Je pense que vous l’aurez tous compris, le thème, Sportif, pour cette semaine du projet 52 est directement lié aux Jeux Olympiques qui débutent cette semaine à Paris. J’avais regardé pour trouver des places pour une des épreuves d’équitation, mais je n’ai pas réussi à en avoir. Après réflexion, je me dis que l’organisation pour séjourner et se déplacer à Versailles n’aurait sans doute pas été simple. Je n’ai pas non plus vu la flamme olympique lors de son passage dans la Drôme le 20 juin : je travaillais ce jour-là et Melle 3e passait une épreuve de bac à l’issue de laquelle je devais aller la récupérer.
Cependant, c’est un cliché olympique que je vous propose aujourd’hui pour illustrer le thème. En février dernier, j’ai passé une journée à Autrans, dans le Vercors. Si, lors de mon passage, la neige n’était pas au rendez-vous, la vasque olympique rappelle que la station a accueilli plusieurs épreuves de Jeux Olympiques d’hiver de Grenoble en 1968.
Pour voir comment les autres participants sont sportifs, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
NB : Actuellement en congés, je suis bien décidée à profiter complètement de ces moments en famille en déconnectant au maximum. Je validerai les commentaires qui seraient en modération dès que possible, et au plus tard mi-août à la reprise de mon rythme quotidien habituel ! De même, je n’aurai sans doute pas le temps de voir vos participations avant cette date.
J’ai depuis l’enfance une passion pour les cascades et autres chutes d’eau. La façon dont l’eau chute m’a toujours fascinée. Je me souviens que lorsque j’étais petite, un ami de mon père, meunier, mettait en route la chute d’eau de son moulin rien que pour me faire plaisir. Je me souviens de ma joie lorsque j’allais regarder ce qui s’approchait le plus pour moi d’une cascade au quotidien : la passe à poissons au niveau du pont du Couesnon. Je me souviens avoir aimé des balades aux cascades de Mortain, les plus impressionnantes dans cette région de France. Je me souviens aussi de ma fascination pour la cascade d’Enfer, au dessus de Luchon dans les Pyrénées, ma première cascade aux proportions gigantesques, ma première cascade de montagne. Depuis que je suis installée dans la Drôme, j’ai découvert plusieurs cascades en Rhône-Alpes. Après être passée en revoir une la semaine dernière, j’ai eu envie de faire un petit récapitulatif de mes découvertes.
Dans le Vercors
La cascade du Rif à La Baume Cornillane, la perle cachée
Si je commence par la cascade du Rif, ce n’est pas par hasard. En effet, cette petite cascade discrète, située sur les piémonts du Vercors face à la plaine de Valence est l’une des plus proches de chez moi. Je m’y rends donc régulièrement quelle que soit la saison. Après les fortes pluies d’il y a 15 jours, voyant les rivières gonflées d’eau autour de la maison, je me suis dit que la cascade devait couler à flots. J’y suis donc allée un dimanche après-midi entre deux averses. Le niveau d’eau dans le ruisseau du Rif alors que je le remontais en direction de la cascade m’a vite assurée que je ne m’étais pas trompée. D’ailleurs, très vite, le bruit de l’eau chutant s’est fait entendre.
Le long du ruisseau du RifEn arrivant au pied de la cascadeLa cascade du Rif est une cascade de Tuf
Avec autant d’eau, j’ai eu envie de faire des essais au ras de la mare ou en pause longue. J’ai beau savoir que le sol est très glissant à cet endroit quand il a plu, je n’ai pas pu résister à l’envie de descendre au pied de la cascade (et bien sûr, j’ai glissé dans la descente – aie le genou!).
Se laisser hypnotiser par les mouvements de l’eauSe laisser hypnotiser par les mouvements de l’eau (bis)Essais de pause longue (à main levée)
Cascade du Rif – La Baume Cornillane – Drôme – mars 2024
Si vous voulez voir la cascade du Rif à d’autres moments, je l’ai déjà photographiée entre autres :
Bien que située à l’entrée du village, la cascade de la Baume d’Hostun est une discrète. On ne la voit pas quand on passe sur la route qui longe le pied des Monts du Matin, car elle est bien cachée par la végétation. Et pour peu que, comme moi, vous n’arriviez pas au village par la route au bord de laquelle elle se trouve, vous risquez fort de la manquer. Cela serait dommage car elle est très jolie. J’étais allée la voir en mai 2020, et je pense qu’après de fortes pluies comme nous avons connues ces dernières semaines, elle doit couler encore plus. En effet, tout un côté de cette cascade de tuf était à sec lors de mon passage.
La Baume d’Hostun – Drôme – mai 2020
(*) La cascade est au bord d’une des routes d’accès au village de la Baume d’Hostun. Il est possible de se stationner dans le village et de venir à pied jusqu’à la cascade. EDIT du 23/08/2025 : la cascade de la Baume d’Hostun est située sur un terrain privé. Il ne faut donc pas s’en approcher.
La cascade de la Pissoire et la chute de la Druise, les stars des Gorges d’Omblèze
Situées à l’entrée des gorges d’Omblèze, la cascade de la Pissoire et la chute de la Druise sont deux cascades drômoises très connues. Pour les trouver, c’est très simple, la cascade de la Pissoire est en bord de route après le moulin de la Pipe en direction d’Omblèze. Quant à la chute de la Druise, bien que très bien indiquée, elle se mérite un peu plus. Il faut laisser son véhicule sur le parking un peu après le moulin de la Pipe en direction d’Ansage, puis descendre par un petit chemin escarpé jusqu’à la rivière qu’il faut ensuite un peu remonter pour arriver au pied de la chute d’eau.
Cela fait longtemps que je n’y suis pas allée. Et en cherchant de quoi illustrer cet article, je me rends compte que je n’ai aucune photo convenable de la chute de la Druise. Cela me fait une bonne raison pour y retourner !
Débit de printemps (mars 2018)Débit de printemps en pause longue (mars 2018)Débit de fin d’été (octobre 2016)
Cascade de la Pissoire – Omblèze – Drôme
(*) Le sentier d’accès à la chute de la Druise, situé sur une propriété privée, a été refait récemment après avoir été fermé suite à des accidents répétés. La descente, sans être difficile, nécessite d’être correctement chaussé et d’emporter de l’eau : le soleil a vite fait de chauffer la paroi de calcaire. Le chemin est souvent glissant en arrivant au bord de la rivière. C’est cependant faisable avec des enfants qui sont habitués à marcher dans la nature (la première fois que j’y suis allée, j’étais accompagnée des enfants qui avaient alors 10, 7 et 4 ans et cela s’est très bien passé en prenant le temps de faire attention). A titre d’information, l’aller-retour par le sentier fait 1.8 km pour un D-/D+ de 140 m. ATTENTION : il ne faut pas marcher dans l’eau, ni déplacer les galets, car il s’agit d’une zone de frayère.
(*) La cascade de la Pissoire est située le long de la route en direction des gorges d’Omblèze : on ne peut pas la manquer !
La cascade blanche, le rideau d’eau
La cascade blanche, avec sa comparse la cascade verte, est également très connue. Située sur la rivière Vernaison, à Sainte Eulalie en Royans, la cascade blanche est très facile d’accès. J’y suis allée une seule fois, en fin d’été, un jour gris. Cela m’a permis de profiter de la cascade avec peu de monde car l’endroit est habituellement un lieu de baignade prisé.
Cascade blanche – Sainte Eulalie en Royans – Drôme – août 2020
(*) L’accès (piéton) à la cascade blanche se fait depuis un chemin dont le départ est sur la gauche à la sortie de Sainte Eulalie en direction des Goulets.
Il y a de nombreuses autres cascades dans le Vercors, plus ou moins connues ou grandioses. On en trouve par exemple plusieurs dans la reculée de Combe Laval, dans les gorges de la Bourne ou du côté de Villard de Lans ou Autrans. Je suis encore très loin de les avoir toutes croisées, que ce soit de près ou de loin.
Apercevoir la cascade de Frochet dans la végétation Reculée de Combe Laval – Saint Laurent en Royans – Drôme – avril 2017
En Chartreuse
Le cirque de Saint Même, le festival de cascades
Nous changeons maintenant de massif pour celui de la Chartreuse. Ce massif étant plus éloigné de la maison que le Vercors, je n’y suis allée qu’une seule fois pour le moment. Mais au cours de ce séjour, je tenais absolument à aller voir le cirque de Saint Même. A cheval entre Isère et Savoie, il est en effet réputé pour ses cascades. Et la réalité est largement à la hauteur de la réputation, avec plusieurs cascades successives sur la rivière du Guiers dans un cadre splendide. La photogénie de ces cascades ne fait aucun doute.
Cascade de la Pisse du Guiers – la plus basse de toutesLa grande cascade – sans doute la plus photogéniqueLa Grande Cascade et le pont des resquilleurs – le point de vue incontournable
Cirque de Saint Même – Isère x Savoie – juillet 2020
(*) Le parking est obligatoire (et payant selon la saison) à l’entrée du cirque de Saint Même. L’accès aux cascades se fait via des circuits de randonnée bien balisés, mais nécessite de pas mal marcher. Il est recommandé d’être bien chaussé.
La cascade de la Pisserotte, la spectaculaire
C’est au cours du même séjour en Chartreuse que j’ai découvert la cascade de la Pisserotte. Son originalité tient au fait qu’elle chute librement depuis le haut de la montagne à travers un cirque de poudingue. La paysage est lunaire et rend l’ensemble encore plus spectaculaire.
Cascade de la Pisserotte – Saint Joseph de Rivière – Isère – juillet 2020
(*) Pour accéder au parking de la cascade, il faut entrer dans le hameau des Grollets entre Saint Joseph de Rivière et le col de la Placette, puis continuer tout droit sur la route jusqu’à l’entrée de la forêt où se situe le parking. On aperçoit la cascade depuis la route quand on vient du col de la Placette. Il faut compter 1 km pour un D+ de 135 m pour accéder à la cascade depuis le parking. Attention, les derniers mètres sont à parcourir à flanc de ruisseau.
Le massif de la Chartreuse possède de nombreuses autres cascades, mais n’y ayant fait qu’un séjour de 3 jours, il a fallu faire des choix…
En Haute Savoie
La cascade de l’Arpenaz, la plus facile à trouver
Visible depuis l’autoroute entre Cluses et Chamonix, impossible de louper la cascade de l’Arpenaz. C’est lors de mon séjour en vallée de l’Arve à l’automne dernier que je suis allée la voir de près. Très facile d’accès, son pied est situé dans un joli bois, à proximité d’une aire aménagée pour le pique-nique.
Cascade de l’Arpenaz – Sallanches – Haute-Savoie – octobre 2023
(*) L’accès est fléché depuis la sortie de l’autoroute à Sallanches.
Une seule cascade pour la Haute Savoie, j’ai bien conscience que c’est très peu par rapport à toutes celles qui s’y trouvent. Mais c’est un département que je connais encore assez peu, et que j’espère avoir l’occasion de découvrir un peu plus dans les prochains mois.
En Auvergne
La cascade de Saillant, la découverte par hasard
J’ai assez peu été voir de cascades en Auvergne, alors que la région n’en manque pas. Je me suis plusieurs fois arrêtée dans les environs du Mont-Dore en rentrant de Bretagne l’été quand les enfants étaient petits. Mais je n’ai jamais réussi à les motiver pour une randonnée pour aller voir des cascades, alors que je n’avais aucune difficulté à les entrainer vers un sommet ou autour d’un lac. De cette époque, je n’ai donc que la cascade de Saillant à mon actif. Et encore, c’est par hasard que nous nous y étions arrêtés. Nous cherchions un endroit pour pique-niquer après un passage à Saint Nectaire et avant de rejoindre Issoire. J’ai cherché à m’arrêter au bord de la rivière et il se trouve que la cascade était juste là.
Cascade de Saillant – Saint Nectaire – Puy-de-Dôme – août 2015
La cascade de Vaucoux, la féérique
La cascade de Vaucoux fait aussi partie de mes découvertes de l’année dernière. Je me suis retrouvée à passer une journée autour de Besse, alors que j’avais initialement prévu une journée autour de Saint Nectaire, et d’aller revoir la cascade de Saillant. Cachée au fond d’un vallon boisé, la cascade de Vaucoux se trouve dans un cadre féérique, entourée de végétation, et avec un petit pont de bois qui traverse la rivière au pied de la cascade. Cette balade reste un de mes coups de cœur de 2023.
Cascade de Vaucoux – Besse – Puy-de-Dôme – juin 2023
En rédigeant ce récapitulatif des cascades que j’ai eu l’occasion de découvrir dans la région, je me rends compte à quel point certains secteurs, pourtant proches de la maison sont peu ou pas du tout représentés. C’est ainsi le cas de l’Ardèche qui a pourtant de très belles cascades. Il va donc falloir que je trouve un moyen de remédier à cette lacune afin de vous montrer de jolies cascades ardéchoises à l’avenir.
Hors-région – Spécial amateurs de cascades : En complément, pour les fans de cascades, je vous invite à jeter un œil à celles qui sont sur le blog tout en étant complètement en dehors du périmètre de cet article. C’est par exemple le cas des chutes du Niagara, des cascades dans le parc national de Mont Tremblant au Canada ou de Gooseberry Falls aux Etats-Unis. (Et un jour, je prendrai le temps de numériser mes photos de Norvège où les cascades sont nombreuses)
Cette année, nous avons eu un début de printemps précoce. Et même si l’hiver n’a peut-être pas dit son dernier mot (il a d’ailleurs neigé dimanche dernier sur la plaine de Valence), les premiers signes printaniers sont déjà nombreux. Je n’ai donc pas résisté à l’envie d’aller me balader dans la campagne pour découvrir les premières fleurs et les lumières printanières. Voici une partie de mon butin photographique.
Primevères
Pique-nique au soleil à Beauvoir-en-Royans
C’est après une activité manuelle qui avait lieu au pied du Vercors que je suis allée, fin février, à Beauvoir-en-Royans. Le soleil brillait et la grande pelouse sur le site des Carmes m’a semblé l’endroit idéal pour pique-niquer. Cela faisait quasiment deux ans que je n’étais pas montée jusqu’au site médiéval. Comme à chaque fois, j’ai été impressionnée par les ruines de l’ancien château des Dauphins. Même s’il n’en reste pas grand chose, il est assez facile de se rendre compte de la taille qu’il avait.
Vestige du donjon de l’ancien château des DauphinsMur de la chapelle de l’ancien château des Dauphins
Je me suis assise sur un banc, profitant de la vue, magnifique, qui se déploie sur la Vallée de l’Isère. Construit sur un promontoire, le château avait initialement une vocation défensive et permettait de surveiller le passage dans la vallée. Le regard porte ainsi jusqu’à l’entrée de la cluse de Voreppe et on aperçoit le massif de la Chartreuse. Les primevères sont nombreuses, au pied des arbres ou des vieilles pierres (elles seront bientôt remplacées par les orchidées dont la floraison est plus tardive).
Vue sur la vallée de l’Isère depuis le site médiéval du Couvent des CarmesAu pied des vieilles pierres
Mais, le ciel se charge de me rappeler que nous sommes encore en février. Il se couvre et quelques gouttes tombent. Il est temps pour moi de rentrer, non sans jeter un dernier coup d’œil au Couvent des Carmes.
Le mur de l’ancienne chapelle du château médiéval et le bâtiment conventuel du XVIIe siècle au pied du Vercors
Beauvoir-en-Royans – Isère – février 2024
Premières fleurs dans les vergers drômois
J’ai commencé à apercevoir les premières fleurs dans les vergers au début de la deuxième quinzaine de février. Et même si la météo était mitigée et le ciel un peu gris, je n’ai pas pu résister au plaisir d’aller trainer du côté de quelques champs d’abricotiers et de pêchers vers Châteauneuf sur Isère. Ce sont les variétés les plus précoces bien sûr qui ont commencé à fleurir. Je m’attendais surtout à voir les abricotiers en fleurs car j’en avais vu passer quelques images sur les réseaux sociaux, mais j’ai eu le plaisir de découvrir que les pêchers commençaient timidement leur floraison également.
Fleurs d’abricotiersFleurs d’abricotiersFleurs d’abricotiersFleurs d’abricotiers en boutonsFleurs de pêchersFleurs de pêchersFleurs de pêchers
Chateauneuf-sur-Isère – Drôme – février 2024
Je ne sais pas si j’aurai une autre occasion d’aller photographier les vergers en fleurs cette saison, mais vous pouvez retrouver mes images des floraisons des années précédentes :
Au mois de juin – les lavandes dans la campagne drômoise
Tout au long du printemps et jusqu’au cœur de l’été – un peu partout, sur le bord des chemins et dans les champs, de nombreuses variétés de fleurs : coquelicots, lilas, lys, colza, tournesols, etc.
A noter : les périodes de floraison sont bien sûr données à titre indicatif et sont approximatives. Elles varient chaque année selon la météo.
Naturel : le thème de cette semaine dans le projet 52 est un peu fourre-tout. Et comme chaque fois que je mets un thème très ouvert dans la liste, j’ai du mal à trouver / décider comment le traiter ! J’ai d’abord pensé à quelque chose en lien avec la nature, mais soyons honnêtes, des photos de nature, vous en voyez beaucoup par ici. Puis, j’ai envisagé un obstacle de saut « naturel » dans un concours d’équitation. Le hic, c’est que cette année, Melle 3e a d’autres projets et a donc freiné ses participations à de telles compétitions (ceci dit les réveils hyper matinaux du dimanche matin ne me manquent pas). J’ai songé à une recette de cuisine à partir d’ingrédients naturels. Et c’est là qu’une idée (un peu saugrenue peut-être) m’est venue.
En effet, l’eau est une ressource naturelle. C’est d’ailleurs une ressource en danger entre les effets directs de la pollution et ceux indirects du réchauffement climatique. Il n’y a qu’à regarder les nombreuses restrictions d’usage de l’eau que nous avons chaque année, et qui semblent s’aggraver d’année en année, ou encore les lits des rivières en été. A certains endroits toutefois, on trouve encore des fontaines directement alimentées par des sources. Autour de chez moi, il y en a pas mal dans les villages et fermes du Vercors et de ses piémonts, ou dans la montagne ardéchoise. J’en croise régulièrement au cours de mes balades. En été, elles sont généralement les bienvenues car elles permettent de se rafraichir et même de remplir sa gourde (vérifiez quand même qu’elle ne soit pas marquée comme non potable avant !).
Fontaine / lavoir de Beauvoir en Royans – Isère – février 2024
Pour découvrir le naturel qui se cache chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end, je serai en famille pour profiter de bons moments et partager des activités. Je ne sais donc pas à quel moment je pourrai venir valider les commentaires qui partiraient en modération. Donc, ne vous affolez pas si votre commentaire ne s’affiche pas et met longtemps à apparaître : c’est sans doute qu’il est parti dans la file de modération et que je n’ai pas encore eu le temps de le valider.
Cet hiver aura vraiment été étrange. Après nous avoir gratifié de neige sur les hauteurs tôt dans la saison, puis d’un premier redoux fin décembre, d’une deuxième session de neige en janvier, c’est un gros redoux que nous avons en février. Et la neige a fondu un peu partout sur le Vercors. C’est comme cela que je me suis retrouvée à monter pour passer une journée à Autrans en pleine saison hivernale mais sans neige. En effet, Melle 3e et une de ses amies souhaitaient participer à une compétition de course d’orientation à ski, et celle-ci avait été déplacée à Autrans, la seule station du Vercors où il restait encore assez de neige sur les pistes de fond.
Autrans a accueilli les épreuves nordiques lors des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968
Autour du village, marcher dans les nuages
Après avoir accompagné Melle 3e et son amie pour louer les skis et faire les formalités d’accès aux pistes et à la course, je les ai laissées prendre la navette en direction du plateau de Gève pour les pistes de ski de fond. De mon côté, je suis partie vers le cœur du village pour prendre un café d’une part et faire un saut à l’office de tourisme d’autre part. La course et sa localisation n’ayant été confirmées que quelques jours avant, je n’avais pas eu le temps de regarder les possibilités de randonnées autour d’Autrans (et les conditions ne permettaient pas d’emprunter les boucles en raquettes balisées au départ du foyer nordique, sur lesquelles j’avais initialement un peu compté). Après m’avoir posé quelques questions sur mes souhaits en terme de durée et difficulté de la randonnée, la conseillère m’a donné un petit dépliant proposant plusieurs petites randonnées au départ du village et m’en conseillant plus particulièrement deux. Les nuages ayant gagné les environs, j’ai décidé de commencer par une petite boucle autour du village.
Dès la sortie du bourg, en revenant vers le foyer nordique, j’ai été enveloppée par les nuages. En descendant sur le Grand Pré, l’ambiance est devenue quasi mystique, entre les nappes de brouillard et la couleur de l’herbe encore brûlée d’avoir passé du temps sous la neige. De temps en temps, la silhouette d’un arbre se détachait sur l’horizon ou une trouée dans le ciel permettait d’apercevoir la forêt recouvrant les flancs de la montagne. Sur un peu plus de 4 kilomètres, quasi à plat, j’ai marché dans un univers hors du temps, hors du monde.
Au départ du foyer nordiqueEn arrivant sur le grand pré, l’ambiance se fait mystérieuse avec les nuages qui frôlent le pied de la montagneUne impression de solitude et d’immensité, où tous les bruits sont feutrés
En haut des tremplins, profiter de la vue
En revenant au village, il était encore tôt et le soleil semblait décidé à percer la couche nuageuse. Alors, après avoir récupéré mon pique-nique pour le glisser dans mon sac à dos, j’ai décidé de partir pour une deuxième boucle, un peu plus ambitieuse. J’ai donc pris la direction d’une petite montagne qui surplombe le village et sur le côté de laquelle sont installés les tremplins de saut à ski. Autrans a en effet une longue histoire avec le saut à ski, avec une première compétition qui a eu lieu en 1911. Depuis, le site a accueilli les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 et on y retrouve plusieurs tremplins dont certains sont toujours utilisés.
Au départ, le site des tremplins, que l’on devine sur la gauche, est encore complètement dans les nuages.
Toujours en suivant le petit topo récupéré à l’office de tourisme, je traverse le village pour rejoindre le pied de la montagne du Bois de Claret. Je commence par la contourner en passant à côté de la statue de Notre Dame des Neiges. Les nuages sont toujours présents mais alors que je monte dans la forêt, progressivement, le soleil semble se faire de plus en plus présent. Je termine mon ascension en direction du belvédère des tremplins, et j’ai la bonne surprise de déboucher de la forêt avec un magnifique panorama. Je monte au sommet du tremplin de 70 mètres, abandonné. Je viens de trouver l’endroit parfait pour pique-niquer. Le soleil réchauffe le promontoire et la vue s’étend au dessus du village et sur les environs.
En passant à côté de Notre Dame des NeigesVue sur le hameau du BouchetVue sur le hameau du TrucVue sur le village d’Autrans et les environsDepuis le haut du tremplin de saut à ski de 70 mètres, vestige des Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble
Après ma pause déjeuner, je repars pour terminer la boucle. Je m’enfonce dans le bois de Claret. La forêt a des allures de forêt magique tandis que le soleil perce par moments les frondaisons des grands épicéas. J’entends quelques rapaces s’exprimer au dessus des arbres. Bien que je croise quelques autres randonneurs, les lieux sont calmes et propices à la méditation. Je me fais la réflexion qu’en plein été, cette partie du chemin, bien ombragée, doit être particulièrement agréable et relativement fraîche. La lumière joue avec les feuillages, et les branches encore nues des myrtilliers semblent par moment recouvertes de cristal.
Le chemin progresse au cœur de la forêt de grands épicéasLe soleil joue avec les frondaisons des arbres et vient faire étinceler la végétation
Il est temps de redescendre de la montagne en direction de la vallée du Méaudret. Le chemin emprunte la ligne de pente quasiment en ligne droite et tout le dénivelé se fait en quelques centaines de mètres. J’arrive au niveau de la Ferme Julien. Les ruisseaux se rejoignent au bord de la Via Vercors en un doux glougloutement. Le retour au village par la voie verte est selon moi la partie la moins agréable de la boucle. Comme nous sommes en fond de vallée, nous ne sommes pas loin de la route et le trajet est assez monotone. De retour sur la place centrale d’Autrans, j’ai parcouru quasiment 6 kilomètres pour finir cette boucle.
La Ferme Julien et le fond de la vallée du Méaudret
Je retourne à la voiture pour changer mes chaussures de randonnée contre des chaussures plus légères, avant de revenir dans un salon de thé, prendre un goûter bien mérité. Après une bonne tarte aux myrtilles, je continue mon exploration du cœur du village, puis je reviens m’installer sur un banc à côté du centre nordique, profitant du soleil tant qu’il est présent. Mais les nuages reviennent envahir la vallée, poussés par un fort vent. Je me mets au chaud à l’intérieur du centre nordique pour attendre le retour des skieuses. Elles feront quasiment la fermeture des pistes, rentrant avec une des dernières navettes du plateau de Gève. Après avoir rendu le matériel, nous prenons la route du retour vers Valence, toutes les 3 un peu fatiguées de notre journée sportive mais heureuses d’avoir pu en profiter !
Autrans – Vercors – Isère – février 2024
(*) Quand vous arrivez dans un endroit que vous ne connaissez pas, même si c’est pour peu de temps, n’hésitez pas à passer à l’office de tourisme. Vous pourrez y bénéficier de conseils personnalisés sur les activités et d’informations pertinentes. Par exemple, le fait que la conseillère m’indique que les commerces du village sont fermés entre 12.30 et 15.00 m’a aidé à organiser ma journée et à décider quand partir pour ma 2e randonnée.Et si vous arrivez sans carte ni topo, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin à l’office de tourisme.
La neige a mis longtemps à pointer ses flocons cet hiver mais mi-janvier, elle s’est enfin décidée. Après des semaines à l’attendre, elle avait enfin recouvert le Vercors en quantité suffisante pour permettre une sortie en mode nordique. Mr 2e allait pouvoir étrenner ses nouveaux skis de fond et moi ressortir mes raquettes. Toutes les stations étaient en effet ouvertes pour le week-end du 21/22 janvier, promettant de jolis moments enneigés.
Ambiance nordique à Bois Barbu
Direction le domaine nordique du Haut Vercors
J’avais assez logiquement prévu de me rendre au Grand Echaillon, en raison de sa proximité avec la plaine de Valence (et donc de chez moi). Toutefois, avant de partir ce samedi matin-là, j’ai vérifié la météo et outre les températures glaciales prévues sur tout le Vercors, il était annoncé un très fort vent du nord sur la partie ouest du massif, faisant chuter le ressenti de température bien en dessous de -15°C à Léoncel. Vite, j’ai cherché un plan B permettant de bénéficier de meilleures conditions météo. Après avoir envisagé de me rendre à Herbouilly, j’ai choisi de filer sur Villard-de-Lans. C’est le même domaine, celui du Haut Vercors, mais la route est un peu moins longue.
Depuis la plaine de Valence, je suis passée par Pont-en-Royans et les gorges de la Bourne. Je crois que j’aime définitivement mieux cette route en hiver qu’en été. Creusée en partie à flanc de montagne, elle fait partie des routes vertigineuses du Vercors construites au XIXe siècle. Quand les montagnes sont couvertes de neige et que les stalactites de glace surgissent des surplombs de la paroi, cela ajoute une dimension épique à l’ensemble. La route des gorges de la Bourne est sans doute moins impressionnante que ses consœurs de Combe Laval ou des Ecouges (j’avais été en outre très impressionnée par le tunnel de cette dernière : non éclairé, à une seule voie, en double sens, avec une courbe au milieu de ses presque 500 mètres de long… mais il fait l’objet de travaux visant à l’éclairer au passage de véhicules et à signaler la présence d’un autre véhicule dans le tunnel avant de s’y engager. Restera donc l’effet du tracé de la route en encorbellement ). Mais elle est aussi nettement plus aisée à circuler, même s’il y a quelques endroits où on ne peut pas croiser un autre véhicule et où il faut donc se méfier. Elle est également bien dégagée en hiver.
Ce samedi matin, la route des gorges de la Bourne offrait donc son spectacle hivernal mais aussi de très bonnes conditions de route, malgré le froid. Je n’ai pas pu prendre de photos car je conduisais et les endroits pour s’arrêter sont rares (et peu accessibles en conditions hivernales). Une fois arrivés à Villard-de-Lans, nous avons pris la direction de Bois Barbu, qui est une des trois portes d’entrée sur le domaine nordique du Haut Vercors, avec toujours une route bien dégagée jusqu’à l’entrée de la zone de stationnement.
Vue depuis le foyer nordique de Bois Barbu
Dans la forêt entre Bois Barbu et Valchevrière
Après le queue à la caisse des forfaits car il y avait foule à vouloir profiter de ce premier jour de ski de l’année, Mr 2e est parti sur les pistes de fond tandis que j’ai filé sur les sentiers balisés pour les balades en raquettes. J’ai choisi de partir en direction de Valchevrière sur une piste verte. La promenade en aller/retour fait un peu plus de 7 km et est donnée pour 3h. Comme je disposais de 2h15 avant de retrouver Mr 2e au foyer nordique de Bois Barbu (en prévision de déjeuner), je savais que je n’irai pas jusqu’à Valchevrière cette fois, mais cela me permettait de suivre un balisage.
Au départ du foyer nordique de Bois Barbu/caisse des forfaits de ski de fond
Très vite, le chemin s’enfonce dans la forêt. Il y a peu de randonneurs ce matin-là et je me retrouve très vite seule sur mon itinéraire. Autour de moi, les arbres majestueux sont recouverts de neige. L’ambiance est féérique. Le silence est seulement troublé de temps à autre par le bruit de la neige qui dégringole des branches secouées par un petit coup de vent.
Dans la forêt…… au milieu des arbres couverts de neige.
Au gré des clairières que je traverse, j’aperçois le ciel bleu au dessus des cimes des arbres. Le temps ne compte plus. Je profite de la beauté des paysages qui m’entourent et du calme absolu. Avec le bruit de mes raquettes dans la neige, je me fais presque l’effet d’être une intruse dans cet environnement si paisible. Le chemin monte puis redescend à plusieurs reprises, et finit par déboucher le long d’une piste de ski de fond (sur ce qui est en été, la route permettant de rejoindre Herbouilly depuis Bois Barbu). Je la longe sur quelques dizaines de mètres en prenant soin de bien garder ma droite pour ne pas gêner les skieurs sur cette piste à double sens. Puis de nouveau, le chemin s’enfonce dans les bois.
Apercevoir le bleu du ciel au passage des clairièresAvez-vous repéré la balise ?
Le sentier s’enfonce le long d’une piste forestière tandis que le soleil parvient à se frayer un passage à travers les branches. Soudain, un bruit me fait me retourner. Le vent a balayé la neige des branches qui tombe dans le rayon du soleil en une vision fantasmagorique. J’ai perdu la notion du temps et de la distance dans ce paysage immaculé, aussi je regarde ma montre. Je dispose d’encore un peu de temps avant de devoir rebrousser chemin. Je décide donc de continuer à avancer. Le chemin me ramène le long de la piste de ski. Je dépasse un des stations du chemin de croix qui va de Villard-de-Lans à Valchevrière en mémoire des résistants du hameau.
Quand la neige tombe des branches dans un rayon de soleil….La station n°11 du chemin de croix menant de Villard-de-Lans à Valchevrière
Je ne vais pas aller jusqu’au hameau de Valchevrière car il me reste selon mon estimation encore au moins 800 mètres pour y arriver. J’hésite cependant à pousser jusqu’au belvédère mais je commence à fatiguer (et ma cheville qui se remet tout juste d’une entorse montre elle aussi des signes de fatigue). Aussi, après une petite pause, il est temps pour moi de prendre le chemin du retour à Bois Barbu. Pour cela, il me suffit de revenir sur mes pas. Après avoir quitté le bord de la piste de ski, je ne me méfie cependant pas assez et glisse dans une descente. La poudreuse amortit fort heureusement la chute, mais il me faut un petit moment pour réussir à me dépêtrer de mes raquettes et me relever. Je reste donc prudente dans les descentes qui suivent, mais bien vite je suis de nouveau sur un terrain plus plat et je peux reprendre un bon rythme.
C’est dans la descente à gauche que j’ai glissé…Un dernier effort de montée et c’est l’arrivée !
J’arrive à Bois Barbu en même temps que Mr 2e. Après avoir un temps envisagé de déjeuner sur place, nous préférons retourner à la voiture et nous acheter sur la route de quoi manger. Nous sommes en effet tous les deux bien fatigués de nos efforts !
Site nordique du Haut Vercors – porte de Bois Barbu Villard-de-Lans – Isère – janvier 2023
(*) L’accès aux promenades en raquette est gratuit. De nombreux itinéraires sont possibles à partir de différents lieux de la station de Villard-de-Lans/Corrençon-en-Vercors. L’accès aux pistes de ski de fond est soumis à l’achat d’un forfait. Il est chargé sur un support réutilisable à acheter la première fois. Cette carte peut servir pour charger des forfaits de ski de fond ou de ski alpin sur la station. Et elle est utilisable longtemps : j’étais contente d’avoir pensé à en emporter une que j’avais à la maison et dont la dernière utilisation datait de 2014 pour le domaine alpin ! De plus, le tarif enfant s’applique jusqu’à 20 ans. Pour tout savoir des autres activités proposées sur la station, et scruter les webcams, il suffit de se rendre sur le site internet de l’office de tourisme de Villard-de-Lans/Correçon-en-Vercors.
Un peu d’histoire : la bataille de Valchevrière
Si je n’ai pas pu aller jusqu’au hameau de Valchevrière cette fois, je souhaite quand même vous parler un peu de son histoire. Le hameau, niché au cœur de la forêt, avait été peu à peu déserté durant l’entre-deux-guerres, habité uniquement en été par quelques paysans gardant leurs troupeaux. Les maisons ont été utilisées comme camp par des maquisards, menés par le lieutenant Chabal. Le 21 juillet 1944 est lancée l’opération générale contre la Résistance du Vercors. Parmi les évènements les plus marquants, on retient souvent l’atterrissage de planeurs allemands à Vassieux-en-Vercors entre le 21 et le 23 juillet et les combats qui s’en sont suivi. Mais la bataille de Valchevrière a également été particulièrement violente. Dans la journée du 22 juillet, au niveau du belvédère, sur la route, les résistants sont attaqués par plus de 300 hommes de l’armée allemande. La compagnie Chabal tiendra sa position le plus longtemps possible mais sera finalement débordée par une armée mieux équipée et plus nombreuse. Une fois le verrou de Valchevrière tombé, les allemands gagnent la maîtrise de tout le Vercors Sud. Ils incendient les maisons vides de Valchevrière, n’épargnant que la chapelle, afin qu’elles ne puissent plus servir de refuge pour la Résistance. Le hameau ne sera jamais reconstruit. Il est maintenant, tout comme le belvédère un lieu de mémoire.
(*) En été, le belvédère de Valchevrière est accessible directement depuis la route entre Villard-de-Lans et Herbouilly. En hiver, il faut y aller à pied (raquettes) ou à ski de fond. Depuis le belvédère, un chemin forestier conduit au cœur du hameau.
C’est pour faire des achats que nous sommes allées, Melle 3e et moi, à Grenoble. Mais nous avons souhaité en profiter pour visiter un musée. Le hic, c’est que nous y étions un mardi, seul jour de « libre » dans notre planning, et que beaucoup de musées sont fermés ce jour-là. Nous avons donc choisi le Muséum d’Histoire Naturelle parmi les musées ouverts le mardi… et cela a été une très bonne idée qui nous a permis de découvrir des dizaines de cristaux !
Nous avons rejoint le Muséum à pied depuis le centre historique de Grenoble où nous étions juste avant. En même pas dix minutes, nous étions devant la grille du Jardin des Plantes (où nous aurions pu aller découvrir les serres botaniques, mais la forte chaleur ambiante nous en a dissuadées : nous les avons notées pour une prochaine fois). Après avoir traversé le jardin, c’est un éléphant qui nous a accueillies sous le péristyle puis une girafe dans le hall d’accueil. Impossible de se tromper : nous sommes bien dans un muséum d’histoire naturelle aux collections anciennes !
D’ailleurs, en entrant nous dirigeant vers les salles d’exposition, nous sommes frappées par l’architecture du bâtiment. Ouvert en 1855, il porte les marqueurs typiques de son époque. Au premier étage, la salle principale, toute en longueur et ornées de boiseries, est entourée par une mezzanine. L’ensemble a un charme désuet, mélange de cabinet de curiosité et de science façon XIXe siècle.
La muséographie, par contre, est très contemporaine. Plusieurs espaces se succèdent : la faune alpine dans la salle principale, les espèces en voie de disparition, l’entomologie, et surtout les cristaux et fossiles, des Alpes et d’ailleurs.
Si la partie sur la faune attire les enfants qui y découvrent de près de nombreuses espèces animales locales (il s’agit d’animaux empaillés datant pour la plupart des jeunes années du Muséum), ce sont les cristaux, roches et fossiles qui nous ont le plus émerveillées.
Dans la salle nommée Cristal Symphonie, des cristaux du monde entier sont mis en valeur par un éclairage adéquat, faisant même appel aux UV pour faire ressortir la luminescence de certains spécimens. Chaque fois que j’ai l’occasion d’admirer des cristaux, je suis stupéfaite de la façon dont la nature a pu créer des formes géométriques si parfaites : cubes, prismes, faisceaux se sont formés naturellement ! Bien qu’elle soit de taille réduite, nous avons passé un long moment dans cette salle.
Puis, nous nous sommes dirigées vers la mezzanine. Celle-ci présente une exposition chronologique sur la formation géologique des Alpes, expliquant les différentes roches que l’on peut y trouver ainsi que les nombreux fossiles qui y sont enfermés (j’ai d’ailleurs noté plusieurs sites pas très loin de chez moi que j’aimerais bien pouvoir découvrir in situ). Puis, nous sommes de nouveau plongés dans l’univers des cristaux et en particulier des quartz, nombreux dans les Alpes (et cela m’a donné envie de retourner à Chamonix visiter le musée regroupant les cristaux si particuliers du massif du Mont Blanc).
Je n’avais pas emporté mon appareil photo (puisque nous allions à Grenoble essentiellement pour des achats), et je l’ai un peu regretté ! Heureusement que j’avais mon téléphone pour me sauver la mise et emporter un peu de la magie des cristaux avec moi (j’ai quand même dû faire pas loin de 70 photos !)….
En repartant, nous nous sommes dit que ce muséum d’histoire naturelle (comme beaucoup d’autres en France) mériterait d’être un peu plus connu car il nous a permis de nous émerveiller sur la nature qui nous entoure… Et c’est là sans doute le premier pas pour chercher à la protéger !
La salle principale et sa mezzanine au charme très XIXe siècleCristal SymphonieEt soudain, la nature s’est dit « tiens si je fabriquais des formes géométriques colorées »…FaisceauxSous une lampe UV, certains cristaux deviennent luminescentsCristallisations de quartzQuartz fumé alpinQuartz des Alpes
Muséum d’Histoire Naturelle – Grenoble – Isère – juillet 2022
(*) Le Muséum est situé au 1 rue Dolomieu à Grenoble. Les horaires, conditions de visite et d’accès sont à retrouver sur le site internet. L’accès au Jardin des Plantes est libre (et a priori celui aux serres botaniques également).
Nous étions déjà allés deux ou trois fois au Jardin des Fontaines Pétrifiantes en famille. Cette fois, je n’étais accompagnée que de Melle 3e, et c’est la chaleur des jours précédents qui nous avait donné envie d’y retourner. L’endroit est en effet parcouru par de nombreuses sources et il y a de l’eau partout, ce qui apporte une fraîcheur appréciable par forte chaleur.
Nous avons choisi d’y aller un matin presque à l’ouverture afin d’éviter la foule. (Nous avions d’ailleurs également pris nos billets à l’avance par internet pour éviter d’avoir à attendre à la caisse.) Les parkings les plus proches étant petits, nous avons malgré tout eu un peu de mal à trouver une place (après, il faut aller se stationner plus loin, dans le village, ce qui peut aussi donner l’occasion d’une petite balade sur le chemin au bord de l’Isère). Dès l’arrivée sur le site, on est entourés d’eau : rivière en contrebas, ruisseau qui coule le long de la route, et des cascades de tuf un peu partout.
Après avoir passé le pavillon d’entrée, ce sont les grenouilles qui nous ont accueillies. A cette saison, elles chantent bruyamment et il est impossible de ne pas les entendre autour du premier bassin. Avec un peu de patience, et un bon oeil, nous avons même réussi à les apercevoir cachées dans la végétation.
A partir de là, nous avons (plus ou moins) suivi le circuit de visite. Nous traversons et retraversons des ruisseaux. Plantes et fleurs attirent le regard, ainsi que quelques installations plus originales, comme une baignoire végétalisée dans laquelle « nagent » des canards de bain en plastique.
Nous arrivons à ce qui est, pour moi, le clou de la visite : la grande cascade de tuf. Pourtant, elle est discrète et ses formes naturelles ne sont guère mises en valeur. Pour le visiteur qui n’y prête garde, elle ressemble finalement à un mur de mousse suintant d’eau… Un discret escalier sous les figuiers conduit à une petite anfractuosité dans laquelle l’eau s’écoule, apportant une fraîcheur remarquable.
Mais l’œil est plutôt attiré par la cascade canalisée derrière laquelle on peut passer et d’où on accède la grotte qui abrite le cristallisoir (où sont déposés de petits objets qui en quelques semaines ou mois se couvriront d’une fine pellicule de calcaire, donnant l’illusion qu’ils sont devenus de pierre). La chute d’eau a été travaillée et elle a ainsi permis de donner vie et forme à des bassins à ses pieds.
En continuant à longer la paroi de la falaise qui domine le site, nous nous sommes laissées aller à la contemplation du cheminement de l’eau dans deux structures. L’une faite de vases se déversant les uns dans les autres anime un carillon par un jeu de seau et de poulies tandis que l’autre, simple succession de tuiles, permet un moment un peu plus zen, au seul son de l’écoulement de l’eau.
Dans le bas du jardin, que nous avons ensuite gagné, ce sont surtout les fleurs de nénuphar et les plantes carnivores qui nous ont émerveillées. Nous avons d’ailleurs passé un bon moment à les admirer.
Puis, nous sommes remontées vers la sortie. En échangeant, nous nous sommes rendues compte que nous avions toutes les deux un avis assez mitigé sur cette visite. Nous avons trouvé que le jardin s’était artificialisé depuis notre précédente visite. Ainsi, les cheminements ont été refaits de façon récente et là où dans notre souvenir, ils étaient couleur terre, ils sont maintenant en stabilisé blanc. De même, je crois que nous avons été toutes les deux choquées de voir un jardinier passer la balayette sur des mousses afin d’en enlever les petits pétales qui auraient pu tomber de l’arbre voisin… A trop vouloir rendre le jardin parfait, nous avons eu l’impression qu’il perdait de sa magie !
Malgré tout, nous n’avons pas passé un mauvais moment et cela reste un site à voir au moins une fois…
Les iris sont vraiment parmi mes fleurs préféréesTable de jardinageEntre jardin et installation artistique conceptuelle…Baignoire végétalisée et canards de bainLa cascade canaliséeA l’ombre des figuiers…Regarder l’eau s’écouler..Regarder l’eau s’écouler (bis)..Tandis que l’eau réelle transforme peu à peu la végétation en pierre, un miroir joue à imiter les reflets d’une eau cristallineSarracenias (Plantes carnivores)Plante carnivoreFleur de nénuphar
Jardin des Fontaines Pétrifiantes – La Sône – Isère – mai 2022
(*) Les horaires et conditions de visite sont détaillés sur le site internet du jardin où il est également possible d’acheter ses billets en avance.
J’étais déjà allée sur le site médiéval du Couvent des Carmes à Beauvoir en Royans il y a quelques années. Je n’avais alors pas pu visiter le musée qui n’était pas ouvert. Depuis, j’avais complètement « oublié » d’y retourner. A l’occasion d’un jour férié de mai, alors que je cherchais une promenade en complément d’une visite au Jardin des Fontaines Pétrifiantes (je vous en reparle bientôt !), et que je regardais une carte, le nom de Beauvoir en Royans m’a sauté aux yeux. Notre sortie allierait donc culture et nature…
Le Couvent des Carmes
Le site du Couvent des Carmes est situé au pied du Vercors, dans la vallée de l’Isère qu’il surplombe. Avant le couvent, le lieu était celui du château des Dauphins, seigneurs du Dauphiné avant l’achat de celui-ci par le Royaume de France. Du château médiéval, il reste un pan de mur d’enceinte, une porte d’accès au fossé extérieur, un donjon à flanc de colline, et l’arche gothique qui portait le vitrail majestueux de la chapelle. C’est Humbert II qui, au XIVe siècle, créé le couvent au pied de son château de Beauvoir où il a pris résidence habituelle.
Le bâtiment du couvent est reconstruit au XVIIe siècle. Il abritait les salles communes et la chapelle au rez-de-chaussée et les cellules des moines au premier étage. L’escalier à 2 volées dessert via un palier la tribune de la chapelle. Il se distingue par sa superbe rambarde en fer forgé.
Aujourd’hui, le couvent héberge un musée d’histoire locale ainsi qu’une exposition semi-permanente (les oeuvres tournent au fil des années afin de garantir leur bonne conservation dans le temps) consacrée au peintre contemporain Bob ten Hoope. Cet artiste hollandais a en effet vécu une cinquantaine d’années au pied du Vercors et a légué une partie de ses œuvres au département de l’Isère. Parmi celles-ci, on retrouve des paysages du Vercors ou encore des portraits croqués sur le vif dans les cafés et restaurants des environs.
Durant la saison 2022, le musée accueille également une exposition temporaire Forest Art Project autour du thème de la forêt où art et science se mêlent pour montrer la beauté des grandes forêts de la planète et sensibiliser aux menaces qui pèsent sur leur avenir. J’ai particulièrement aimé l’œuvre de Claude Como installée sur le grand mur de la chapelle.
Après cela, nous continuons notre découverte en faisant le tour du bâtiment pour admirer l’ancienne cour du couvent et profiter du jardin médiéval dont les carrés sont plantés d’herbes médicinales et de plantes potagères.
Escalier en fer forgé et tomettes sur le sol – le charme d’un bâtiment du XVIIe siècleL’oeuvre de Claude Como installée dans la chapelle pour l’exposition Forest Art ProjectTraverser la forêt stylisée du Forest Art Project pour rejoindre l’exposition Bob ten HoopePaysage du Vercors par Bob ten HoopeBarbières par Bob ten HoopeExposition Bob ten HoopeExposition Forest Art Project – peindre le vivantExposition Forest Art Project – contraste entre la délicatesse du dessin et la toile de jute bruteIris dans le jardin médiévalLa chapelle du Couvent des Carmes vue de la courUn verger conservatoire a également été aménagé sur le site, au pied du Vercors
Les orchidées de la pelouse
Le site médiéval de l’ancien château est maintenant un espace de verdure public où il est possible de venir pique-niquer ou passer un moment en famille ou entre amis. Après avoir nous-même profité de l’endroit pour déjeuner, nous sommes allées voir les ruines de plus près. Mais finalement, ce qui m’a le plus attiré, ce sont des petites fleurs plus ou moins discrètes disséminées sur les vastes pelouse. L’endroit s’est avéré être plein d’orchidées sauvages !
C’est ainsi que je me suis retrouvée rapidement agenouillée dans l’herbe à photographier les orchis boucs, les ophrys abeille et les anacamptis pyramidaux qui peuplaient les lieux !
Enfin, nous avons terminé notre découverte de Beauvoir en Royans par un petit tour dans le vieux village. Nous y avons trouvé une église de poche et une place du village pleine de charme bordée de façades parées de vignes entourant un lavoir-fontaine rafraichissant (ce qui était bienvenu dans cette journée quasi-estivale).
Rappel : les orchidées sauvages sont fragiles, et nombre d’entre elles, protégées. Il ne faut en aucun cas les cueillir. Il convient également de faire attention à ne pas piétiner les jeunes pousses et donc d’être très prudent de là où on pose les pieds quand on se trouve dans un lieu où les orchidées poussent.
Cela faisait plusieurs années que je n’étais pas allée à Saint Antoine l’Abbaye. Durant le week-end de l’Ascension, je cherchais une idée de balade qui n’impliquerait pas de me retrouver sur l’axe des départs en vacances en raison de la forte circulation. C’était donc l’occasion parfaite pour retourner dans ce plus beau village de France.
En arrivant, je me suis stationnée en bas du village, au bord de la rivière. J’ai alors repéré un panneau proposant un circuit de visite du village. Je ne l’ai pas entièrement suivi mais il m’a conduite dans un quartier aux allures médiévales situé au pied de la terrasse de l’abbaye. Des maisons à pans de bois, un ruisseau, des ruelles étroites formaient un ensemble vraiment charmant.
De là, j’ai gagné le parvis de l’abbatiale. En raison de travaux de restauration, la façade gothique était masquée, et l’entrée ne pouvait pas se faire par là. Je me suis donc dirigée vers la porte latérale pour faire un petit tour dans l’église (là aussi, pas mal de travaux étaient en cours).
En ressortant dans l’ancien cloître devenu une place du village baignée de l’ombre des tilleuls (qui hélas, commencent à vieillir et montrer des signes de faiblesse), j’ai été frappée par le calme. Comme les terrasses des bars et restaurants ainsi que les boutiques et musées étaient encore fermés, les lieux étaient nettement plus paisibles que lors de mes précédentes visites.
Je suis alors passée sous le porche des anciens bâtiments conventuels pour monter à l’arrière de l’abbaye. La route s’est transformée en chemin et j’ai rapidement surplombé l’ensemble du site. La vue de ce côté est plus inattendue mais pas moins impressionnante que celle que l’on a en arrivant par le village.
De là, j’ai prolongé la balade sur un chemin de campagne, à travers champs. Quelques noyeraies ponctuaient le paysage du vert intense de ce printemps bien humide que nous avons eu. J’ai finalement fait demi-tour au bout d’environ 2 km car l’après-midi avançait.
De retour sur la place aux tilleuls, je suis repartie en passant par l’ancienne porterie de l’abbaye, devenue mairie du village et qui mène à une jolie place bordée de platanes et de glycines. Puis au fil des rues et des goulets, je suis retournée jusqu’au parking où j’avais laissé ma voiture.
Maisons à pans de bois au pied du villageSur la terrasse de l’abbayeAu pied de l’abbatialeVue sur l’arrière de l’abbaye et les bâtiments conventuelsAu milieu des champsL’abbaye dans son écrin de verdureNoyeraiesChemin de campagneA l’ombre des tilleulsL’ancienne porterie de l’abbayeGlycines en fleurs