Cette année encore, je suis allée en Bretagne dans ma famille passer quelques jours pour les fêtes de fin d’année. C’est l’occasion de faire des balades différentes de celles que j’y fais l’été. Cela permet aussi de découvrir les paysages d’une autre façon, avec des teintes différentes. J’ai donc profité de ce séjour pour retourner dans des lieux où je n’étais pas allée depuis longtemps mais aussi pour refaire quelques unes de mes balades favorites. Entre soleil et brouillard, je vous emmène avec moi autour de cinq lieux emblématiques.
Le froid s’est invité et les matins ont souvent été givrés
A Rennes, flâner au Thabor
J’avais besoin d’aller à Rennes pour faire quelques achats. J’en ai profité pour flâner dans le centre ville, en jetant un œil aux maisons à pans de bois des places du Champ Jacquet et Sainte Anne. C’était aussi l’occasion de me rappeler de bons souvenirs de ma vie d’étudiante car j’avais des amis qui habitaient dans ce quartier, et puis c’était celui de nos sorties du jeudi soir. J’ai d’ailleurs été manger une crêpe à la crêperie Sainte Anne où j’allais déjà à l’époque.
Maisons à pans de bois dans les rues de RennesUne crêpe, du caramel et quelques morceaux de pomme, un goût de bonheur
Comme j’étais dans un mood nostalgique, j’ai décidé d’aller faire un tour au Thabor où je n’avais pas mis les pieds depuis quasiment 10 ans. Ce grand jardin public, situé à proximité immédiate du centre ville, faisait partie des endroits où nous allions nous promener étudiants, puis avec les enfants petits lors de nos passages à Rennes. C’est amusant car je l’ai trouvé plus petit que dans mon souvenir. Pourtant, avec sa dizaine d’hectares, il est plus grand que le parc Jouvet de Valence. De l’entrée situé à côté de l’église Saint Melaine, j’ai gagné le jardin à la française après avoir dépassé le kiosque à musique. Puis, j’ai longé les serres et l’orangerie avant de rejoindre le jardin anglais. La cascade n’était pas en eau (et je ne sais pas si c’est à cause de la saison ou si elle n’est plus active du tout). Cela reste malgré tout ma partie préférée du jardin, avec la roseraie au printemps.
Balade dans le parc du Thabor
A Saint Suliac, se balader en bord de Rance
Cela faisait aussi très longtemps que je n’étais pas allée à Saint Suliac. Ce charmant petit village est situé sur les bords de la Rance maritime. Le fleuve y est en effet soumis aux effets de la marée à cet endroit de l’estuaire. C’était autrefois un village de pêcheurs et les marins partaient jusqu’à Terre Neuve pour la pêche à la morue. Aujourd’hui, il est classé parmi les plus beaux villages de France. Niché autour de son église, il est tourné vers le port et de nombreuses ruettes (la version locale des ruelles) y mènent. Nous nous promenés dans le village, avons visité l’église et son enclos paroissial (ce que l’on ne trouve plus beaucoup en Haute Bretagne), puis sommes descendus sur le port et avons fait un tour sur la grève et la cale. La météo, peu encourageante, nous a poussés à chercher un endroit où prendre le goûter. Et nous sommes ainsi tombés sur un sympathique café librairie où nous nous sommes régalés d’un gâteau maison et d’un thé réconfortant.
Autour de l’église de Saint SuliacAu bord de la Rance(*) Café Librairie La Renverse, Tiers Lieu le Grand Banc, rue Besnier, 35430 Saint Suliac
A Cancale, admirer le paysage
Cancale fait par contre partie de mes sorties habituelles. Que ce soit en été ou en hiver, il y a forcément une balade à Cancale au programme. Il faut dire que cette petite ville a pas mal d’atouts. Entre le port, les parcs à huitres, la grève, les rochers, le GR34 qui passe sur la falaise et les commerces, il y a de quoi s’occuper sans jamais vraiment refaire la même promenade. Cette fois encore, nous y étions un 24 décembre (il y a plusieurs endroits où je passe des commandes en prévision du réveillon de Noël). Si le soleil brillait, le vent soufflait très fort et était « piquant ». Nous n’avons donc pas trainé plus que de raison dehors. Mais nous avons pu profiter des jolis points de vue sur le port de la Houle, les parcs à huitres et les rochers des Rimains depuis le belvédère.
Points de vue sur Cancale, son port et ses parcs à huitresQuand j’étais enfant, le monument aux morts de Cancale me faisait penser au Christ du Corcovaldo à Rio dans une version plus modeste
A la Pointe du Grouin, prendre un bol d’air
Nous étions allés l’hiver dernier à la Pointe du Grouin en pleine tempête Enol. Cette année, s’il y avait du vent, au moins nous pouvions avancer. Le paysage était moins épique mais la promenade plus agréable. Nous avons donc profité pendant plus d’une heure de la pointe et de ses points de vue sur la côte. La lumière d’hiver, rasante, donne une dimension particulière aux échancrures rocheuses. La marée était basse, découvrant des morceaux de plage au pied des 40 mètres de falaises. Le courant entre la pointe et l’île des Landes était marqué, et de petits rochers affleuraient aux abords du chenal. La balade, entre landes et mer, offre une diversité de paysages intéressante. Et les récents aménagements la rende facile et très agréable.
J’ai beaucoup aimé le nom du chemin balisé sur la pointe du GrouinPoints de vue côté Cancale depuis la Pointe du GrouinPoints de vue sur la côte vers Saint Malo depuis la pointe du Grouin
Rappel important : la pointe du Grouin est un milieu naturel fragile qui revit grâce à un laborieux programme de restauration mené depuis plusieurs dizaines d’années. Il est impératif de rester sur les sentiers balisés et de ne pas passer de l’autre côté des petites barrières destinées à protéger le site du piétinement.
A côté du Mont Saint Michel, aller voir les moutons
Note préliminaire : Si je sais que le Mont Saint Michel n’est pas en Bretagne, je sais aussi qu’il n’est qu’à moins d’une vingtaine de kilomètres de la maison de mon enfance, qui elle est bien en Bretagne. Il a toujours fait partie de mon paysage quotidien (on l’aperçoit depuis de nombreux endroits à côté de chez mes parents), et était un lieu de prédilection pour les promenades dominicales (j’ai même appris avec l’auto-école à faire demi-tour sur l’ancienne digue route !). Il a donc pour moi toute sa place dans un article avec des idées de balade dans mon secteur de la Bretagne. Inutile donc de venir en commentaire m’expliquer que le Mont n’est pas breton.
Cette fois, nous n’avons pas eu le temps d’aller dans le Mont Saint Michel. Mais nous sommes allés faire un tour vers l’herbu après avoir fait quelques courses à Pontorson un matin. Nous pensions aller marcher sur la digue du côté du Rivage à Huisnes. En effet, l’endroit est facile d’accès avec un grand parking qui borde une aire de pique-nique et l’on y a une très belle vue sur le Mont Saint Michel. Mais en arrivant, nous avons repéré un champ le long de la route dans lequel il y avait des agneaux. Nous sommes donc revenus à pied sur la voie verte jusqu’au niveau du champ. Et nous avons finalement passé 40 minutes (dans le froid glacial de ce matin d’hiver) à regarder les agneaux sautiller, courir, jouer. Entre amusement et mignonitude, cela va rester un joyeux souvenir de notre fin d’année.
Regarder les agneaux sautiller et interagir… avec le Mont Saint Michel en toile de fondDe loin, nous avons aperçu les agneaux dans le champ : une raison suffisante de s’arrêter !
Rennes / Saint Suliac / Cancale – Ille et Vilaine Huisnes sur Mer – baie du Mont Saint Michel – Manche Décembre 2025
Sur les derniers jours de l’année, j’ai eu l’occasion de faire quelques promenades entre douceur et ambiance festive autour de chez moi. J’étais en Bretagne pour Noël (et je vous en reparle bientôt), aussi j’ai manqué le joli manteau neigeux qui est venu recouvrir les paysages drômois au matin de Noël. J’ai surtout eu des jours gris quand je ne travaillais pas, mais cela ne m’a pas empêché de sortir et profiter du calme de la nature en hiver, ou de décors festifs dans les villages et châteaux de la Drôme.
Après la pluie au jardin des Sables
C’est un samedi matin, juste avant Noël, que je suis allée au Jardin des Sables. Situé à quelques kilomètres de la maison, j’y avais passé beaucoup de temps en 2020 et 2021 car il me permettait de me balader facilement après des journées de télétravail (même lorsque nous avions des restrictions de distance et de temps de sortie). Depuis j’y étais retournée quelques fois, par exemple en automne ou au printemps. En hiver, le jardin est plus calme. On n’y entend que quelques rares oiseaux et le bruit du vent dans les feuillages persistants. Quand je me suis promenée dans le jardin, il avait plu quelques heures avant, et tous les végétaux étaient couverts de gouttes d’eau. Avec la lumière du matin, cela miroitait comme autant de petits diamants, créant une atmosphère un peu magique.
Gouttes de pluie sur les fleurs et feuilles du Jardin des Sables
(*) Le jardin des Sables est situé chemin des Sables à Montvendre (Drôme). C’est un jardin privé ouvert à la balade dans le respect des lieux et du travail des jardiniers.
Encore un peu Noël à Suze-la-Rousse
La visite du château
Je n’avais pas particulièrement prévu d’aller voir les décors de Noël au château de Suze-la-Rousse. Ils me semblaient en effet moins extraordinaires que ceux de Grignan dont je vous ai déjà parlé, et Suze est assez loin de Valence. Mais le hasard a fait que j’ai gagné un lot lors d’un concours organisé par le château. Aussi, l’après-midi du 31 décembre, comme je ne travaillais pas, j’en ai profité pour descendre jusqu’au sud du département de la Drôme, à la limite du Vaucluse, pour récupérer mon gain. Comme j’étais sur place et que j’avais dans mon lot une entrée pour le château, j’ai fait la visite. J’étais déjà venue à Suze-la-Rousse il y a 2 ans et demi, sur la route vers les Baronnies.
Le soleil brillait dans les différentes pièces du château. Dans la chambre, le décor disparu a été reconstitué en dessin – et j’ai trouvé que c’était une très bonne idée pour aider à se le représenter.
Concernant les décors de Noël, ils étaient effectivement plus simples qu’à Grignan. J’ai bien aimé toutefois l’idée d’avoir mis des chiffres façon calendrier de l’Avent sur les fenêtres dans la grande cour d’honneur Renaissance. Pour l’intérieur du château, les différentes salles avaient été redécorées sur le thème « les animaux de la garenne chantent Noël« . C’était mignon mais ça n’a clairement pas été un coup de cœur. Si l’intention était bonne (amener des familles à venir découvrir le château), la mise en œuvre m’a laissée perplexe : je n’ai pas compris le choix de ce thème dont le lien avec le château m’a semblé très artificiel. J’ai toutefois beaucoup aimé le grand sapin au centre de l’escalier, les contes dans le petit salon aux gypseries vertes et le décor des cuisines, exceptionnellement ouvertes.
décors de Noël au château de Suze la Rousse
Une balade sur la Garenne
Autour du château de Suze la Rousse, on trouve un espace naturel d’une vingtaine d’hectares, autrefois réserve de gibier seigneuriale. En parcourant les allées qui se faufilent entre les chênes verts, on peut faire un jolie promenade. J’ai fait le tour du site, profitant du soleil qui brillait, et même si un fort mistral rendait les températures ressenties très fraîches (mon téléphone annonçait un ressenti à -7°C). Je suis passée voir la salle de jeu de paume. Construite au XVIe siècle, elle est l’une des rares encore visibles en France. Puis, j’ai continué en direction de la petite chapelle Saint Michel, érigée en 1620 et réservée à l’usage privé des seigneurs de Suze. Elle se trouve à proximité d’un carrefour, marqué par une croix.
Sur la Garenne du château de Suze la RousseLa chapelle Saint Michel et la croix de carrefour
(*) Les horaires et conditions de visite du château de Suze la Rousse sont détaillés sur le site internet des châteaux de la Drôme. L’espace naturel de la Garenne est en accès libre. On y trouve également un parcours de course d’orientation.
Montvendre / Suze la Rousse Drôme – décembre 2025
Vue sur le village de Suze la Rousse depuis le château. Dans le fond, sur la gauche, on devine la silhouette du Mont Ventoux, tandis que sur la droite, c’est celle de la montagne Sainte Victoire qui se dessine.
Ayant longtemps travaillé à Lyon, j’évitais au maximum d’y retourner le week-end. C’est dommage car c’est une ville qui offre beaucoup de possibilités, tant à la découverte du patrimoine qu’en terme de propositions culturelles. Depuis bientôt 2 ans que je n’y vais plus quotidiennement, je prends plaisir à y aller me balader de temps à autre. Cette fois, c’est un cadeau gagné lors d’un concours à la rentrée qui m’a donné l’occasion d’aller jusqu’à Lyon. Mon lot comportait en effet une visite guidée du Vieux Lyon, et un repas dans un bouchon lyonnais. J’ai ajouté à ce programme la visite de l’acte 4 du Festival AiRT de Famille dans l’après-midi.
Vue sur la basilique de Fourvière depuis le côté de la cathédrale Saint Jean
Une visite du Vieux Lyon
Un coup d’œil à la cathédrale
J’ai commencé la journée par la visite du Vieux Lyon, avec une guide de l’office de tourisme. Le rendez-vous était place Saint Jean, devant la cathédrale. Ayant de l’avance, j’en ai profité pour retourner faire un tour à l’intérieur de celle-ci. J’ai constaté que la restauration de la splendide horloge astronomique était terminée. Malheureusement, je n’étais pas au bon moment pour l’admirer sonner. J’ai par contre profité de la douce lumière qui baignait la cathédrale, tandis que le soleil passait à travers les vitraux.
Dans la nef de la cathédrale Saint JeanDans le chœur de la cathédrale Saint Jean
Un tour dans les traboules
J’ai découvert Lyon alors que j’étais étudiante. J’y avais en effet fait un stage dans un laboratoire de recherche en 1996, suivi d’un second dans un autre organisme de recherche l’année suivante (afin d’éviter toute confusion, il ne s’agissait pas de chimie ou de pharmacie, mais de modélisation mathématique en mécanique des fluides !). Lors de mon premier séjour, j’avais eu l’occasion de participer à une visite guidée du Vieux Lyon et j’avais ainsi découvert les traboules. Depuis, je n’avais pas refait de visite guidée. Le rendez-vous avec notre guide était place Saint Jean, au pied de la fontaine. Si la visite devait durer 1 heure, force sera de constater que notre guide est passionnée et aime partager. Et notre visite durera presque 1 heure et demie.
Au pied de la fontaine de la place Saint Jean
J’ai apprécié cette visite car, au delà de la découverte des lieux, j’ai appris plein de nouvelles informations. Par exemple, les façades dans les tons ocres telles qu’elles ont été refaites dans les années 1980/1990 ne correspondent pas du tout aux teintes qui étaient en usage dans ce quartier entre la Renaissance et le XVIIIe siècle. Les façades étaient en effet plutôt claires car il s’agissait d’un quartier de riches marchands et que l’ocre des crépis était du à la présence massive de tuiles pilées, dénotant plutôt un habitat peu fortuné. Ainsi, dorénavant, lorsque les façades sont refaites, elles sont claires. De même, le nom de la Tour Rose (aujourd’hui recouverte d’un enduit.. rose) était à l’origine d’une couleur blanc cassé, et tiendrait son nom d’une tâche de sang qui ne partait pas suite à un évènement tragique qui se serait passé dans la cour.
Enduit blanc et encadrements en pierres dorées : un aspect plus proche de celui d’origineLa Tour Rose
Les traboules ce sont des passages qui permettent de traverser une maison (ou plusieurs) pour aller d’une rue à l’autre. C’est un système qui permet de gagner de la place tout en conservant les circulations, dans un quartier coincé entre une colline et une rivière, et où donc l’espace est rare et l’habitat dense. Chaque maison était la propriété d’une seule famille, qui y logeait. Mais les traboules étaient accessibles à tous, ainsi que les puits qui se trouvaient dans les cours et les miradors qui surmontaient les escaliers. Ces miradors remplissaient plusieurs fonctions dont la surveillance du feu. Mais surtout, ils permettaient de profiter de la lumière du soleil. Le marchand qui possédait la maison pouvait s’y installer pour lire et écrire à la lumière du jour et chacun pouvait venir y « prendre l’air ». En effet, le soleil, tout comme l’eau (abondante dans le sous-sol), étaient des ressources communes et ne pouvaient pas être privatisées.
Tout en haut de l’escalier, au dessus du dernier étage, on trouve le miradorA l’angle de la rue Saint Jean et de la place Neuve Saint Jean, percée pour aérer le quartier et limiter les impacts des épidémies de pesteLe puits de la cour de la Tour RoseLe puits de la cour de la traboule de l’Hostellerie du Gouverneur
Les montées de la colline de Fourvière
Parmi les autres plaisirs d’une balade dans le Vieux Lyon, il y a les différentes montées qui partent à l’assaut de la colline de Fourvière. Si la plus ancienne est la montée du Gourguillon, depuis le quartier Saint Georges, les montées depuis le quartier Saint Jean ont l’avantage d’offrir de jolis points de vue sur la cathédrale. Cette fois, je suis montée par les escaliers de la montée du Garillan (qui part de la place du Petit Collège derrière le musée Gadagne). Puis, je suis redescendue par la Montée des Chazeaux. Le but était uniquement de profiter des panoramas tout en faisant un peu d’exercice !
Montée du GarillanLa skyline lyonnaise depuis la montée du GarillanLa cathédrale depuis la montée Saint Barthélémy
Le festival AiRT de Famille, pour découvrir les artistes lyonnais émergents
Au printemps 2024, j’étais allée voir l’acte 3 du festival AiRT de Famille dans l’ancienne galerie des Terreaux. Pour l’acte 4, les artistes ont investi un espace désaffecté sur les toits de l’ancien centre d’échange de Lyon Perrache. Le lieu est en cours de restructuration complète. La passerelle qui reliait le centre d’échange à la gare a déjà été entièrement refaite et le bâtiment fera bientôt l’objet de gros travaux. Au 4e étage, donnant directement sur les jardins suspendus, une quarantaine d’artistes a investi un peu plus de 1500 m2. Tous issu du programme omart qui a pour but de soutenir la création artistique locale dans une démarche culturelle de diffusion.
C’est parti pour la découverte du festival AiRT de famille acte 4Les Tokis permettent d’identifier les différentes thématiques
Chaque artiste disposait d’un espace pour lequel il a travaillé une proposition in situ, généralement en 3D. J’ai retrouvé les univers d’artistes que j’avais croisés lors de la précédente édition ou dans d’autres manifestations. Voici les propositions que j’ai préférées dans cet acte 4, sous titré « La métamorphose des mondes ».
Quand Poséïdon nous observe – Airgone Symb’Lob ou « Symbiosa » – Boun KaOblivion – Capie Danse macabre – FouapaHors Cadre – Charlène PlancheLe temps d’un contour – Kairos (détail)
Lyon – Rhône – octobre 2025
Informations pratiques
Visite guidée : l’office de tourisme de Lyon propose différentes visites guidées dans le Vieux Lyon mais aussi dans les autres quartiers. Les visites guidées permettent d’en apprendre plus sur l’histoire et les spécificités des villes. J’ai eu l’occasion d’en faire dans différentes villes, et j’ai chaque fois trouvé cela très instructif.
Les traboules : les traboules du Vieux Lyon sont toutes des passages privés. Certaines sont ouvertes dans la journée aux visiteurs. Il est impératif d’être respectueux et discret dans celles-ci. Il ne faut pas non plus forcer l’entrée en dehors des heures d’ouverture ou pour celles qui ne sont pas ouvertes au public. Il existe aussi des traboules sur la Croix Rousse et sur la Presqu’île. Sur le site de l’office de tourisme, il est possible de retrouver la liste des traboules accessibles au public.
Les bouchons lyonnais : ce sont les restaurants typiques de Lyon. On en trouve un peu partout en ville. Cette fois, nous avons déjeuné à l’Auberge des Canuts, sur la place Saint Jean (ce repas faisait partie du lot que j’avais gagné). Nous y avons bien mangé dans une vraie ambiance de bouchon. C’était bon, et copieux. Malgré le quartier très touristique, ce n’était pas un attrape touristes. On peut toutefois trouver aussi bon pour un peu moins cher dans des quartiers moins fréquentés ou des rues plus discrètes. Les plats typiquement lyonnais sont le saucisson brioché, le tablier de sapeur, le gâteau de foie, la quenelle de brochet sauce Nantua ou homardine, la cervelle de canut (qui est en fait du fromage blanc aux herbes), et pour le dessert la tarte aux pralines. On trouve souvent dans les bouchons des ravioles mais elles sont en fait originaires de la région du Royans dans la Drôme, et du St Marcellin, un fromage qui vient de la vallée de l’Isère. Les « bons » bouchons le proposeront en provenance de la Mère Richard, un fromager affineur réputé.
vue sur Lyon et la basilique de Fourvière depuis les jardins suspendus de Perrache
Festival AiRt de Famille – acte 4 : sur les toits de Perrache, accès en transports en commun arrêt Perrache (métro, tram, bus et gare SNCF). Initialement prévu jusqu’au 30 novembre 2025, le festival artistique est prolongé jusqu’au 4 janvier 2026. Il est impératif de prendre son billet en ligne car il n’y a pas de billetterie sur place. Toutes les informations pratiques sont à retrouver sur le site internet d’AiRT de Famille.
Avec l’approche du printemps, l’allongement des journées et du ciel bleu un peu plus souvent, j’ai de nouveau très envie d’aller me balader dehors. De plus, c’est aussi la saison des « petites fleurs », ce qui ajoute encore au plaisir de la promenade. Pour en profiter le plus possible, j’évite d’aller trop loin et je reste donc dans les environs proches de Valence. Cela me permet par exemple de prendre l’air durant mes pauses déjeuner. J’ai forcément déjà évoqué les années précédentes les lieux de balade que je vous propose aujourd’hui, mais j’aime bien ce rendez-vous annuel où je vous donne des idées de promenades printanières.
Au bord du Rhône
Faire une pause déjeuner au port de l’Epervière
Comme je vous le disais en introduction, j’aime bien pouvoir profiter du soleil lors de ma pause déjeuner. Pour cela, je choisis souvent d’aller au port de l’Epervière. J’emporte mon sandwich ou ma salade. Je trouve un endroit où m’installer. Entre les quais qui longent les pontons, le grand parc arboré et la Via Rhôna, j’ai un peu l’embarras du choix. Si j’ai un peu plus de temps, je prolonge par une petite balade le long du Rhône, en admirant la vue sur le massif de Crussol. Au printemps, l’endroit est vraiment agréable. C’est ensoleillé. Les oiseaux chantent et les arbres sont fleuris. Et contrairement à l’été, on n’y est pas enquiquiné par les moustiques.
Se balader au milieu des jonquilles au bois des Naix
Le bois des Naix est un jardin public situé à Bourg de Péage, à côté des berges de l’Isère (et du cimetière) où l’on est accueilli par une majestueuse sculpture de cerf réalisée par Toros. Il s’agit essentiellement d’un petit vallon longeant un ruisseau qui se jette dans l’Isère, même s’il intègre aussi une partie de la petite colline qui borde le vallon. Il est très agréable aux beaux jours car on y bénéficie de l’ombrage de vieux arbres et de la fraicheur du cours d’eau. Mais, selon moi, c’est au printemps qu’il est le plus magique. En effet, des centaines de jonquilles de différentes variétés ont été plantées sur les pelouses. Et lorsqu’elles fleurissent, c’est particulièrement joli.
Chercher les premières orchidées le long du Rhône
Si vous suiviez déjà mes aventures et découvertes les années précédentes, vous n’avez pas pu passer à côté du fait que j’aime énormément les orchidées sauvages. J’apprécie la diversité de leurs formes et de leurs couleurs, et je ne manque pas une occasion d’aller les photographier tout au long du printemps. Traditionnellement, je commence cette chasse photographique fin février/début mars le long du Rhône à Bourg-lès-Valence. Là, un peu en amont du barrage de la CNR, on trouve de belles pelouses sèches bien orientées où les premières espèces d’orchidées à fleurir ont trouvé un terrain propice. La saison démarre avec les orchis géants. Ceux-là sont presque impossibles à louper en raison de leur haute taille et de leur couleur rose. Et, juste après, ce sont de petits ophrys qui fleurissent. Plus discrets, ils se plaisent particulièrement juste au bord du fleuve, sur le remblais de la digue. Cette année, la floraison n’est pas vraiment précoce et j’y suis allée un peu tôt. Et si, les orchis géants étaient bien fleuris, les ophrys commençaient à peine à pointer le bout de leurs pétales. Malgré tout, je ne suis pas revenue bredouille. Et même si cela avait été le cas, j’ai profité de plus d’une heure de balade au soleil et c’était suffisant pour un bon moment.
Le long du Rhône, juste en amont du barrage CNR de Bourg-lès-Valence, les collines ardéchoises se reflètent dans l’eau.Orchis GéantOphrys de mars (ou araignée ?)
Valence / Bourg-de-Péage / Bourg-lès-Valence Drôme – mars 2025
J’aurais bien aimé aller me balader dans les vergers en fleurs. Malheureusement, jusqu’à présent, mon emploi du temps ne m’a pas laissé la possibilité de le faire à un moment où la météo le permettait. Je vous propose donc d’aller revoir ce que cela donnait les années précédentes. Et, si jamais j’ai l’occasion bientôt de parcourir les routes de campagne le long des vergers avant la fin de la floraison, je ne manquerai pas de vous en faire quelques photos.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, je n’étais jamais allée à Marseille alors que j’avais eu l’occasion de plusieurs séjours ou passage dans les environs (Cassis, La Ciotat, Aix en Provence… ). Mr 1er y était allé lors d’un voyage scolaire il y a quelques années. Il a proposé qu’on y aille ensemble car s’il avait visité le MUCEM, il n’avait pas vraiment vu la ville. Nous avons donc convenu de nous y retrouver un week-end de janvier. Nous avons profité d’une journée et demie sur place pour explorer quelques aspects de la cité phocéenne.
Vue sur la ville depuis Notre Dame de la Garde
De la gare Saint Charles à Notre Dame de la Garde
Passage par le Vieux Port
Arrivant tous les deux par le train (de deux directions différentes), nous nous sommes retrouvés dans un café à côté de la gare Saint Charles. En sortant sur le parvis de la gare, j’ai été accueillie par Notre Dame de la Garde, la Bonne Mère, qui surplombe le paysage et me faisait face. Mais ce qui m’a le plus surprise, c’est la topologie de la ville telle que déjà je la devinais. J’imaginais Marseille beaucoup plus plate, et les escaliers de la gare Saint Charles ont vite fait de me faire comprendre le contraire.
Nous sommes ensuite partis poser nos valises à l’hôtel, puis vers le Vieux Port (le tout à pied). Nous avons choisi de commencer notre visite de la ville par prendre un peu de hauteur à Notre Dame de la Garde. Après avoir regardé le chemin pour y aller à pied, et vu le dénivelé, nous avons choisi de prendre le bus (il y a une ligne directe depuis le Vieux Port, très pratique). A la sortie du bus, nous avons fait le tour du sanctuaire, profitant largement des points de vue sur la ville et la mer.
vue sur la rade et le port de Marseille depuis Notre Dame de la GardeVue sur les îles du Frioul depuis Notre Dame de la Garde
Le sanctuaire de Notre Dame de la Garde
Après avoir profité du paysage, nous sommes entrés dans le sanctuaire de Notre Dame de la Garde. Nous n’avons pas pu entrer dans la crypte où avait lieu une célébration. Par contre, nous sommes entrés dans l’église principale. Je l’ai trouvée plutôt petite une fois à l’intérieur. De l’extérieur un effet de perspective la fait paraître beaucoup plus grande. C’est en partie dû au fait qu’elle est positionnée sur les murs d’un ancien fort. Son décor est très impressionnant, tout en mosaïques dorées, et comportant de très nombreux ex-voto. Ils témoignent des grâces accordées aux fidèles par Notre Dame de la Garde, protectrice de la ville de Marseille et des marins et pêcheurs.
La basilique, construite au XIXe siècle, est de style néo-byzantinLes décors intérieurs donnent une lumière particulièreLe clocher est dominé par une statue monumentale de Notre Dame de la Garde portant l’enfant Jésus et faisant face à la mer
Après la découverte de la basilique Notre Dame de la Garde et du panorama depuis son esplanade, nous avons repris le bus direction le Vieux Port. Nous avons mangé rapidement et sommes partis à pied vers le MUCEM que nous souhaitions découvrir.
Un après-midi au MUCEM
Le Fort Saint Jean et le nouveau bâtiment
Comme nous arrivions à pied du Vieux Port, c’est par le Fort Saint Jean, et plus particulièrement la tour du Roi René, que nous sommes entrés dans le MUCEM. Nous avons donc commencé par explorer cet ancien poste de surveillance et de défense du port de Marseille. Arrivés dans la cour basse, nous avons grimpé jusqu’à la place d’Armes du fort par une montée bien raide qui disposait un rail permettant de hisser les canons. Nous avons ensuite poursuivi sur le chemin de ronde et à travers les différents jardins qui agrémentent le site. La vue sur l’entrée du Vieux Port et le chenal est magnifique.
Depuis le chemin de ronde du Fort Saint Jean, vue sur la tour du Roi René, le Fort Saint Nicolas et Notre Dame de la Garde. La tour du Roi René a été construite au XVe siècle pour défendre l’entrée du port après que les Espagnols ont emporté la chaîne qui la fermait auparavant (et qui se trouve toujours dans la cathédrale de València).De l’autre côté du chenal d’entrée dans le Vieux Port se trouve le palais du PharoAu bout du Fort Saint Jean, la tour du Fanal servait de vigie et de phare : un feu était allumé à son sommet pour guider les bateaux vers le port
Il est temps pour nous de traverser la passerelle au dessus de la darse qui longe le bâtiment J4 du MUCEM. Ce cube, conçu par l’architecte Rudy Ricciotti et inauguré en 2013, se démarque par sa résille en béton devenue sa signature. En traversant la passerelle, on arrive directement sur la terrasse du musée. Aux beaux jours, il doit être très agréable de s’y attarder, protégés du soleil par cette fameuse dentelle de béton.
Emprunter la passerelle qui relie le Fort Saint Jean au bâtiment J4 du MUCEMVéritable signature visuelle du MUCEM, la résille de béton sert d’ombrière à la terrasse faisant face à la mer.
Des expositions aux thématiques variées
Le MUCEM, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, est l’héritier du Musée National des Arts et Traditions Populaires qui était situé à Paris dont il a hérité des collections. Initié au début des années 2000, le MUCEM a depuis agrandi ses collections en élargissant ses acquisitions aux cultures contemporaines et à l’ensemble du bassin méditerranéen, mais aussi en devenant dépositaire des collections européennes du Musée de l’Homme. Depuis son ouverture, il y a un peu plus de dix ans, le MUCEM propose aux visiteurs des expositions permanentes et temporaires, axées sur les cultures populaires et méditerranéennes.
L’entrée de l’exposition Méditerranées
Avec Mr 1er, nous avons parcouru trois des quatre expositions qui étaient proposées lors de notre visite. Cela nous a déjà pris presque tout l’après-midi, et nous n’avions alors plus le courage de découvrir la quatrième exposition.
Méditerranées – exposition permanente : de l’Antiquité à nos jours, en passant par la période coloniale, l’exposition nous entraine à la découverte de l’histoire des civilisations du bassin méditerranéen et des fantasmes qui l’accompagnent. J’ai aimé la façon dont l’exposition transcende les frontières entre art et ethnographie (deux domaines qui ont souvent fait l’objet d’une séparation muséographique).
Populaire ? – exposition permanente : A travers différentes thématiques, liées aux techniques utilisées, l’exposition invite à la découverte de la richesse des collections du musée. J’ai aimé que l’exposition mette en valeur à la fois des objets que l’on s’attend à trouver dans un musée et des objets qui nous semblent beaucoup plus simples ou banals, comme les boules à neige.
En piste ! – exposition temporaire : Une plongée dans l’univers du cirque, des saltimbanques et du spectacle itinérant qui mêle présentation d’objets et extraits de films dans une scénographie dynamique et colorée. J’ai aimé le joyeux fouillis qui donne une impression de fête et la richesse des éléments présentés.
Présentation face catwalk de costumes de scènes de clowns et autres artistes du cirque Exposition En Piste !Le retour du selfie-musée Dans un meuble de l’exposition Populaire ?
Du Vieux Port au Pharo
Le long du port
Pour notre deuxième jour (enfin demi jour pour être exact), nous avions comme objectif de nous rendre au Pharo. Nous avons fait le trajet à pied depuis notre hôtel, situé à une dizaine de minutes du Vieux Port. Nous avons donc comme la veille longé le Vieux Port, et j’ai trouvé ce côté du bassin plus agréable. En effet, on trouve sur ce quai plus de bateaux anciens tandis que de l’autre côté, ce sont plutôt les excursionnistes. Nous avons aussi profité d’une terrasse au soleil (timide) de cette fin de matinée hivernale pour une pause café.
Un matin d’hiver sur les quais du Vieux Port
Nous avions envisagé de nous arrêter visiter l’abbaye Saint Victor sur le chemin. Mais, nous étions dimanche matin, et une messe était en cours quand nous sommes arrivés. Nous avons donc poursuivi notre balade en pensant nous y arrêter au retour. Ce que nous n’avions pas anticipé, c’est qu’une deuxième messe a lieu une demi-heure après la première. Nous n’avons donc pas visité l’abbaye Saint Victor.
Les jardins du Pharo
La balade aux jardins du Pharo vaut surtout pour le point de vue qu’elle offre sur la ville et la mer. En effet, le palais, construit au XIXe siècle, est aujourd’hui un centre de congrès et ne se visite pas (et les autres bâtiments sont occupés par les services administratifs de l’Université Marseille-Aix). Quant au jardin en lui-même, c’est essentiellement une grande pelouse. Par contre, de nombreux bancs face à la mer permettent d’admirer le Fort Saint Jean ainsi que les allers et venues des bateaux à l’entrée du port, et en particulier sur le chenal du Vieux Port.
Le Fort Saint Jean vu de la rive opposéeL’entrée du Vieux Port depuis les jardins du PharoRegarder les voiliers quitter tranquillement le Vieux Port
Nous avons passé un long moment assis au pied du palais du Pharo à profiter du point de vue, avant de repartir pour récupérer nos valises à l’hôtel et retourner à la gare prendre nos trains respectifs.
A noter : La ville n’a pas été un coup de cœur, en dépit de quelques belles découvertes. Je n’ai pas accroché à l’ambiance générale qui se dégageait des lieux que nous avons parcouru. Si je retourne à Marseille, je pense que j’essaierai de visiter des quartiers moins urbains, d’aller sur les îles du Frioul ou dans les calanques. Notre timing un peu serré ne me l’a pas permis cette fois.
Quelques informations pratiques
Ce que j’ai visité à Marseille
Notre dame de la Garde
Si vous souhaitez vous rendre à Notre Dame de la Garde, je vous conseille d’y aller en transports en commun (bus 60 direct depuis le Vieux Port et le MUCEM). Les parkings sont limités en haut et le trajet impose de se faufiler dans les petites rues de la colline. Il est possible de valider un trajet directement dans le bus avec une carte bancaire (un seul voyageur par carte bancaire), d’acheter un ticket avant de monter dans le bus (distributeurs automatiques) ou au conducteur (un peu plus cher).
L’accès au Fort Saint Jean, aux jardins et à la terrasse du MUCEM sont libres.
Le billet du MUCEM donne accès à l’ensemble des expositions, permanentes et temporaires. Il y a plusieurs points de billetterie, dans le bâtiment J4 mais aussi dans le Fort Saint Jean, à côté des différentes entrées. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du MUCEM.
Le site internet du MUCEM indique une durée de visite estimée pour chaque exposition. Elle est cohérente avec le temps que nous y avons passé.
L’exposition En Piste ! est présentée jusqu’au 12 mai 2025.
Les expositions Méditerranées et Populaire ? sont annoncées jusqu’au 31 décembre 2026.
L’impressionnante façade fortifiée de l’abbaye Saint Victor, l’une des plus anciennes de France
L’abbaye Saint Victor
Nous avions repéré la façade fortifiée de l’abbaye Saint Victor depuis le Fort Saint Jean et envisagions de la visiter. Cela aura été le plus grand loupé de ce week-end, comme vous pouvez le lire plus haut. Donc, si vous envisagez de découvrir l’abbaye Saint Victor : renseignez-vous sur les horaires des messes et célébrations !
Où j’ai dormi et mangé à Marseille
Nous avions posé nos valises à l’hôtel Marsiho. Situé à une dizaine de minutes à pied de la gare de Marseille Saint Charles et du Vieux Port, c’était idéal pour pouvoir se déplacer aisément. Bien que situé sur le cours Belsunce, une rue très passante et bruyante en journée, nous n’avons pas eu de souci de bruits indésirables durant la nuit. L’accueil était vraiment très agréable, et le petit déjeuner varié.
Pour nous retrouver à côté de la gare et déjeuner avant de repartir, nous sommes allés au Café l’Ecomotive (2 place des Marseillaises, 1er arrondissement), situé au pied des escaliers de la gare Saint Charles. Cette cantine sans chichi propose une cuisine bio, locale et de saison, ainsi qu’un choix de boissons chaudes et froides et de petits grignotages. C’est l’endroit idéal pour attendre son train, sans l’agitation de la gare.
Pour le goûter, nous avons fait une pause dans la librairie / salon de thé Cup of Tea (1 rue Caisserie, 2e arrondissement), au pied du quartier du Panier. L’établissement propose une cinquantaine de thés, servis en théières de 60 cl, et une sélection de tartes maison. Les tables sont installées entre les étagères de livres pour une ambiance vraiment très cosy.
Pour le diner, nous avons découvert le restaurant TOMA(19 rue Fortia, 1er arrondissement). Dans un cadre chic et moderne, nous avons dégusté une cuisine inventive, pointue et raffinée. J’ai apprécié le concept des petites assiettes à cumuler selon les envies (entrée, viande, produit de la mer, légumes, dessert). Dire que nous nous sommes régalés est un euphémisme. Le restaurant est ouvert depuis quelques mois seulement, mais il a déjà tout d’un grand !
Ce que j’ai rapporté de Marseille
Si je rapporte systématiquement un magnet de mes voyages, proches ou lointains, j’aime aussi revenir avec quelques spécialités locales ou produits artisanaux. Voici donc mes choix à rapporter de la cité phocéenne.
Forcément quand on dit Marseille, on pense savon. Il existe beaucoup de boutiques vendant du savon dans la ville, surtout dans les quartiers touristiques. Je dois avouer que vivant aux portes de la Provence, je trouve aussi des boutiques de savons de Marseille à côté de chez moi. J’avais donc envie de trouver un vrai savonnier marseillais. C’est grâce à l’hôtel (et aux petits savons de bienvenue qu’ils nous ont offert) que j’ai découvert la savonnerie de la Licorne . La fabrique artisanale de savons a reçu le label Entreprise du Patrimoine Vivant, et a son atelier de fabrication à Marseille même. Nous nous sommes arrêtés à la boutique située à côté de la Criée, sur le Vieux Port. Nous n’avons pas eu le temps de visiter le musée du savon de Marseille qui a l’air intéressant si on désire en apprendre plus sur ce produit ancestral.
Côté gourmandises, les navettes de Marseille, ces biscuits secs parfumés à la fleur d’oranger, font aussi partie des incontournables. Plusieurs boulangers et biscuiteries en proposent. Pour ma part, je suis allée au Four des Navettes, juste derrière l’abbaye Saint Victor. La recette est inchangée depuis le XVIIIe siècle quand les navettes permettaient de rassasier les pèlerins qui arrivaient à l’abbaye.
La boutique du Four des Navettes a des airs de boulangerie un peu désuète
Depuis la rentrée, j’ai eu plusieurs occasions d’aller à Lyon. Depuis que je n’y vais plus quotidiennement pour le travail, j’y vais quelquefois le week-end pour profiter de la ville. En septembre, j’ai ainsi passé une journée en famille où nous avons fait une grande balade de la Presqu’île jusqu’à Fourvière et une journée entre amis où nous sommes allés à la découverte de la Croix Rousse depuis Perrache. Et en octobre, j’ai enfin pris le temps de découvrir le Musée des Confluences. Si vous cherchez des idées pour découvrir Lyon, j’en ai donc quelques-unes à vous proposer.
Lyon, vue depuis Fourvière. On remarque la cathédrale Saint Jean au premier plan, et la place Bellecour sur la droite.
Autour de la colline de Fourvière
Pour cette balade à la découverte de la colline de Fourvière, nous sommes partis de la Presqu’île où nous avions déjeuné et avons traversé la Saône, profitant de la vue sur le quartier Saint Georges. J’étais accompagnée de Mr 1er, rentré la veille du Canada, et de Melle 3e qui s’apprêtait à faire sa rentrée le lendemain. Nous avons donc choisi de ménager tout le monde et d’emprunter la ficelle, le funiculaire qui monte depuis le Vieux Lyon jusqu’au pied de la basilique Notre-Dame de Fourvière. Mais il est tout à fait possible de monter à pied par l’une des rues pentues ou des escaliers qui partent à l’assaut de la colline. Vous pouvez par exemple passer par les Jardins du Rosaire ou la montée du Gourguillon que j’aime beaucoup.
Le quartier Saint Georges depuis le pont sur la SaôneLa basilique de Fourvière et la cathédrale Saint Jean depuis les quais de Saône, côté Presqu’île
La majestueuse basilique Notre-Dame de Fourvière
Je pense que cela faisait plus de 10 ans que je n’étais pas entrée dans la basilique de Fourvière. Comme je n’y vais pas souvent, je la redécouvre complètement à chaque fois. Sitôt les lourdes portes sculptées passées, on pénètre dans un décor extrêmement riche de mosaïques. Sur les murs et les plafonds, les tesselles racontent des histoires et reflètent les lueurs des bougies. D’un côté, les scènes racontent la relation de Marie à la France et de l’autre le rapport de Marie à l’Eglise. On est forcément impressionné par la richesse et la majesté des décors.
Les portes de la basilique sont ornées de lions monumentauxLa richesse des mosaïques de la basilique s’étale littéralement du sol au plafond
Mais la basilique de Fourvière cache une seconde église. Sous l’église haute, une crypte aux dimensions tout aussi impressionnantes que celles de l’église principale accueille dans une semi pénombre les Vierges du monde entier. Son décor est nettement plus sobre. Dédiée à Saint Joseph, elle avait été pensée pour être l’entrée du sanctuaire, le pèlerin devant prier Joseph avant d’aller vers Marie, de l’obscurité vers la lumière.
Au fond de la crypte, l’autel dédié à Saint Joseph
Le parc des hauteurs, ceinture verte de la colline
Après la visite de la basilique, nous avons pris longuement le temps d’admirer la vue sur la ville depuis la terrasse panoramique et de chercher à retrouver « vu d’en haut », les lieux que nous connaissons. Puis, nous sommes partis en direction de la tour métallique (que certains appellent Tour Eiffel lyonnaise alors qu’il n’y a aucun lien avec le célèbre ingénieur). Au pied de celle-ci, nous avons passé le grand portail qui mène à la passerelle des Quatre Vents. J’avais découvert cette passerelle et sa jolie vue sur la basilique un peu par hasard lors de mon tout premier séjour lyonnais en 1996. Elle était le premier maillon du parc des hauteurs : un cheminement piéton qui fait le tour de la colline. La balade suit à cet endroit le trajet d’une ancienne voie de tramway qui permettait de relier le cimetière de Loyasse à Saint Paul, dans le Vieux Lyon. La promenade longe les jardins de plusieurs couvents et monastères (n’oublions pas que Fourvière est la colline qui prie), et passe en surplomb de l’ancienne piste de ski de la Sarra. On rejoint ensuite les jardins de la Visitation, pour continuer notre balade au vert.
Balade au parc des hauteurs. Faire cette photo m’a amusée car j’en avais fait plusieurs très similaires l’été précédent tout au long de notre voyage au Canada .
Lugdunum, vestiges de la cité gallo-romaine
Avant d’entrer dans les jardins de la Visitation, nous avons fait un léger crochet pour aller jeter un œil aux vestiges de l’aqueduc du Gier. Cet aqueduc servait à alimenter Lyon en eau à l’époque gallo-romaine en captant les eaux du Gier. Construit vraisemblablement sous l’empereur Trajan, peut-être achevé sous Hadrien, l’ouvrage était long de 85 kilomètres et présentait de nombreux aménagements d’envergure. Aujourd’hui, il reste certains de ces aménagements dont un pont-siphon et de nombreuses arches disséminées dans la campagne des Monts du Lyonnais, dont les 72 arches à la sortie du village de Chaponost. Sur Fourvière, on approche de la fin du parcours de l’aqueduc et quelques piles, à moitié englouties dans les constructions environnantes, sont encore visibles.
Vestiges lyonnais de l’aqueduc du Gier
Nous ressortons à l’autre bout des jardins de la Visitation, entrant sur le site des théâtres gallo-romains de Fourvière par un petit chemin boisé. De là, nous dominons à la fois le grand théâtre et l’odéon (un théâtre de plus petite dimension, qui servait aux orateurs). Nous descendons entre les deux monuments, jusqu’à gagner le pavage d’une ancienne voie romaine.
Vue sur le théâtre gallo-romain de Fourvière. Il est utilisé chaque année à la belle saison pour le festival de Fourvière. Sur la droite au milieu, on devine l’une des fenêtres du musée Lugdunum, semi-enterré et qui abrite les collections archéologiques de la ville.
Flânerie dans le Vieux Lyon
Pour redescendre vers les quais et la Presqu’île, nous avons emprunté la montée du Chemin Neuf. Nous avons profité d’une pause au jardin du belvédère pour admirer la vue sur la cathédrale Saint Jean, juste en contrebas. Nous avons ensuite flâné un peu dans le Vieux Lyon, jetant un œil aux devantures des boutiques, faisant quelques achats. Nous avons fini par aller prendre le goûter sur la Presqu’île chez Loutsa, un torréfacteur qui propose quelques gourmandises, avant de prendre le métro pour rejoindre la gare Part Dieu et attraper le train du retour.
Vue sur la cathédrale Saint Jean depuis la montée du Chemin Neuf
A pied, de Perrache à la Croix Rousse
Une autre fois, j’ai profité de la présence de Delphine, une copine à Lyon pour l’y rejoindre avec Charles, un autre de nos copains. Delphine ne connaissait pas du tout la ville et Charles, lyonnais pur souche, avait concocté un programme de découverte sur 2 jours. Je ne pouvais me joindre à eux que le samedi et le programme était de découvrir la Croix Rousse à partir de la place Bellecour, puis de rejoindre Confluence. Comme j’arrivais à la gare de Perrache et que j’étais un peu en avance, j’ai rejoint le lieu de rendez-vous place Bellecour à pied.
La République, sur la place Carnot, en sortant de la gare de Perrache
Balade sur la Presqu’île
Avant de retrouver Delphine et Charles, j’ai commencé par rejoindre le quartier d’Ainay. Cela faisait très longtemps que je n’étais pas allée dans ce coin de Lyon. Autour de la basilique romane Saint Martin d’Ainay, les nombreux immeubles bourgeois datent essentiellement du XIXe siècle quand le quartier est devenu un lieu de résidence privilégié de la grande bourgeoisie lyonnaise. L’église était malheureusement fermée lors de mon passage et j’ai une nouvelle fois regretté de ne pas pouvoir y entrer.
La place devant la basilique d’Ainay
Après nous être retrouvés, nous avons décidé d’un saut au passage de l’Argue pour acheter des parapluies. En effet, la pluie avait décidé de s’inviter à nos retrouvailles, et nous étions 2 sur 3 à ne pas l’avoir prévue. Comme toute notre journée était prévue à pied dans les rues de la Capitale des Gaules, il était impératif de trouver l’équipement adéquat. Nous avons ensuite parcouru les lieux les plus emblématiques de la Presqu’île pour les faire découvrir à Delphine qui n’était jamais venue. Au programme : la place des Jacobins avec sa fontaine, la place des Célestins avec le théâtre et le parking, l’opéra, la place des Terreaux avec la fontaine Bartholdi et l’hôtel de ville…
Le théâtre des Célestins et au premier plan à gauche la lunette qui permet de jeter un œil au miroir tournant du parking souterrain, sans doute l’un des plus beaux parkings que je connaisseLa fontaine des JacobinsL’opéra de Lyon et son agrandissement par Jean NouvelL’arrière de l’hôtel de ville, au pied de l’opéra
Montée sur la Croix Rousse
Depuis la place des Terreaux, nous avons commencé à partir à l’assaut de la colline de la Croix Rousse. Sur les pentes, les immeubles aux hauts plafonds étaient les habitations et ateliers des canuts. Dans chaque appartement, un métier à tisser Jacquard était installé, permettant à l’ouvrier de travailler au tissage des soieries qui ont fait la réputation de Lyon. Ce quartier est, à l’instar du Vieux Lyon, parcouru de traboules qui permettent de traverser les immeubles. Nous avons emprunté l’une des plus célèbres, qui mène à la Cour des Voraces. Elle doit son nom au groupe de canuts à l’origine de plusieurs révoltes ouvrières au cours du XIXe siècle et qui avaient le siège de leur association à cet endroit. Presqu’en ruines, bordées d’immeubles insalubres dans les années 1980, elle a fait l’objet d’une rénovation et d’une remise en état des appartements dans les années 1990 alors que le quartier était encore populaire.
Immeubles des pentes de la Croix RousseL’impressionnant escalier de la Cour des Voraces
Nous avons ensuite continué notre ascension en direction de la place des Tapis et du mur des Canuts. Cette fresque monumentale est la plus grande d’Europe et représente la vie du quartier. Sa première version date de 1987. Elle a été actualisée une première fois en 1997 puis en 2013 afin de coller aux évolutions de la société et de la configuration du quartier. Celui-ci a connu une phase de gentrification importante depuis le début des années 2000. Ancien quartier populaire, les pentes de la Croix Rousse ont vu la proportion de cadres y habitant augmenter de façon significative (presque 2 fois plus que sur le reste de la ville). L’installation de couples et de jeunes familles avec un pouvoir d’achat plus élevé s’est accélérée et la physionomie du quartier a changé en conséquence. On peut ainsi noter un nombre grandissant de friperies, boutiques à vocation culturelle ou encore de coffee shops tendance.
La fresque des canuts
Cela se ressent également dans la présence notable de street-art un peu partout sur les pentes de la Croix Rousse. De nombreux collages et graffiti continuent à envahir les murs. Les escaliers, très nombreux sur les pentes, se parent de couleurs. Ce quartier est devenu à la mode alors qu’il avait mauvaise réputation il y a une trentaine d’années. Je me souviens de la première fois où je suis venue à Lyon en 1996 (pour y faire un stage de 2 mois) : mes collègues m’avaient déconseillé d’aller sur les pentes avec ce commentaire « ça craint ! ». Décidément, les choses ont bien changé depuis.
Les pentes, ce sont des escaliers un peu partout !Et quand on se retourne, on peut avoir de jolis points de vue sur la ville, même un jour de pluieEscalier coloré de la montée des CarmélitesL’escalier Prunelle est le premier à avoir pris des couleurs dans le quartier, en 2015
Après cette balade croix-roussienne, nous sommes revenus sur la Presqu’île pour déjeuner rue Mercière (une rue bordée de restaurants) avant de revenir à pied vers Perrache. Delphine et Charles ont continué jusqu’à la Confluence pendant que je reprenais le train pour rentrer chez moi.
Le musée des Confluences
C’est ainsi que je me suis souvenue que je n’étais encore jamais allée au Musée des Confluences. Peu après, avec Mr 1er et Mr 2e, nous sommes montés à Lyon un dimanche pour déjeuner avec Melle 3e (qui y étudie depuis la rentrée). Comme eux non plus n’y étaient jamais allés, nous avons donc décidé d’aller découvrir le musée en famille. Bien sûr, je connaissais déjà le bâtiment que l’on ne peut pas manquer quand on arrive à Lyon depuis le sud par l’A7 en direction du tunnel de Fourvière. Je l’apercevais aussi régulièrement depuis le train en quittant la gare de Perrache. De près, le bâtiment conçu par l’agence d’architecture Coop Himmelb(l)au ne déçoit pas. Son allure de gros cristal fonctionne bien, et quand on le contourne, on découvre le bassin au dessus duquel il est construit, allusion à la confluence du Rhône et de la Saône toute proche. Je découvrais d’ailleurs aussi la Confluence côté terre après l’avoir découverte il y a un an côté fleuve lors d’une sortie en kayak.
Le bâtiment en forme de cristalUn bassin sous le muséela Confluence, côté terre
A l’intérieur, les zones de circulation, hyper lumineuses, contrastent avec les salles d’exposition aux murs peints en noir. Nous avons essentiellement visité les collections permanentes. Plusieurs immenses thématiques interrogent le monde. La salle des Origines mêle les squelettes de dinosaures et autres fossiles aux mythologies asiatiques, aborigènes et inuit. La salle Espèces s’attache au vivent qu’il soit imaginaire ou réel, entre Sphinx et animaux empaillés. La salle Sociétés porte le regard sur la création technique humaine des origines à nos jours, la mettant en parallèle des ressources naturelles. La salle Eternités s’intéresse au rapport à la mort dans différentes civilisations. Si l’ensemble des artefacts présentés est de qualité, j’ai parfois eu du mal avec les choix de scénographie et de mise en résonnance des objets. Et si la mise en lumière est très bien réalisée, j’ai trouvé que les outils de médiation étaient parfois un peu « légers » et manquant de consistance et j’ai eu du mal à trouver la cohérence scientifique dans le propos tenu (changement de paradigme dans une même salle ou dans une même exposition, sans explication). Sans aucun doute, c’est un musée qui gagne à être visité accompagné d’un médiateur.
papillons et coléoptères – une de mes scénographies préférées dans le muséesculpture du Nunavut, qui nous a rappelé la visite du Musée de l’Histoire du Canadaquelques squelettes de dinosaures, là aussi clin d’œil aux musées canadiensle genre de mise en résonnance qui m’a laissée perplexe : poteries antiques et accélérateur de particulesJeu de miroir pour le SphinxJeu de rayures pour le tigre
Lyon – Rhône – septembre/octobre 2024
(*) Le musée des Confluences propose une exposition permanente et plusieurs expositions temporaires en parallèle. Un arrêt de tramway « Musée des Confluences » se situe pile devant le musée : le trajet est direct depuis les gares de Perrache et de Part Dieu. Les conditions de visite sont à retrouver sur le site du Musée des Confluences.
Ce n’est pas un scoop : quand je vais en Bretagne, je vais souvent au Mont Saint Michel. Attention toutefois, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je sais que le Mont Saint Michel est une commune de la Manche, en Normandie. Cependant, « ma » Bretagne n’est qu’à quelques kilomètres de la Normandie et le Mont a fait partie de mon paysage courant tout au long de mon enfance et de mon adolescence. (J’ai même fait une de mes premières leçons d’auto-école sur la digue-route en plein été !) Depuis, chaque fois que je retourne dans la maison de mes parents, je fais un saut au Mont Saint Michel ou dans ses environs. Généralement, l’été, j’évite d’aller dans le Mont et comme j’y étais déjà allée en décembre avec Melle 3e, je ne pensais pas y retourner. C’était sans compter sur la force de persuasion de Melle 3e et de sa cousine (qui, venant des Etats-Unis, a aussi moins l’occasion de visiter les lieux).
ce que l’on ne voit pas sur la photo : la foule au pied du Mont Saint Michel
Braver la foule dans le Mont Saint Michel
Toutes les 2 ont donc réussi à me convaincre de passer un après-midi au Mont Saint Michel. Je m’étais donc mentalement préparée à affronter la foule, dès l’entrée du parking. Je pense cependant que nous avons eu de la chance car s’il y avait beaucoup (vraiment beaucoup) de monde, c’était cependant « moins pire » que ce que j’avais anticipé. Nous avons donc facilement trouvé un stationnement, à proximité de la place des navettes, et nous n’avons pas eu à attendre du tout pour monter dans un des petits bus de la ligne Le Passeur.
En arrivant au Mont Saint Michel
Malgré tout, il y avait foule dans la Grand Rue et sur les remparts. Nous avons tout de même monté l’ensemble de la rue avant de revenir par le chemin de ronde. Après quelques achats de souvenirs dans une des boutiques, nous avons cependant renoncé à prolonger notre balade à l’intérieur du Mont Saint Michel, et cherché à échapper un peu à l’effervescence ambiante.
un coup d’œil à l’abbaye où nous n’irons pas cette foisChaque fois, j’ai l’impression que les façades sont plus jolies que la fois précédenteLe long des remparts
Trouver le calme à l’extérieur
Pour glaner un peu de calme, et comme la marée était basse (et pour un moment encore compte tenu de l’horaire de la prochaine marée haute), Melle 3e a suggéré de faire le grand tour du rocher par l’extérieur. C’était une bonne idée car cela faisait longtemps que nous n’avions pas pu le faire (essentiellement pour cause de marée trop haute lors de nos passages). Nous sommes donc parties par la porte des Fanils en direction de la chapelle Saint Aubert. Le Couesnon passe maintenant beaucoup plus proche du Mont Saint Michel que lorsque j’étais enfant, et le fleuve vient lécher le pied de la petite chapelle.
La chapelle Saint Aubert se situe à l’extérieur du Mont Saint Michel
C’est là que nous avons eu beaucoup de chance. En effet, nous avons assez rapidement repéré un point sombre se déplaçant dans l’eau. En le regardant avec attention, nous avons identifié qu’il s’agissait d’un phoque. Il est sorti et rentré dans l’eau à plusieurs reprises, prenant parfois la pause sur la rive opposée du Couesnon. Si la présence de phoques dans la baie du Mont Saint Michel est avérée depuis longtemps et que j’avais déjà eu l’occasion d’observer leurs traces sur le sable humide, c’était la première fois que j’en voyais un. Et j’étais vraiment contente de cette « rencontre » fortuite.
Le phoque qui s’amusait dans l’eau, sort de la rivière pour se reposer un moment sur le sableJe n’avais pas un zoom très puissant, la photo manque donc de précision mais je suis surtout contente de l’observation que j’ai pu faire ce jour-là
J’ai eu du mal à me remettre en marche. Il a vraiment fallu que le phoque s’éloigne hors de vue pour que je reprenne la balade. Après avoir dépassé la chapelle Saint Aubert, on arrive à la partie la plus sauvage du Mont Saint Michel. Nous sommes côté mer et il n’y a que la forêt sur le rocher. En levant les yeux, on aperçoit le haut de la flèche de l’abbaye. Les promeneurs sont aussi plus rares sur ce terrain très caillouteux et sauvage. Par endroits, on pourrait presque se croire sur une île déserte et peu hospitalière. C’est mon côté préféré du Mont Saint Michel, celui que les touristes ne voient généralement pas, celui qui ne peut pas toujours être accédé, celui qui se mérite. En continuant à longer le rocher, on retrouve la civilisation : d’abord le petit édicule qui abrite la source qui alimentait en eau l’abbaye et le village au Moyen-Âge (en complément de citernes d’eau de pluie), puis le pied des remparts.
avez-vous repéré le phoque qui s’éloigne dans l’eau ?Au dessus de la forêt, on devine la Merveille, cet édifice gothique impressionnant . On notera en particulier les fenêtre élancées et rapprochées du réfectoire sur la gauche du bâtiment.L’édicule protégeant la source, au milieu du chaos des rochers Le côté sauvage du Mont Saint Michel, mon préféré…
Après cela, nous avons encore eu de la chance avec la navette puisque nous avons pu monter dans la première qui est arrivée après que nous ayons pris place dans la file d’attente. Malgré l’impression de foule, la fréquentation du lieu restait donc plutôt basse pour la saison. Comme nous étions en plein milieu des Jeux Olympiques, nous avons pensé que sans doute une partie des touristes étrangers qui ne voulaient pas venir aux JO n’étaient pas venus en France cette année.
Le Mont Saint Michel – Manche – août 2024
Petite note de sécurité : même au pied du Mont Saint Michel, on peut trouver des sables mouvants. De plus, le courant du Couesnon peut y être important (en particulier lors des lâchers d’eau du barrage) et le fleuve est très profond par endroits. Quant à la marée, elle est aussi piégeuse ici que dans le reste de la baie. En résumé : être au pied du Mont Saint Michel ne protège pas des dangers de la Baie. Aussi, il est extrêmement important de respecter les consignes de sécurité et de ne pas s’aventurer n’importe où seul. Il est impératif d’être accompagné par un guide pour traverser la baie ou se rapprocher de Tombelaine (où je rappelle qu’il est interdit de monter : c’est une réserve naturelle sauvage). Il ne faut en aucun cas tenter de traverser seul le Couesnon, ni même s’amuser à y patauger. On peut faire le tour du rocher sans risque à condition de justement rester sur le rocher; et de s’assurer que la marée ne viendra pas nous bloquer. Vérifier les horaires de la marée quand on décide d’aller se balader au pied du Mont Saint Michel ne doit pas être optionnel.
Avec Melle 3e, nous avons profité du pont de l’Ascension pour passer une journée à Lyon. Nous en parlions depuis un moment sans jamais trouver le temps dans nos plannings (chargés) respectifs. Nous avons finalement trouvé un créneau ce vendredi entre jours fériés et week-end. Nous avions en particulier envie de voir l’exposition du festival d’art AiRT de Famille, mais aussi de nous balader dans le Vieux Lyon ou au Parc de la Tête d’Or. Nous avons pris le train assez tôt le matin à Valence, et à notre arrivée à Lyon, nous sommes parties en direction des Terreaux pour prendre un café en terrasse au soleil. L’exposition que nous avions repérée n’ouvrant qu’une heure plus tard, nous avons décidé de traverser la Saône.
La monumentale fontaine Bartholdi sur la place des Terreaux
Flâner dans le Vieux Lyon
Nous sommes parties un peu au hasard des rues du Vieux Lyon. Nous n’avions rien de précis à y faire ou voir. Nous avons flâné, en admirant les façades Renaissance. Nous avons évoqué l’histoire du quartier et comment il a failli disparaître dans les années 1960 avant de devenir le premier secteur sauvegardé de France en 1964, puis d’être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998. Nous évitons au maximum la rue Saint Jean, prise d’assaut par les visiteurs. Nos pas nous mènent jusqu’au Musée Gadagne où nous regardons l’horloge sonner 11.00 et admirons la cour.
La cour du Musée Gadagne
Puis, nous allons jusqu’à la primatiale Saint Jean dans l’espoir de voir l’horloge astronomique, mais elle est actuellement en cours de restauration. Nous en profitons toutefois pour monter jeter un œil au trésor de la cathédrale, dont je ne connaissais pas l’existence. Tapisseries, marbres anciens finement sculptés, vêtement liturgiques lourdement brodés d’or et objets d’orfèvrerie réalisés entre le Moyen-Âge et le XIXe siècle y sont exposés. La pièce est petite mais néanmoins très intéressante. Après cette découverte, il est temps pour nous de déjeuner, et notre choix s’est porté sur Food Traboule, le food court du Vieux Lyon.
Dans la nef de la cathédrale Saint JeanDans la salle du trésor de la cathédrale
Profiter d’une exposition d’art
Après déjeuner, nous avons retraversé la Saône en direction des Terreaux pour découvrir l’exposition de la 3e édition du festival artistique AiRT de Famille. J’avais loupé les deux précédentes éditions et quand j’ai aperçu les premières photos de celle-ci sur les réseaux sociaux, j’avais noté dans mon agenda de prendre le temps d’aller à Lyon pour la voir. Cette année, cela se passe dans la Galerie des Terreaux, un ancien passage du XIXe siècle qui a abrité une galerie commerciale ensuite et est fermé depuis bientôt 30 ans. Je me souviens y avoir vu des expositions dans le cadre du off de la biennale d’art contemporain en 1997.
I close my eyes and use my recollection – par Mynah et Myeh – Festival AiRT de Famille 2024
Issus du programme d’incubation omart (un projet qui vise à rendre accessible à tous l’art et accompagner les artistes émergents lyonnais), une trentaine d’artistes participe à cet acte 3 du festival. Chacun a investi une pièce différente de la galerie et y a créé une œuvre en 3 dimensions. Ainsi, sur plus de 1000 mètres carrés, les scénographies immersives se succèdent (ce qui n’est pas sans nous rappeler les chambres de l’Hôtel 128 à Street Art City). On navigue d’un univers à l’autre au fil de l’ancienne galerie commerciale. Comme à chaque fois, certains univers nous interpellent, nous parlent tandis que d’autres nous laissent perplexes ou indifférents.
Pool land – par Dorothée Richard – Festival Airt de Famille 2024 J’ai particulièrement aimé l’utilisation complète de l’espace qui a été faite par l’artisteBienvenue en Oregon – par Nicolas Badout – Festival AiRT de Famille 2024 Coup de coeur pour l’immersion dans un décor de bande dessinée en noir et blancPapillon monarque – par Boun Ka – Festival AiRT de Famille 2024 Là aussi, une très belle utilisation de l’espace, entre chaos et structurationL’île de Siam – par Gaspard Mariotte – Festival AiRT de Famille 2024 Une plongée onirique dans un décor exotiqueL’île de Siam – par Gaspard Mariotte – Festival AiRT de Famille 2024 Il est possible de feuilleter le carnet de voyage de Gaspard Mariotte qui lui a inspiré cette mise en espace
Visiter le Musée des Beaux Arts
Après l’exposition, nous avons choisi de traverser la place des Terreaux pour explorer une autre facette de l’art : direction le Musée des Beaux Arts. Situé dans un ancien couvent, le palais Saint Pierre, le musée se déploie sur 2 étages entourant un joli petit jardin. Ce coin de verdure est un véritable havre de paix agrémenté de sculpture. Il suffit d’y pénétrer pour ne plus entendre les bruits de la ville qui l’entoure.
Dans le jardin du musée des Beaux Arts
L’ensemble est assez labyrinthique et s’il est possible de télécharger le plan (des QR Codes sont présents à cet effet un peu partout dans le musée), j’aurais aimé que de temps à autre, des panneaux indiquent sur un plan à quel endroit nous étions afin d’aider à se repérer. J’ai aussi moyennement aimé la muséographie de certaines salles. Entre les murs couleur « gris avec traces » et la rangée de trous à intervalles réguliers pour déplacer les cartels sous une verrière zénithale opacifiée par le temps et les dépôts, j’ai eu l’impression de me trouver sur un chantier inachevé. Dans d’autres salles, ce sont les éclairages qui m’ont un peu gâché l’expérience avec les grandes ombres portées qu’ils projetaient sur les tableaux exposés. Cependant, l’ancienne chapelle où sont présentées les sculptures permet d’en apprécier les détails, et d’autres salles jouent avec les perspectives pour mieux mettre les tableaux en valeur. Quoi qu’il en soit, les collections du musée par contre méritent largement qu’on s’y arrête. Que ce soit en sculpture ou en peinture, le musée propose au visiteur des œuvres à la fois d’artistes majeurs (Renoir, Pissaro, Gauguin, Manet, Monet, Degas, Rodin, Bourdelle, Maillol, Hubert Robert entre autres) ou plus locaux (dont Fantin-Latour, Alexandre Séon, Puvis de Chavanne ou encore Albert Gleizes).
Eurydice piquée sur les bords du Pénée– Jean-François Legendre-Héral (1822) – détailBeatrix par Joseph Fabisch (1854) – détail du drapé de la robeBeatrix par Joseph Fabisch (1854)Alignement de grands maîtresLe poème de l’âme. L’Idéal – Louis Janmot (1968) & perspectiveJeu de perspectivesCollections de peinture
Se mettre au vert au Parc de la Tête d’Or
Après ces découvertes artistiques (et un bon goûter sur les pentes de la Croix Rousse), nous avons eu envie de profiter du grand soleil pour faire un tour au Parc de la Tête d’Or, qui avec ses 105 hectares est l’un des plus vastes parcs urbains de France (à titre de comparaison, le parc Jouvet de Valence fait 7 hectares et celui du Thabor à Rennes 10 hectares). Nous avons donc pris le métro et fait quelques centaines de mètres à pied avant de franchir les grandes grilles. La chaleur du jour nous a fait éviter les serres (qui sont pourtant magnifiques). Nous nous sommes promenées dans les allées du jardin botanique et avons fait le tour de la roseraie historique. Nous souhaitions aller voir la grande roseraie et comptions pour cela traverser le lac par les îles mais des zones de travaux ne nous le permettaient pas. Compte tenu de la taille du lac (et des nombreux kilomètres déjà parcourus à pied), nous avons renoncé à en faire le tour. Nous avons donc flâné au bord de l’eau puis dans des allées à l’ombre avant de retourner au métro en direction de la gare pour prendre un train et rentrer à Valence.
Dans le jardin botaniqueDans la roseraie historiqueDans la roseraie historiqueDans la roseraie historiqueAu bord du lac
Lyon – Rhône – mai 2024
Informations pratiques & bonnes adresses :
Trésor de la cathédrale Saint Jean – place Saint Jean, Lyon 5e (Vieux Lyon) – accès par un escalier donnant à droite de l’entrée de l’église – gratuit
Food Traboule – 22 rue du Boeuf, Lyon 5e (Vieux Lyon) – réservation conseillée, sinon, il est préférable d’arriver en tout début de service. Edit du 07/03/2025 : Food Traboule a définitivement fermé ses portes début 2025.
AiRT de Famille, acte 3 – galerie des Terreaux, entrée par la rue Lanterne, Lyon 1er – jusqu’au 21 juin 2024 – payant
A chacun sa tasse – 2 rue du Griffon, Lyon 1er (pentes de la Croix Rousse) – l’endroit idéal pour un goûter avec un joli choix de boissons et pâtisseries maison
Parc de la Tête d’Or – plusieurs entrées possibles dont la porte du Lycée avenue Verguin, la porte de la Tête d’Or avenue des Belges et la porte des Enfants du Rhône place du Général Leclerc – Lyon 6e – gratuit
Si vous voulez d’autres idées pour un séjour à Lyon, je vous propose :
un tour à Lugdunum, les ruines gallo-romaines de la colline de Fourvière
la biennale d’art contemporain, dont la prochaine édition aura lieu du 21 septembre 2024 au 5 janvier 2025 (et dont j’espère bien avoir l’occasion de vous reparler cet automne)
l’un des nombreux musées de la ville, comme par exemple le Musée d’Art Contemporain ou celui des Confluences
un repas dans un bouchon pour découvrir les plats typiquement lyonnais
un tour aux Halles de Lyon pour faire vos provisions chez les meilleurs artisans de bouche de la ville
Courant avril, je suis allée passer un week-end à Paris. Si le but était avant tout de retrouver des copains et de passer des moments ensemble, j’en ai aussi profité pour me balader et faire quelques découvertes. Celles-ci se trouvent majoritairement dans les quartiers du Marais et du Père Lachaise. En effet, mon hôtel était situé à côté de la gare de Lyon pour des questions de praticité (y allant en train et arrivant à gare de Lyon, j’ai naturellement choisi un hôtel à proximité afin de pouvoir laisser ma valise à la bagagerie de celui-ci avant le check-in/après le check-out). De plus, des travaux sur le métro généraient des fermetures sur plusieurs lignes, rendant complexe le changement de quartier.
Place de la Bastille
Autour du Marais
Flâner sur le port de l’Arsenal
Les deux matins où j’étais à Paris, j’ai débuté ma journée par un tour sur le port de l’Arsenal jusqu’à Bastille, en attendant l’heure de retrouver les copains. Je vous avais déjà parlé de ce lieu lors d’un de mes précédents séjours parisiens. Je l’avais découvert par hasard il y a une dizaine d’années alors que je me promenais dans les environs de la gare de Lyon en attendant mon train. J’aime son ambiance de petit port de plaisance coincé entre les immeubles. Il est bordé d’un jardin, rendant la promenade encore plus agréable. Tôt le matin, les quais du port de l’Arsenal ne sont fréquentés que par quelques joggers et le calme y est appréciable.
Sur les quais du port de l’ArsenalNous sommes entre la Seine et la place de la BastilleBastille / Perspective
Se balader dans les rues du Marais
De la place de la Bastille, j’ai gagné le quartier du Marais. Là encore, c’est un quartier où j’aime bien prendre le temps de flâner. Les rues sont bordées d’anciens hôtels particuliers. De nombreuses façades sont superbes, et des petits jardins se cachent entre les bâtiments. C’est aussi un bel endroit pour faire du shopping alors que de nombreuses marques et concepts stores pointus ont investi les boutiques du quartier ces dernières années. Et bien sûr, j’en ai profité pour aller voir la place des Vosges, ma place parisienne préférée avec la régularité de ses façades de briques et pierre blanche, le charmant jardin qui en occupe le centre et les arcades qui la bordent. J’ai pu en profiter tôt le samedi matin, alors qu’elle était encore déserte, et c’était magique !
Tôt le matin, dans les rues du MaraisSous les arcades de la place des VosgesDébut de journée sur la place des VosgesStrates de couleurs : toits gris/façades rouges et blanches/ feuillage vertNi les touristes ni les habitants du quartier n’ont encore investi les allées du squareFaire une pause dans le jardin de l’Hôtel de LamoignonDans le jardin à la française de l’Hôtel de Sens
Découvrir des musées
Vous l’avez sans doute remarqué : j’aime bien explorer les musées et les expositions. Et ce n’est pas ce qui manque à Paris. Il est vraiment possible de trouver des propositions culturelles pour tous les goûts. Le quartier du Marais regorge de galeries (j’ai jeté un œil à certaines en passant devant mais j’étais trop matinale pour qu’elles soient ouvertes) et de musées. J’ai visité trois musées le dimanche, presque par hasard.
La maison de Victor Hugo
La maison (ou plutôt l’appartement) de Victor Hugo situé place des Vosges faisait déjà partie de mes envies lorsque j’étais venue à Paris avec Melle 3e en octobre 2022. Notre timing n’était pas bon (nous étions trop matinales) et avions finalement rejoint l’Île de la Cité pour visiter la Conciergerie et la Sainte Chapelle. Si le samedi matin, j’étais très tôt sur la place des Vosges, j’y suis repassée en milieu de matinée le dimanche en attendant de retrouver une amie pour le déjeuner. J’en ai donc profité pour entrer dans l’intimité de l’écrivain.
Situé dans l’appartement où Victor Hugo a vécu sur la place des Vosges, le musée n’est pas très grand. Il permet toutefois de découvrir des œuvres en rapport avec les écrits de Hugo, ainsi que des dessins qu’il a lui même faits. Par ailleurs, certaines pièces ont été reconstituées avec des décors issus d’autres lieux où l’auteur à vécu, que ce soit à Paris ou lors de ses années d’exil à Guernesey. Si ce musée ne mérite pas de se déplacer spécialement, il est intéressant de s’y arrêter si on passe dans le quartier.
L’appartement de Victor Hugo est situé au 2e étageLe décor de la pièce provient de la maison de Victor Hugo à Guernesey
Le Musée des Archives Nationales
En début d’après-midi, alors que nous nous promenions avec une copine dans le Marais, c’est l’imminence d’une averse qui nous a décidées à aller faire un tour au Musée des Archives Nationales. Situé dans un superbe hôtel particulier, cet ancien lieu de stockage des archives du pays présente dorénavant des expositions temporaires et la possibilité d’admirer quelques décors du XVIIIe siècle. Lors de notre passage, le rez-de-chaussée était en partie consacré au discours de Simone Veil à l’assemblée nationale en 1973, présentant les minutes des débats ainsi que le texte lu par la députée. A l’étage, l’exposition principale était « Sacrilège ! L’État, les religions et le sacré, de l’Antiquité à nos jours« . Elle permet à travers de nombreux documents d’aborder la dimension politique du sacrilège, et replace cette notion au fil du temps, jusqu’à nos jours.
Cour d’honneur de l’Hôtel de Soubise, qui abrite le Musée des Archives NationalesLa colonnade de la cour d’honneur de l’Hôtel de SoubiseManuscrit médiévalL’archivage du fil du tempsLes somptueux décors XVIIIe siècle de l’Hôtel de Soubise
Le Musée Carnavalet
Après la visite au Musée des Archives Nationales, la copine avec qui j’étais m’a laissé continuer seule mes explorations car elle avait un rendez-vous. J’ai donc fait un tour au Musée Carnavalet qui retrace l’histoire de Paris à travers de très nombreux artefacts. Je commençais à être déjà bien fatiguée de mon week-end, et en ce dimanche après-midi à la météo mitigée, il y avait foule dans les différentes salles. Je n’ai donc pas su apprécier les richesses du Musée Carnavalet à leur juste valeur. J’ai donc noté qu’il serait intéressant d’y retourner car ce que j’en ai vu donne envie de l’explorer plus. Il comporte entre autres une très belle collection d’enseignes et plaques de rue anciennes ainsi que de nombreux décors complets issus d’hôtels particuliers depuis détruits ou d’anciennes boutiques (dont la bijouterie Fouquet dont le décor avait été entièrement conçu par Alphonse Mucha).
La cour d’honneur du Musée Carnavalet dans l’Hôtel des Ligneris avec sa statue de Louis XIVPendule et décor du XVIIIe siècleLe cabinet de l’Hôtel Colbert de Villacerf, un exemple de boiseries du XVIIe siècleEscalier d’honneur de l’Hôtel Le Pelletier de Saint Fargeau
Traverser la Seine pour gagner l’Île Saint Louis
En me promenant dans le Marais, mes pas m’ont menée jusqu’en bord de Seine. J’ai eu envie de traverser le pont qui me faisait face pour gagner l’Île Saint Louis. J’ai toujours eu un faible pour cette île, moins fréquentée et moins touristique que sa voisine l’Île de la Cité. Les beaux hôtels particuliers se succèdent le long des quelques rues de l’île. Je longe un peu les quais. L’ambiance est printanière. Puis, je gagne le cœur de l’île avec la longue rue qui la traverse sur toute sa longueur. Au passage, avant de regagner la rive droite et le Marais, je jette un œil à Notre-Dame. (La dernière fois que j’étais venue de ce côté, sur ce pont entre les deux îles, c’était le lendemain de l’incendie du 15 avril 2019. J’étais en déplacement professionnel à Paris, et il fallait que j’aille la voir, essentiellement pour réaliser ce qui s’était passé.)
Direction l’Île Saint Louis par le pont MarieLe charme des rues transversalesJ’ai regretté de ne pas être au moment où cette glycine gigantesque est fleurieUn coup d’œil au chantier de Notre Dame. La cathédrale a de nouveau une flèche.Quais de Seine
Autour du Père Lachaise
Plonger dans les œuvres d’art à l’Atelier des Lumières
C’est une de mes copines qui avait lancé l’idée de l’Atelier des Lumières. J’étais curieuse depuis un moment de vivre ce type d’expérience (cela fait des années que je me dis qu’il faudrait que j’aille aux Carrières de Lumière aux Baux de Provence d’ailleurs). Nous avions pris nos billets en ligne et n’avons pas eu à attendre pour entrer. Une fois les portes passées, le visiteur est plongé littéralement au cœur des œuvres projetées sur presque toutes les surfaces du bâtiment (qui est une ancienne fonderie). Nous y allions pour le spectacle sur l’Egypte des Pharaons, mais nous avons aussi vu celui sur les peintres orientalistes du XIXe siècle. Ce second programme semble faire débat sur les réseaux sociaux, accusé de manquer de contextualisation et de véhiculer une image erronée du monde Arabe, et en particulier des femmes.
Les peintures de l’Egypte antique s’animent sur les murs de l’Atelier des Lumières
Il faut dire que la rhétorique marketing du lieu annonce cela comme des « expositions ». Or à mon sens, l’Atelier des Lumières n’est ni un musée ni une exposition. Il est dommage donc d’appeler « expositions » les spectacles qui se jouent dans la halle de l’atelier (cela créé visiblement des attentes qui ne sont donc pas satisfaites, et en effet les œuvres utilisées sont peu voire pas du tout contextualisées). C’est une expérience immersive qui s’appuie sur des œuvres d’art pour les détourner en spectacle numérique (comme cela peut être fait aussi lors de projections monumentales de la Région des Lumières en Auvergne-Rhône-Alpes, par exemple à Valence, à Romans ou au Puy en Velay, ou encore au Mont Saint Michel ou à Bourges lors des parcours nocturnes estivaux). En choisissant de se positionner à tel endroit, de déambuler ou de rester statique, le spectateur devient acteur de son expérience de l’espace et du temps durant les projections. Il ne faut pas venir à l’Atelier des Lumières pour apprendre. Il faut y aller comme on va dans un parc d’attraction ou comme on va voir un bon spectacle : pour passer un bon moment.
En immersion complète dans les images
Parcourir les allées du cimetière
Après l’expérience son et lumière dans l’Atelier des Lumières, nous avons cherché un peu de calme. Pour cela, nous avons pris la direction du cimetière du Père Lachaise tout proche. Les cimetières me fascinent et les vieux cimetières encore plus. Celui du Père Lachaise a été créé au tout début du XIXe siècle et son plan a été imaginé par l’architecte Brongniart. Il n’a toutefois pas beaucoup de succès les premières années et il faudra que le préfet de Paris y fasse transférer Héloïse et Abélard, Molière ainsi que La Fontaine. Le cimetière gagne ainsi ses lettres de noblesse et doit être agrandi. En une cinquantaine d’années, il passe ainsi d’à peine 18 hectares à presque 44. Il comporte aujourd’hui environ 70 000 sépultures.
Les allées sont bordées de chapelles funéraires du XIXe siècle
Nous avons déambulé au fil des allées, sans but précis, sans chercher à voir de tombe en particulier. Nous sommes impressionnés par la densité des sépultures, et par l’esthétisme de certaines. Nous avons tout de même croisé la tombe de Jim Morrison. Nous avons surtout profité du calme de cet écrin de verdure. Là, les bruits de la ville semblent ne plus exister. Le vent secoue les feuilles des arbres. Les oiseaux chantent. Des chats se prélassent. Le cimetière fourmille de vie et de biodiversité. En nous éloignant des grandes allées pavées, nous entrons dans un autre monde où le temps semble suspendu et où la végétation pare les tombeaux. Le retour à réalité du monde en passant le grand portail du cimetière est plutôt brutale d’ailleurs.
Prendre les allées secondairesLe cimetière est construit en pentePleureusePar endroits, la nature vient défier la mortLa géographie du terrain à imposé un enchevêtrement des sépultures par endroitsMonument funéraireComme une impression de pénétrer dans un autre mondePleureuses sur une chapelle funéraireLa densité des sépultures est plus importantes dans certaines zones escarpéesComme un temple mystique au cœur d’une forêt
Bien entendu, j’ai aussi passé de longs moments à discuter autour d’un café, d’un repas ou d’un verre avec les copains, mais ces moments-là, je les garde pour moi !
Paris – avril 2024
Informations pratiques :
Maison de Victor Hugo, 6 place des Vosges, Paris 4e – gratuit pour l’accès à l’appartement
Musée des Archives Nationales, 60 rue des Francs Bourgeois, Paris 3e – gratuit
Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné, Paris 3e – gratuit
Atelier des Lumières, 38 rue Saint Maur, Paris 11e – payant
Cimetière du Père Lachaise – plusieurs entrées dont la porte principale 28 ter boulevard de Ménilmontant, Paris 20e – gratuit
Il me suffit de traverser le Rhône pour être en Ardèche, et pourtant ce n’est généralement pas de ce côté que je vais me promener. Mais quand j’y vais, je suis assez rarement déçue de mes balades et découvertes. Depuis le début de l’année, j’ai eu quelques belles occasions de m’y rendre, essentiellement dans la vallée du Rhône. Je vous invite donc à me suivre pour des découvertes originales à l’occasion d’une balade dans les chênes verts en hiver, ou d’une visite nocturne d’une abbaye.
Au bord du Rhône, un soir de printemps. Depuis Cruas, regarder La Coucourde sur l’autre rive.
A Crussol, direction un site top secret
Les promenades à Crussol sont un grand classique pour les habitants de Valence et des environs. Il faut dire que ce château fort en ruine attire le regard de loin et que la balade y est plutôt facile. Mais le massif de Crussol comporte de très nombreux autres sentiers ne passant par le château et invitant à marcher au milieu des chênes verts. Début février, j’avais un peu de temps en fin d’après-midi et très envie de prendre l’air. C’est assez naturellement que j’ai pris la direction de Crussol.
Un coup d’œil au château de Crussol en passant…
Comme le soleil commençait déjà à être bas, le château était dans l’ombre alors je suis partie de l’autre côté de la montagne chercher la lumière. A l’entrée du site de Crussol, j’ai donc pris sur la gauche, en direction du site d’escalade Top Secret. Très rapidement, j’ai de jolis points de vue bien dégagés sur Saint Péray et le château de Beauregard (où j’ai eu l’occasion de passer de bons moments il y a quelques années avec des copains – je me souviens en particulier d’un chouette déjeuner qui avait des allures de fête sous les arbres de la cour).
Vue sur Saint Péray et le château de Beauregard
Je n’avais pas forcément de destination précise en suivant les chemins dans le sous-bois, mais je me suis finalement retrouvée au pied du site d’escalade. Sur les parois calcaires, chauffées par le soleil de la journée et abritées du vent de la vallée, quelques grimpeurs s’entrainaient. J’ai encore continué à marcher un peu avant de rebrousser chemin. Le soleil commençait à décliner et se cacher derrière les coteaux striés de vignes. Le froid du soir arrivait. Il était temps de rentrer.
Garde-manger pour oiseaux, au bord du cheminMarcher entre les chênes vertsAu pied du site d’escalade Top SecretLe soleil commence à se cacherLumière d’hiverCoucher de soleil hivernal
Saint Péray – Ardèche – février 2024
A Cruas, découverte d’une abbaye à la lampe torche
J’avais découvert Cruas presque par hasard il y a un an, m’y arrêtant alors que j’étais en avance pour assister à une démonstration de combat médiéval au château de Rochemaure. Ce jour-là, je n’avais pas pu visiter l’abbatiale Sainte Marie faute de temps. Depuis, je surveillais les horaires d’ouverture afin de voir quand cela pourrait coïncider avec mes disponibilités. C’est comme cela que j’ai vu que, pendant les dernières vacances scolaires, l’office de tourisme Porte Sud Ardèche proposait une visite nocturne. Le rendez-vous étant fixé à 20.00, même si je n’étais pas en congés, c’était parfait.
Au bord du plan d’eau à Cruas
Avec Melle 3e, nous sommes donc parties après ma journée de travail. La météo (froid, pluie et vent) des jours précédents nous avait fait craindre de ne pas pouvoir pique-niquer, mais nous avons bénéficié de la seule journée vraiment printanière de la quinzaine. Nous avons donc emporté de quoi diner dehors. A Cruas, nous avons pris la direction du bord du Rhône, cherchant un petit coin de nature pour nous installer. Nous avons trouvé de la place au bord d’un lac de pêche, profitant même d’une table de pique-nique. Avant de partir en direction du centre du village, nous avons fait un tour sur la digue du Rhône, apercevant La Coucourde de l’autre côté du fleuve (nous avons plus l’habitude d’apercevoir Cruas depuis La Coucourde que nous traversons sur la N7 quand nous allons à Montélimar).
Le chevet de l’abbatiale de Cruas
Un peu en avance sur l’heure du rendez-vous, nous avons pris le temps de faire le tour de l’abbatiale pour en particulier admirer son chevet avec son architecture romane caractéristique : absides et absidioles, massif barlong, ou encore lanternon à bandes lombardes. Aucun doute n’est possible sur la période de construction. Et en effet, l’abbatiale a été construite aux XIe et XIIe siècles par une communauté de moines bénédictins qui occupaient le site depuis le IXe siècle (la première abbatiale a disparu, remplacée par celle-ci).
Alors que le jour commence à décliner, nous entrons dans l’église. C’est l’obscurité qui nous surprend en premier. Même en plein jour, l’intérieur, faiblement éclairé par quelques rares petites fenêtres, reste sombre, alors sans la lumière du jour, c’est le noir total dans la nef. La guide, munie d’une lampe torche, nous explique l’histoire de l’édifice tout en montrant les détails intéressants de son architecture. Située sur une route vers Saint Jacques de Compostelle, l’abbaye de Cruas était un lieu de passage pour les pèlerins qui s’y arrêtent pour prier sur les reliques de deux saints . Ceux-ci descendaient dans la nef de l’église par un escalier monumental, tandis que les moines restaient en haut de la tribune monastique pour assister aux offices.
Le dessous de la tribune monastique, avec ses chapiteaux et ses clés de voute sculptés.
C’est justement cette tribune monastique qui est une des principales particularités de cette église. Il s’agit d’une configuration dont peu d’exemples sont encore visibles et qui est dans un état de conservation absolument remarquables. Il faut dire qu’entre le XVIe et le XVIIe siècles, avec les guerres de religion, les moines quittent un temps le site de l’abbaye pour se réfugier dans le haut du village, au château des moines. Avant de laisser les lieux, ils murent l’accès à la crypte et à la partie située sous la tribune. On pense qu’ils l’ont fait pour éviter que les lieux ne se retrouvent envahis par les sédiments charriés par le Crûle, un ruisseau voisin qui déborde fréquemment. A leur retour dans l’église, ils décident non pas de déblayer ce qui s’est accumulé mais de combler le reste de la nef. Le sol de la nef disparait sous plus de 3,20 mètres de gravats. Peu à peu, on oublie la disposition originale de l’édifice. Au cours des années 1970 et 1980, plusieurs chantiers de fouilles vont avoir lieu dans l’église. Ils permettent de répondre aux questionnements sur les proportions étranges de l’édifice ou le fait que les colonnes semblent ne pas avoir de socle : une grande partie de l’intérieur de l’église a été comblée.
C’est ainsi que la tribune monastique est mise à jour, tout comme la crypte située sous le transept. On découvre alors les sculptures sur les chapiteaux, à la fois sous la tribune et dans la crypte. Cachés des siècles durant, ils sont en parfait état, et compte tenu de l’agencement de l’édifice, à hauteur d’yeux. Dans la partie haute également, les chapiteaux sont à hauteur d’homme. Les sculptures sont essentiellement inspirées de la nature : motifs végétaux, bestiaires, mais aussi animaux hybrides comme des griffons ou des hippogriffes. On note toutefois dans la crypte un orant, personnage priant debout bras levés, poli par le passage répété des mains des pèlerins.
Chapiteau sous la tribune monastique
Chapiteau sous la tribune monastique, la représentation serait celle de la communion
L’orant sur un chapiteau de la crypte
Créature mythique sur un chapiteau de la partie haute
Dans le chœur, une mosaïque du XIIe siècle représente Elie et Henoch, choisis par la main de Dieu et guidés vers le Paradis.
Découvrir l’abbatiale de Cruas dans l’obscurité, à la lueur d’une lampe torche, a été une expérience très intéressante. Dans le noir, nous avons perdu nos repères à la fois spatiaux et temporels (ma montre est formelle, nous avons été 1 heure et demie dans l’église, j’aurais été incapable de le dire sinon). Cela nous a permis de nous focaliser sur les détails architecturaux et sur l’ensemble exceptionnel qu’ils composent, sans être perturbés par des stimuli externes. J’ai maintenant très envie de découvrir d’autres lieux de cette façon, et si vous en avez l’occasion, je vous conseille d’en faire autant.