Ce week-end, je me suis rendue à deux festivals, très différents l’un de l’autre mais tous les deux sur le territoire de Valence Romans. Ce sont tous les deux des rendez-vous annuels où j’ai l’habitude faire un tour. Je vous en propose un petit aperçu rapide, même si les éditions 2024 de ces évènements sont maintenant terminées.
Les Rencontres de la Photo de Chabeuil
Sur un grand week-end, entre 20 et 30 expositions de photos sont proposées dans divers lieu du village, et du hameau de Parlanges, dans le cadre des Rencontres de la Photo de Chabeuil. Toutes les expositions sont gratuites et en entrée libre. En ce qui me concerne, c’est le vendredi que j’ai profité d’une grande partie des expositions (je n’ai pas eu le temps d’aller voir celles aux serres de Parlanges). Les artistes exposés font des propositions très différentes les unes des autres. J’ai comme chaque fois été plus sensibles à certaines. Mon coup de coeur a été pour les photographies polaires de Pierre Alexandre Chevallier, suivi du travail entre l’image et le support de Guillaume Holzer, des personnages surgissant des paysages d’Eric Ribot et du grain des photos de Maya Paulès.
Devant la mairie, le drapeau des Rencontres de la Photo
Françoise Huguier est l’invitée d’honneur de cette édition
Backstage
Jeux de texture avec les supports des photos de Guillaume Holzer
Détail d’une photo de Maya Paulès – Le grain dans la série Solastalgia
Détail d’une photo de Maya Paulès
Chabeuil – Drôme – 13 septembre 2024
Valence en Gastronomie Festival
Valence en Gastronomie est un autre festival que j’aime beaucoup et auquel je me rends chaque année. Sur un week-end, de nombreuses animations autour de la gastronomie et de ses matières premières sont proposées. Cette fois, j’ai passé une matinée complète sur le marché des pagodes Goutatou. Les pagodes sont des stands qui réunissent à la fois des producteurs et des restaurateurs et pâtissiers. Grâce à un système de tickets (les fameux Goutatou qu’il faut acheter en arrivant sur place), il est possible de déguster des mini portions de produits locaux, de plats de grands chefs, de pâtisseries mais aussi de vin, bière ou jus de fruits. J’y suis allée avec Mr 1er le samedi matin à l’ouverture et avec 2 planches de Goutatou, nous avons pu varier les dégustations mais aussi faire l’équivalent d’un repas chacun. Nous n’avions en effet plus faim pour déjeuner ensuite.
Le festival Valence en Gastronomie a lieu sur le champ de Mars, autour du kiosque Peynet
Comme nous sommes dans la Drôme, il y a forcément des ravioles. Ici celles de la Mère Maury avec une crème parmesan-citron de Aix&Terra
Apprendre à casser les noix avec la Confrérie de la Noix de Grenoble
Les cookies aussi bons que beaux du pâtissierAurélien Fournier (un ardéchois qui reste un de mes coups de cœur année après année )
Valence en Gastronomie – Drôme – 14 septembre 2024
Et si vous voulez vous rafraichir la mémoire, je vous ai déjà parlé de :
Cette semaine, le thème « au ras du sol » du projet 52 nous invite à regarder à nos pieds. J’avais d’abord pensé à une perspective où j’aurais posé mon appareil photo au sol. C’est un type de photo que j’aime bien. Mais ma mémoire des thèmes m’a joué un tour et alors que j’ai eu l’occasion les 2 derniers week-ends de me promener en ville à Lyon et Saint Etienne, je j’ai pas pensé à prendre une telle photo. Par contre, à côté de l’hôtel de ville de Saint Etienne, j’ai pris en photo une jolie plaque d’égout. Cela faisait très longtemps que je n’en avais pas trouvé de remarquable. Aussi, je n’ai pas manqué de la photographier. En cherchant comment illustrer ce thème, j’ai parcouru mes photos prises le week-end dernier. Et elle m’a semblé très bien convenir !
Pour découvrir ce qui se trouve au ras du sol chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires
Edit du 16/09/24 : à la lecture du commentaire d’Evelyne, j’ai poussé un peu les recherches. Et en effet, ce n’est pas une plaque d’égout et elle est plus à rapprocher d’un repère de nivellement.
Cette année, nous avons repris nos habitudes estivales et avons pris la route vers la Bretagne. En effet, si vous me suivez depuis un moment, vous avez du comprendre que je suis originaire de Bretagne et que j’y ai toujours ma famille. La subtilité vient du fait que « ma » Bretagne est vraiment limitrophe avec la Normandie (et quand je dis limitrophe, je parle de quelques kilomètres), pas très loin du Mont Saint Michel et de son immense baie. Forcément, le Mont a toujours été un point de repère fort dans le paysage, surtout qu’on le repère de loin. Tout aussi logiquement, je suis très souvent allée passer des après-midis ou des fins de journées dans la baie tout au long de mon enfance/adolescence. Et quand, maintenant, il est question d’aller se promener lorsque je suis là-bas, nos pas nous dirigent très régulièrement autour de la baie du Mont Saint Michel. Voici donc 4 suggestions de randonnée, plutôt tranquilles mais très différentes les unes des autres, le long de la baie du Mont Saint Michel, sur les sentiers que nous avons parcourus au cours de nos dernières vacances.
Dans la baie du Mont Saint Michel
En ville ou presque, sur le sentier des douaniers à Cancale
Cancale, été comme hiver, c’est traditionnellement notre première sortie des vacances. Nous allons marcher le long de la côte, faisons un tour sur le port, quelques emplettes et nous terminons par une crêpe. Cette année n’a pas dérogé à la règle. Concernant le choix de la balade sur place, je dois avouer qu’il est essentiellement dicté par deux faits sur lesquels je n’ai aucune maîtrise : la marée et l’endroit où nous trouvons un stationnement. Par exemple si la mer est basse, nous partons parfois marcher directement sur la grève. Inversement, à marée haute, nous nous dirigeons plutôt vers les rochers. Si le stationnement que nous trouvons est très excentre, alors nous partons vers le sentier des douaniers pour rejoindre le port et ses commerces.
Direction le sentier des douaniers à Cancale
C’est ce qui s’est passé cet été : nous étions à Cancale un jour où il y avait beaucoup de monde et nous n’avons pu stationner la voiture que loin du centre. Alors, nous sommes partis sur le chemin des douaniers, qui est ici une partie du GR34. Après un passage sous les voûtes des arbres, nous avons commencé à admirer les vues sur la baie (avec le Mont Saint Michel en tout petit dans le fond), les rochers de Cancale et des Rimains, les parcs à huitres, puis le port. Nous avons choisi de faire une balade assez courte car nous étions arrivés un peu tard et nous voulions avoir le temps d’une crêpe en plus de faire nos achats (pour les plus curieux, j’ai l’habitude de faire un stock de conserves de poissons à La Belle Iloise et d’épices chez Roellinger). Selon le temps et l’envie dont je dispose, j’apprécie de pouvoir facilement allonger ou raccourcir la balade le long du sentier des douaniers. Ainsi, pour le retour à la voiture, comme nous étions lourdement chargés, nous avons opté pour la version courte mais sportive qui consiste à remonter sur la falaise en empruntant les escaliers vers le monument aux disparus en mer.
Coup d’œil vers les îles-rochers alors que la mer descendLa mer découvre progressivement la grèveLes agapanthes sont en fleurs le long des murs des propriétés bordant le cheminMême par temps couvert, la lumière dans la baie me fascineAlors que la mer découvre les parcs à huitres les plus éloignés du rivage, les ostréiculteurs partent travailler.
Un peu de dénivelé, sur les falaises de Carolles
Quelques jours plus tard, toujours sous une météo mitigée (nous aurons d’ailleurs droit à quelques gouttes de pluie avant la fin de la sortie), nous partons dans la direction opposée. Le but est d’aller marcher sur le GR longeant la côte normande, au niveau des falaises de Carolles. Là, il est facile d’avoir un peu de dénivelé à cet endroit où la côte s’élève mais reste constellée de criques et de plages. Nous avions déjà deux ou trois été randonner dans ce secteur. Quand on cherchait une idée, j’ai repensé à un tronçon que nous n’avions pas parcouru, au départ de la cabane Vauban où nous étions allés il y a 3 ans.
La cabane Vauban de Carolles
Il y a quelques années, nous étions partis de la grande plage de Carolles et avions longé la falaise en direction de Saint Jean le Thomas, en nous arrêtant juste après la vallée du Lude. Cette fois, l’idée était de partir de la cabane Vauban en direction de Jullouville pour aller jusqu’à la vallée du Lude et d’aviser ensuite (surtout parce que la météo était instable d’ailleurs). Du parking, le chemin se faufile entre les champs, sous le couvert des prunelliers. En arrivant à la cabane Vauban, c’est l’immensité de la Manche qui nous accueille. Dans le fond à gauche, un petit point se dessine de façon un peu vague : c’est le Mont Saint Michel.
Voyez-vous le Mont Saint Michel ?Au fond, on aperçoit la pointe du Roc de Granville
Nous avons suivi le GR223, sur le chemin des douaniers. Les points de vue sur la mer se succèdent, forcément grandioses. Nous traversons les bruyères. Sous nos pieds, le sentier est léger. Nous grimpons sur les rochers qui le bordent. Puis, nous abordons la descente vers la vallée du Lude. Nous nous enfonçons dans la verdure de la forêt. Après avoir traversé le petit fleuve côtier, nous choisissons de le longer jusqu’à son embouchure. Le chemin se faufile à travers la lande jusqu’à déboucher au port du Lude, une toute petite plage de galets, accès facile à la mer depuis le village de Carolles. Nous n’y étions jamais allés alors nous partons en exploration dans les rochers qui se sont détachés de la falaise au fil du temps. Quelques gouttes de pluie nous rappellent à la réalité, nous ne continuerons pas jusqu’à la grande plage à pied…
C’est parti !En haut des falaisesEn longeant Le Lude, nous traversons la landeNous arrivons au niveau de la plage du port du LudeDans les rochers de granitEn revenant à la cabane Vauban, nous constatons que la mer est bien descendue (et que le Mont Saint Michel est toujours là !)
Avec les moutons, sur l’herbu à Ardevon
Aller marcher sur l’herbu au milieu des moutons est aussi une de nos sorties habituelles lors de nos vacances bretonnes. C’est généralement une balade très calme, dont on peut facilement moduler la durée ou la distance parcourue, au cours de laquelle on profite de la vue sur le Mont Saint Michel loin de la foule. Nous avons plusieurs points de départ possible, dépendant essentiellement des possibilités de stationnement à proximité. Cette fois, nous avons pu nous arrêter sur le parking situé le long de la route allant d’Avranches au Mont, au niveau du Rivage à Ardevon. Il y a là une aire de pique-nique ombragée et la possibilité d’entrer soit sur l’herbu, soit sur la digue pour emprunter le GR qui longe le Cotentin jusqu’au pied du Mont Saint Michel.
Partir en direction du Mont Saint MichelLes moutons ne sont pas loinNe pas faire de bruit et ne pas bouger pour ne pas faire peur aux moutonsLe mouton du Mont Saint Michel a la tête et les pattes noires
Nous avons eu de la chance car les moutons étaient proches de la digue (il faut parfois s’avancer assez loin sur l’herbu pour apercevoir le troupeau). Nous avons commencé notre balade par la digue et le GR, partant dans la direction du Mont Saint Michel. Le chemin croise plusieurs barrières qui permettent d’empêcher les moutons d’y aller lors de leurs transferts. Il y a aussi régulièrement des portails ou des passages afin que les marcheurs puissent entrer sur le pré salé. Comme chaque fois, nous avons fini par entrer sur l’herbu. Là, empruntant les sentes de moutons (de fins chemins tracés par les passages répétés des ovins), nous avons prolongé la promenade, observant d’un côté le Mont et de l’autre les moutons, avant de revenir sur nos pas à l’heure du goûter.
Sur les sentes à moutonsdevant TombelaineMoutons sur le pré saléLes gardiens de la barrièreC’est bon : ils vont nous laisser passer.
Sur la plage, à la chapelle Sainte Anne
Cela faisait des années que nous n’étions pas allées à la chapelle Sainte Anne. Pourtant, on peut affirmer qu’on y a passé des heures et des heures. Il faut dire qu’une fois sur place, on le choix de ce que l’on fait : s’asseoir sur la digue pour admirer le paysage, partir marcher dans les polders, s’installer en contrebas de la digue dans l’herbe pour y lire, pique-niquer ou jouer au ballon, marcher entre les hautes herbes pour gagner le petit cordon de dunes et la grande plage derrière, poursuivre encore plus loin pour pêcher à pied lors des fortes marées…
Cette fois, nous y allions pour marcher, sur la digue, sur l’herbu, sur la plage. Nous n’avions pas arrêté notre choix en partant. Nous savions que nous serions accueillis par la petite chapelle sur la digue, dominant les mares lagunaires sur lesquelles les foulques prennent leurs aises. Nous savions qu’au loin, la silhouette du Mont Saint Michel nous observerait. Nous savions que nous serions seules ou presque, avec Melle 3e et une de mes nièces. Nous savions que nous passerions un agréable moment, bercées par le bruit du vent.
La chapelle Sainte Anne au bord de la mare lagunaireLa chapelle est construite sur la digueLes escargots s’agglutinent sur les brindilles
Nos pas nous ont menées sur la plage. Sous nos pieds, le crissement des coquillages écrasés s’est joint au chant du vent. En silence, nous en avons profité. Puis, apercevant quelque coquillage coloré, nous avons commencé à chercher les plus jolis, comme lorsqu’enfant nous les ramassions pour en faire des colliers ou des petits bricolages. Nous avions oublié de prendre un sac alors nous avons improvisé des « paniers » avec le revers d’un t-shirt ou une casquette. C’est le son des vagues qui m’a fait réaliser que nous étions là depuis longtemps. La mer se rapprochait au fil de la marée montante. Les chars à voile prenaient le chemin du retour, et nous avons fait de même, en prenant le temps d’écouter encore une fois notre silence rythmé par la mélodie du vent, des vagues et des coquillages.
La plage déserte à perte de vueRamasser des coquillages sur la plage
Cancale / Carolles / Ardevon / Saint Broladre Ille-et-Vilaine & Manche – juillet 2024
Il existe de nombreuses autres possibilités pour se promener le long de la baie du Mont Saint Michel, par exemple :
Le Mont Saint Michel, point de repère immuable dans la Baie
ATTENTION : La Baie du Mont Saint Michel recèle de nombreux dangers, et il convient de rester sur les chemins balisés et les plages référencées. Si vous souhaitez vous éloigner des chemins balisés, il est important de prendre un guide qualifié pour aller l’explorer. En effet, la Baie ne peut pas être cartographiée car les marées font bouger les lits des fleuves et se déplacer les points de repère. Y allant depuis l’enfance, j’ai appris à reconnaître les signes de certains dangers et je sais où et quand je peux m’y aventurer sans risque. Malgré tout, il y a des secteurs où je n’irai pas sans guide.
Après notre périple Châteaux & Chevaux autour de Blois, nous avons continué à suivre la Loire. Nous avons fait une pause déjeuner dans le charmant village d’Azay-le-Rideau, où nous nous étions arrêtées en rentrant de Bretagne fin 2022 et dont nous n’avons pas visité à nouveau le château cette fois. Nous avions en effet comme souhait de gagner l’Anjou assez tôt pour pouvoir visiter Saumur dans l’après-midi avant de nous rendre le lendemain au Cadre Noir.
Le château de Saumur dominant la ville et la Loire
Saumur, en bord de Loire
Le château méconnu
Quand on pense « châteaux de la Loire », il me semble qu’on pense rarement à Saumur. Et pourtant, le château de Saumur domine la Loire, aux portes de l’Anjou et fait partie de la zone classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Je dois cependant dire que si Saumur s’est retrouvé à notre programme Châteaux & Chevaux, c’est essentiellement parce que nous souhaitions passer au Cadre Noir. Toutefois, il aurait été très dommage de ne pas faire un tour au château. Je l’avais d’ailleurs déjà visité, il y a plus de 25 ans. C’était mon tout premier château de la Loire !
Il ne m’avait toutefois pas autant marqué que d’autres châteaux visités dans les années qui ont suivi. Mais j’en gardais un souvenir joli bien que vague. Quand nous sommes arrivées, je lui ai trouvé fière allure, perché sur son coteau, dominant toute la ville et surveillant le fleuve. Il abrite depuis une centaine d’années le musée municipal. Aujourd’hui, c’est toujours la visite du musée qui rythme la découverte du château. Le premier étage accueille en effet la collection d’arts décoratifs, qui s’articulait autour d’une exposition consacrée à la céramique liée à la vigne lors de notre visite. Le second étage abrite la collection liée au cheval présentée autour des jeux équestres depuis l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui. Avant de visiter les espaces muséographiques, nous avons suivi une courte visite guidée historique qui nous a permis de situer les différentes phases de la construction du château (et de l’abbaye qui occupait une partie du site) et son intérêt au fil des évènements depuis le Moyen-Âge.
Vue sur la ville et la Loire depuis une des tours du château de SaumurLes bâtiments de l’abbaye devant le château
L’introduction faite par le guide était vraiment très intéressante et permettait de mieux situer l’importance de Saumur et son château au fil du temps. J’avais peur d’être déçue par cette revisite mais je crois que le château de Saumur était encore plus impressionnant que dans mon souvenir. Après la visite du château, nous avons gagné le centre de la ville. Nous avons posé nos valises à l’hôtel puis nous sommes parties flâner dans les rues piétonnes du centre ancien. De nombreux bâtiments ont attiré notre regard : maisons à pans de bois, anciens hôtels particuliers, églises. Nous avons fini notre journée en dinant en terrasse, tout en sirotant un verre de vin de Saumur (avec modération).
dans la cour de la mairie de Saumur
(*) La visite du château de Saumur nous a pris environ 2h30 en nous attardant dans les deux expositions du musée. Les conditions de visite sont disponibles sur le site internet du château. A noter : la découverte des espaces extérieurs dont le tour des remparts est gratuite.
L’équitation de tradition française au Cadre Noir
Si Melle 3e, passionnée de chevaux, avait déjà plusieurs fois visité le Cadre Noir (son père a de la famille à proximité), elle n’avait jamais eu l’occasion d’y voir des chevaux en spectacle ou au travail. En cherchant les possibilités, j’ai rapidement constaté qu’il n’y a pas de grands spectacles en été mais qu’en revanche, certaines séances de travail avec les jeunes chevaux ont lieu en public en matinée. J’avais donc calé notre passage à Saumur pour pouvoir y assister. Les photos ne sont pas autorisées durant le spectacle aussi, vous n’en verrez pas ici. Mais je peux vous dire que d’une part le lieu est superbe (en plus nous étions très bien placées) et que d’autre part, les explications données permettent de se rendre compte du travail accompli par les chevaux et leurs écuyers (même pour des néophytes). Les reprises de dressage présentées sont vraiment magnifiques.
Pendant que nous attendions pour entrer dans le manège, nous avons pu assister de loin à la détente d’un cheval dans la carrière qui nous faisait face.
(*) Il est possible de visiter le Cadre Noir uniquement en visite guidée. Les Matinales sont les séances de travail des jeunes chevaux : c’est ce à quoi nous avons assisté. En haute saison, un stand de restauration rapide est ouvert sur le site les matins de Matinales. Pour notre part, nous avons très envie dorénavant de revenir pour assister à un gala !
Angers, en bord de Maine
De la ville au château
Après avoir assisté au spectacle du Cadre Noir, nous avons repris la route une trentaine de minutes pour rejoindre Angers. Nous avions prévu de nous balader en ville et de visiter le château (je tenais particulièrement à ce dernier point). Malheureusement, la météo a été un peu joueuse et nous avons essuyé plusieurs averses qui ont un peu limité nos envies de flâneries. Nous n’avons pas pu voir la maison d’Adam, immeuble à pans de bois sculptés, emblématique de la ville car elle était en restauration et masquée par une bâche. De même, la cathédrale Saint Maurice est en travaux, et nous avons d’abord pensé qu’elle n’était pas accessible. Mais, en en faisant le tour, nous avons repéré une entrée latérale discrète ouverte. A l’intérieur, j’ai été frappée par le maître-autel baroque à baldaquins, majestueux, et par la chaire à prêcher du XIXe siècle, en bois sculpté et offrant des détails à foison.
La chaire à prêcher néogothique du XIXe siècle dans la cathédrale Saint Maurice d’Angers
Nous avons ensuite rejoint le château à pied. Je ne l’avais jamais visité mais pourtant, j’étais plusieurs fois passée à côté, et j’ai toujours eu un faible pour les rayures qui ornent ses tours et remparts. Il a par ailleurs une allure un peu bizarre car ses tours ont été arasées au cours de son histoire. S’il semble un peu plat aujourd’hui, au Moyen-Âge, il se dressait fièrement au dessus de la Maine qui coule presque à ses pieds. Dans ce qui était autrefois la cour, on trouve maintenant un beau jardin. Il est aussi possible de monter sur les remparts pour bénéficier d’une belle vue sur la ville et les environs. On trouve même un jardin suspendu sur les murs du château !
Les rayures du château d’AngersLa chapelle et le logis seigneurial, où est né le Roi René que l’on « croise » aussi à Aix en ProvenceDepuis les remparts, vue sur les arbres du jardin, le toit de la chapelle et la Maine que l’on devine au fond
Le Chant des Ondes, une exposition temporaire au château
Après avoir exploré le château (et comme une nouvelle averse s’annonçait), nous sommes allées voir l’exposition temporaire dans le logis seigneurial. Intitulée Le Chant des Ondes, elle s’intéresse à toutes les créatures mythiques liées à l’eau et charmant par leur chant. Nous croisons ainsi les sirènes et les ondines, mais aussi les roussalkas ou Mélusine. J’ai bien aimé la façon dont l’exposition fait le lien entre les mythes originels et la culture populaire, à travers des extraits de films, des livres, des jouets mais aussi en explorant certains logos utilisant l’iconographie de la sirène. Enfin, la scénographie de l’exposition était particulièrement onirique avec de nombreuses installations artistiques.
Sirènes dans l’iconographie artistique, façon cabinet de curiositésA la rencontre de Roussalka
La tapisserie de l’Apocalypse, trésor du Moyen-Âge
Après ces mises en bouche, nous sommes parties à la découverte de la tapisserie de l’Apocalypse. J’avais déjà (vaguement) entendu parler de cette tapisserie médiévale, et je m’attendais à quelque chose un peu dans le style de la tapisserie de la Dame à la Licorne que j’avais vue au Musée de Cluny à Paris. En entrant dans la galerie qui lui est dédiée, j’ai déjà trouvé la tapisserie de l’Apocalypse immense, bien plus grande que tout ce que j’avais pu imaginer. Mais (et oui, il y a un mais), je n’étais pas au bout de mes surprises car je n’avais pas vu que la galerie faisait un angle et que la tapisserie continuait sur l’autre pan, encore plus long. Je crois que j’ai été tellement stupéfaite que je n’en ai même pas lâché une exclamation. En même temps, j’aurais du m’y attendre car les chiffres ne mentent pas : la tapisserie de l’Apocalypse telle que nous la connaissons aujourd’hui (et dont on sait qu’il manque des panneaux) mesure plus de 100 mètres de long !
Un (petit) bout de la tapisserie de l’Apocalypse
L’ensemble des panneaux reprend tout le livre de l’Apocalypse de Saint Jean (le dernier livre de la Bible), façon bande dessinée. Le dessin de la tapisserie est très précis, et certains visages sont de vrais portraits. Réalisée au XIVe siècle, elle utilise aussi des astuces de tissage pour rendre certains mouvements, telles les vagues ou les ondulations des cheveux. Elle était destiné à montrer le prestige (et la richesse) de la maison d’Anjou, d’où la grande qualité de son tissage. On y trouve également des détails façon Easter Egg, comme cet petit animal dans la bande décorative qui se cache dans un terrier au moment où la Bête apparait et cet autre qui en ressort quand la Bête est terrassée. La tapisserie évoque aussi la géopolitique de l’époque en Anjou dans un contexte de guerre de Cent Ans et alors que Louis Ier d’Anjou est membre de la famille du roi de France. On retrouve par exemple le Prince Noir dans les rangs des forces du Mal.
« Des myriades de chevaliers… » – le chevalier au panache blanc est le Edward de Woodstok, dit le Prince Noir
Nous avons eu la chance de suivre une visite guidée de la tapisserie et c’était vraiment très instructif, à la fois sur la lecture des différents panneaux, sur le contexte de la réalisation de la tapisserie et sur les aspects techniques du tissage puis de la conservation de l’ensemble. Seules, nous aurions certes pris conscience de l’immensité de cette œuvre unique, mais les 2 heures avec la guide nous ont permis de ne pas rester la voir de façon superficielle. Plus grande tapisserie médiévale conservée au monde, elle est inscrite au patrimoine de l’UNESCO au titre de la Mémoire du Monde. Rien que pour elle, il faut prendre le temps de s’arrêter au château d’Angers.
Le Bien gagne sur le Mal et enferme la Bête
(*) Les conditions de visite du domaine national du château d’Angers sont disponibles sur leur site internet. L’exposition Le Chant des Ondes est présentée jusqu’au 8 janvier 2025 au château d’Angers. Entre la visite du château, l’exposition temporaire et la découverte de la tapisserie, nous avons mis environ 3h30 (dont 2 heures uniquement pour la tapisserie) et nous avons un peu abrégé la découverte extérieure en ne prenant par exemple pas le temps de parcourir les douves (nous avions de la route pour rejoindre la Bretagne où nous étions attendues en début de soirée).
Nous avons décidé de couper cette année notre trajet aller en Bretagne par un arrêt en Sologne afin de visiter le château de Chambord que Melle 3e ne connaissait pas. Comme elle avait aperçu une publicité pour le spectacle Chevaux & Rapaces dans les écuries de Chambord, nous avons décidé de passer une journée complète sur place. Partant le samedi matin de la Drôme, ce serait donc le dimanche. Nous avions donc le temps le samedi après-midi pour un autre château. C’est lors d’une pause sur la route que nous avons pris notre décision. Ce serait Valençay car d’une part j’en gardais un très beau souvenir et d’autre part, Melle 3e avait vu passer une publication sur Instagram parlant d’un spectacle équestre aux écuries. Il n’en fallait pas plus pour nous décider et donner un nom à notre road trip en vallée de la Loire : ce ne sera pas « Donjons & Dragons », mais « Châteaux & Chevaux » !
Le château de Chambord
Valençay, aux confins du Berry
Le château de la Renaissance à l’Empire
Nous avions déjà visité le château de Valençay il y a 10 ans, mais Melle 3e ne s’en souvenait pas. Pour ma part, j’avais gardé un souvenir assez émerveillé de ce château que j’avais depuis longtemps souhaité découvrir. Mais, il est relativement éloigné des autres châteaux de la vallée de la Loire, au point que certains ne le considèrent même pas comme un château de la Loire. Situé dans le Berry, à la limite de la Sologne, il remonte pourtant bien à la Renaissance. Construit avant Chambord, certains de ses aspects architecturaux sont d’ailleurs précurseurs du château de François Ier. Le château de Valençay a été retravaillé à plusieurs reprises au fil des siècles pour s’adapter à des modes de vie différents et apporter plus de confort dans les pièces.
Le château de Valençay vu depuis le parcFontaine dans les jardins à la française du château de ValençayBassin fleuri dans la cour du château de ValençayVue sur les jardins en terrasse depuis la courVue sur la grande perspective du parc depuis le hall du châteauDans les jardins à la française du château de Valençay
Le château de Valençay a en particulier été la propriété de Talleyrand, diplomate et homme politique qui a traversé les régimes entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècles. C’est de cette époque que datent les décors Empire de nombreuses pièces. On note en particulier l’usage de colonnes dans le grand salon et la salle à manger pour en augmenter le volume. Plus tard, les propriétaires feront fermer les arcades de la galerie afin de conserver la chaleur à l’intérieur du château en hiver. Enfin, le château sera doté d’un système d’appel des domestiques. Le château de Valençay servira aussi de cachette pour des œuvres d’art lors de la seconde guerre mondiale.
Les galeries du château abritent de nombreuses statues L’enfilade des pièces du rez-de-chausséeLa salle à manger du château
L’équitation de spectacle aux écuries
Après la visite de l’intérieur du château, nous avons pris la direction des écuries. Depuis ce printemps, une compagnie spécialisée dans l’équitation de spectacle a pris possession des lieux pour le faire revivre. Deux fois par jour, il est possible d’assister à la séance de travail des chevaux. Durant une heure, ils se succèdent dans le rond de longe au centre des écuries qui ont la forme d’un fer à cheval. Des explications très claires sont données, à la fois sur le cheval, sa race, ses capacités et sur le travail qui lui est demandé. Nous avons senti beaucoup de respect pour les animaux. L’un d’entre eux a même été introduit dans le manège juste pour lui laisser la possibilité de se rouler dans le sable humide pour se rafraichir. Chaque cheval ne travaille que quelques minutes. Et l’écurie qui a investit les lieux dispose aussi de grands prés.
Dans les écuries du château de ValençayCelui qui était là juste pour faire le beau… et se rouler dans le sableCe paint-horse n’est pas arrivé depuis longtemps et est encore un peu intimidé par les spectateurs.Cheval de trait comtois, la force tranquillePetite pause après s’être roulé dans le sableL’élégance du cheval frisonLa musculature de ce jeune apppaloosa est impressionnante et son allure au galop très vive.
C’était très intéressant de voir comment on fait travailler ces chevaux, que ce soit à la longe ou en évolution libre. Après la présentation, nous avons pris un long moment pour aller voir de près chacun. Puis, nous sommes retournées dans les jardins et le parc pour en faire le tour.
(*) Le château de Valençay se situe dans le village du même nom, à une soixantaine de kilomètres de Blois et du château de Chambord. Il est ouvert tous les jours et propose de nombreuses animations. Il faut compter une demi-journée pour visiter l’ensemble du domaine et profiter de quelques animations.
Chambord, le mythique
Le château à l’escalier monumental
C’est Melle 3e qui tenait à visiter Chambord. Lorsque j’avais découvert ce château (il y a presque 20 ans), je n’étais pas tombée sous le charme. Je gardais un souvenir un peu amer de ce rendez-vous manqué avec ce monument si célèbre. Je l’avais trouvé très « creux » et en même temps, tellement plein de monde. Cette fois, j’étais bien décidée à éviter au maximum la foule. J’avais donc choisi de dormir à proximité pour y être dès l’ouverture. C’est donc à 9.00 pile que nous avons débuté notre visite. Après avoir regardé le film d’introduction sur la conception architecturale du château, j’ai incité Melle 3e à emprunter directement l’escalier monumental qui trône au centre du bâtiment. Cet escalier, très connu, est une prouesse architecturale de la Renaissance. D’abord, il est construit au cœur du château à une époque où la plupart des escaliers sont encore édifiés « hors d’œuvre », dans des tours accolées au bâti principal, et ensuite, il se compose d’une double révolution, et l’on peut l’emprunter en même temps sans se croiser.
L’escalier central du château de ChambordCette tour est un des escaliers desservant les différentes ailes du château
Nous avons ainsi gagné immédiatement la terrasse et sa forêt de cheminées et de lanternons. Nous avons pu longuement en profiter sans personne. Nous en avons fait le tour, admirant le château et son plan symétrique incroyable, mais aussi les paysages des environs, les jardins à la française, le parc et la forêt. Nous avons aussi pu observer le ballet des hirondelles en plein nourrissage et le vol d’un faucon crécerelle.
Admirer les détails sur le toit du châteauLa grande perspective du château de Chambord se prolonge jusqu’au bout du domaine. C’est par là que nous sommes arrivées, découvrant progressivement le bâtiment depuis les lanternons jusqu’au château complet.Les cheminées joliment décorées sur le toit du châteauLes marais environnants ont été asséchés et canalisés
Après avoir fait le tour de la terrasse du château, nous avons repris l’escalier, parcourant les différents étages en commençant par le troisième. J’ai découvert que de nombreux meubles avaient ainsi (re)trouvé le chemin du château de Chambord. Et c’est avec plaisir que j’ai visité les appartements Grand Siècle et leurs pièces en enfilade. La partie avec des œuvres d’art contemporain ne m’a pas vraiment convaincue, et j’ai eu du mal à y voir un lien avec le lieu. Quant au musée sur le Comte de Chambord, je pense que je l’aurais plus apprécié s’il n’y avait pas eu tant de monde. En effet, pendant que nous visitions les parties hautes du château, les visiteurs sont arrivés en nombre et nous avons fini par les croiser.
Appartement Grand SiècleVue sur les jardins depuis la fenêtre des appartements
Nous avons pris le chemin des extérieurs. Nous avons commencé par les jardins à la française et leur vue sur la façade du château (malheureusement, je n’ai pas trop pu faire de photos car la scène et les chaises qui avaient été installées pour un festival de musique classique étaient encore présentes). Puis, nous sommes sorties dans le parc pour avoir de jolis points de vue sur le château et une vue d’ensemble.
La façade côté jardinSans doute l’une des vues les plus connues du château de ChambordLa façade côté jardin depuis l’autre rive du canalPrendre un peu de distance pour apprécier le monument dans son ensemble
Chevaux et rapaces aux écuries
Nous avions réservé nos billets pour le spectacle Chevaux et rapaces aux écuries pour la fin de la matinée. Nous avions pu faire complètement la visite du château auparavant. Nous avons pris la direction des écuries du Maréchal de Saxe, situées à moins de 10 minutes à pied de l’entrée du château de Chambord. Il ne reste plus grand chose des écuries qui ont largement subi les outrages du temps mais les lieux ont été transformés en aire de spectacle avec un large gradin (couvert, ce qui alors qu’il faisait chaud et que nous aurions été en plein soleil, était très agréable). Le fil conducteur du spectacle est la vie de François Ier. Elle sert de prétexte à des démonstrations de tournoi de chevalerie, de fauconnerie, de dressage ou de voltige cosaque.
Démonstration de fauconnerieL’entrée en lice des chevaliersTournoi de chevalerieLe combat continue à pied
(*) Les détails des conditions de visite du château et les activités proposées sur le domaine de Chambord sont disponible sur leur site internet. Il faut compter au moins une demi-journée sur place afin d’avoir le temps de tout visiter. Avec le spectacle, nous y avons passé environ 6 heures dont un peu plus de 2 heures à l’intérieur du château. Pour le déjeuner, il est possible de pique-niquer dans le parc, soit en ayant emporté son repas, soit en l’achetant auprès du kiosque situé à côté du château. C’est cette seconde option que nous avons prise et nous ne l’avons pas regretté : nos salades étaient fraîches, à base de produit locaux.
Pour dormir à proximité du château de Chambord, j’avais réserver un hôtel à Montlivault. Le Relais de la Loire propose des chambres confortables et très calmes. Et nous nous sommes régalées au restaurant de l’établissement. Il est également possible de dormir autour de Blois qui est une vingtaine de minutes du château de Chambord.
Saint Dyé, une soirée sur la Loire
Après notre visite du château et du domaine de Chambord (et un peu de repos aussi… ce sont les vacances avant tout), nous avions rendez-vous au port de Saint Dyé sur Loire à 19.00 pour une expérience originale : une balade en bateau de bois sur le fleuve coupée à un apéritif dinatoire. C’est notre hôtel, le Relais de la Loire de Montlivault, qui organisait cette soirée avec Loire Emoi pour la première fois. (Ils m’avaient contactée par téléphone suite à ma réservation pour savoir si j’étais intéressée. L’idée m’avait immédiatement séduite.)
au port de Saint DyéEn attendant l’heure du départ
Vincent, le capitaine du Sablier, une toue typique de la Loire, connait cette portion du fleuve comme sa poche. Tout au long de la navigation, il abreuve notre petit groupe (nous sommes 12 personnes pour ce moment privilégié) d’anecdotes et d’histoires sur le fleuve, sa vie et celle de ses rivages. Il nomme pour nous les oiseaux que nous apercevons et nous conduit jusqu’à une petite falaise où les guêpiers d’Europe ont installé leurs nids pour la saison. Il jette l’ancre au bord d’une petite île en face, et pendant que nous admirons le vol des oiseaux dans la lumière de fin de journée, Laura, du Relais de la Loire, nous propose vins et bouchées salées et sucrées.
remonter la Loire tout doucementLaura nous parle des vins qui vont être servis. Gambade est un vin blanc naturel de la région de Cheverny. Bouquet rouge est un vin rouge, à majorité de Syrah et élevé en Touraine par Quitrie Camdeborde.
Après le repas, nous avons repris la navigation pour passer sous le pont de Muides où nous avons fait demi-tour. Nous avons ensuite admiré les lueurs du soleil couchant et ses reflets sur l’eau. En passant à proximité d’une île, nous avons même eu la chance d’apercevoir un castor qui s’est glissé dans le fleuve à notre approche. Trois heures après notre départ, nous avons abordé au port de Saint Dyé, après une soirée emplie de la douceur de ce moment d’exception sur l’eau.
En direction du pont de MuidesAdmirer les reflets du soleil déclinant sur la LoireFin de journée sur le fleuveSoleil couchant au dessus de la LoireRentrer au port à la tombée de la nuit
(*) Le coût de cette soirée était de 55 € par personne, avec la balade en bateau, un cocktail, deux verres de vin et des bouchées salées et sucrées en quantité suffisante pour faire un repas. La cuisine était préparée par le chef du Relais de la Loire où nous nous étions déjà régalées la veille. L’expérience dans son ensemble était vraiment hors du commun et fabuleuse. C’était la première fois que Loire Emoi et le Relais de la Loire organisaient une telle soirée, mais il y en a eu d’autres depuis. Elles ont chaque fois été annoncées sur le compte Instagram du Relais de la Loire.
Cheverny, le château de Tintin
Le lendemain, avant de quitter la région de Blois, nous sommes allées visiter le château de Cheverny. Il est connu pour avoir inspiré Hergé quand il a dessiné le château de Moulinsart dans Les Aventures de Tintin. Son architecture classique et sa symétrie sont en effet remarquables. Il en est de même pour les décors intérieurs Grand Siècle qui habillent complètement plusieurs pièces de boiseries d’époque. Si ces décors valent pour eux seuls d’entrer dans le château, j’ai eu un peu de mal à suivre la logique des éléments présentés au cours de la visite (libre) : des masques vénitiens en chocolat, des assemblages de grande taille en Lego, des éléments anciens et contemporains mélangés. Nous avons complété notre visite par un tour dans le parc, nettement plus agréable que dans mon souvenir d’une précédente visite.
La façade principale du château de ChevernyCette chambre présente un décor Grand Siècle complet alliant boiseries, tentures et doruresLes salons également arborent toujours leur décor Grand SiècleLa façade arrière du château et en particulier, le corps central ont un vrai air du château de Moulinsart.L’impression d’être Alice au Pays des Merveilles en se promenant dans le parc.Des coquelicots géants renforcent cette impression d’Alice au Pays des MerveillesUn dernier coup d’œil au château
(*) Les informations de visite du château de Cheverny sont disponibles sur leur site internet. Il semblerait qu’au printemps le parc se pare massivement de tulipes, ce qui doit être assez magique. Nous avons passé environ 2 heures entre le château et le parc de Cheverny.
Valençay – Indre Chambord / Saint Dyé sur Loire / Cheverny – Indre-et-Loire Juillet 2024
Aussi étrange que cela puisse sembler, je n’étais encore jamais allée à l’Alpe d’Huez. Pourtant, cette station iséroise est à quelque chose comme deux heures de route de la maison. D’ailleurs, lors de notre premier hiver dans la Drôme, nous avions passé quelques jours de sports d’hiver à Vaujany, qui partage le même domaine skiable. Mais depuis, mes balades ne m’avait jamais conduit dans ce secteur des Alpes, contrairement à d’autres massifs comme la Chartreuse ou le massif du Mont Blanc. C’est finalement grâce au hasard d’un évènement professionnel que j’ai découvert l’Alpe d’Huez mi-juin.
Une arrivée sous la grisaille
Avec le printemps que nous avons eu cette année, nous nous sommes beaucoup demandé si nous pourrions faire les activités prévues, essentiellement en plein air. D’ailleurs, le samedi, le ciel était très gris. Et c’est sous les nuages que nous avons monté les mythiques 22 virages en direction de la station. Aucun des sommets avoisinants ne se laissait deviner. Arrivés en milieu d’après-midi, nous avons posé nos valises au chalet où nous étions hébergées avec mes collègues (que des filles dans ce chalet, les garçons de nos services étaient dans d’autres hôtels). La vue depuis les fenêtres montrait surtout des nuages, même si la localisation de notre hébergement aux chalets de l’altiport laissait supposer que par beau temps, le panorama devait être sympathique. Ceci dit, nous avions peu de temps devant nous pour en profiter car nous étions attendues par nos autres collègues pour un temps de travail et de convivialité au cœur de la station.
Les chalets de l’altiport – par la fenêtre de notre chalet
Le petit torrent derrière les chalets
Un réveil sous le soleil
Après une soirée et une nuit bien fraîche (quand nous sommes rentrées, certes un peu tard dans la nuit, le thermomètre affichait à peine 2°C), c’est sous un grand soleil que je me suis réveillée. Comme à mon habitude, j’avais d’ailleurs dormi sans fermer complètement les volets, tirant simplement le rideau. J’ai donc pu me rendre compte très tôt que la météo s’annonçait favorable. Et cela tombait bien car l’activité prévue ce dimanche matin, c’était randonnée. Je me suis fait un café que j’ai pris avec plaisir sur la terrasse du chalet après avoir enfilé un pull. Une autre de mes collègues s’était aussi réveillée de bonne heure. Nous avons donc bouclé nos valises, pour rejoindre le centre de la station où nous attendait un gros petit déjeuner et le départ de la randonnée.
Cette vue dès le réveil par la fenêtre de la chambre, quel bonheur !
La vue que j’avais en prenant mon premier café du matin.
Une randonnée à travers l’alpage fleuri
Le rendez-vous pour la randonnée était à 10.00 au palais des sports. Là, plusieurs guides de montagne nous attendaient. La randonnée était facultative après la courte nuit et il y avait la possibilité de rejoindre plus tard le lieu de pique-nique en empruntant les remontées mécaniques. Mais je ne voulais pas laisser passer l’occasion d’une jolie balade à travers l’alpage. J’étais d’ailleurs loin d’être la seule dans ce cas car selon nos estimations, sur environ 2000 personnes présentes pour le week-end, il y en avait bien 600 ou 700 qui sont parties à pied. Après avoir traversé le village et avant d’attaquer le sentier, l’un des guides nous a donné les consignes : la balade que nous nous apprêtions à faire faisait environ 3 km pour 300 mètres de D+, direction le restaurant d’altitude des Jeux à 2100 m d’altitude. Il fallait compter en moyenne 1 heure pour y arriver mais surtout, il fallait marcher à son rythme, celui où on peut papoter sans difficulté.
Randonner en groupe
Au départ de la station
Très vite, le groupe s’est étalé selon les différentes allures. Des guides se sont positionnés à différents niveaux de notre colonne. Pour moi qui ai l’habitude de randonner seule, c’était très étrange de me retrouver avec autant de monde sur le sentier et de discuter tout en montant. Le chemin nous a emmenés à travers l’alpage couvert de fleurs. Les reines des prés parfumaient l’air. Les trolles coloraient de jaune des secteurs entiers. J’ai même repéré pas mal d’orchidées, en particulier des orchis sureau. Je n’avais pas pris mon appareil photo lors de ce week-end, mais je n’ai pas pu m’empêcher de prendre plein de photos avec mon téléphone (vous n’en voyez, je vous assure qu’une toute petite partie dans cet article !). Forcément, je me suis souvent arrêtée, me retrouvant chaque fois dans un nouveau petit groupe. Nous avons aussi traversé plusieurs fois des ruisseaux, parfois sur des petits ponts de planches, parfois simplement à gué.
Partout des reines des prés à l’odeur si caractéristique
orchidée sauvage au bord du sentier
Je ne connaissais pas encore les trolles, ces fleurs jaunes des alpages d’altitude, et je les ai trouvées très belles.
Sommet enneigé, ruisseau vif, trolles en fleurs, la beauté de l’alpage au printemps
Tapis de reines des prés
Juste avant d’arriver, un coup d’oeil sur les montagnes environnantes : le massif de Belledonne domine la vallée voisine et la station de Vaujany (qu’on ne peut pas apercevoir)
Un pique-nique magique
En arrivant, outre le panorama à 360° sur les massifs environnants (Belledonne, Taillefer et Ecrins en particulier), c’est le pique-nique qui nous attendait. Nous avions ainsi chacun un petit panier repas avec entrées, plats et desserts, ainsi qu’un joli choix de boissons bien fraîches, et un petit coussin pour nous asseoir. Nous nous sommes répartis sur tout autour de la station des remontées mécaniques. Nous avons profité du soleil (entre la randonnée sans ombre et le pique-nique, je n’ai pas manqué d’attraper un peu trop de couleurs). Nous avons profité du paysage en musique. Puis, petit à petit, nous avons pris le chemin de la descente, soit à pied (mon choix) soit via les remontées mécaniques. En effet, nos cars de retour respectifs nous attendaient à la station, et après ces deux journées très remplies, nous avions aussi hâte de pouvoir rentrer nous reposer un peu avant d’attaquer une nouvelle semaine de travail !
Pique-nique géant à plus de 2000 mètres d’altitude !
La station de l’Alpe d’Huez, nichée au creux des montagnes
Cette semaine, le projet 52 nous emmène au bord de l’eau. Il y a le choix : on peut aller au bord d’une rivière, de la mer, d’un lac, d’une piscine ou d’une fontaine par exemple. Pour ma part, j’ai choisi de retourner au bord du bassin du Val des Nymphes. J’aime le calme apaisant de ce lieu, où l’eau sourd depuis une petite falaise de calcaire. Elle alimente ensuite pas un savant jeu de canalisations anciennes un charmant bassin dans lequel vient se mirer l’église de cet ancien prieuré.
Val des Nymphes – La Garde Adhémar – Drôme
Pour aller se rafraichir au bord de l’eau avec les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Je profite actuellement de moments en famille (qui sont de plus en plus rares). Je fais également en sorte de déconnecter au maximum. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise d’un rythme moins « vacancier » ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.
Je pense que vous l’aurez tous compris, le thème, Sportif, pour cette semaine du projet 52 est directement lié aux Jeux Olympiques qui débutent cette semaine à Paris. J’avais regardé pour trouver des places pour une des épreuves d’équitation, mais je n’ai pas réussi à en avoir. Après réflexion, je me dis que l’organisation pour séjourner et se déplacer à Versailles n’aurait sans doute pas été simple. Je n’ai pas non plus vu la flamme olympique lors de son passage dans la Drôme le 20 juin : je travaillais ce jour-là et Melle 3e passait une épreuve de bac à l’issue de laquelle je devais aller la récupérer.
Cependant, c’est un cliché olympique que je vous propose aujourd’hui pour illustrer le thème. En février dernier, j’ai passé une journée à Autrans, dans le Vercors. Si, lors de mon passage, la neige n’était pas au rendez-vous, la vasque olympique rappelle que la station a accueilli plusieurs épreuves de Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble en 1968.
Pour voir comment les autres participants sont sportifs, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Actuellement en congés, je suis bien décidée à profiter complètement de ces moments en famille en déconnectant au maximum. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise de mon rythme quotidien habituel ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.
Si vous avez suivi, vous avez noté que j’étais déjà allée deux fois admirer les champs de lavandes en fleurs cette année. Les deux fois étaient en Drôme Provençale, à une semaine d’intervalle. Mais j’ai eu la chance de me rendre à Saoû ensuite une semaine après. Les champs repérés lors d’une précédente randonnée au pied de Roche Colombe étaient bien fleuris, et même si les lavandes n’étaient pas le but de ma visite (je venais pour un concert), je n’ai pas résisté au plaisir de prendre quelques photos. En voici quelques-unes, façon portfolio.
Saoû – Drôme – juillet 2024
Au pied de la Raye
C’est en rentrant d’un autre concert, à Crest cette fois, que j’ai trouvé l’occasion de faire un crochet par les champs de La Baume Cornillane. La journée avait vu les orages et le soleil alterner. Le coucher de soleil ne s’annonçait pas particulièrement graphique. Malgré tout, j’ai tenté ma chance. Certains champs avaient déjà été récoltés, et les autres n’allaient pas tarder à l’être. J’ai quand même pu prendre quelques images au pied de la Raye, dans la lumière presqu’éteinte d’une journée d’orages estivaux.
Et en bonus, je vous mets une photo des champs de céréales moissonnés, de l’autre côté de la route !
Le week-end dernier, je n’ai pas manqué d’aller voir 2 feux d’artifices. D’abord celui de Romans, tiré depuis le parc Saint Romain qui domine la ville et la rivière, puis celui de Chabeuil, tiré devant la mairie au bord de la Véore. Ce sont deux expériences très différentes, mais qui apportent l’une et l’autre une magie éphémère, dans les yeux des petits et des grands.
Regarder les reflets du soleil couchant en attendant le feu d’artifice, sur la rive de l’Isère, face à Romans
Romans, au bord de l’eau
Comme chaque année, aller s’installer en début de soirée au bord de la rivière. S’asseoir dans l’herbe et pique-niquer. Regarder le soleil se coucher et ses deniers reflets sur la pierre dorée du clocher de la collégiale. Et enfin la nuit qui tombe. Les « c’est dans combien de temps ?« , les « il est quelle heure là ?« .
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Puis 3 coups sonores.
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Profiter du spectacle. Le feu d’artifice qui se reflète dans les eaux de l’Isère malgré le fort courant. Les fleurs de lumière qui s’étalent dans le ciel. Les enfants qui s’exclament à chaque fusée. Les paris sur les couleurs. Les yeux levés vers le ciel. Et les applaudissements, les cris de joie.
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Il y avait cette année encore beaucoup de monde et toujours cette ambiance indéfinissable où tout le monde se retrouve pour partager un moment.
Romans sur Isère – Drôme – 13 juillet 2024
Chabeuil, un feu d’artifice de près
Le 14 juillet, c’est à Chabeuil que je suis allée. Cette fois, le feu d’artifice est tiré assez bas, juste devant la mairie. Ici aussi, la foule est au rendez-vous. Heureusement, je suis arrivée assez tôt pour m’assurer une place bien située, sur le pont, avec la jolie façade de la mairie en ligne de mire. Après la tombée de la nuit, le spectacle a commencé, intense. Du coin de l’œil, je prends photos et vidéos, tout en regardant par dessus l’appareil photo et mon téléphone pour profiter pleinement du long spectacle.