Autrefois… Le thème de cette semaine pour le projet 52 m’a fait me poser des questions. Je suppose que lorsque je l’ai mis sur la liste, je pensais à des photos en noir et blanc voire même en sépia, à des ambiances surannées, à des objets tout droit venus du passé. Or je n’ai rien de tout cela dans mes photos récentes, ou du moins rien d’exploitable en ce sens avec un minimum d’esthétique. De plus, avec l’automne particulièrement doux et atypique que nous avons, j’ai surtout fait des balades en extérieur ces dernières semaines. D’ailleurs, il y a une dizaine de jours, je suis allée me promener en fin de journée après avoir fini mon travail. Je suis allée à quelques kilomètres de chez moi, à La Baume Cornillane. Le vent soufflait fort et l’orage s’annonçait mais les températures étaient encore largement au dessus des fameuses « normales de saison ».
Et en marchant, je suis arrivée à l’endroit où autrefois, se trouvait le centre du monde. En effet, ce lieu a été désigné comme étant le centre de la Pangée par certains chercheurs (cette théorie est cependant sujette à controverse). Autrefois, donc, ici se trouvait un océan, et les roches dures qui s’élèvent en sont les traces.
Pour voir ce qu’il se passait autrefois chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Nous voici déjà presque mi-octobre ! L’été et la rentrée ont été bien occupés en ce qui me concerne, et je m’aperçois qu’il y a encore quelques balades en Drôme et en Ardèche dont je ne vous ai pas parlé. Comme, finalement, ces promenades ne sont pas spécifiquement estivales et qu’elles peuvent se faire en toute saison, il n’est donc pas trop tard pour vous emmener dans mes pas. Nous allons ainsi aller découvrir un jardin extraordinaire sur les hauteurs d’Alboussière en Ardèche, les sources de la rivière Drôme et un charmant village perché.
Sur les hauteurs d’Alboussière – Ardèche – juillet 2023
La Terre Pimprenelle, jardin poétique
Dire que j’avais mis le jardin de la Terre Pimprenelle sur ma liste depuis un moment est un euphémisme. J’avais même déjà presque réussi à y aller l’année dernière, sauf qu’une déviation pour travaux sur la route d’Alboussière m’avait finalement conduite à Lamastre et dans la vallée du Doux. Cette fois, j’avais une vraie bonne raison de m’y rendre : les copains du Caillou aux Hiboux y faisaient la soirée de lancement de leur guide touristique ardéchois. C’est donc en fin d’après-midi que je suis partie de la plaine valentinoise, entre canicule et mistral bien fort, pour me rendre dans la montagne ardéchoise. Une fois là-haut, le vent était toujours très présent mais j’avais réussi à perdre quelques degrés (même s’il faisait encore 35°C).
Bienvenue à La Terre Pimprenelle
Alors que les invités arrivaient peu à peu, j’en ai profité pour découvrir le jardin. Labellisé jardin remarquable, il déploie ses 1200 arbres et arbustes sur un hectare de pure poésie. Chaque recoin révèle sa surprise : là, une petite figurine en terre cuite, ici, une boule métallique ondoyant sur un bassin. Le fil conducteur de ce jardin est la suite de Fibonacci (pour ceux qui n’ont pas fait de maths, dans cette suite, chaque élément est la somme des deux éléments le précédant. Sa représentation graphique est une spirale, et la suite est liée au nombre d’or. Bref, la suite de Fibonacci est passionnante et a beaucoup inspiré les artistes). Mais nul besoin d’être fort en maths pour apprécier la Terre Pimprenelle. Il suffit de se laisser porter par la poésie des lieux et de prêter attention aux détails.
Des mobiles de coquillages tintent dans le vent
La construction ce de jardin s’est faite sur un terrain vierge, une terre agricole, qui a été façonnée pour correspondre aux souhaits d’aménagements posés sur le papier des années avant. Chaque élément a été pensé pour répondre à des exigences relatives au nombre d’or. C’est un effort de plusieurs années qui a donné naissance à ce lieu hors du commun. J’ai très envie dorénavant de la découvrir à différents moments de l’année. J’ai grandement apprécié cette parenthèse enchantée et reposante dans une semaine au rythme effréné (et cela a aussi été pour moi ce soir-là, l’occasion de retrouver pas mal de connaissances et d’échanger autour d’idées de balades dans la région).
J’ai été fascinée par ces boules métalliques flottant sur les différents bassinsLanterne de pierreRegarder les végétaux danser dans le ventPassion hortensiasS’assoir et se laisse hypnotiser par les mouvements de la boule sur l’eau
La Terre Pimprenelle – Alboussière – Ardèche – juillet 2023
Aller aux sources de la Drôme, c’était aussi depuis très longtemps sur ma liste de lieux que je souhaites découvrir. A la fin de l’été, j’étais avec Mr 2e un dimanche et nous avons eu envie d’aller dans le Diois. Une fois sur la route, alors que nous longions la rivière Drôme, nous nous sommes dit que ce serait amusant d’aller jusqu’à sa source. Nous avons donc dépassé Die, puis le claps de Luc en Diois et continué à remonter la rivière. La route s’est faite plus petite, et plus escarpée à mesure que nous progressions dans le Haut Diois, à la limite des Hautes Alpes. Nous avons fini par arriver à un peu plus de 1000 mètres d’altitude, à La Bâtie des Fonds, l’un des villages les moins peuplés de France (6 habitants à l’année au dernier recensement).
Là, plusieurs sources se rejoignent au fond d’un vallon pour former la rivière. La plus visible se trouve au centre du village. D’un talus jaillit une source qui alimente une fontaine. Le trop-plein se déverse dans une rigole qui traverse la route avant de plonger dans le vallon. Techniquement, la Drôme se traverse donc ici à gué que l’on soit à pied, ou en voiture.
Ici, naît la Drôme… Nous n’avons d’ailleurs pas résisté au plaisir de nous y rafrapichir.
Nous avons suivi l’eau qui nous a guidés vers des cheminements de bois et des panneaux d’interprétation permettant de découvrir le vallon, ses sources, sa biodiversité et son histoire. On aperçoit en effet les fondations de maisons, installées dans le vallon, et qui ont été emportées le 3 janvier 1936 par un glissement de terrain. Seules les habitations du haut du village, construites sur le flanc de la montagne calcaire avaient alors été épargnées. La petite balade est agréable. J’ai même regretté de ne pas avoir emporté de livre car je serais bien restée plus longtemps assise dans la fraicheur du vallon alors qu’ailleurs le mercure jouait avec les 40°C.
Cheminements de boisDans le fond, on distingue les ruines de l’ancien villageProfiter de la fraîcheurDans le vallon des sources
Valdrôme, ex-station de ski
En redescendant de La Bâtie des Fonds, nous avons fait un crochet par la station de Valdrôme. A la fin des années 1980, une station de ski avait en effet été implantée sur la montagne de l’Aup. Quelques téléskis ont fonctionné jusqu’au début des années 2010 mais le manque d’enneigement cumulé avec un fort éloignement de tout ont eu raison de l’activité de ski alpin. Propriété du département, la station a été reconvertie dans les activités estivales : tir à l’arc, deval-kart, tyrolienne et mini-golf viennent compléter les propositions de VTT et de course d’orientation. Nous n’avons malheureusement pas pu en profiter : nous étions le 3 septembre et les activités avaient fermé le 31 août. Nous avons toutefois apprécié les paysages, grandioses de la station et de ses environs.
Depuis la station… les alpages de la montagne de l’Aup, jaunis par la sécheresseSur la route vue sur le DioisJe n’ai pas réussi à identifier avec certitudes les montagnes dans le fond : massif des Écrins ? Aiguilles d’Arves ? autre montagne ?
La Bâtie des Fonds / Valdrôme – Drôme -septembre 2023
La Bégude de Mazenc, village perché de Drôme Provençale
Si j’avais souvent traversé la Bégude de Mazenc en allant ou rentrant de Grignan sans passer par l’autoroute, je n’avais visité le village perché qu’une seule fois, un jour d’hiver il y a très longtemps. Or, au mois de mai, j’avais réservé un atelier autour de la lavande à proximité de la Bégude de Mazenc. L’occasion était donc toute trouvée pour y retourner. J’ai commencé par pique-niquer en arrivant au village perché, profitant de la vue sur la plaine de la Valdaine.
Vue sur la plaine de la Valdaine
Puis, je suis partie à la découverte des petites ruelles. Si La Bégude de Mazenc n’est pas le plus joli, ni le plus grand des villages perchés que j’ai eu l’occasion de visiter, il est cependant très mignon. Aussi, si l’on passé à proximité, il mérite que l’on s’y arrête pour une courte balade.
Au cœur du vieux village perchéLe clocher de l’ancienne égliseVue sur la plaine de la ValdaineDans les ruellesL’ancienne porte du village
Cette semaine, le projet 52 nous emmène sur les chemins et nous invite à partager notre trajet, qu’il soit réel ou figuré. Vous l’avez sans doute déjà compris, je marche beaucoup et j’aime randonner. Aussi, je ne manque pas de chemins et de découvertes faites sur les bords de ceux-ci dans mes photos.
Pour illustrer le thème cette semaine, j’ai choisi une photo récente, prise il y a une quinzaine de jours. Sur un coup de tête, nous étions partis à Mr 2e voir les sources de la Drôme, dans le Haut Diois. Elles se situent dans un tout petit village perdu au milieu de la montagne, accessible par une petite route. Malgré tout, une fois en haut, nous avons découvert un bel aménagement du site. Je vous reparlerai de cette balade mais pour aujourd’hui, j’ai choisi les jolis cheminements en bois qui parcourent le vallon des sources à La Bâtie des Fonds.
Pour découvrir ce que les autres participants ont vu chemin faisant, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Début juillet, j’ai été invitée par l’office de tourisme du Pays Diois à découvrir les pépites qui se cachent autour de La Motte Chalancon. Ce joli village drômois se situe aux confins du Diois et des Baronnies, et offre des paysages magnifiques bordés de montagnes. J’ai eu la chance de vivre de belles expériences au cours d’un petit week-end qui avait vraiment des airs de vacances entre copains. Activités nautiques, randonnées, découverte du patrimoine, dégustations de vins, fromages et Clairette : tous les ingrédients pour passer de bons moments étaient réunis.
Gaston le mouton, mascotte du Pays Diois, nous a accueillis de bon matin avec un café au soleil
Le Serre de l’Âne, 5 millions d’année d’histoire de la planète Terre
Le rendez-vous était donné un samedi matin à 9.00 au site géologique du Serre de l’Âne sur la commune de La Charce. Là, un café nous attendait, l’occasion de faire connaissance (ou de retrouver) les 4 autres instagrameurs invités (Laetitia, Christelle, Virginie et Loïc), ainsi que nos hôtes : Ludivine, Boris et Johanna de l’office de tourisme du Pays Diois, et Laurent, maire de La Motte Chalancon, qui nous parlera toute la journée avec passion de cette vallée de l’Oule qu’il aime tant.
Nous en avons bien entendu profité pour découvrir le site géologique. Découvert en 1977, il est depuis un Espace Naturel Sensible du département de la Drôme. Il est en effet d’un intérêt géologique majeur puisque devant nous se déploient 5 millions d’années d’histoire de notre planète, marquant l’articulation entre deux périodes géologiques majeures, le Valanginien et le Hauterivien il y a plus de 130 millions d’années. Le site est mis en valeur par un parcours d’interprétation permettant même aux non-spécialistes d’en saisir l’importance. Et pour les spécialistes, le site du Serre de l’Âne devrait bientôt recevoir son clou d’or, ratifiant son intérêt exceptionnel pour les chercheurs au niveau mondial.
Panneaux d’interprétation et jeux de découvertes sont présentsAu pied du site, les panneaux permettent de comprendre les lieux
L’altiport de La Motte Chalancon, pour prendre de la hauteur
Après la découverte du Serre de l’Âne, nous sommes partis en direction de La Motte Chalancon où nous avons laissé nos voitures sur un parking afin de covoiturer pour le reste de la journée. Nous avons donc pris place dans le pickup de Laurent afin de nous rendre à l’altiport. Installés dans la benne du pickup, le déplacement avait déjà des airs d’aventure sur les chemins de terre menant au terrain d’aviation. Il était prévu un vol en ULM afin de survoler le village et les montagnes environnantes. Malheureusement, les conditions météo n’étaient pas favorables et ne permettaient pas le vol prévu en toute sécurité. Un bref survol du village aura lieu pour 2 d’entre nous, mais le vent continuant à se lever, ce ne sera pas possible pour les autres intéressés de voler. Situé sur un plateau à 800 mètres d’altitude, l’altiport offre cependant déjà un joli point de vue sur les environs.
Atterrissage à l’altiport de La Motte ChalanconVue sur la piste depuis la sortie du hangar de l’altiport de La Motte Chalancon
La Croix de Motte Vieille, randonnée panoramique
A l’altiport, nous avons été rejoints par quelques membres de l’organisation de l’UTMC – Ultra Tour de la Motte Chalancon. Elles sont venues nous parler des courses de trail qui sont organisées chaque année en juillet, avec 4 distances entre 76 km et 13 km, ainsi que des randonnées organisées le même week-end. Et en parlant de randonnée, elles nous en ont proposé une petite : direction la Croix de Motte Vieille pour une vue à 360° sur les environs.
Le balisage est artisanal sur cette sortie !
Longeant l’altiport, nous rejoignons un chemin qui monte à travers les bois vers un petit sommet. La balade sent bon le thym et la lavande sauvages. La montée est courte bien qu’un peu escarpée. Mais la récompense est au sommet. Depuis le pied de la croix (que je peux ajouter à ma collection de croix de sommet), le paysage est somptueux. Nous dominons le village, et les montagnes environnantes nous regardent. Les discussions vont bon train, tandis que nous en prenons plein les yeux.
Lavande sauvageLe village de La Motte Chalancon est à nos piedsLa vallée de l’Oule et les montagnes des BaronniesLa Croix de Motte Vieille
Un déjeuner à l’ombre des arbres
Nous redescendons car nous sommes attendus pour le déjeuner. En effet, l’hôtel des voyageurs de La Motte Chalancon nous ouvre exceptionnellement sa terrasse. Ils ne servent normalement à manger que le soir. Nous profitons de l’ombre des arbres tout en dégustant un repas uniquement composé de produits locaux, de l’apéritif au dessert. Le repas est frais et savoureux, parfait au milieu de cette journée un peu chaude. Nous prenons le temps de le déguster tout en échangeant (l’intérêt d’un instameet n’est pas uniquement de découvrir des lieux mais aussi de rencontrer des personnes ! Et si nous sommes 5 à partager nos aventures sur les réseaux sociaux, nous n’avons pas tous la même approche ni les mêmes centres d’intérêt. C’est toujours très enrichissant de confronter nos expériences et points de vue.).
Déjeuner en terrasseMelon, salade de petit épeautre, courgettes marinées, tomates colorées et caillette // tarte aux abricots
Le plan d’eau du Pas des Ondes, activités nautiques et baignade
Après le déjeuner, nous reprenons la voiture (en mode covoiturage) pour rejoindre le plan d’eau du Pas des Ondes, à quelques kilomètres. Ce lac a été creusé par l’homme et est alimenté par la nappe phréatique et par la rivière dans les années 1990 pour booster l’activité touristique. Situé dans un site grandiose, au pied des ruines du château de Cornillon et au niveau de la cluse du pas des Ondes, il s’agit en fait de deux plans d’eau. Le plus grand est réservé à la pêche et aux activités nautiques. Il est en effet possible de louer pédalos, kayaks ou paddles. Le plus petit est réservé à la baignade, qui est surveillée en juillet/août. Une offre de restauration (restaurant et snack) vient compléter les propositions.
Le site du plan d’eau du Pas des Ondes est splendide
Nous avons eu la chance de pouvoir tester toutes les activités que nous souhaitions. Aussi, une fois les maillots de bain enfilés (des cabines sont disponibles sur le site), chacun a choisi son embarcation. J’ai pour ma part évité le stand up paddle compte-tenu de mon sens de l’équilibre un peu trop aléatoire. J’ai hésité à prendre un kayak, mais je me suis finalement décidée pour partager un pédalo avec Ludivine. Nous avons ainsi fait plusieurs fois le tour du lac, et j’avoue que je ne me souvenais pas que le pédalo était aussi amusant. Nous avons même embarqué quelques passagers !
Il est possible de faire une petite randonnée pour aller voir le Pas des Ondes, la cluse par laquelle passe l’Oule. Il y a même une petite cascade de tuf… mais nous n’avons pas eu le temps cette foisActivités nautiques au Pas des Ondes
J’ai ensuite testé la baignade dans le petit lac. A ma grande surprise, l’eau n’était pas trop fraîche et j’ai pu y entrer sans aucune difficulté (bon, peut-être que mes origines bretonnes m’ont facilité la tâche, il semblerait que mes camarades même motivés ne se soient pas complètement mouillés). J’en au profité pour faire une petite traversée aller/retour à la nage. Se baigner en milieu naturel est tellement plus chouette qu’en piscine !
Le lac de baignade
La Motte Chalancon, village pittoresque
Après ces activités plutôt sportives, nous sommes retournés à La Motte Chalancon. Laurent nous a fait le plaisir de nous proposer une visite guidée, partageant l’histoire de son village et les anecdotes de son enfance dans les calades. Nous avons ainsi découvert un passage entre deux calades traversant une maison et dans laquelle il n’était pas possible d’être arrêté par décret du seigneur local, devenant ainsi un refuge pour les voleurs. Nous avons vu de charmantes ruelles aux noms amusants (avec une mention spéciale pour le Trou du Curé). Nous avons rempli nos gourdes aux fontaines alimentées par une source potable. Nous avons apprécié l’ombre et les façades fleuries. La Motte Chalancon est vraiment ce genre de village où passé et présent se mêlent à chaque coin de ruelle, d’escalier, de calade.
Façades colorées et vignes grimpantesPassage secretFontaine publiqueRuelle avec vueCoup de cœur pour cette boite à lettres du début du XXe siècleFontaine & lavoirLe centre ancien de La Motte Chalancon est très fleuriLe temple, sur les anciens remparts du villageLe trou du curé…
(*) Si vous n’avez pas la chance de pouvoir visiter le village avec son maire, il existe un parcours du patrimoine très bien fait. Vous pourrez trouver le tracé de celui-ci au niveau du bureau de l’office de tourisme où il est également possible de se procurer le dépliant correspondant. Tout au long de la balades, des panneaux explicatifs sont présents.
Une pause gourmande, entre vins et fromages
Nous avons fait une pause dégustation à la Cave des Gourmands Gourmets. A la fois épicerie fine, fromager et caviste, la boutique propose un large choix de vins et spiritueux ainsi que de produits locaux et italiens, tous soigneusement choisis par les propriétaires. Installée à La Motte Chalancon depuis à peine plus d’un an, la boutique prospère grâce à l’engouement des habitants, aux restaurateurs du village qui s’y approvisionnent (j’apprendrai un peu plus tard que même le snack de la piscine s’y fourni !) et aux visiteurs de passage qui apprécient la sélection pointue. Pour notre part, nous avons pu déguster un verre de vin blanc ou rouge (à consommer avec modération), du jus de coing ainsi que des fromages de chèvre.
Vin blanc « Le Mas Sylvia » – coteau des Baronnies // fromage de chèvre fermier
Une dégustation de Clairette de Die à l’ombre des tilleuls
Après la pause à la cave des Gourmands Gourmets, nous avons terminé notre découverte du village en montant jusqu’à l’église. Là, sous les tilleuls, nous étions attendus par l’Union des Jeunes Viticulteurs Récoltants de Vercheny. La particularité de l’UJVR est de travailler les vignes et d’élaborer les vins ensemble. Contrairement à une cave coopérative où chaque viticulteur travaille ses parcelles puis amène son raisin à la cave, à Vercheny, tout est mutualisé, des terres aux outils de travail. Cette structure originale, mise en place au début des années 1960, est aujourd’hui encore portée par 8 associés, et quelques salariés. L’UJVR produit deux gammes de Clairette et deux gammes de Crémant de Die. Nous avons pu découvrir l’intégralité de la palette de leurs productions. J’ai pour ma part eu un vrai coup de cœur pour la Clairette « blanche ».
Un dernier effort pour arriver à l’église !L’église de La Motte ChalanconDégustation de Clairette de Die avec l’UJVR
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
Une nuit au camping
Après la dégustation de Clairette, il était temps de se dire au revoir. Si la plupart sont rentrés chez eux, j’avais pour ma part accepté l’invitation de la mairie à rester pour la nuit dans un chalet au camping municipal. J’ai partagé le chalet avec une autre instagrameuse. Mais le logement étant prévu pour 5 à 7 personnes, nous n’étions pas à l’étroit. C’était la première fois que je dormais dans un camping (je suis plutôt hôtel ou gîte habituellement). Le camping municipal, situé à proximité de la rivière, bien arboré est très calme, et frais. L’ambiance est clairement familiale. Ici, pas d’animations ou de structures de jeux, mais un accès la piscine municipale, aux terrains de pétanque du village et à un petit snack tenu par Marie qui propose une petite restauration simple et faite maison. On nous avait conseillé le burger végétarien et nous n’avons pas été déçues.
Le chalet // la vue depuis le camping sur le village
Après le diner, et une bonne douche, je n’ai pas tardé à aller dormir : la journée avait été intense. Entre le lever matinal et les activités, je n’ai pas mis longtemps à trouver les bras de Morphée. Le dimanche matin, levée de bonne heure (que voulez-vous je suis plutôt du matin), j’ai pu longuement profiter de la jolie vue sur le village et d’un petit déjeuner sur la terrasse avant de reprendre la route vers la plaine de Valence.
La Motte Chalancon et ses environs – Drôme – juillet 2023
(*) Ce week-end était un instameet organisé par l’office de tourisme du Pays Diois et auquel j’étais invitée (collaboration commerciale non rémunérée). Si je remercie Pays Diois Tourisme, la mairie de La Motte Chalancon et tous les partenaires qui nous ont accueillis, mes avis et ressentis restent, comme toujours, libres et sincères.
Cette semaine, le projet 52 nous invite à choisir entre deux univers : la mer ou la montagne. Si je suis une fille de la mer (Breizh Power), et que j’ai besoin d’y retourner régulièrement, j’ai appris à devenir une fille de la montagne depuis que j’habite dans la Drôme. En effet, puisqu’en quelques kilomètres, je peux déjà commencer à être en montagne, puisque les horizons ici sont bloqués par les crêtes du Vercors et de la montagne ardéchoise, puisqu’on aperçoit les sommets de la Chartreuse, puisque dans n’importe quelle direction on trouve un massif assez proche, il aurait dommage de ne pas apprendre à profiter de la montagne.
Je l’apprécie en hiver quand elle se pare de neige pour les randonnées en raquettes, en automne pour les jolies couleurs qui se déploient sur ses flancs, au printemps quand le vert vient illuminer les forêts, en été pour les cours d’eau et les lacs rafraichissants… et tout le temps pour ses paysages et ses randonnées. Début juillet, j’ai découvert un secteur que je ne connaissais pas, dans le Diois, déjà un peu en Provence et dans les Baronnies. Là, au cœur de la vallée de l’Oule, un plan d’eau, alimenté par la nappe phréatique, a été creusé dans les années 1980. Aujourd’hui, le site se partage entre deux lacs, l’un pour la baignade et l’autre pour la pêche et les activités nautiques dans un cadre montagnard magique.
Pour découvrir si les autres participants sont plutôt mer ou montagne, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Cette semaine, le projet 52 nous invite à suivre ou à choisir la bonne direction. On peut bien entendu prendre ce sens au propre ou au figuré… mais en cette période estivale, j’ai choisi de ne pas trop me creuser la tête et de rester sur le sens propre !
J’aime bien aller me promener en pleine nature, randonner sur les sentiers, marcher en montagne, en bord de mer ou dans les bois. Je n’emporte pas toujours de carte (même si je sais que ce n’est pas bien…). Mais avant de partir sur un secteur que je ne connais pas, je regarde quand même systématiquement les topos des environs, j’observe une carte avec une bonne précision, je note mentalement les directions, et je repère les balisages que j’aurais à suivre. Les rectangles rouge/blanc, vert, jaune ou bleu sont ainsi régulièrement mes alliés (même s’il m’arrive parfois d’en louper un et donc de m’éloigner du chemin prévu). Mais parfois, certaines balades ne sont pas sur des sentiers de randonnée avec de tels balisages et les panneaux indiquant la direction à suivre sont plus créatifs. Celui-ci était en sous-bois dans la montée vers la Croix de Motte Vieille au dessus de La Motte Chalancon (je vous en reparlerai), dans le Diois Provençal.
Pour aller dans la bonne direction avec les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Actuellement en vacances en famille, et bien décidée à profiter complètement de ces moments, je ne sais pas si j’aurai l’occasion de me connecter. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise du travail ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.
Si vous me suivez depuis quelques temps, vous avez pu comprendre que j’aime beaucoup les feux d’artifice. Donc, chaque 14 juillet, j’en profite comme il se doit. Cette année encore, je suis allée voir celui de Romans / Bourg-de-Péage (les deux villes jumelles, séparées seulement par l’Isère, tirent un feu commun). Comme l’an dernier, je suis allée m’installer au bord de la rivière, à quelques pas du Pont Vieux, côté Bourg-de-Péage. J’avais emporté livre et pique-nique pour patienter car j’étais arrivée tôt (environ 2 heures avant le tir du feu d’artifice), pour m’assurer une bonne place sur la berge (et un stationnement bien situé, pas trop loin et surtout d’où il était facile de reprendre la route de la maison sans encombrement). Le spectacle a cette année encore été magique. Durant quinze minutes, le ciel s’est embrasé pour le plus grand plaisir des nombreux spectateurs présents. Bien entendu, j’ai pris de nombreuses photos, un peu plus de 100. Et je suis plutôt satisfaite du résultat : elles sont globalement réussies !
Romans / Bourg-de-Péage – Drôme – 13 juillet 2023
En bonus, voici la vue que j’avais en regardant du côté opposé au pas de tir du feu d’artifice, juste avant la tombée de la nuit. Le tableau composé par la collégiale Saint Barnard et le Pont Vieux est toujours aussi beau (même si on peut remarquer que les eaux de l’Isère sont nettement plus turbulentes qu’au même endroit un an avant, en raison des orages des jours précédents)
J’ai de la chance dans la Drôme car même l’été, les propositions culturelles sont nombreuses et variées. Ces évènements touchent tous les domaines de la culture : expositions, festivals de musique classique, pop ou électro, théâtre,… Il est facile de trouver de quoi profiter de moments agréables que l’on soit de passage ou habitant à l’année. Parmi toutes les propositions, j’en ai déjà testé quelques-unes cet été que je vais donc vous présenter. L’été étant loin d’être fini, je vous parlerai également de ce que j’ai l’intention de découvrir dans les prochaines semaines.
L’exposition L’Univers sans l’Homme au Musée de Valence
Cette année, le sujet de l’exposition temporaire du Musée de Valence est L’Univers sans l’Homme. Après les grandes expositions en mode all-over des précédentes saisons (pour mémoire Hervé Di Rosa en 2022, Philippe Favier en 2020/21, et le duo Gerda Steiner/Jörg Lezlinger en 2019) et les expositions monographiques (Théophile-Jean Delaye l’hiver dernier, Philolaos en 2019/2020, Jean Le Moal en 2017/2018 ou encore Anne Danger en 2016/2017) , le musée renoue avec une exposition thématique. La dernière était De l’autre côté du miroir, Reflets de collection en 2018/1029 qui mettait en scène les œuvres sorties des réserves du musée de Valence. Cette fois, le propos est plus vaste et le musée a bénéficié de nombreux prêts d’œuvres, soit directement des artistes pour les plus contemporains, soit d’autres musées. En ce sens, cette exposition serait plus à rapprocher de la toute première exposition temporaire du musée après sa réouverture, sur le thème de l’âge d’or du paysage dans la peinture anglaise. Mais le concept all-over ayant fait ses preuves, cette nouvelle exposition temporaire ne se contente pas d’un espace dédié et investit plusieurs salles du musée.
L’Univers sans l’Homme nous emmène du XVIIIe au XXIe siècle. En introduction, nous voyons comment progressivement la nature a supplanté l’humain dans les représentations, à l’image de la façon dont certaines catastrophes naturelles (tremblement de terre au Portugal, éruption volcanique en Italie, …) renvoient l’homme à sa fragilité. Les artistes cherchent d’abord à exprimer la toute puissance de la nature, ou encore son immensité, et dans laquelle l’humain n’a pas nécessairement sa place. « L’univers sans l’homme » est d’ailleurs une expression de Charles Baudelaire, qui dans ses écrits de critique d’art, déplorait cette déshumanisation dans les productions artistiques de ses contemporains, qu’ils soient peintres ou photographes.
All the air was white with moon light / All the water was black with shadow Photographie du Colonel Stuart MorleyLa vache qui se gratte Constant Troyon – salon de 1859La neige Charles-François Daubigny – 1873
L’exposition passe assez rapidement sur le XXe siècle, bien que soient présentées quelques œuvres de Klein (dont le bleu a été utilisé pour le lettrage dans l’exposition) et quelques autres. Après les prémices au XIXe siècle, c’est vraiment sur le XXIe siècle que se concentre l’expression de ces univers déshumanisés. A travers des travaux vidéo ou photo, on découvre des villes désertées. Si on a tous aujourd’hui vu des images des villes vides lors du confinement de 2020, certains artistes avaient déjà imaginé ce que serait une ville vidée de ses habitants (dont Nicolas Moulin qui avait retouché pixel par pixel des images de Paris afin d’en enlever toute trace d’humanité). L’impact de ses œuvres est sans doute aujourd’hui moindre qu’avant les images d’actualité de 2020 et en même temps une vraie réminiscence de ces moments. La composante environnementale est aussi très présente à travers les œuvres contemporaines présentées.
Sans titre – Astana, Kazakhstan Louis Le Kim – 2015Céramiques atomiques
Le visiteur passe alors dans le musée, où une expérience assez intéressante est présentée. Trois tableaux du musée ont été numérisés puis retouchées pour enlever les personnages. L’original et la version déshumanisée sont présentées côte à côte et l’effet produit par les deux versions est très différent. Une scène champêtre prend ainsi des allures inquiétantes de fin du monde. Plus loin, Patrick Tresset a installé ses robots qui dessinent. La scène à croquer ne comporte pas d’humain et est une évocation du corbeau et du renard. Sur le mur, les triptyques produits par les robots commencent à s’afficher. Chaque robot porte un regard différent sur la scène (angle, zoom…) et dessine au stylo. Je me suis laissée emporter par le mouvement des stylos, hypnotiques.
Le corbeau et le renard – les robots qui dessinent de Patrick Tresset œuvre – performance
Au dernier étage du musée, la grande salle d’art contemporain a été envahie par La Siouva de Cécile Beau (en collaboration avec Anna Prugne) qui expose aussi un caillou qui ronronne. Cette pseudo-araignée a de faux airs de Louise Bourgeois quand on la regarde sous certains angles. Aux murs, des galaxies abstraites de Hans Hartung et les aplats de couleurs métalliques d’Anna-Eva Bergman viennent s’associer au grand tableau de Joan Mitchell issu de la collection permanente du musée. Sur un petit pan de mur, on notera un Monet, issu de son travail autour des nymphéas, presque perdu au milieu de ces grands formats. Je crois que j’aurais aimé que ce Monet vienne un peu plus dialoguer avec le Joan Mitchell…
La Siouva Cécile Beau & Anna Prugne – 2017Reflet d’un tableau de Joan Mitchell dans un tableau de Claude Monet
Je n’avais pas d’idée préconçue en allant voir cette exposition. J’en suis ressortie assez perplexe, avec l’impression de souvent être passée à côté du sujet, de ne pas avoir su comprendre les interactions et les liens entre les œuvres. Certaines salles m’ont laissée sur ma faim : j’avais envie d’en avoir plus, et c’était un peu frustrant. J’ai ensuite au l’occasion d’échanger avec Melle 3e au sujet de cette exposition (elle avait eu la chance de la voir avec un médiateur dans le cadre d’une sortie scolaire). Certaines de ses remarques ont fait murir ma réflexion, et je me demande si je ne vais pas essayer de retourner revoir cette exposition pour approfondir cela. Quoi qu’il en soit, je pense que si vous avez l’occasion de visiter l’exposition avec un médiateur, c’est un vrai plus, au moins pour avoir des informations sur les aspects techniques de certaines œuvres (les cartels son un peu « légers » de ce point de vue).
(*) L’exposition L’Univers sans l’Homme se tient au Musée de Valence jusqu’au 17 septembre 2023. Les horaires et conditions de visite, ainsi que la programmation autour de l’exposition sont à retrouver sur le site internet du musée de Valence.
Le festival « Saoû chante Mozart »
Cette année, c’est la 34e édition du festival Saoû chante Mozart. Né de la volonté d’un passionné, ce festival, né dans le petit village de Saoû, a grandi au fil des années. Il propose maintenant des concerts dans toute la Drôme, entre lieux d’exception, églises et scènes extérieures. Petit à petit, il est devenu le plus important festival de France consacré à Mozart. Très exigeant dans sa programmation, le festival souhaite aussi dépoussiérer la vision que l’on peut avoir de la musique classique. Ainsi, si l’œuvre de Mozart constitue l’essentiel des concerts, le festival s’ouvre aussi à d’autres compositeurs qu’il s’agisse de musique classique ou de créations plus contemporaines, toujours inspirées par les compositions de Mozart.
Dans la programmation de cette année, j’ai noté en particulier le concert de dimanche dernier à l’église de Crest. En effet, si au départ, je ne suis pas une très grande fan de Mozart (en grande partie par méconnaissance de son œuvre, je pense), je suis une inconditionnelle de la musique de Bach et j’aime beaucoup tout le mouvement artistique du Romantisme. Or le quatuor Arod proposait en complément des Dissonances de Mozart, deux lieder de Bach et un quatuor de Brahms. Voilà qui était donc une bonne occasion d’aller écouter deux compositeurs que j’apprécie et de découvrir un peu plus Mozart. J’ai d’ailleurs été frappée par la modernité de certaines phrases musicales des Dissonances. De plus, l’interprétation de ces morceaux par le quatuor Arod, pleine de virtuosité, m’a permis de vivre presque deux heures de magie musicale, d’autant plus que le quatuor nous a gratifiés d’un mouvement de concerto de Debussy lors du rappel.
J’ai également repéré le concert Les chemins qui montent, qui aura lieu le jeudi 20 juillet en forêt de Saoû en soirée. Dans le cadre enchanteur de la forêt, le concert s’annonce comme une rencontre entre la musique kabyle et Mozart. Malheureusement, je ne pourrai pas y assister en raison d’une contrainte professionnelle. Je compte par contre bien me rendre au concert du lever de soleil le dimanche 23 juillet. J’aime tellement cette idée d’un concert au petit matin qui casse les codes que j’ai eu envie d’y assister avant même d’en voir le programme !
(Edit du 14/08/23 : je n’ai pas eu le temps de venir vous reparler de ce concert. Je le ferai dans un futur article reprenant les évènements auxquels j’aurais assisté/participé entre mi-juillet et la rentrée)
D’autres idées…
En complément, voici quelques autres idées pour les semaines à venir issues de la programmation culturelle estivale dans la Drôme qui me tentent ou que j’ai déjà prévues dans mon agenda :
A Valence, le festival Sur le Champ aura lieu du 19 au 22 juillet avec 4 soirées de concert gratuites.
A Grignan, comme chaque été, les Fêtes Nocturnes proposent une création théâtrale. Cette année, c’est L’Avare de Molière qui est à l’affiche, mis en scène et interprété par Jérôme Deschamps. J’ai déjà réservé mes billets pour l’une des dernières représentations.
A Upie, du 21 au 25 août, La légende d’Andarta est un spectacle son et lumière couplé avec un village gaulois en première partie de soirée. J’ai également déjà mes billets.
A Crest, le centre d’art propose une nouvelle exposition autour d’André du Bouchet et de Pierre Tal Coat jusqu’au 8 octobre 2023. Compte-tenu de mon planning estival déjà bien rempli, il est probable que je m’y rendrai plutôt en septembre.
A Valence, le Centre du Patrimoine Arménien présente une exposition sur les photographes arméniens dans l’Empire Ottoman. Elle se tient jusqu’à Noël et si je n’ai pas le temps d’y aller durant l’été, elle figurera probablement à mon programme de la rentrée.
A Montélimar, le Musée d’Art Contemporain propose une exposition « L’art et la matière » avec essentiellement des tapisseries et des céramiques. Elle est visible jusqu’à fin décembre 2023. Là encore, si je n’ai pas le temps d’y aller cet été, j’essaierai d’y aller cet automne.
(*) Afin d’être totalement transparente, je vous signale que les places pour le Festival Saoû chante Mozart et celles pour La Légende d’Andarta sont des invitations qui m’ont été offertes dans le cadre d’une collaboration commerciale non rémunérée (et je remercie les organisateurs de ces deux évènements). J’ai par contre payé les autres spectacles et visites dont je parle dans cet article. Dans tous les cas, mon avis est libre et reflète l’expérience que j’ai vécue.
Chaque début d’été, je guette avec impatience le début de la saison des lavandes en fleurs. Ce moment où les rangées passent d’un vert un peu gris, à un bleu léger avant de prendre des teintes franchement bleues et violettes est un bonheur renouvelé chaque mois de juin. Cette année n’a pas échappé à la règle et depuis début juin, je jetais un œil lorsque je passais à proximité des champs afin de ne pas manquer le moment où tout deviendrait couleur lavande. Et j’avoue que je scrutais également les réseaux sociaux afin de vérifier si l’un ou l’autre des copains blogueurs/instagrameurs n’avait pas publié un champ fleuri…
Fin mai, dans les champs de l’Essentiel de Lavande à la Bégude de Mazenc, une légère teinte bleutée commençait à se voir
Un petit matin dans les champs de lavandes
Cette année, la floraison est arrivée un peu plus tard que l’an dernier, et c’est seulement au cours de la 2e quinzaine de juin que les champs ont commencé à se parer de violet. J’avais repéré depuis quelques jours des champs fleuris au bord de la route mais sans avoir le temps de m’y arrêter. J’avais aussi déjà vu passer de jolis clichés sur les réseaux sociaux. C’est finalement au petit matin que j’ai pu trouver le temps d’y aller. Le hasard a fait que nous étions le 21 juin… et je crois que je ne connais pas de meilleure façon de débuter le premier jour de l’été.
En télétravail ce jour-là, j’ai mis mon réveil à sonner un peu plus tôt qu’habituellement. Et, sitôt mon café pris, j’ai filé jusqu’aux champs de La Baume Cornillane au bord desquels je vais avec plaisir chaque année. Le soleil venait de se lever, et un vent de sable soufflait sur la plaine de Valence. S’il rendait le ciel un peu laiteux, il avait aussi l’avantage d’ajouter naturellement un filtre orangé au soleil encore bas, faisant ainsi ressortir le bleu des lavandes (la magie des couleurs complémentaires !).
C’était la première fois que j’allais si tôt le matin me balader au bord des champs de lavandes, et j’ai apprécié profiter de ce moment tout en douceur avant de débuter ma journée de travail. Côté « expérience lavande », si les couleurs sont jolies tôt le matin, il vaut par contre mieux y aller dans l’après-midi pour profiter pleinement de l’odeur si caractéristique. C’est quand le soleil a chauffé les brins que celle-ci est la plus présente.
Au bord des champs de lavandes La Baume Cornillane – Drôme – juin 2023
Une expérience à la découverte du monde des lavandes
Fin mai, j’avais eu le plaisir de participer à un atelier de découvert du monde des lavandes à l’Essentiel de Lavande à La Bégude de Mazenc (j’avais utilisé le dernier de mes bons reçus en cadeaux à Noël… un univers très différent de celui de la céramique découvert avec mes autres bons). Sur un après-midi, j’ai pu d’abord en apprendre plus sur les différentes variétés de lavandes, leurs spécificités, leurs différentes odeurs grâce aux explications d’Odile. Puis, j’ai découvert la distillation de la lavande pour en extraire l’huile essentielle. Cela a été l’occasion de sentir l’extrait à la sortie de l’alambic, beaucoup plus vert et herbacé que ce à quoi je m’attendais. Il prend son « odeur de lavande » après avoir été laissé à l’air libre quelques temps. Ensuite, j’ai fabriqué mon baume à la lavande en suivant le pas à pas détaillé et les conseils d’Odile. Enfin, nous avons partagé sur la terrasse un goûter saveur lavande, avec croquants et tisane glacée.
(*) L’Essentiel de Lavande, 270 allée de Fontchaude, 26160 La Bégude de Mazenc (Drôme Provençale). Des activités et visites sont organisées toute l’année. Une boutique permet également de faire le plein de produits à la lavande.
(**) Le hasard a fait qu’une équipe de tournage était là en reportage pour TF1 le jour où j’ai participé à cet atelier. Et c’était aussi très chouette de pouvoir découvrir un peu les coulisses d’un reportage pour la télévision et échanger avec la journaliste et le cameraman.
Ce printemps a été très pluvieux dans la Drôme. Et la météo n’a pas toujours été très favorable à de longues balades ou à des randonnées. Mais comme il n’était pas question pour moi de ne pas mettre du tout le nez dehors, j’ai fait des petites sorties ces jours gris. Au programme : des villages et de courtes randonnées pas très loin de la maison. Je vous en propose trois exemples ici. Bien entendu, elles sont aussi réalisables par grand beau temps, mais vous pourrez constater à travers les photos que même sous un ciel couvert, elles restent agréables.
Vue sur la forêt de Saoû depuis le Poët Célard
Le Poët Célard, village perché de la vallée du Roubion
J’étais déjà allée me promener il y a quelques années au Poët Célard. Ce village perché au dessus de la vallée du Roubion offre en particulier un magnifique point de vue sur le synclinal de Saoû. Ce jour-là, la pluie menaçait fortement (spoiler alert : je n’y ai pas complètement échappé car elle m’a rattrapée sur la route du retour), et la forêt de Saoû n’était donc pas une bonne option pour une balade. J’ai donc continué ma route jusqu’à l’entrée du village du Poët Célard.
Une fois sur place, j’ai fait le tour du village, passant par les jolies ruelles et calades. Je suis montée jusqu’au château. J’avais espéré pouvoir y prendre un café mais l’hôtel était encore fermé. Tant pis, j’ai arpenté l’ancienne forteresse et ses jardins suspendus, profitant du panorama. J’ai terminé ma balade par un petit crochet au lavoir-fontaine ( #PassionFontaines ).
Le château domine le villageDans les ruelles du villagePanorama sur le synclinal de SaoûDans la calade qui monte au dessus de l’ancienne égliseA l’entrée du châteauDominer le villageDepuis l’esplanade du château, vue panoramique sur la vallée du RoubionAu lavoir-fontaine
Le Poët Célard – Drôme – avril 2023
Romans-sur-Isère, et son ciel de papillons
Après les rubans en 2020, les ballons en 2021 et les feuillages tropicaux en 2022, la ville de Romans a mis en place une nouvelle installation artistique au dessus des rues piétonnes que sont la côte Jacquemart et la rue Matthieu de la Drôme. Cet été, ce sont des papillons multicolores qui viennent égayer les virées shopping en centre-ville.
Je n’ai pas (encore) eu l’occasion de les voir sous le soleil, mais même lorsque la météo est hasardeuse, ils sont plein de pep’s. J’essaierai de trouver un moment un jour ensoleillé pour aller les revoir et capturer la façon dont les couleurs jouent avec le soleil…
Dans la côte JacquemartDans la rue Mathieu de la DrômeJe n’avais pas souvenir d’avoir déjà vu la fontaine du joueur de flûte en eau.. La sculpture est l’œuvre de Toros qui a signé plusieurs monuments à Romans, à Valence et dans les environs.
Romans sur Isère – Drôme – mai 2023
Soyons, balade à la Tour Penchée
C’est un peu le hasard qui m’a conduite à Soyons. Je partais en effet pour Crussol avec dans l’idée de chercher des orchidées. Par crainte de la foule au niveau du château de Crussol, j’ai bifurqué vers la Tour Penchée de Soyons où je n’étais pas allée depuis très longtemps (a priori ma précédente visite datait de 2017 et de la prise de cette photo). Depuis le parking des grottes, je suis rapidement partie à l’assaut des escaliers puis de la jolie montée qui mènent sur le plateau de Malpas, au pied de la Tour et d’où l’on domine la vallée du Rhône.
En direction de la tour Penchée
Construite au XIIe siècle pour protéger l’abbaye de Soyons, la tour faisait partie d’un ensemble de fortifications plus important. L’ensemble a été détruit au XVIIe siècle par les troupes royales comme bon nombre de fortifications un peu partout en France. La tour a alors pris son aspect penché en raison d’une destruction partielle qui a affaiblit sa base. Depuis, des travaux de sécurisation ont été menés afin d’empêcher son effondrement total…
Bientôt l’arrivée sur le plateau de MalpasVue sur la montagne de CrussolDétails de la tour ruinéeDepuis le pied de la Tour Penchée, on domine la vallée du Rhône
De là, j’avais envisagé de gagner le sommet du Serre de Guercy voisin. On peut en effet y profiter d’une belle vue sur la montagne ardéchoise. Mais, quelques gouttes sont venues me rappeler que la météo était instable et je ne souhaitais pas être sous l’orage au sommet. J’ai donc opté pour la prudence en redescendant vers le parking. J’ai juste fait une pause rafraichissement à la brasserie 3.6.9 située au bord du chemin. Je ne connaissais pas du tout leurs bières, mais j’ai été séduite par leur IPA (alors que ce n’est généralement pas ma bière préférée) et j’ai acheté quelques autres de leurs produits afin de découvrir un peu plus leur univers très aromatique.
Accueil façon ginguette à la brasserie
Soyons – Ardèche – mai 2023
(*) En complément de la balade à la Tour Penchée de Soyons, il est possible de visiter deux grottes situées sur le flanc du Serre de Guercy. La Trou du Renard est une grotte à concrétions calcaires. La grotte de Néron est un ancien habitat de l’homme de Néandertal. Sa visite permet d’en apprendre plus d’une part sur l’archéologie et les fouilles mais aussi sur le mode de vie de celui qui nous a légué une partie de notre patrimoine génétique d’homme moderne et dont la civilisation était plus évoluée que ce que l’imagerie populaire aurait tendance à nous faire croire. Je n’ai pas visité les grottes cette fois car il y avait pas mal à attendre avant la visite suivante et beaucoup de visiteurs déjà, mais je l’avais fait il y a quelques années et j’avais trouvé cette visite vraiment très instructive.