Le centre d’art de Crest propose une nouvelle exposition depuis le début du mois de février 2023. Elle est consacrée au design, à travers une cinquantaine d’objets cultes. On croise ainsi les grands noms du design, ceux auxquels on pense immédiatement : Philippe Stark, Charlotte Pierrand, Arne Jacobsen, Marcel Breuer (le père du Bauhaus), etc. Mais on trouve aussi des objets que l’on connait bien, que l’on peut croiser chaque jour ou presque et dont le designer est souvent resté dans l’ombre.
Explorer le design du XXe siècle
Le design est né avec l’industrialisation de la production des objets. Il répond à la fois à une nécessité de fonctionnalité et à une fonction esthétique, souvent innovante, tout en permettant une fabrication industrielle. Ainsi, on retrouve parmi les objets exposés :
le stylo Bic Cristal et le stylo Bic 4-couleurs
la cafetière Bialetti
la cocotte-minute
la machine à écrire Valentine d’Olivetti
le verre de cantine Duralex
le premier ordinateur Apple
Jouer avec l’ombre de la cafetière italienne BialettiCette machine à écrire est similaire à celle que j’avais enfant… sauf que la mienne était orange !Iconiques stylos BicLe presse-citron Juicy de Philippe Stark, édité par Alessi, très élégant mais au design un peu « raté » puisqu’il n’est pas très efficace pour presser les agrumes..
Au delà des petits objets, il y a également le mobilier. Entre la chaise longue de Charlotte Pierrand et le fauteuil Poang d’Ikea, on peut voir des chaises de Philolaos (déjà aperçues au Musée de Valence lors de l’exposition de 2020 consacrée à l’artiste), la chaise B34 et le fauteil B3 Wassily de Marcel Breuer, la table et les chaises Tulip éditées par Knoll…
Au premier plan, chaise de Philolaos / en arrière-plan, chaise longue de Charlotte PierrandAmbiance sixties avec la table et les chaises Tulip d’Eero Saarinen pour KnollChaise B34 (1933) et fauteuil B3 Wassily (1926) de Marcel BreuerAu premier plan, la table de Theodore Waddell éditée par Cassina utilise une technique de câbles en tension pour déporter la portance entre le sol et le plateau… Mon vrai coup de cœur dans cette exposition. En arrière-plan, le fauteuil Poem d’Ikea, grand frère du fauteuil Poang actuel, et un bureau de Xavier Paulin.
Si l’exposition permet de toucher du doigt l’histoire du design du XXe siècle, j’ai regretté la légèreté des cartels qui ne permettent pas de mettre en avant la complexité de celle-ci. La qualité des objets présentés ne suffit pas à rattraper l’absence de contextualisation (période historique, interactions avec d’autres designers, liens avec les avancées technologiques..) et une mise en place manquant de lisibilité : ce n’est ni chronologique, ni thématique. Cela a amené Melle 3e à la conclusion suivante : « en fait, c’est juste des tables et des chaises »…
Bonus : heure dorée sur Crest
En sortant de l’exposition où nous étions allées en fin d’après-midi, nous avons fait un tour dans les rues de Crest où nous étions pile à l’heure pour admirer la lumière de l’heure dorée sur la tour de Crest et sur la rivière Drôme.
Crest – Drôme – février 2023
(*) L’exposition « Design ! » se tient jusqu’au 30 avril 2023 au centre d’art de Crest.
Je ne sais pas trop à quoi je pensais en proposant ce thème monter/démonter pour cette semaine du projet 52… Il est possible que j’avais dans l’idée quelques bricolages. Après tout, nous étions en décembre et j’installais le sapin de Noël tout en réfléchissant pour trouver des idées à vous proposer. Toujours est-il qu’en relisant le thème cette semaine, je suis restée un peu perplexe. Certes, j’avais des idées mais pas de photos associées ni de façon simple de prendre une photo. Je n’avais pas prévu de monter des œufs en neige. Je n’avais aucun meuble en kit en attente d’installation, ni aucun travail manuel nécessitant un montage ou un démontage à faire.
Mais en pensant activité manuelle, j’ai repris les photos prises lors de l’atelier de modelage de porcelaine que j’ai fait en début de mois (et dont je vous reparlerai). Et là, j’ai vu un de mes petits bols sur lequel je venais de monter le colombin qui lui servira de pied. Voilà, j’avais trouvé ma photo pour illustrer le thème de la semaine !
Et bien entendu, c’est après avoir choisi ma photo que je me suis dit que j’aurais pu vous montrer comment je suis montée sur une colline….
Pour voir ce qui se monte ou se démonte chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
Le mois de février nous offre souvent une alternance de journées ensoleillées et de jours au ciel plus gris. Parfois aussi, la neige vient faire une incursion jusques dans la plaine. Cela été le cas cette année. Je n’aime pas trop prévoir de longues promenades un peu lointaines à cette période de l’année car la météo a vite fait de devoir nous faire changer nos plans. Je privilégie donc les petites sorties plutôt proches de la maison et ne demandant pas de devoir être trop préparées. Voici donc un petit aperçu de celles que j’ai faites depuis le début du mois.
Vue sur la vallée du Rhône depuis le Haut-Livron
Depuis le Haut-Livron jusqu’à la Tour du Diable
Cela faisait un moment que j’avais envie d’explorer le Haut-Livron, village perché à l’intersection des vallées du Rhône et de la Drôme. Début février, j’ai profité d’un atelier qui se passait à Livron pour finir l’après-midi par une balade-découverte du vieux village. Partant de la N7, j’ai suivi les panneaux indiquant le vieux village où j’ai facilement trouvé un stationnement sur l’un des petits parkings niché au cœur des rues étroites (il est aussi possible de se stationner en bas autour de la nationale et de monter à pied par les petites rues). J’ai ensuite plus ou moins suivi le parcours patrimonial qui permet de passer devant les principaux points d’intérêt : ancienne église, château, maisons de la Renaissance, maison consulaire, beffroi… Le Haut-Livron s’avère riche d’un passé historique conséquent du fait de sa position stratégique.
Dans la rue principaleFaçade RenaissancePorte cloutée ancienneLe beffroi et la maison consulaire
Assez vite, mes pas m’ont rapprochée du cimetière qui domine le village. J’y suis entrée dans l’idée de profiter de la vue sur les deux vallées que laissait présager la situation géographique. J’avoue ne pas avoir été déçue par le paysage qui s’offrait à moi. D’un côté, la vallée du Rhône se déploie et permet d’apercevoir l’agglomération valentinoise et le massif de Crussol avec l’Ardèche qui me fait face. De l’autre côté, les tresses de la rivière Drôme se dessinent entre les arbres dénudés tandis que le massif de la forêt de Saoû dresses ses murailles à l’horizon.
Vue sur la vallée du Rhône, avec l’Ardèche juste en faceVue la vallée de la DrômeAu fond, la forêt de Saoû se détache, tandis qu’on aperçoit les vignes de Brézème cultivées en terrasse sur le coteau au premier plan.
Dominant la vallée de la Drôme, j’aperçois un chemin qui longe le cimetière en direction du coteau de Brézème où les vignes sont cultivées en terrasse. Lorsque l’on passe sur la route qui borde le coteau, on aperçoit une tour en ruines. C’est l’occasion d’aller la découvrir de plus près. Je m’engage donc sur le sentier qui me réserve encore de jolis points de vue sur la vallée de la Drôme. Je croise quelques autres promeneurs sur ce chemin facile d’accès. J’arrive assez rapidement à la Tour du Diable. Il s’agit d’un vestige de la première enceinte de la ville, datant vraisemblablement du XIIe siècle. Son nom vient d’une légende presque aussi vieille que la tour : le garde posté au sommet de la tour pour le guet de nuit se serait systématiquement retrouvé, le matin, endormi au pied de la tour close sans savoir comment il était arrivé là.
La Tour du Diable de Livron
Je continue au-delà de la tour du Diable, en direction du vignoble. J’hésite à emprunter un sentier qui semble faire le tour de la colline. Mais partie sans carte je préfère ne pas m’engager n’importe où (avec une cheville encore en cours de rééducation), et je choisis de faire (sagement) demi-tour pour regagner le village. Je reviendrai pour randonner au cœur des vignes….
Celui qui observe les passants….
Livron – Drôme – février 2023
A la base de loisirs de Montélimar
L’an dernier, à peu près à la même époque, j’avais passé un dimanche à la base de loisirs de Montélimar car Melle 3e était y en CSO. Cette année, nous avons réitéré avec une formule très similaire : un départ des écuries à 5.45, et un retour en toute fin de journée. Comme la dernière fois, j’ai pu profiter du lever de soleil sur le lac de la base de loisirs. Par contre, nous sommes reparties cette année avant le coucher du soleil (il n’y avait pas de cavaliers du centre équestre de Melle 3e engagés dans les dernières épreuves de la journée, aussi nous n’avons pas eu à rester jusqu’au bout). Si j’ai beaucoup marché au cours de la journée, je n’ai pas fait le tour du lac (environ 2.5 km) faute de temps « libre ». Cela ne m’a pas empêchée de profiter des jolies lumières tout au long de la journée, et d’observer quelques oiseaux…
Les couleurs douces du matin au bord de l’eauLever de soleilSoleil de fin d’après-midiProfiter d’un moment de calme
Base de loisirs – Montélimar – Drôme – février 2023
Dans la neige à Chabeuil
J’avais loupé le premier jour de neige de l’hiver autour de chez moi en raison d’un déplacement professionnel à Paris. Mais quand il a de nouveau neigé début février, j’ai pu en profiter. De la neige avait vaguement été annoncée pour la nuit mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle tienne. Cependant, en me réveillant, j’ai noté que la luminosité dehors était un peu « étrange ». C’était clairement celle des jours de neige ! Un coup d’œil par la fenêtre de l’étage ne laissait aucun doute. Une fine couche blanche recouvrait les toits et la campagne. Ni une ni deux, je me suis dépêchée de m’habiller et d’attraper chaussures de rando et appareil photo pour filer dans les bois avant que les températures ne montent et fassent tout fondre.
Une fine pellicule blanche recouvrait les toits du village
J’ai rapidement rejoint la colline de la Gontarde. J’aime cet endroit, petit coin de nature au cœur du village. Au fond d’un petit bois, on peut y découvrir une très jolie vue sur la plaine de Valence (idéale au coucher du soleil), la Vierge du Vœu de Chabeuil, et les ruines d’une tour médiévale. Sur place, il suffit de suivre les sentiers qui vont d’un point à l’autre, en passant par quelques tables de pique-nique et des agrès sportifs. Je suis ensuite redescendue sous le village, en bordure de pâtures où quelques chevaux sont installés. Après une heure à marcher dans la neige et prendre l’air, il était temps de rentrer… pour le petit déjeuner !
Sur les chemins de la colline de la GontardeDans les boisL’ancienne tour médiévale, vestige du château qui existait làLa tour de la Gontarde dans la neigeDans les prés
En rentrant de Livron, alors que je passais entre Montoison et Montmeyran, la lumière était époustouflante, magique contraste entre le soleil de fin de journée à l’ouest et un ciel noir de pluie à l’est. Je me suis arrêtée à Upie, au niveau du cimetière pour en profiter. L’effet sur la chapelle Sainte Baudile était vraiment impressionnant !
Entre pluie et soleil sur la campagneLumière dorée sur fond noir – sans filtre – sur la chapelle Sainte Baudile
Tout un symbole… voilà le thème de cette semaine du projet 52. Et j’avoue qu’il m’a posé quelques soucis pour l’illustrer : en partie parce que j’ai manqué de temps ces derniers jours prises par de multiples obligations personnelles, mais aussi parce que j’ai pas mal hésité sur la façon de l’aborder. En effet, j’ai d’abord pensé à photographier un objet qui représente une région (en l’occurrence, j’avais des idées autour de la Bretagne entre hermine et triskel), mais je n’ai pas réussi à trouver une composition qui me convienne. J’ai ensuite pensé au monument aux morts de ma commune, mais je n’ai pas pu y aller à un moment où la lumière y est jolie. Puis, de fil en aiguille, j’ai cherché du côté des systèmes d’écritures qui sont un ensemble de symboles.
Et rapidement, j’ai repensé à l’os coché qui se trouve au Musée de Valence et qui pourrait bien être l’un des tous premiers calendriers de l’histoire de l’humanité. Découvert à la fin des années 1960 dans la grotte de Thaïs à Saint Nazaire en Royans, il est d’abord considéré comme un objet décoratif. Mais en 1991, une étude américaine, menée par l’archéologue Alexander Marschack sur une centaine d’os coché retrouvés un peu partout en Europe, met en évidence qu’il s’agirait d’un système d’enregistrement du temps qui passe. Les encoches gravées correspondraient à la notation d’observations astronomiques, en particulier des cycles de la Lune fait par nos ancêtres à la fin de la dernière période glaciaire, il y a bientôt 15 000 ans. L’os coché drômois a également intégré le corpus d’une étude scientifique en cours sur ces os afin d’affiner les analyses de Marschak.
Sa symbolique est si forte que lors de la rénovation de 2007/2013 du Musée de Valence, la façade du bâtiment s’est parée d’une reproduction des encoches.
Pour découvrir quels symboles ont été choisis par les participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Si je compte bien, la dernière fois que je vous ai proposé un billet avec des photos en vrac, cela remonte à juillet dernier, soit il y a 6 mois ! Clairement, ce n’est pas parce qu’il ne s’est rien passé depuis, mais plutôt car toutes mes photos ont réussi à trouver une place dans un article plus structuré. Or, en ce début d’année, je m’aperçois que j’ai quand même pas mal d’images que je ne sais pas trop comment partager avec vous. Il m’a donc semblé logique de vous proposer un nouveau mois en vrac…
Commencer l’année
J’ai débuté l’année avec une très jolie composition florale, de chez Fleurs d’Eucharis(rue des Alpes à Valence).
Du miel et des pierres en Ardèche
Au calendrier de l’après de Rhône Crussol Tourisme, j’ai eu le plaisir de gagner du miel. Je suis donc allée à la miellerie A Tire d’Aile pour récupérer mon lot de 3 pots de miel… et j’en ai acheté un en plus car je n’arrivais pas à me décider sur lequel prendre parmi les variétés proposées.
Miellerie A Tire d’Aile – La Bâtie – Champis – Ardèche
J’en ai profité pour faire un tour (très) rapide dans le village de la Bâtie à Champis. Il faisait en effet très froid et le vent soufflait fort. J’avais envisagé de faire le circuit des mégalithes mais je me suis contentée d’un coup d’œil à la Pierre Branlante. Je reviendrai pour voir les autres pierres !
Vue sur la campagne depuis la table d’orientation de la mairieLa pierre branlante de la Bâtie, à la sortie du village
Champis – Ardèche
Autour de la truffe à Valence
En janvier (le samedi 21 et le dimanche 22 plus précisément), il y a également eu le festival Truffe – une planète à déguster à Valence. L’an dernier, j’avais visité une exploitation trufficole. Cette année, je me suis contentée de faire un tour avec Mr 2e sur le marché du terroir et sous le chapiteau des animations où nous avons dégusté ravioles et beurre à la truffe.
J’ai bien aimé les messages truffés sur les tables, la vaisselle et les serviettes !
Une promenade matinale à Lyon
Alors que Melle 3e est en pleine réflexion concernant sa future orientation post-bac, nous avons commencé à arpenter les salons et journées portes ouvertes. Ainsi, le dernier week-end de janvier, nous étions à Lyon. Nous en avons profité pour une promenade en ville, de Bellecour aux Subsistances, en passant par la rue de la République, la place des Terreaux, et les quais de Saône. Nous sommes également aller voir les locaux de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Nous avons ainsi jeté un œil à l’exposition Diatomées, et en particulier dans le Réfectoire des Nonnes où étaient présentées des réalisations des élèves de 4e année.
La fontaine Bartholdi de la place des Terreaux (à sec en cette période hivernale) // le calme des quais de Saône un samedi matin de bonne heureLa grande verrière de l’ENSBA aux Subsistances // Diatomées dans le Réfectoire des Nonnes
Quand j’ai mis ce thème sur la liste pour le projet 52, j’avais une idée en tête : celle des phrases que l’on croise ici ou là sur un mur. J’avais par exemple dans mon téléphone un « Just believe in art » aperçu sur un mur lyonnais à côté des usines Fagor en allant la dernière Biennale d’Art Contemporain. J’ai même envisagé de vous le proposer aujourd’hui.
Mais il y a 3 semaines, en me promenant dans Châtillon en Diois, j’ai vu ce « Ici est là » et il s’est imposé pour traiter le thème du jour. J’ai aimé sa typographie, et sa référence aux cartes de géolocalisation et autres plans de ville qui nous indiquent que « vous êtes ici« …
Pour découvrir ce qui est écrit chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…
La neige a mis longtemps à pointer ses flocons cet hiver mais mi-janvier, elle s’est enfin décidée. Après des semaines à l’attendre, elle avait enfin recouvert le Vercors en quantité suffisante pour permettre une sortie en mode nordique. Mr 2e allait pouvoir étrenner ses nouveaux skis de fond et moi ressortir mes raquettes. Toutes les stations étaient en effet ouvertes pour le week-end du 21/22 janvier, promettant de jolis moments enneigés.
Ambiance nordique à Bois Barbu
Direction le domaine nordique du Haut Vercors
J’avais assez logiquement prévu de me rendre au Grand Echaillon, en raison de sa proximité avec la plaine de Valence (et donc de chez moi). Toutefois, avant de partir ce samedi matin-là, j’ai vérifié la météo et outre les températures glaciales prévues sur tout le Vercors, il était annoncé un très fort vent du nord sur la partie ouest du massif, faisant chuter le ressenti de température bien en dessous de -15°C à Léoncel. Vite, j’ai cherché un plan B permettant de bénéficier de meilleures conditions météo. Après avoir envisagé de me rendre à Herbouilly, j’ai choisi de filer sur Villard-de-Lans. C’est le même domaine, celui du Haut Vercors, mais la route est un peu moins longue.
Depuis la plaine de Valence, je suis passée par Pont-en-Royans et les gorges de la Bourne. Je crois que j’aime définitivement mieux cette route en hiver qu’en été. Creusée en partie à flanc de montagne, elle fait partie des routes vertigineuses du Vercors construites au XIXe siècle. Quand les montagnes sont couvertes de neige et que les stalactites de glace surgissent des surplombs de la paroi, cela ajoute une dimension épique à l’ensemble. La route des gorges de la Bourne est sans doute moins impressionnante que ses consœurs de Combe Laval ou des Ecouges (j’avais été en outre très impressionnée par le tunnel de cette dernière : non éclairé, à une seule voie, en double sens, avec une courbe au milieu de ses presque 500 mètres de long… mais il fait l’objet de travaux visant à l’éclairer au passage de véhicules et à signaler la présence d’un autre véhicule dans le tunnel avant de s’y engager. Restera donc l’effet du tracé de la route en encorbellement ). Mais elle est aussi nettement plus aisée à circuler, même s’il y a quelques endroits où on ne peut pas croiser un autre véhicule et où il faut donc se méfier. Elle est également bien dégagée en hiver.
Ce samedi matin, la route des gorges de la Bourne offrait donc son spectacle hivernal mais aussi de très bonnes conditions de route, malgré le froid. Je n’ai pas pu prendre de photos car je conduisais et les endroits pour s’arrêter sont rares (et peu accessibles en conditions hivernales). Une fois arrivés à Villard-de-Lans, nous avons pris la direction de Bois Barbu, qui est une des trois portes d’entrée sur le domaine nordique du Haut Vercors, avec toujours une route bien dégagée jusqu’à l’entrée de la zone de stationnement.
Vue depuis le foyer nordique de Bois Barbu
Dans la forêt entre Bois Barbu et Valchevrière
Après le queue à la caisse des forfaits car il y avait foule à vouloir profiter de ce premier jour de ski de l’année, Mr 2e est parti sur les pistes de fond tandis que j’ai filé sur les sentiers balisés pour les balades en raquettes. J’ai choisi de partir en direction de Valchevrière sur une piste verte. La promenade en aller/retour fait un peu plus de 7 km et est donnée pour 3h. Comme je disposais de 2h15 avant de retrouver Mr 2e au foyer nordique de Bois Barbu (en prévision de déjeuner), je savais que je n’irai pas jusqu’à Valchevrière cette fois, mais cela me permettait de suivre un balisage.
Au départ du foyer nordique de Bois Barbu/caisse des forfaits de ski de fond
Très vite, le chemin s’enfonce dans la forêt. Il y a peu de randonneurs ce matin-là et je me retrouve très vite seule sur mon itinéraire. Autour de moi, les arbres majestueux sont recouverts de neige. L’ambiance est féérique. Le silence est seulement troublé de temps à autre par le bruit de la neige qui dégringole des branches secouées par un petit coup de vent.
Dans la forêt…… au milieu des arbres couverts de neige.
Au gré des clairières que je traverse, j’aperçois le ciel bleu au dessus des cimes des arbres. Le temps ne compte plus. Je profite de la beauté des paysages qui m’entourent et du calme absolu. Avec le bruit de mes raquettes dans la neige, je me fais presque l’effet d’être une intruse dans cet environnement si paisible. Le chemin monte puis redescend à plusieurs reprises, et finit par déboucher le long d’une piste de ski de fond (sur ce qui est en été, la route permettant de rejoindre Herbouilly depuis Bois Barbu). Je la longe sur quelques dizaines de mètres en prenant soin de bien garder ma droite pour ne pas gêner les skieurs sur cette piste à double sens. Puis de nouveau, le chemin s’enfonce dans les bois.
Apercevoir le bleu du ciel au passage des clairièresAvez-vous repéré la balise ?
Le sentier s’enfonce le long d’une piste forestière tandis que le soleil parvient à se frayer un passage à travers les branches. Soudain, un bruit me fait me retourner. Le vent a balayé la neige des branches qui tombe dans le rayon du soleil en une vision fantasmagorique. J’ai perdu la notion du temps et de la distance dans ce paysage immaculé, aussi je regarde ma montre. Je dispose d’encore un peu de temps avant de devoir rebrousser chemin. Je décide donc de continuer à avancer. Le chemin me ramène le long de la piste de ski. Je dépasse un des stations du chemin de croix qui va de Villard-de-Lans à Valchevrière en mémoire des résistants du hameau.
Quand la neige tombe des branches dans un rayon de soleil….La station n°11 du chemin de croix menant de Villard-de-Lans à Valchevrière
Je ne vais pas aller jusqu’au hameau de Valchevrière car il me reste selon mon estimation encore au moins 800 mètres pour y arriver. J’hésite cependant à pousser jusqu’au belvédère mais je commence à fatiguer (et ma cheville qui se remet tout juste d’une entorse montre elle aussi des signes de fatigue). Aussi, après une petite pause, il est temps pour moi de prendre le chemin du retour à Bois Barbu. Pour cela, il me suffit de revenir sur mes pas. Après avoir quitté le bord de la piste de ski, je ne me méfie cependant pas assez et glisse dans une descente. La poudreuse amortit fort heureusement la chute, mais il me faut un petit moment pour réussir à me dépêtrer de mes raquettes et me relever. Je reste donc prudente dans les descentes qui suivent, mais bien vite je suis de nouveau sur un terrain plus plat et je peux reprendre un bon rythme.
C’est dans la descente à gauche que j’ai glissé…Un dernier effort de montée et c’est l’arrivée !
J’arrive à Bois Barbu en même temps que Mr 2e. Après avoir un temps envisagé de déjeuner sur place, nous préférons retourner à la voiture et nous acheter sur la route de quoi manger. Nous sommes en effet tous les deux bien fatigués de nos efforts !
Site nordique du Haut Vercors – porte de Bois Barbu Villard-de-Lans – Isère – janvier 2023
(*) L’accès aux promenades en raquette est gratuit. De nombreux itinéraires sont possibles à partir de différents lieux de la station de Villard-de-Lans/Corrençon-en-Vercors. L’accès aux pistes de ski de fond est soumis à l’achat d’un forfait. Il est chargé sur un support réutilisable à acheter la première fois. Cette carte peut servir pour charger des forfaits de ski de fond ou de ski alpin sur la station. Et elle est utilisable longtemps : j’étais contente d’avoir pensé à en emporter une que j’avais à la maison et dont la dernière utilisation datait de 2014 pour le domaine alpin ! De plus, le tarif enfant s’applique jusqu’à 20 ans. Pour tout savoir des autres activités proposées sur la station, et scruter les webcams, il suffit de se rendre sur le site internet de l’office de tourisme de Villard-de-Lans/Correçon-en-Vercors.
Un peu d’histoire : la bataille de Valchevrière
Si je n’ai pas pu aller jusqu’au hameau de Valchevrière cette fois, je souhaite quand même vous parler un peu de son histoire. Le hameau, niché au cœur de la forêt, avait été peu à peu déserté durant l’entre-deux-guerres, habité uniquement en été par quelques paysans gardant leurs troupeaux. Les maisons ont été utilisées comme camp par des maquisards, menés par le lieutenant Chabal. Le 21 juillet 1944 est lancée l’opération générale contre la Résistance du Vercors. Parmi les évènements les plus marquants, on retient souvent l’atterrissage de planeurs allemands à Vassieux-en-Vercors entre le 21 et le 23 juillet et les combats qui s’en sont suivi. Mais la bataille de Valchevrière a également été particulièrement violente. Dans la journée du 22 juillet, au niveau du belvédère, sur la route, les résistants sont attaqués par plus de 300 hommes de l’armée allemande. La compagnie Chabal tiendra sa position le plus longtemps possible mais sera finalement débordée par une armée mieux équipée et plus nombreuse. Une fois le verrou de Valchevrière tombé, les allemands gagnent la maîtrise de tout le Vercors Sud. Ils incendient les maisons vides de Valchevrière, n’épargnant que la chapelle, afin qu’elles ne puissent plus servir de refuge pour la Résistance. Le hameau ne sera jamais reconstruit. Il est maintenant, tout comme le belvédère un lieu de mémoire.
(*) En été, le belvédère de Valchevrière est accessible directement depuis la route entre Villard-de-Lans et Herbouilly. En hiver, il faut y aller à pied (raquettes) ou à ski de fond. Depuis le belvédère, un chemin forestier conduit au cœur du hameau.
C’est encore un thème de saison dans le projet 52 cette semaine. En effet, après l’hiver la semaine dernière, il est aujourd’hui question de froid ! Et cela tombe plutôt bien car depuis une douzaine de jours, le froid a fait son grand retour chez moi. Même si cela n’a pas tenu en plaine, essentiellement en raison d’un très fort vent du nord, la neige a montré ses flocons à plusieurs reprises, et les gants ont été un accessoire indispensable.
Et la neige s’est installée durablement sur les hauteurs, permettant (enfin) l’ouverture des stations de ski et en particulier des domaines nordiques dans le Vercors. Nous en avons donc profité le week-end dernier lors d’une belle session ski/raquettes selon les préférences. Par contre, il faisait froid : -8°C sur le thermomètre. Heureusement, nous avions choisi notre station en vérifiant au préalable le vent attendu. Nous étions ainsi (relativement) à l’abri et n’avons pas eu à faire face à un vent glacial et cinglant, ce qui aurait forcément eu un impact sur notre sortie.
Voici donc une première photo de cette matinée à la neige, au domaine nordique du Haut Vercors, côté Bois Barbu sur Villard-de-Lans (et le reste des photos et le récit arrivent bientôt…).
Pour voir comment les autres participants gèrent le froid, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Parfois, je me demande si je ne préfère pas aller randonner en hiver qu’en été. Les paysages hivernaux sont souvent nettement plus graphiques, plus épiques aussi que les mêmes paysages en été. Le froid, le givre, la neige sculptent la nature dénudée. Et on a le plaisir après avoir fait un petit effort de rentrer se mettre au chaud pour un goûter mérité. Voici donc quelques idées de petites randonnées faciles et de promenades dans la Drôme à faire en hiver (mais que l’on peut décliner sans souci aux autres saisons !).
A l’entrée des gorges de Saint Vincent
Les gorges de Saint Vincent la Commanderie
C’est par hasard que j’avais découvert les gorges de Saint Vincent la Commanderie il y a quelques années. J’étais partie pour explorer le village et j’avais suivi la route menant à cette faille dans la bordure du Vercors. C’est encore le hasard qui m’a fait y retourner cet hiver. J’étais en effet venue à Saint Vincent la Commanderie pour faire le tour des crèches et sapins exposés dans le village. En arrivant, j’ai découvert un paysage saupoudré de neige et je n’ai pas pu résister à pousser un peu la balade. J’ai donc filé en direction des gorges.
Le roux des asperges contraste avec le saupoudrage de neige sur les sommets
Comme je n’étais pas chaussée pour la randonnée, j’avais dans l’idée de rester sur la route. Mais un bruit de chute d’eau m’a fait changer d’avis : je ne sais pas résister à l’appel d’une cascade ! J’ai donc emprunté un sentier partant de la route et descendant vers le fond des gorges, me fiant au son de l’eau pour localiser la cascade. J’ai assez rapidement pu l’apercevoir, et m’en approcher. Toutefois, je n’ai pas réussi à descendre jusqu’au bord de la rivière à cet endroit : le sol était un peu glissant et la pente abrupte. Vu que j’étais en ballerines de ville et avec mon sac à main (je rappelle que j’étais venue pour me promener dans le village uniquement au départ), c’était trop risqué. Cependant, malgré les ronces et branches, j’ai pu admirer 2 jolies cascades, dont l’une m’a semblé en partie artificielle (il faudra que je fasse des recherches pour savoir ce qu’il y avait là autrefois).
On devine un parement de pierres en haut de la cascade, et il y a une sorte de retenue à son piedPassion cascades…
De retour sur la route, j’ai continué à remonter le long de la rivière, jusqu’à arriver au niveau d’un gué. Là, un petit seuil formait une mini cascade. Je me suis approchée pour mieux profiter du paysage. L’ensemble formait vraiment un joli tableau hivernal. (Par contre, j’aurais du me méfier un peu plus car bien que plat, le terrain était glissant. Si je ne suis pas tombée, mon pied a dérapé sur à peine 2 ou 3 cm, juste assez pour « réveiller » une entorse de la cheville faite il y a bientôt 2 ans.)
Gué sur la rivière à la sortie des gorgesSeuil sur le cours d’eau
Comme j’étais partie tard, et que je ne voulais pas revenir à pied de nuit sur le bord d’une route étroite et non éclairée, alors que je n’avais pas de lampe, j’ai fait demi-tour à cet endroit. Il est bien entendu possible de continuer à longer la route pour s’enfoncer dans les piémonts du Vercors.
J’aime le contraste entre le vert des fougères et le blanc de la neigeAu passage des gorges
Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2022
Quand j’avais prévu d’écrire cet article, j’avais aussi en tête plusieurs balades à vous proposer en montagne ou en campagne. Mais, il semblerait que le sort en ait décidé autrement car après m’avoir laissé relativement tranquille durant mon séjour en Bretagne, la cheville sur laquelle j’avais dérapé lors de la promenade dans les gorges de Saint Vincent a décidé de se rappeler un peu trop à mon bon souvenir, et j’ai donc dû limiter un peu mes sorties afin de la ménager. Alors, j’ai cherché de jolis villages dans lesquels aller flâner….
Le village de Châtillon-en-Diois
Encore une fois, c’est le hasard qui nous a conduit avec Mr 2e dans les rues de Châtillon-en-Diois. Nous partions initialement pour une promenade en Drôme Provençale, sans doute du côté de Mirmande ou d’Autichamp. Mais, en contournant Crest, nous avons aperçu de la neige sur les sommets du Diois. Il n’en a pas fallu plus pour nous faire changer de direction. Après avoir pensé faire un tour dans Die, je me suis souvenue que Châtillon-en-Diois avait été classé l’an dernier parmi Les Plus Beaux Villages de France. Nous avions donc trouvé notre destination !
De Châtillon-en-Diois, je n’avais que quelques images en tête : des petites ruelles, nommées viols (un nom dérivé du latin via) et des fontaines. Je les avais découvertes sur De Beaux Lents Demains, le blog de Lionel, originaire du Diois, ou encore chez les copains du Caillou aux Hiboux. J’avais très envie de partir à leur découverte à mon tour, et je n’ai pas été déçue. Déjà, à l’approche du village, nous avons été captivés par les paysages du Diois. Je connais très peu ce secteur, ne m’étant auparavant aventurée qu’une seule fois vers Luc-en-Diois pour admirer le claps et le saut de la Drôme. J’ai regretté de ne pas pouvoir m’aventurer un peu dans les sentiers, mais cela me donne un bonne raison de revenir.
L’hiver le long du Bez
En arrivant, nous avons laissé la voiture sur le parking du camping, le long du Bez, la rivière qui coule au pied du village . Puis, empruntant un escalier, nous avons rejoint la route que nous avons traversée pour nous diriger vers le village médiéval. Nous avons assez rapidement aperçu la tour-horloge qui en garde l’entrée. Juste devant une fontaine coule à flots. Il n’en faut pas beaucoup plus pour faire mon bonheur de visiteuse. Si l’ensemble invite à se faufiler dans les étroites ruelles du vieux village, nous avons fait le choix de commencer par le contourner en montant en direction du cimetière. On croise une autre fontaine, charmante de simplicité. Peu à peu, de jolis points de vue se découvrent entre les arbres et les bâtiments. On entend un ruisseau s’écouler en contrebas. Le soleil nous gratifie un peu de sa présence, et l’envie est forte de continuer un peu sur le chemin qui s’ouvre entre les montagnes devant nous (mais je dois rester raisonnable…).
La porte d’entrée du village médiéval avec la tour-horlogeJe suis toujours charmée par les fontaines qui coulent librement. Celles de Châtillon-en-Diois sont alimentées par les ruisseaux descendant des montagnes environnantes et le surplus d’eau reprend son chemin dans le ruisseauEn faisant le tour du village médiéval…Le charme de la simplicité
Nous redescendons donc vers la porte d’entrée dans le village. Une fois celle-ci passée, l’ambiance change. Les rues sont plus étroites. Le soleil a plus de mal à se frayer un chemin dans le dédale des maisons, enchevêtrées les unes dans les autres, et les viols cheminant parfois sous voûte. Mais nous tombons sous le charme. Un peu partout, nous croisons des fontaines (il y en a 17 en tout dans le village) dont le gloussement nous attire. Nous nous enfonçons à la découverte des petits passages. Nous finissons par arriver sur la petite placette de la Concorde, ancien cœur de vie du village. Un jasmin d’hiver en fleurs nous rappelle que l’endroit doit vraiment être beau au printemps lorsque toutes les plantes grimpantes qui s’accrochent aux façades sont fleuries.
Dans la rue principale du vieux villageLa rue principale descend vers la tour-horlogeSur la placette de la Concorde encore une fontaine..En apprendre plus en lisant les panneaux du parcours patrimoine…Le jasmin d’hiver illumine cette façade
Le temps semble suspendu à Châtillon-en-Diois et sans l’aide de ma montre, j’aurais bien été incapable de dire combien de temps nous y avons passé. Cela fait pourtant plus d’une heure que nous sommes en train de parcourir les petites rues, nous attardant sur les détails. Le soleil commence à baisser sur l’horizon : les jours sont encore courts en janvier… Nous allons devoir prendre le chemin du retour, mais je reviendrai et cette fois, j’irai aussi plus loin dans la vallée du Bez découvrir ce qui s’y cache !
Le Bez en aval du village
Châtillon-en-Diois – Drôme – janvier 2023
Quelques autres idées
Si je n’ai pas pu randonner durant ce mois de janvier, je peux quand même vous suggérer quelques-unes des promenades faites les hivers précédents dans la Drôme et que j’ai appréciées :
Alors que le froid est revenu et que la neige a fait une incursion dans plusieurs régions de France ces derniers jours, le thème Hiver pour cette 3e semaine du projet 52 semble tout à fait de saison !
J’aime les paysages enneigés, mais si quelques flocons sont bien tombés sur la plaine autour de chez moi, ils n’ont pas été suffisants pour blanchir les environs. Il n’aurait cependant pas fallu que j’aille bien loin pour trouver de quoi faire des photos sous la neige car elle a (au moins un peu) tenu à basse altitude. Mais, surtout, j’avais déjà choisi une autre photo pour illustrer le thème.
J’ai pris cette photo la semaine dernière à Lyon, à côté du bureau : un arbre a commencé sa floraison alors que nous n’étions même pas encore mi-janvier. Son avance est de grosso modo 2 mois, et il n’est pas le seul car j’en ai aperçu plusieurs autres, que ce soit en ville ou en campagne. J’ai été tellement surprise que je l’ai photographié ! Et même si la qualité de l’image est un peu aléatoire, j’ai souhaité la partager.
C’est le printemps en hiver mais à part ça, tout va bien au niveau du climat…
Pour découvrir ce que l’hiver nous réserve chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires…