traverser le pré en naviguant un peu à vue ajoute à cette impression de randonnée mystérieuse. L’ayant déjà faite plusieurs fois, je n’hésite plus sur la direction à emprunter. Malgré tout, à chaque fois que je devine la présence de la croix, j’ai un sentiment de plénitude et d’accomplissement (sans doute que la montée, bien raide, pour y arriver joue ! ). Ce jour-là, je n’ai pas été déçue en arrivant au sommet : j’avais bien la mer de nuages à mes pieds. J’ai passé un long moment à admirer le paysage, cherchant des points de repères : la tour de Barcelonne, les 3 Becs, Roche Colombe, les rochers du Touet, les sommets du Vercors…

la croix de Chabreille
En arrivant au sommet, la croix se dévoile enfin


Informations pratiques sur la montée à la Croix de Chabreille

  • Le descriptif est dans l’article consacré à la Croix de Chabreille.
  • La balade en boucle (retour en redescendant du côté opposé à l’ascension, et passage le long de la route) fait environ 2.5km pour D+ 120 m. La montée est constituée d’un long faux plat et d’une pente bien raide.
  • Côté timing, c’est une promenade assez courte. En n’étant pas très en forme et en faisant une longue pause lecture de paysage au sommet, j’ai mis un peu plus d’une heure à faire la boucle.

Parcourir le chemin des grottes à Choranche

Un samedi matin, alors qu’une fois de plus, le brouillard recouvrait la plaine de Valence, j’ai eu envie de montagne. Mon plan initial était d’aller vers Villard de Lans pour une randonnée en raquettes. En effet, il y avait eu de fortes chutes de neige durant la nuit. Mais qui dit fortes chutes de neige, dit aussi routes enneigées et beaucoup de monde allant vers la station. J’avoue que si j’aime me promener dans la neige, je n’aime pas du tout conduire lorsque les routes sont mal dégagées. Or, c’était le cas (peut-être parce qu’il était encore tôt le matin), et je savais que la perspective du trajet retour risquait de me gâcher ma sortie. J’ai donc décidé de faire demi-tour avant d’arriver à Villard de Lans, et de m’arrêter dans le village de Choranche.

fontaine dans le village de Choranche
La fontaine-lavoir du village de Choranche

Comme toute bonne journée se doit de commencer par un café, je me suis arrêtée dans l’unique bar hôtel restaurant du village. En discutant avec la dame du café, elle m’a parlé du chemin des grottes en me disant que c’était joli, mais de me méfier car avec les intempéries récentes, les chemins risquaient d’être très gras et peu praticables. Mais un rapide coup d’œil à la carte m’a convaincue. Le chemin part du village et monte jusqu’au porche de Coufin, l’entrée de la fameuse grotte de Choranche, en passant à côté de la grotte de Gournier. Me voilà donc partie !

chemin de randonnée en campagne
Sur les chemins

Le début s’effectue en montée régulière, sur un sentier étroit mais sans difficulté. Assez vite, on prend de la hauteur et on domine la vallée de la Bourne. Je profite des premiers points de vue sur les montagnes environnantes. En plus, les conditions sont idéales : il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Arrivée au hameau de Ranconnière, je continue en suivant les panneaux vers le carrefour des Buis. Et je tombe sur la première surprise de cette randonnée : un passage de gué. Le ruisseau de Jaillifiers est à cette saison plutôt une petite rivière. Pour la traversée, j’ai le choix entre une passerelle branlante qui ne m’inspire vraiment pas confiance ou mettre les pieds dans l’eau. Une rapide estimation du niveau d’eau me laisse penser que celle-ci n’entrera pas trop dans mes chaussures. Aussi, j’opte pour cette solution, et traverse donc le ruisseau les pieds dans l’eau.

passage de gué sur un ruisseau
Pour le passage du gué, vous auriez plutôt pris la passerelle branlante ou mis les pieds dans l’eau ?

Puis, les choses sérieuses commencent. La pente s’accentue. J’entends de plus en plus le ruisseau de Gournier qui coule dans la forêt voisine. Le sentier devient de plus en plus raide. Les cailloux roulent sous les pieds. Les passages gorgés d’eau se succèdent. Des panneaux avertissent du risque d’éboulement. Mais les points de vue sur les falaises environnantes est magnifique. J’aperçois même les premières primevères sur le bord du chemin. Quand j’arrive au poteau indicateur du carrefour des Buis, deux possibilités s’offrent à moi, formant une boucle. Je décide de commencer par le chemin qui monte. A l’approche d’une passerelle, un chemin sur ma gauche indique la direction de la grotte de Gournier. C’est un petit crochet en aller retour, mais qui mérite d’être fait.

passerelle en bois au dessus d'un ruisseau dans la forêt
La passerelle au dessus du ruisseau de Gournier est verglacée

J’étais déjà allée à la grotte de Gournier mais en été. Aussi, je ne m’attendais pas à ce que j’allais découvrir. Le ruisseau de Gournier prend sa source sous le porche de la grotte. Ce sont les eaux du plateau des Coulmes qui s’infiltrent dans le calcaire qui alimentent une rivière souterraine qui se déverse ensuite vers la vallée de la Bourne. La grotte de Gournier est donc une grotte inondée dont la première salle est un lac souterrain, situé sous le porche. Après les épisodes de pluie et de neige du début de la saison, le niveau du lac est haut. Mais ce qui surprend le plus, c’est sa couleur, un superbe bleu profond. Là, seule au monde, bercée par le bruit de l’eau courante (définitivement un de mes sons préférés dans la nature), je me suis laissée aller dans un grand moment de contemplation souterraine.

porche de la grotte de Gournier avec le ruisseau qui part vers la vallée
Sous le porche de la grotte de Gournier
lac souterrain à l'eau de couleur bleue
Le lac souterrain de Gournier et sa couleur intense

Après cela, je suis repartie en longeant le ruisseau, jetant un oeil aux petites cascades qu’il produit dans le tuf. J’ai traversé la passerelle et suivi le chemin jusqu’à l’entrée de la grotte de Choranche (que je n’irai pas visiter cette fois). Je suis alors revenue sur mes pas jusqu’au belvédère de la cascade et j’ai pris le chemin descendant jusqu’à celle-ci. L’immense cascade de tuf se voit de loin en l’absence de feuilles sur les arbres. Mais le plus amusant, c’est qu’on peut passer dans un petit tunnel creusé derrière la cascade. De là, j’ai retrouvé rapidement le carrefour des Buis avant de redescendre vers le village de Choranche en suivant le même chemin qu’à la montée.


Informations pratiques sur le chemin des grottes à Choranche

  • Le chemin est balisé en jaune vert (PR) à partir du village de Choranche. Le point de départ se situe au niveau du parking du village. On y trouve un panneau explicatif. Les poteaux et indications sont très clairs et lisibles.
  • Le passage par la grotte de Gournier est en option mais mérite largement les quelques centaines de mètres supplémentaires.
  • La randonnée, en aller retour (modulo la boucle autour de la cascade de Gournier), fait environ 5.7 km avec D+ 438 m. Elle est plutôt difficile. Il y a un passage de gué qui peut être compliqué pour certains et le profil est souvent très (très) raide. Il est impératif d’être correctement chaussé. Ce n’est pas un itinéraire que je conseillerais avec des enfants ou si vous avez peu d’expérience en randonnée.
  • IMPORTANT : en hiver, comme dans tout le reste du massif, entre les pluies, la neige et les épisodes de gel/dégel, les risques d’éboulements et de chutes de pierre au pied des falaises est très important. Il peut s’avérer dangereux d’accéder à cet itinéraire en fonction de la météo des jours précédents.
  • Attention aussi aux chutes, surtout à la descente, si comme moi vous y allez à une période humide. Entre les cailloux qui roulent et le sol très gras qui glisse sous les feuilles mortes, dans la pente, ça peut vite devenir périlleux (spoiler alert : oui, je suis tombée après avoir perdu toute adhérence dans un passage assez raide à la descente).
  • Les passerelles en bois que l’on croise sur le chemin étaient verglacées quand j’y suis passée.
  • Côté temps de parcours, la randonnée est annoncée pour 2h15. J’ai mis 2h10 avec une pause d’environ 20 minutes au lac souterrain, et plusieurs arrêts photos en chemin. (J’avoue que j’étais contente de revenir « dans les temps » des panneaux indicateurs, car après pas mal de blessures, cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé).
  • Pour prendre une boisson chaude ou un rafraichissement avant ou après la rando, l’accueil au bar Le Jorjane (sur la grande rue) est top. Ils font aussi restaurant (et hôtel). Je n’ai pas eu l’occasion de tester, mais cela m’a fait envie.
vue sur la vallée de la Bourne côté Royans depuis Choranche
Vue sur la vallée de la Bourne et le Royans

Croix de Chabreille – Chateaudouble – Drôme
Choranche – Isère
Vercors – janvier 2026

[Drôme] 3 promenades hivernales dans le Vercors

Les journées d’hiver ensoleillées sont parmi celles que je préfère pour aller me promener. Le froid sec me donne l’occasion de me balader autour de chez moi, et de redécouvrir les paysages environnants avec une touche de givre ou de neige. Le soleil a bien brillé au début de l’année, et le ciel bleu s’est montré généreux. J’ai donc débuté janvier par de jolies balades dans le Vercors.

piémonts du Vercors vus depuis les hauteurs de Combovin
vue sur les contreforts du Vercors depuis les hauteurs de Combovin

Prendre de la hauteur à Combovin

Dès le matin du 1er janvier, j’ai profité du soleil pour aller me balader. Mon choix s’est porté sur Combovin et j’avais comme idée de monter jusqu’à la Tour de Barcelonne. C’est une balade assez tranquille, parfaite pour bien démarrer l’année. Mais, je suis partie un peu tard de la maison et il y avait pas mal de monde à s’engager sur le chemin vers la tour. J’ai donc changé d’itinéraire en empruntant assez vite un sentier qui montait sur la gauche à travers les conifères. J’avais déjà repéré ce sentier mais ne l’avait pas encore exploré. Comme il est plus petit que le chemin qui monte à la tour et un peu plus abrupt, je n’y ai croisé personne. Tout juste ai-je aperçu un trailer à un moment mais il a bifurqué avant d’arriver à ma hauteur.

Comme il avait neigé à Noël et que certains passages ne prennent que peu le soleil en hiver, il y avait des restes de neige sur le bord du sentier et dans la végétation. Le givre était aussi bien présent en prenant un peu d’altitude. Je me suis donc longuement amusée à photographier les plantes givrées ou les traces de neige. Arrivée à un embranchement, plutôt que de revenir immédiatement vers les Terres Blanches et d’aborder la redescente vers le village de Combovin, j’ai choisi de continuer à monter, sur un serre bordant Combe Grande. Le sentier, assez raide, monte sur le serre et permet de bénéficier de très jolis points de vue sur la tour de Barcelonne. N’ayant pas l’intention de contourner le vallon de la Véore, j’ai ensuite fait demi-tour avant de gagner les Terres Blanches et revenir à mon point de départ, faisant ainsi presque une boucle.

une bande d'herbe givrée entre les arbres
Retour au point de départ, au bord de la Véore

Aller voir les cascades dans les Gorges d’Omblèze

Descendre au pied de la chute de la Druise

Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas descendue au pied de la chute de la Druise. Ce matin-là, j’avais pour objectif une autre cascade dans le fond des gorges d’Omblèze (spoiler alert : je n’irai pas jusqu’au bout de la route des gorges en raison du verglas). Mais en arrivant à la bifurcation de la route conduisant à la chute de la Druise, j’ai eu envie d’y retourner. J’ai laissé ma voiture sur le parking, puis j’ai emprunté le sentier qui descend vers la rivière. Il a été refait il y a peu car il avait tendance à beaucoup s’éroder. Il était devenu dangereux et avait alors été interdit d’accès.

sentier en escalier
Le chemin vers la chute de la Druise a été entièrement refait et sécurisé

Une fois au bord de la rivière, je me suis accordé une pause contemplative. J’aime ces moments où l’on entend seulement le bruit de l’eau qui courre (sans doute l’un de mes sons préférés dans la nature). Puis, j’ai remonté le courant pour approcher de la cascade. On entendait son fort débit d’assez loin. J’aurais aimé l’approcher plus mais j’ai du me contenter de la regarder de loin. Il y avait en effet trop d’eau pour aller plus loin sans mettre les pieds dans l’eau au moins jusqu’aux chevilles (sur les zones sableuses). J’avoue avoir hésité un moment mais j’avais prévu de marcher encore un peu, et il faisait trop froid pour le faire raisonnablement avec les pieds mouillés.

torrent de montagne
Faire une pause au bord de la rivière
la chute de la Druise, cascade du Vercors
Ici, la Gervanne chute de 72 mètres de haut. La chute de la Druise est la plus haute cascade du Vercors.

A noter : le chemin vers la chute de la Druise n’est pas très long mais il descend à flanc de montagne (aller environ 1 km, 160m D-, retour en revenant sur ses pas : pas de boucle possible).
Le chemin est donc assez raide, et nécessite d’être correctement chaussé. Il est impératif de bien rester sur le chemin, à la fois pour des questions de sécurité mais aussi de respect car il est situé sur une propriété privée. Le site est entouré de falaises calcaires et devient vite chaud, voire très chaud en été. Il ne faut donc pas négliger de prévoir de l’eau.
Il s’agit en outre d’un site naturel très fragile (zone de frayère) et l’été, l’affluence peut y être très importante. Je vous conseille donc d’y aller hors saison.

S’arrêter à côté de la cascade de la Pissoire

Après la chute de la Druise, j’ai voulu continuer en remontant les gorges d’Omblèze jusqu’au village, d’où j’avais repéré un chemin vers une cascade que je ne connais pas encore. Mais, en passant à coté de la cascade de la Petite Pissoire, la route était fortement verglacée, et je n’ai pas osé aller plus loin, de crainte de glisser (la route devant la cascade de la Grande Pissoire tenait plus de la patinoire sur une dizaine de mètres que d’une route). Je me suis quand même arrêtée pour jeter un œil aux cascades de la Pissoire. Il faut dire que le ruissellement dans le tuf avait créé des stalactites de glace magnifiques, et que la végétation environnante était prise dans le givre.

S’aventurer vers le chemin des Moines à Peyrus

Mi-janvier, alors qu’il avait de nouveau neigé, j’ai eu envie de retourner faire un tour vers le chemin des Moines à Peyrus. Mais la première montée a eu un peu raison de mon optimisme : après avoir cumulé les blessures, j’ai manqué d’entrainement ces derniers mois, et je suis vite à la peine (tant au niveau du cardio, que du genou, et j’avoue que c’est ce dernier point qui me fait le plus réfléchir). Comme ce serait dommage de rentrer si vite à la maison alors que la météo est agréable, et que la neige s’est invitée dans le paysage, je décide de changer de trajet et de ne pas monter vers le Pas du Touet. A la place, je bifurque sur la gauche sur le tracé du GRP du Tour des Monts du Matin.

J’avais déjà suivi ce chemin il y a quelques années, au printemps, sur la piste des orchidées. Cette fois, le paysage est très différent, entre la neige qui recouvre partiellement les lieux et les nuages qui masquent les montagnes. Je prends doucement de l’altitude. Je contemple longuement le panorama. Seul le vent vient faire du bruit. C’est doux et calme. Puis, je repère des traces d’animaux sur le sol. J’essaie de les identifier. Il y a là un chevreuil, ce qui semble être un renard et ce qui pourrait bien être un (ou plusieurs) loups. Il finit par être temps de faire demi-tour, et prendre un café bien mérité en revenant à la voiture.

chemin légèrement enneigé dans un paysage de basse montagne
Des hauteurs de Peyrus, on devine le point de vue sur la plaine de Valence


Combovin / Plan de Baix & Omblèze / Peyrus
Drôme – janvier 2026


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