Chaque printemps, j’ai un rituel : je vais me promener sur l’alpage de Font d’Urle dans le Vercors. Là, entre quelques névés qui s’attardent, les fleurs envahissent la prairie. J’y monte toujours plus ou moins au même moment, autour de la mi-avril. Mais, cette année, la météo nous a fait la surprise d’abondantes chutes de neige en milieu de semaine dernière. Aussi, samedi, plus j’approchais du village, plus je voyais de la neige en quantité sur les bords de la route. En arrivant, je n’ai pu que constater la présence plus importante de la neige comparé aux autres années.
Le village de Font d’Urle
Cumulé avec un (très) fort vent, cela ne m’a pas donné envie d’aller m’aventurer bien loin sur le plateau. Je ne suis allée que jusqu’à la Porte d’Urle cette fois, mais malgré les rafales, j’ai photographié abondamment les petites fleurs. Le temps a passé plus vite que ce que je ne pensais et ma sortie aura duré presque 1 heure et demie malgré la faible distance parcourue. Plutôt qu’un récit, je vous propose cette fois juste un portfolio entre paysages de montagne enneigés et fleurs de printemps sur l’alpage.
Panoramas enneigés
Partout les névés rendent le cheminement compliqué. Sur l’alpage, mieux vaut les contourner car ils peuvent cacher une doline ou un scialet…
La porte d’Urle qui donne sur la Vallée de Quint est encore complètement enneigée
Fleurs de printemps
Habituellement, ce sont les crocus qui sont les stars des fleurs de l’alpage. Mais les chutes de neige de la semaine dernière en avaient brûlé beaucoup et ils commençaient tout juste à pointer à nouveau le bout de leurs pétales. Cela m’a permis de repérer beaucoup d’autres fleurs :
des jonquilles
des érythrones (dents de chien)
des anémones
des pensées sauvages
des gentianes
des tussilages
des renoncules
des coucous
Les jonquilles forment de jolis bouquets sur l’alpage. Elles percent même la neige par endroits.
Crocus
Les érythrones (dents de chien) poussent elles aussi parfois à travers la neige
Pensée sauvagerenoncules
Font d’Urle – Vercors – Drôme – avril 2025
Pour plus d’images du plateau de Font d’Urle au printemps, vous pouvez aller voir :
Pour ce samedi précédant Pâques, c’est justement ce thème que le projet 52 nous propose d’explorer. J’avais très envie d’aller photographier les pâquerettes qui tirent justement leur nom de cette fête printanière. Malheureusement, la météo n’a pas été très coopérative : il a plu non stop toute la semaine ! J’ai donc cherché ce que je pouvais prendre en photo à la maison. J’ai hésité à sortir quelques petits œufs en chocolat de leurs emballages mais ça aurait compromis ma future table de Pâques. Alors, j’ai opté pour une tradition de Pâques typique de la Drôme : la pogne.
Cette brioche légèrement parfumée à l’oranger est en effet le dessert traditionnel du déjeuner de Pâques. Cette préparation riche en œufs est bien adaptée pour ce jour de fin de Carême, période durant laquelle les œufs n’étaient pas consommés. Les pognes de Pâques sont plutôt des grands formats, à partager en famille ou entre amis. Bien sûr, il est possible de déguster des pognes toute l’année et en toutes circonstances, mais on la retrouve souvent pour accompagner des moments de partage. Et la tradition pascale de la pogne reste bien ancrée dans ma région.
Pour découvrir ce que Pâques inspire aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : ce week-end de Pâques sera familial pour moi. Je n’aurai pas beaucoup de temps à consacrer à mon ordinateur. Je ne sais pas quand je pourrai valider les commentaires qui n’apparaissent pas immédiatement, mais je le ferai le plus rapidement possible.
Si je vais assez souvent me promener sur le massif de Crussol, je vais plus rarement jusqu’à son petit frère, le massif de Soyons. Ils ont pourtant beaucoup de points communs et sont issus du même plissement géologique, bordant tous les deux la « vallée morte », l’ancien lit du Rhône. Soyons est dominé par un vestige féodal, la Tour Penchée, lui même installé sur un ancien oppidum gaulois. Aller se promener sur le massif de Soyons, c’est à la fois une pause nature et un saut dans le passé, jusqu’aux temps lointains de la préhistoire.
Vue sur la vallée du Rhône et la forêt de Saoû depuis le massif de Soyons
Une balade sur le massif de Soyons
Dans la forêt au pied de la Tour Penchée pour profiter de l’ombre
La dernière fois que j’étais allée à Soyons, il ne faisait pas très beau. Cette fois, la météo était très printanière, et le soleil brillait. J’avais comme idée de visiter les grottes. Aussi, après avoir laissé la voiture au parking, j’ai commencé l’ascension des quelques 300 marches qui permettent d’accéder à l’entrée du site archéologique. C’est aussi ce chemin que l’on emprunte pour aller jusqu’au plateau de Malpas et à la Tour Penchée. Cette fois, je me suis contentée de l’observer de loin.
Au bord du chemin, les arbres sont fleuris
C’est après la visite des grottes que j’ai fait une jolie balade dans la forêt qui couvre le massif. J’ai en effet choisi d’emprunter ce chemin pour me rendre à pied au cœur du village où se trouve le musée archéologique. J’ai ainsi pu marcher à l’ombre des arbres, même si à cette période de l’année, les feuillages n’étaient pas encore présents. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de profiter de jolis points de vue sur la vallée du Rhône, le fleuve ayant une jolie couleur bleue sous le soleil.
Les chemins se faufilent entre les arbres dans la forêtApercevoir le Rhône et la plaine de Valence depuis les hauteurs du massif de Soyons
Sur le Serre de Guercy, une vue à 360 degrés
Je ne suis pas cette fois montée jusqu’à Serre de Guercy, mais les chemins qui parcourent le massif de Soyons permettent d’y accéder assez facilement depuis le chemin des grottes. De là-haut, on domine la vallée morte, mais surtout on bénéficie d’un panorama à 360 degrés sur les environs. C’est à mon avis l’un des plus jolis points de vue sur la Tour Penchée.
La Tour Penchée vue depuis le Serre de Guercy – un jour avec beaucoup de pollution – janvier 2017Le plateau de Malpas et la vallée du Rhône, vus depuis le Serre de Guercy un jour avec beaucoup de pollution – janvier 2017
La découverte du site archéologique
Les grottes, dans les pas de Néandertal
Comme je le disais, ce qui m’avait amenée sur le massif de Soyons, c’était la perspective de (re)visiter les grottes. J’y étais déjà venue en octobre 2011, quelques mois après mon arrivée dans la Drôme, mais j’en avais un souvenir très flou. Il faut dire que ce jour-là, j’étais accompagnée de 5 enfants et adolescents (Mr 1er, Mr 2e, Melle 3e et deux de leurs cousines). Je pense que j’avais passé plus de temps à surveiller tout ce petit monde qu’à m’intéresser à la visite.
J’aime beaucoup le logo du site archéologique de Soyons avec son mammouth sympathique
Les grottes de Soyons (on en connait actuellement 8) ont été utilisées à la préhistoire comme abri par les hommes de Néandertal. Plus tard, certaines ont servi de sépultures au néolithique. C’est cependant sur la période Néandertal qu’elles sont le plus intéressantes et les archéologues qui continuent à fouiller y ont fait d’importantes découvertes. Celles-ci nous aident à mieux comprendre Néandertal qui était beaucoup plus évolué qu’on l’a longtemps pensé. Loin de l’image simiesque, Néandertal était une vraie civilisation. Ainsi, les fouilles nous ont permis d’apprendre qu’il avait découvert comment faire du feu, mais aussi qu’il utilisait des outils pour chasser, préparer sa nourriture ou encore coudre. A Soyons, on a pu trouver aussi des traces de cannibalisme à l’époque de Néandertal (et c’est le cas sur seulement 10 autres sites en Europe), même si on ne sait pas (encore ?) en expliquer les raisons (parmi les hypothèses : un rituel pour s’approprier les capacités de ses ennemis ou d’un membre éminent de la communauté ou encore le manque de nourriture). On a aussi retrouvé de nombreux os d’animaux, permettant de se faire une idée très précise de la faune qui peuplait les environs à la préhistoire : mammouths, ours des cavernes, hyènes, lions des cavernes…
La visite permet de découvrir deux des grottes de Soyons, la grotte de Néron (rien à voir avec l’empereur romain : c’était le nom du chien qui a trouvé l’entrée au XIXe siècle) et le trou du Renard (parce qu’on y a découvert un squelette de renard…). Dans la première, des reconstitutions ont été installées, permettant de se faire une idée à taille réelle à la fois de nos « cousins » Néandertal (qui nous ont légué entre 2 et 4% de leur ADN) et des animaux qu’ils pouvaient croiser tandis que le guide montre divers artefacts retrouvés dans la grotte pour appuyer ses propos. Dans la seconde grotte, le visiteur peut surtout admirer de très belles concrétions géologiques : draperies, fistuleuses, stalactites et stalagmites. Avec un peu de chance (et cela a été mon cas), vous apercevrez aussi quelques minuscules chauve-souris.
Petit coup d’oeil à la grotte de Néron à travers la grille (les photos sont interdites dans les grottes)
Le musée et son mammouth
Après la visite des grottes, je suis allée dans le village de Soyons pour visiter le petit musée archéologique qui est compris dans le billet d’entrée des grottes. Dans trois petites salles, on peut voir des fossiles préhistoriques ainsi que des artefacts taillés par l’homme à la préhistoire dont la plus grande partie a été retrouvé dans les environs (quelques fossiles viennent de régions plus lointaines). On peut également admirer une mosaïque datant de la période gallo-romaine, ainsi que quelques pierres sculptées. Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est le mammouth (enfin demi mammouth serait plus exact car il n’y a que l’avant). Si les squelettes de mammouth ne sont pas rares, les conditions de découverte de celui-ci sont plutôt amusantes. C’est en effet un habitant de Soyons qui l’a découvert par hasard sous sa maison en creusant pour aménager sa cave (et c’est pour cela que le logo du site archéologique est un mammouth).
Présentation old school des silex taillés trouvés à SoyonsJ’ai appris au cours de ma visite que le bébé du mammouth s’appelle un mammoutheau et que le mammouth a 6 poussées de dents par cavité dentaire au cours de sa vie.Le fameux mammouth de Soyons
Soyons – Ardèche – avril 2025
(*) Les grottes et le musée archéologique se visitent avec le même billet. Il est conseillé de se rendre d’abord aux grottes, au pied desquelles se trouve un parking. Le stationnement dans le village, aux ruelles étroites, est déconseillé. Attention, pour accéder aux grottes, il faut monter environ 300 marches et faire une petite marche d’approche. Les visites de la grotte de Néron et du trou du Renard sont exclusivement guidées et le départ se fait environ toutes les 30 minutes à la grotte de Néron. L’horaire de la prochaine visite est affiché sur place, et l’achat des billets se fait sur place. L’ensemble des informations est à retrouver sur le site internet des grottes de Soyons. Pour rejoindre le musée depuis les grottes, il est possible de passer par la forêt ou de redescendre pour longer la route (très passante).
En traversant le village pour aller au musée, on peut croiser des habitants sympathiques
Le massif de Soyons offre de nombreuses possibilités de randonnées. L’accès à la Tour Penchée depuis les grottes est assez facile. Si vous voulez vous y rendre directement, et que vous vous stationnez au parking des grottes, il faudra aussi passer par la montée des 300 marches. On trouve de nombreuses orchidées sauvages au printemps sur le massif de Soyons. Des balades sont organisées par la communauté de communes pour découvrir cet espace naturel.
Lors de la dernière édition du salon Destination Ardèche (un salon annuel pour découvrir les nombreuses possibilités de balades et visites dans le département), j’avais échangé avec l’équipe de l’Aven d’Orgnac. Je ne connaissais ce grand site de France que de nom alors que ce n’est qu’à 1 heure et demie de route de chez moi (mais en même temps, la région est si riche qu’il y a pléthore de lieux à découvrir dans un tel rayon !). Ils m’ont donc invitée à venir voir sur place la grotte mais aussi la cité de la préhistoire. J’ai profité d’un dimanche un peu gris avant que la saison ne commence vraiment pour m’y rendre.
Avec du soleil, le jardin doit être vraiment agréable
Descendre 120 mètres sous terre
J’avais choisi d’arriver tôt pour suivre la première visite du matin, à l’ouverture du site. En effet, le temps maussade a tendance à pousser les visiteurs vers les lieux couverts et je voulais autant que possible éviter la foule. Le calcul s’est avéré bon : nous étions 7 visiteurs pour découvrir la grotte (le guide nous a glissé que la veille, dans l’après-midi, il avait eu des visites avec une soixantaine de personnes). C’est donc dans d’excellentes conditions que j’ai pu apprécier les merveilles souterraines de l’Aven d’Orgnac.
En chemin vers les entrailles de la terre !
Après une courte introduction sur la topologie de la grotte, nous entrons dans le vif du sujet et un premier escalier qui descend vers la première salle de l’aven. En tout, nous descendons un peu plus de 700 marches pour arriver 120 mètres sous la surface. Le premier escalier est un tunnel qui a été creusé pour l’ouverture de la grotte au public en 1939, seulement 4 ans après la première exploration de la grotte par Robert de Joly et ses acolytes. Il faut dire que l’entrée naturelle n’est praticable que pour des spéléologues bien équipés. En effet, un aven est une grotte dont l’entrée est verticale. L’entrée naturelle d’Orgnac est un trou qui se situe au milieu des chênes verts qui peuplent les environs, et qui mène à la première salle de la grotte dont le plafond s’élève à près de 30 mètres, tout en se situant à une cinquantaine de mètres sous la surface.
L’entrée naturelle de l’Aven d’OrgnacConcrétion en forme de « pancakes »
Quand nous arrivons dans la première salle, l’émerveillement est total. La lumière du matin passe à travers l’entrée naturelle de la grotte et la différence de température entre l’extérieur et l’intérieur produit une brume mystique. Face à nous, une immense salle avec de superbes concrétions déploie ses grandes dimensions : plus de 120 mètres de long pour presque 75 mètres de large. Avec la pluie des semaines et des jours précédents, la grotte est particulièrement active. L’eau coule, goutte, ruisselle. Les concrétions brillent des cristaux nouvellement déposés.
Magie des concrétions verticales
Nous continuons notre périple souterrain, tandis que notre guide nous explique comment la grotte s’est formée ainsi que l’histoire de sa découverte et de son aménagement au début du XXe siècle. La descente se poursuit au fil des salles. Partout où le regard se pose, les sculptures naturelles sont impressionnantes par leur taille et magiques par leurs détails. Moi qui aime les découvertes souterraines, je suis sous le charme. Stalactites, stalagmites, draperies, piliers : tout semble démesuré. Nous pouvons même admirer l’eau au travail. A plusieurs endroits, les gouttes tombent du plafond sur une stalagmites en produisant un splash dans la petite flaque au sommet. Le spectacle est hypnotisant.
le point jaune est un mannequin de taille adulte
Nous arrivons au bout des 700 marches. Nous sommes 120 mètres sous la surface. La dimension des salles est toujours aussi impressionnantes. Dans le fond, un mannequin de taille adulte nous donne une idée de l’échelle : nous sommes clairement minuscules dans ce monde souterrain exceptionnel. Avant d’assister au son et lumière qui anime la dernière salle, le guide nous fait expérimenter l’écho des lieux en nous invitant à lancer tous ensemble un hé-ho. Celui-ci reste suspendu dans les airs durant de longues secondes. Après le spectacle, la visite s’achève. Cela fait bientôt 1 heure et demie que nous avons pénétré dans cet univers souterrain (normalement, la visite est annoncée pour durer 1 heure, mais notre guide nous a permis de prendre notre temps car nous étions peu nombreux et le seul groupe présent dans la grotte ce matin-là). Il est temps de remonter à la surface en empruntant les ascenseurs.
Le cœur de Robert de Joly, l’inventeur de l’Aven d’Orgnac, est conservé dans la grotte, dans une urne installée sous les draperies des grandes orgues d’Orgnac
Profiter de la cité de la Préhistoire et des environs
Après la visite de la grotte, je suis allée faire un tour à la cité de la Préhistoire. C’est l’occasion de (re)découvrir la faune qui peuplait l’Ardèche il y a fort longtemps, mais aussi de faire un état des lieux des découvertes archéologiques et de nos connaissances actuelles sur la vie des hommes préhistoriques. C’est un voyage dans le temps depuis l’époque des Prénéandetaliens, qui ont occupé le site il y a 350 000 ans, jusqu’au néolithique 5500 ans avant notre ère et les dernières traces d’occupation préhistorique dans les grottes avoisinantes. Toute occupée à lire les différents cartels, je n’ai même pas pensé à prendre des photos ! J’ai trouvé que les outils de médiation étaient très bien faits, avec beaucoup de manipulations accessibles même aux enfants. J’ai ensuite profité du snack du site pour une pause déjeuner rapide. J’ai même réussi à m’installer sur la terrasse au milieu des chênes verts alors que le ciel se couvrait de plus en plus.
Une forêt de chênes verts s’étend tout autour de l’Aven d’Orgnac
(*) Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet de l’Aven d’Orgnac. Il faut compter 1 heure pour la visite guidée de la grotte et 1 heure pour la cité de la préhistoire. A certaines périodes de l’année, des médiateurs proposent des ateliers à la cité de la préhistoire pour expérimenter les techniques préhistoriques, par exemple pour faire du feu. Attention, en période estivale, surtout les jours de pluie, il est fortement conseillé de réserver sa visite sur internet afin de s’assurer de pouvoir entrer dans la grotte en raison de la forte affluence. Sur place, un snack propose une restauration rapide faite maison à base de produits frais. En dehors des visites de la grotte, il est aussi possible d’y faire de la spéléologie, des dégustations de vin ou d’y assister à un concert. Cette dernière expérience me tente beaucoup d’ailleurs, peut-être une affaire à suivre donc !
Sur la route, faire un arrêt à Aiguèze
Depuis Valence, la route que m’a fait suivre le GPS pour aller jusqu’à l’Aven d’Orgnac m’a fait passer par Pont Saint Esprit et Aiguèze dans le Gard. En y passant le matin, je me suis dit que je m’y arrêterais au retour. C’est ce que j’ai fait à Aiguèze. Je connaissais déjà ce village, classé parmi les plus beaux de France et situé à la sortie des Gorges de l’Ardèche, sur la rive droite de la rivière. En effet, un copain m’avait conseillé d’y faire un saut lors de mon tout premier passage dans les Gorges de l’Ardèche au printemps 2017. Le village étant essentiellement piéton, il faut se stationner sur l’un des deux grands parkings situés aux abords.
Aiguèze est dans un terroir viticole et le village est entouré de vignesEn arrivant à pied depuis le parking, on profite d’une jolie vue sur le village.
Ce dimanche là, il y avait un vide grenier organisé dans les petites ruelles charmantes. Il y avait aussi beaucoup de monde, et je n’ai pas eu l’occasion de prendre beaucoup de photos. J’ai par contre longuement profité de la promenade au pied de l’ancien château fort perché sur son rocher. De là, la vue sur la rivière Ardèche est impressionnante : elle forme en effet un dernier coude au niveau des falaises de sa rive sud avant de quitter complètement les gorges. Comme il avait beaucoup plu les jours précédents, le débit était très important et le niveau de l’eau était très élevé. D’ailleurs, la rive d’en face avait partiellement disparu sous les flots.
une des rares rues calmes du vieux village d’Aiguèze ce jour de vide grenierLa vue sur la rivière Ardèche en crue depuis le village d’Aiguèze
J’ai écourté ma balade à Aiguèze car la pluie qui menaçait depuis un moment a commencé à tomber. Le temps d’arriver à Pont Saint Esprit, il pleuvait très fortement. Aussi, je ne m’y suis pas arrêtée mais j’ai noté de prendre le temps de découvrir cette cité au bord du Rhône une prochaine fois.
Aven d’Orgnac – Ardèche & Aiguèze – Gard mars 2025
L’Aven d’Orgnac est situé dans le secteur des Gorges de l’Ardèche, il y a donc de très nombreuses autres grottes à visiter. Vous en trouverez quelques-unes dans l’article sur une journée dans les Gorges de l’Ardèche. Lors d’un précédent séjour (avant que cette version du blog n’existe), j’avais aussi visité la Grotte Chauvet 2 qui est vraiment à voir au moins une fois. J’ai encore plusieurs grottes que j’ai prévu de visiter dans ce secteur. Je vous en reparlerai donc.
(*) L’invitation à venir découvrir l’Aven d’Orgnac constitue une collaboration commerciale non rémunérée. J’ai cependant vécu l’expérience d’un visiteur tout à fait ordinaire : j’ai seulement « payé » mon billet d’entrée avec un bon cadeau qui m’avait été offert. Et je peux affirmer qu’Orgnac est entrée dans mon top 5 personnel des plus belles grottes à concrétions que j’ai eu l’occasion de visiter.
Cette semaine, le projet 52 nous demande de lever les yeux et de regarder vers le ciel. J’apprécie beaucoup les jolies couleurs des levers et des couchers de soleil. J’aime aussi observer les phénomènes un peu moins ordinaires comme des aurores boréales ou encore une comète dans le ciel drômois à l’automne dernier. Ces derniers jours, le ciel nous a gratifiés de nuances de gris, balayées par un fort vent pour laisser place à un beau bleu, et j’aurais pu y trouver de l’inspiration. Mais finalement, ce n’est pas vraiment le ciel en lui-même que j’ai envie de vous montrer mais ce qu’on peut y trouver.
Samedi dernier, j’étais sur la route quand, de loin, j’ai vu les voitures ralentir, s’arrêter, comme si quelque chose venait de se passer. J’avoue avoir d’abord pensé à un accident. Mais en approchant, il n’en était rien. Et en voyant du coin de l’œil ce qu’il se passait, je me suis moi aussi arrêtée sur le bas côté. Dans un champ, des dizaines de cigognes étaient posées. Le très fort vent du nord gênait leur progression et elles avaient du mal à redécoller de leur pause. Je suis restée un moment à les regarder, tant au sol que s’envolant, cherchant à reprendre de l’altitude malgré les violentes rafales (j’ai regardé ensuite les relevés météo et à ce moment-là, le vent moyen était autour de 60 km/h avec des rafales à 100 km/h).
Chabeuil – Drôme – 29 mars 2025
Pour découvrir ce qui se cache dans le ciel chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Avant de me rendre à Charmes sur Rhône pour découvrir le domaine Mirabel Charmis, j’ai profité d’une éclaircie pour aller refaire un tour sous le pont des Lônes à Soyons. Sous les arches de ce pont routier qui enjambe le cours principal du Rhône, mais aussi de nombreux bras secondaires (les fameuses lônes), on trouve en effet un des plus beaux spots de street art de la région. Situé en pleine nature, un peu au milieu de nulle part, les arches du pont des Lônes sont un terrain de jeu privilégié des street-artistes de la région, et en particulier du collectif valentinois Sorry Graffiti. Régulièrement, ils investissent l’une des arches à plusieurs, avec un code couleur homogène et produisent d’immenses fresques sur une thématique.
Je me suis rendue compte que cela faisait bientôt 2 ans que je n’étais pas allée faire un tour dans ce secteur. Comme il fallait s’y attendre, les fresques avaient beaucoup changé, et une fois de plus, c’était génial de pouvoir prendre le temps d’admirer les différentes œuvres. Malgré une luminosité peu flatteuse, j’ai pris quelques photos que je vous propose ici en mode portfolio.
Extraits des fresques réalisées par les artistes du collectif Sorry Graffiti sous le pont des Lônes
Pont des Lônes – Soyons – Ardèche – mars 2025
Si vous voulez jeter un œil à de précédentes fresques réalisées à cet endroit, vous pouvez aller regarder :
Le week-end dernier, j’ai eu le plaisir d’être invitée à une dégustation de vins sur le domaine Mirabel Charmis. J’y ai retrouvé un petit groupe de copains créateurs de contenu. Après une visite (rapide pour cause de pluie) du domaine, nous avons découvert les vins produits sur place accompagnés d’une jolie sélection de fromages et charcuteries. Si je devais résumer cette fin de journée, ce serait que de belles rencontres et de bons produits peuvent être la recette d’une soirée réussie.
Un petit caveau de dégustation a été installé par Claire sur le domaine Mirabel Charmis
A la découverte du domaine Mirabel Charmis
C’est Claire Léorat qui nous a accueillis au domaine Mirabel Charmis, sur les hauteurs de Charmes sur Rhône. Avec son frère Rémi, ils sont en train de reprendre le domaine familial et d’y apporter leur touche. Ainsi, Rémi a commencé il y a une dizaine d’années à produire du vin. Auparavant, leurs parents cultivaient les fruits : pêches, poires, pommes et abricots. Ils avaient aussi installé un labyrinthe végétal. Aujourd’hui, il y a encore des vergers d’abricotiers et de pommiers, et une petite production de jus de fruits. Mais progressivement, la vigne prend de plus en plus de place. Il y a 7 hectares, bientôt 8, plantés en Syrah, Viognier et Cinsault. Les vignes sont depuis longtemps présentes sur ce domaine familial, mais servaient auparavant à une utilisation domestique et pour le paiement des ouvriers agricoles lorsque c’était l’usage.
Les vignes sont plantées tout autour des bâtiments, sur le domaineIl pleuvait malheureusement ce jour-là, mais c’était déjà un bien joli paysage
Après nous avoir raconté que l’histoire du domaine a pu être retracée jusqu’au début du XVIIe siècle (où il était la propriété d’une famille de nobles protestants, qui y ont d’ailleurs installé un cimetière familial), Claire nous a emmené dans les vignes pour nous parler des différents cépages mais aussi de l’évolution actuelle du domaine. En plus de la transformation agricole vers la viticulture, le domaine a pris le virage de l’agrotourisme depuis 2 ans. Claire a ainsi aménagé deux petits gites de charme dans d’anciens bâtiments agricoles en pierre. Mais elle a surtout à cœur de développer l’œnotourisme. C’est dans cette optique qu’un petit caveau de dégustation a été installé.
Avant de déguster les vins de Rémi, nous sommes passés par le chai. Le bâtiment a été construit à la fin du XIXe siècle par l’arrière-grand-père de Claire et Rémi pour la sériciculture (l’élevage du ver à soie, très présent dans la région). Au cours du XXe siècle, il est devenu une salle d’emballage et de triage pour les pêches, et deux chambres froides datent de cette époque.Claire nous montre un pied de vigne qui sera très bientôt planté sur le domaine afin de donner ses premiers raisins à l’automne.
Vins du domaine Mirabel Charmis et produits locaux
Pour accompagner la dégustation des vins du domaine, Claire a fait appel à des voisins et amis pour qu’ils nous fassent découvrir leurs produits. Ainsi, Manon a apporté de la moutarde et des crackers. Elle transforme à Toulaud, juste à côté du domaine, les graines de moutardes produites par son frère à côté de Saillans dans la vallée de la Drôme. J’avais déjà eu l’occasion de goûter les moutardes fabriquées par Manon et j’étais ravie de pouvoir me réapprovisionner !
Manon nous parle de son travail sur la graine de moutarde
Claire a aussi fait appel à Benjamin qui tient la fromagerie de Saint Péray. Il est arrivé avec plusieurs plateaux et des propositions très différentes pour nous proposer un atelier d’accord vin/fromage. J’ai ainsi découvert la tomme en salade, une spécialité ardéchoise à base de fromage égoutté, de vinaigre, d’ail et de moutarde. C’est très frais et idéal à servir avec des pommes de terre par exemple. Accompagné du vin rosé « Le Saint Sot » du domaine, c’était parfait et on aurait presque pu se croire en été si la météo n’avait pas été si capricieuse. Nous avons ensuite dégusté le Viognier (un cépage très ardéchois que l’on retrouve aussi dans l’appellation Condrieu) avec de délicieux picodons d’un producteur de Boffres. Enfin, nous avons pu comparer les deux vins rouges produits sur le domaine, tous les deux en 100% Syrah (un cépage très présent dans la Vallée du Rhône, sur l’appellation Cornas où il est le seul autorisé mais aussi sur les appellations Crozes-Hermitage et Saint Joseph par exemple). La différence entre les deux vins réside dans leur vinification : temps de maturation du jus avec les peaux, puis temps en cuve inox et passage éventuel en barrique de chêne.
Benjamin de la fromagerie de Saint PérayPicodon de Boffres, fromage de brebis travaillé en fleurs, pâte de groseilles à maquereaux, et au fond la tomme en salade dans les petites coupelles de papierBleu du Vercors, Beaufort d’alpage et Gouda fermier au cuminClaire nous sert le Saint Sot, un rosé à base de cépage Cinsault, idéal pour les beaux joursClaire nous explique les différences entre les deux Syrah du domaine Mirabel Charmis
Pour accompagner cet atelier d’accord vin/fromage, il y avait également de la charcuterie ardéchoise (saucisson et caillette), ainsi que de l’excellent pain de la boulangerie de Toulaud. Claire avait aussi prévu du jus de pommes produit par son père sur le domaine. Pendant presque deux heures, nous avons pu déguster ces superbes produits et en apprendre plus sur leurs secrets de fabrication. Bien entendu, nous avons aussi beaucoup discuté, et c’était vraiment un moment très convivial. En plus, Claire et Rémi ont adopté un parti pris pour leurs vins, situés en IGP Ardèche (mais sur aucune appellation) : ils ont construits des vins faciles à déguster et apprécier, commercialisés à des prix très abordables. Et c’est un pari amplement réussi !
L’indispensable duo d’un apéro réussi : le pain et la charcuterieLe jus de pommes du Labyrinthe, production du papa de Claire
Les bonnes adresses
Vins : domaine Mirabel Charmis à Charmes sur Rhône. Le domaine propose des hébergements si vous souhaitez passer quelques jours en pleine campagne, avec de jolies balades à proximité. Claire peut organiser une dégustation des vins du domaine, sur rendez-vous. Il est aussi prévu d’organiser des évènements sur le domaine, par exemple un banquet champêtre au printemps.
Fromages : la Fromagerie de Saint Péray est située dans le centre du village de Saint Péray. Benjamin propose des plateaux de fromage qu’il prépare lui-même. Il est possible de le contacter pour organiser des ateliers de dégustation en accord vin/fromage.
Moutardes : le site internet des petites graines de Manon est actuellement en travaux mais elle proposera bientôt une boutique en ligne. En plus de ses quatre recettes de moutarde, elle fabrique de délicieux petits crackers.
Domaine Mirabel Charmis Charmes sur Rhône – Ardèche – mars 2025
(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération
(*) J’ai été invité par Claire en tant que créatrice de contenu, cette découverte du domaine Mirabel Charmis et des producteurs locaux est donc une collaboration commerciale non rémunérée. Mais je peux vous assurer que j’ai apprécié les produits qui nous ont été proposés. La preuve : je n’ai pas hésité à sortir ma carte bancaire pour acheter vin et moutarde à ramener à la maison.
Avec l’approche du printemps, l’allongement des journées et du ciel bleu un peu plus souvent, j’ai de nouveau très envie d’aller me balader dehors. De plus, c’est aussi la saison des « petites fleurs », ce qui ajoute encore au plaisir de la promenade. Pour en profiter le plus possible, j’évite d’aller trop loin et je reste donc dans les environs proches de Valence. Cela me permet par exemple de prendre l’air durant mes pauses déjeuner. J’ai forcément déjà évoqué les années précédentes les lieux de balade que je vous propose aujourd’hui, mais j’aime bien ce rendez-vous annuel où je vous donne des idées de promenades printanières.
Au bord du Rhône
Faire une pause déjeuner au port de l’Epervière
Comme je vous le disais en introduction, j’aime bien pouvoir profiter du soleil lors de ma pause déjeuner. Pour cela, je choisis souvent d’aller au port de l’Epervière. J’emporte mon sandwich ou ma salade. Je trouve un endroit où m’installer. Entre les quais qui longent les pontons, le grand parc arboré et la Via Rhôna, j’ai un peu l’embarras du choix. Si j’ai un peu plus de temps, je prolonge par une petite balade le long du Rhône, en admirant la vue sur le massif de Crussol. Au printemps, l’endroit est vraiment agréable. C’est ensoleillé. Les oiseaux chantent et les arbres sont fleuris. Et contrairement à l’été, on n’y est pas enquiquiné par les moustiques.
Se balader au milieu des jonquilles au bois des Naix
Le bois des Naix est un jardin public situé à Bourg de Péage, à côté des berges de l’Isère (et du cimetière) où l’on est accueilli par une majestueuse sculpture de cerf réalisée par Toros. Il s’agit essentiellement d’un petit vallon longeant un ruisseau qui se jette dans l’Isère, même s’il intègre aussi une partie de la petite colline qui borde le vallon. Il est très agréable aux beaux jours car on y bénéficie de l’ombrage de vieux arbres et de la fraicheur du cours d’eau. Mais, selon moi, c’est au printemps qu’il est le plus magique. En effet, des centaines de jonquilles de différentes variétés ont été plantées sur les pelouses. Et lorsqu’elles fleurissent, c’est particulièrement joli.
Chercher les premières orchidées le long du Rhône
Si vous suiviez déjà mes aventures et découvertes les années précédentes, vous n’avez pas pu passer à côté du fait que j’aime énormément les orchidées sauvages. J’apprécie la diversité de leurs formes et de leurs couleurs, et je ne manque pas une occasion d’aller les photographier tout au long du printemps. Traditionnellement, je commence cette chasse photographique fin février/début mars le long du Rhône à Bourg-lès-Valence. Là, un peu en amont du barrage de la CNR, on trouve de belles pelouses sèches bien orientées où les premières espèces d’orchidées à fleurir ont trouvé un terrain propice. La saison démarre avec les orchis géants. Ceux-là sont presque impossibles à louper en raison de leur haute taille et de leur couleur rose. Et, juste après, ce sont de petits ophrys qui fleurissent. Plus discrets, ils se plaisent particulièrement juste au bord du fleuve, sur le remblais de la digue. Cette année, la floraison n’est pas vraiment précoce et j’y suis allée un peu tôt. Et si, les orchis géants étaient bien fleuris, les ophrys commençaient à peine à pointer le bout de leurs pétales. Malgré tout, je ne suis pas revenue bredouille. Et même si cela avait été le cas, j’ai profité de plus d’une heure de balade au soleil et c’était suffisant pour un bon moment.
Le long du Rhône, juste en amont du barrage CNR de Bourg-lès-Valence, les collines ardéchoises se reflètent dans l’eau.Orchis GéantOphrys de mars (ou araignée ?)
Valence / Bourg-de-Péage / Bourg-lès-Valence Drôme – mars 2025
J’aurais bien aimé aller me balader dans les vergers en fleurs. Malheureusement, jusqu’à présent, mon emploi du temps ne m’a pas laissé la possibilité de le faire à un moment où la météo le permettait. Je vous propose donc d’aller revoir ce que cela donnait les années précédentes. Et, si jamais j’ai l’occasion bientôt de parcourir les routes de campagne le long des vergers avant la fin de la floraison, je ne manquerai pas de vous en faire quelques photos.
Je suis passée rapidement à Lyon la semaine dernière pour déposer Melle 3e d’une part et récupérer Mr 2e d’autre part. Nous avions environ 2 heures tous les trois en ville, pour déjeuner ensemble. Sur notre trajet, nous sommes passés par la place des Célestins où les magnolias commençaient à être en fleurs. Il y avait d’ailleurs un joli contraste de floraison entre le côté ensoleillé et celui qui reste à l’ombre. J’aurais aimé pouvoir inclure ces quelques photos dans un article plus long sur Lyon, mais ce jour-là, le temps nous était bien trop compté pour faire une vraie balade ou visiter un musée. Pour autant, je trouvais dommage de ne pas les partager. Les voici donc en mode mini-portfolio.
Devant le théâtre des CélestinsThéâtre et magnolias, un classique du printemps lyonnaisLes fleurs blanches et roses des magnolias de la place des Célestins
Nous avons aussi fait le crochet par Cordeliers pour voir si les magnolias devant la chambre de commerce étaient fleuris. Mais leur emplacement étant assez peu ensoleillé, les fleurs étaient encore très discrètes.
Aller voir du sport au bord du terrain, c’est une expérience que j’avais envie de revivre après avoir applaudi les Lynx de Valence au hockey sur glace ou encouragé les cavaliers en bord de carrière. Aussi quand le Valence Romans Drôme Rugby m’a proposé de passer une soirée au stade vendredi dernier lors de la rencontre avec Aurillac, je n’ai pas hésité un instant. Venez, je vous emmène au cœur du stade des Damiers.
pendant le match entre le VRDR et Aurillac
Des moments de convivialité
Le VRDR (Valence Romans Drôme Rugby) évolue en Pro D2 et joue au stade Pompidou à Valence. Vendredi dernier, le coup d’envoi était donné à 19.30 et le stade ouvrait ses portes à 17.30. Arriver tôt, c’est l’occasion de profiter d’un avant match hyper convivial. Déjà, il y a plusieurs food-trucks où l’on peut acheter de quoi manger, et une aire de restauration en plein air avec tables et chaises pour s’installer. Mais, le plus sympa, c’est d’aller à la Bodega des Damiers (les joueurs du VRDR sont appelés les Damiers en raison de leur maillot.. à damiers). Si on a pensé à réserver, on peut profiter d’une offre couplée planche de charcuterie et fromage plus boissons et place en tribune pour le match (minimum 2 personnes). C’est ce que nous avons pu tester avec les copains présents ce soir-là aussi. La planche est copieuse, et à base de produits savoureux. Si on n’a pas pensé à réserver une planche, il est possible d’acheter une boisson : bière, vin (l’un et l’autre à consommer avec modération) ou soft. Les discussions entre passionnés vont vite bon train.
A l’approche du match, il est bien sûr possible d’emporter son verre en tribune ou en gradins (ils sont en plastique et consignés). La Bodega des Damiers reste ouverte tout au long du match et même après pour une troisième mi-temps en musique. Clairement, la Bodega, c’est the place to be avant et après le match.
Attention : aucun paiement en espèces n’est possible, ni à la Bodega ni aux food-trucks. Les cartes bancaires sont acceptées mais on peut aussi utiliser une carte cashless rechargeable au stand dédié. C’est vraiment pratique et cela limite les temps d’attente et les problèmes de manipulation d’espèces et de rendu de monnaie.
Aux premières loges pour l’échauffement
Une demi-heure avant le coup d’envoi, c’est l’échauffement des joueurs sur le terrain. Nous avons eu la chance de pouvoir accéder au bord de la pelouse pour voir de près les joueurs du VRDR. Je dois avouer qu’entrer à l’intérieur du stade complètement éclairé et entouré de gradins qui se remplissent est très impressionnant. Depuis le bord du terrain, il est aussi impossible de manquer la puissance des joueurs. Je crois que de toute la soirée, c’est le moment que j’ai préféré.
Attention : l’accès au bord de la pelouse n’est pas autorisé au public. Il faut une accréditation spéciale.
Un stade plein pour un match à enjeu
Après cela, nous avons pris place dans la tribune Elie Cestier pour assister au match. Et nous n’étions pas seuls : il y avait vendredi soir presque 6500 spectateurs pour la rencontre avec Aurillac. En effet, ce match était important pour le Valence Romans Drôme Rugby qui était avant classé avant-dernier de Pro D2 alors que la saison se termine bientôt. Quant à Aurillac, ils avaient juste un point d’avance sur le VRDR. Autant dire qu’une victoire était attendue pour augmenter les chances de maintien en Pro D2 du VRDR, et que le public était au rendez-vous. Il y a 3 catégories de place autour du stade Pompidou : la tribune couverte (où nous étions), les gradins qui font face à la tribune et où se trouve le club de supporters Le 16e Damier, et le virage sud qui ouvre uniquement si les gradins sont complets. Vendredi soir, tout était donc rempli.
L’entrée des joueurs sur la pelouse
Je connaissais un peu les règles du rugby pour en avoir plusieurs fois regardé à la télé, généralement pour le tournoi des cinq six nations. Je n’avais cependant jamais assisté à un match « en vrai ». L’ambiance était très chouette avec beaucoup de supporters très investis, y compris dans les tribunes. Les Damiers ont donc été largement encouragés tout au long du match et les actions suivies avec passion. Chaque essai du VRDR a été largement applaudi. Et l’équipe a été à la hauteur des attentes avec une très belle victoire 41 à 14 !
Ce que j’ai pensé de ma soirée au match de rugby
J’ai beaucoup aimé l’ambiance, que ce soit avant, pendant ou après le match. C’était convivial, et familial. Il y avait des enfants, même des tous petits et les poussettes sont admises en bas de la tribune. Les gens échangent, discutent. C’est vraiment très bon enfant. La Bodega permet d’attendre et de prolonger le match à l’abri. Même s’il y a un peu d’attente pour accéder au bar, ça va assez vite car le service est globalement efficace et les gens courtois, donc pas de bousculade ou de personnes qui jouent des coudes pour passer devant tout le monde.
Le petit camion téléguidé qui apporte le plot pour le tir des pénalités ou de transformation d’un essai m’a beaucoup amusée.
Concernant le match, je dois avouer que le rugby n’est pas mon sport préféré. Et je crois que j’ai compris pourquoi vendredi soir. En effet, la taille du terrain et les règles du jeu font que c’est un sport de puissance relativement lent. Les grandes courses pour traverser le terrain ballon en main afin de marquer un essai sont finalement assez rares. Or, personnellement, j’apprécie les sports plus rapides ou intenses (et pour ça, je préfère donc le hockey sur glace ou le saut d’obstacles en équitation). Il n’en reste pas moins que c’était une belle expérience et une excellente soirée.
Match VRDR / Aurillac – Stade Pompidou – Valence – Drôme 7 mars 2025
Si vous aussi, vous souhaitez vivre une soirée de match au stade Pompidou avec le VRDR, je vous invite à aller consulter le site internet du club où vous trouverez les informations sur les prochains matchs ainsi qu’une billetterie en ligne.
(*) Cette soirée était une collaboration commerciale non rémunérée. J’ai en effet été invitée par le VRDR pour la soirée complète : apéritif à la Bodega, boissons et nourriture aux food-trucks et à la buvette, match en tribune. Je les en remercie d’ailleurs vivement car cela m’a permis de vivre une expérience qui était sur ma liste d’envies. Il s’agissait d’un instameet avec d’autres influenceurs locaux..Si vous voulez voir à quoi cela ressemblait en version moins statique, vous pouvez retrouver un réel sur mon compte Instagram.