[Ardèche] du street-art sous le pont des Lônes

Avant de me rendre à Charmes sur Rhône pour découvrir le domaine Mirabel Charmis, j’ai profité d’une éclaircie pour aller refaire un tour sous le pont des Lônes à Soyons. Sous les arches de ce pont routier qui enjambe le cours principal du Rhône, mais aussi de nombreux bras secondaires (les fameuses lônes), on trouve en effet un des plus beaux spots de street art de la région. Situé en pleine nature, un peu au milieu de nulle part, les arches du pont des Lônes sont un terrain de jeu privilégié des street-artistes de la région, et en particulier du collectif valentinois Sorry Graffiti. Régulièrement, ils investissent l’une des arches à plusieurs, avec un code couleur homogène et produisent d’immenses fresques sur une thématique.

Je me suis rendue compte que cela faisait bientôt 2 ans que je n’étais pas allée faire un tour dans ce secteur. Comme il fallait s’y attendre, les fresques avaient beaucoup changé, et une fois de plus, c’était génial de pouvoir prendre le temps d’admirer les différentes œuvres. Malgré une luminosité peu flatteuse, j’ai pris quelques photos que je vous propose ici en mode portfolio.

Extraits des fresques réalisées par les artistes du collectif Sorry Graffiti
sous le pont des Lônes

Pont des Lônes – Soyons – Ardèche – mars 2025


Si vous voulez jeter un œil à de précédentes fresques réalisées à cet endroit, vous pouvez aller regarder :

[Ardèche] une dégustation de vins entre copains au domaine Mirabel Charmis

Le week-end dernier, j’ai eu le plaisir d’être invitée à une dégustation de vins sur le domaine Mirabel Charmis. J’y ai retrouvé un petit groupe de copains créateurs de contenu. Après une visite (rapide pour cause de pluie) du domaine, nous avons découvert les vins produits sur place accompagnés d’une jolie sélection de fromages et charcuteries. Si je devais résumer cette fin de journée, ce serait que de belles rencontres et de bons produits peuvent être la recette d’une soirée réussie.

une terrasse devant une vieille maison en pierre
Un petit caveau de dégustation a été installé par Claire sur le domaine Mirabel Charmis

A la découverte du domaine Mirabel Charmis

C’est Claire Léorat qui nous a accueillis au domaine Mirabel Charmis, sur les hauteurs de Charmes sur Rhône. Avec son frère Rémi, ils sont en train de reprendre le domaine familial et d’y apporter leur touche. Ainsi, Rémi a commencé il y a une dizaine d’années à produire du vin. Auparavant, leurs parents cultivaient les fruits : pêches, poires, pommes et abricots. Ils avaient aussi installé un labyrinthe végétal. Aujourd’hui, il y a encore des vergers d’abricotiers et de pommiers, et une petite production de jus de fruits. Mais progressivement, la vigne prend de plus en plus de place. Il y a 7 hectares, bientôt 8, plantés en Syrah, Viognier et Cinsault. Les vignes sont depuis longtemps présentes sur ce domaine familial, mais servaient auparavant à une utilisation domestique et pour le paiement des ouvriers agricoles lorsque c’était l’usage.

paysage de vignes en hiver
Les vignes sont plantées tout autour des bâtiments, sur le domaine
paysage de vignes en hiver
Il pleuvait malheureusement ce jour-là, mais c’était déjà un bien joli paysage

Après nous avoir raconté que l’histoire du domaine a pu être retracée jusqu’au début du XVIIe siècle (où il était la propriété d’une famille de nobles protestants, qui y ont d’ailleurs installé un cimetière familial), Claire nous a emmené dans les vignes pour nous parler des différents cépages mais aussi de l’évolution actuelle du domaine. En plus de la transformation agricole vers la viticulture, le domaine a pris le virage de l’agrotourisme depuis 2 ans. Claire a ainsi aménagé deux petits gites de charme dans d’anciens bâtiments agricoles en pierre. Mais elle a surtout à cœur de développer l’œnotourisme. C’est dans cette optique qu’un petit caveau de dégustation a été installé.

cuves de vinification en inox
Avant de déguster les vins de Rémi, nous sommes passés par le chai. Le bâtiment a été construit à la fin du XIXe siècle par l’arrière-grand-père de Claire et Rémi pour la sériciculture (l’élevage du ver à soie, très présent dans la région). Au cours du XXe siècle, il est devenu une salle d’emballage et de triage pour les pêches, et deux chambres froides datent de cette époque.
une jeune femme présente un pied de vigne prêt à planter
Claire nous montre un pied de vigne qui sera très bientôt planté sur le domaine afin de donner ses premiers raisins à l’automne.

Vins du domaine Mirabel Charmis et produits locaux

Pour accompagner la dégustation des vins du domaine, Claire a fait appel à des voisins et amis pour qu’ils nous fassent découvrir leurs produits. Ainsi, Manon a apporté de la moutarde et des crackers. Elle transforme à Toulaud, juste à côté du domaine, les graines de moutardes produites par son frère à côté de Saillans dans la vallée de la Drôme. J’avais déjà eu l’occasion de goûter les moutardes fabriquées par Manon et j’étais ravie de pouvoir me réapprovisionner !

Manon nous parle de son travail sur la graine de moutarde

Claire a aussi fait appel à Benjamin qui tient la fromagerie de Saint Péray. Il est arrivé avec plusieurs plateaux et des propositions très différentes pour nous proposer un atelier d’accord vin/fromage. J’ai ainsi découvert la tomme en salade, une spécialité ardéchoise à base de fromage égoutté, de vinaigre, d’ail et de moutarde. C’est très frais et idéal à servir avec des pommes de terre par exemple. Accompagné du vin rosé « Le Saint Sot » du domaine, c’était parfait et on aurait presque pu se croire en été si la météo n’avait pas été si capricieuse. Nous avons ensuite dégusté le Viognier (un cépage très ardéchois que l’on retrouve aussi dans l’appellation Condrieu) avec de délicieux picodons d’un producteur de Boffres. Enfin, nous avons pu comparer les deux vins rouges produits sur le domaine, tous les deux en 100% Syrah (un cépage très présent dans la Vallée du Rhône, sur l’appellation Cornas où il est le seul autorisé mais aussi sur les appellations Crozes-Hermitage et Saint Joseph par exemple). La différence entre les deux vins réside dans leur vinification : temps de maturation du jus avec les peaux, puis temps en cuve inox et passage éventuel en barrique de chêne.

Benjamin de la fromagerie de Saint Péray
Plateau de fromages
Picodon de Boffres, fromage de brebis travaillé en fleurs, pâte de groseilles à maquereaux, et au fond la tomme en salade dans les petites coupelles de papier
Plateau de fromages
Bleu du Vercors, Beaufort d’alpage et Gouda fermier au cumin
Claire nous sert le Saint Sot, un rosé à base de cépage Cinsault, idéal pour les beaux jours
Claire nous explique les différences entre les deux Syrah du domaine Mirabel Charmis

Pour accompagner cet atelier d’accord vin/fromage, il y avait également de la charcuterie ardéchoise (saucisson et caillette), ainsi que de l’excellent pain de la boulangerie de Toulaud. Claire avait aussi prévu du jus de pommes produit par son père sur le domaine. Pendant presque deux heures, nous avons pu déguster ces superbes produits et en apprendre plus sur leurs secrets de fabrication. Bien entendu, nous avons aussi beaucoup discuté, et c’était vraiment un moment très convivial. En plus, Claire et Rémi ont adopté un parti pris pour leurs vins, situés en IGP Ardèche (mais sur aucune appellation) : ils ont construits des vins faciles à déguster et apprécier, commercialisés à des prix très abordables. Et c’est un pari amplement réussi !

pain et charcuterie
L’indispensable duo d’un apéro réussi : le pain et la charcuterie
une bouteille et un verre de jus de pommes
Le jus de pommes du Labyrinthe, production du papa de Claire

Les bonnes adresses

  • Vins : domaine Mirabel Charmis à Charmes sur Rhône. Le domaine propose des hébergements si vous souhaitez passer quelques jours en pleine campagne, avec de jolies balades à proximité. Claire peut organiser une dégustation des vins du domaine, sur rendez-vous. Il est aussi prévu d’organiser des évènements sur le domaine, par exemple un banquet champêtre au printemps.
  • Fromages : la Fromagerie de Saint Péray est située dans le centre du village de Saint Péray. Benjamin propose des plateaux de fromage qu’il prépare lui-même. Il est possible de le contacter pour organiser des ateliers de dégustation en accord vin/fromage.
  • Moutardes : le site internet des petites graines de Manon est actuellement en travaux mais elle proposera bientôt une boutique en ligne. En plus de ses quatre recettes de moutarde, elle fabrique de délicieux petits crackers.


Domaine Mirabel Charmis
Charmes sur Rhône – Ardèche – mars 2025


(*) L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération

(*) J’ai été invité par Claire en tant que créatrice de contenu, cette découverte du domaine Mirabel Charmis et des producteurs locaux est donc une collaboration commerciale non rémunérée. Mais je peux vous assurer que j’ai apprécié les produits qui nous ont été proposés. La preuve : je n’ai pas hésité à sortir ma carte bancaire pour acheter vin et moutarde à ramener à la maison.

(*) Les copains : Lydie et Maxime du Caillou aux Hiboux, Lionel De Beaux Lents Demains, Robin, Maxime, Barbara Gulwen Heide, Anne Cécile la Montilienne.

[Drôme] où se balader au début du printemps autour de Valence ?

Avec l’approche du printemps, l’allongement des journées et du ciel bleu un peu plus souvent, j’ai de nouveau très envie d’aller me balader dehors. De plus, c’est aussi la saison des « petites fleurs », ce qui ajoute encore au plaisir de la promenade. Pour en profiter le plus possible, j’évite d’aller trop loin et je reste donc dans les environs proches de Valence. Cela me permet par exemple de prendre l’air durant mes pauses déjeuner. J’ai forcément déjà évoqué les années précédentes les lieux de balade que je vous propose aujourd’hui, mais j’aime bien ce rendez-vous annuel où je vous donne des idées de promenades printanières.

une branche d'arbre avec des fleurs blanches sur un fond sombre
Au bord du Rhône

Faire une pause déjeuner au port de l’Epervière

Comme je vous le disais en introduction, j’aime bien pouvoir profiter du soleil lors de ma pause déjeuner. Pour cela, je choisis souvent d’aller au port de l’Epervière. J’emporte mon sandwich ou ma salade. Je trouve un endroit où m’installer. Entre les quais qui longent les pontons, le grand parc arboré et la Via Rhôna, j’ai un peu l’embarras du choix. Si j’ai un peu plus de temps, je prolonge par une petite balade le long du Rhône, en admirant la vue sur le massif de Crussol. Au printemps, l’endroit est vraiment agréable. C’est ensoleillé. Les oiseaux chantent et les arbres sont fleuris. Et contrairement à l’été, on n’y est pas enquiquiné par les moustiques.

Se balader au milieu des jonquilles au bois des Naix

Le bois des Naix est un jardin public situé à Bourg de Péage, à côté des berges de l’Isère (et du cimetière) où l’on est accueilli par une majestueuse sculpture de cerf réalisée par Toros. Il s’agit essentiellement d’un petit vallon longeant un ruisseau qui se jette dans l’Isère, même s’il intègre aussi une partie de la petite colline qui borde le vallon. Il est très agréable aux beaux jours car on y bénéficie de l’ombrage de vieux arbres et de la fraicheur du cours d’eau. Mais, selon moi, c’est au printemps qu’il est le plus magique. En effet, des centaines de jonquilles de différentes variétés ont été plantées sur les pelouses. Et lorsqu’elles fleurissent, c’est particulièrement joli.

Chercher les premières orchidées le long du Rhône

Si vous suiviez déjà mes aventures et découvertes les années précédentes, vous n’avez pas pu passer à côté du fait que j’aime énormément les orchidées sauvages. J’apprécie la diversité de leurs formes et de leurs couleurs, et je ne manque pas une occasion d’aller les photographier tout au long du printemps. Traditionnellement, je commence cette chasse photographique fin février/début mars le long du Rhône à Bourg-lès-Valence. Là, un peu en amont du barrage de la CNR, on trouve de belles pelouses sèches bien orientées où les premières espèces d’orchidées à fleurir ont trouvé un terrain propice. La saison démarre avec les orchis géants. Ceux-là sont presque impossibles à louper en raison de leur haute taille et de leur couleur rose. Et, juste après, ce sont de petits ophrys qui fleurissent. Plus discrets, ils se plaisent particulièrement juste au bord du fleuve, sur le remblais de la digue. Cette année, la floraison n’est pas vraiment précoce et j’y suis allée un peu tôt. Et si, les orchis géants étaient bien fleuris, les ophrys commençaient à peine à pointer le bout de leurs pétales. Malgré tout, je ne suis pas revenue bredouille. Et même si cela avait été le cas, j’ai profité de plus d’une heure de balade au soleil et c’était suffisant pour un bon moment.

une vue sur le Rhône avec les collines qui se reflètent dans l'eau
Le long du Rhône, juste en amont du barrage CNR de Bourg-lès-Valence, les collines ardéchoises se reflètent dans l’eau.


Valence / Bourg-de-Péage / Bourg-lès-Valence
Drôme – mars 2025


J’aurais bien aimé aller me balader dans les vergers en fleurs. Malheureusement, jusqu’à présent, mon emploi du temps ne m’a pas laissé la possibilité de le faire à un moment où la météo le permettait. Je vous propose donc d’aller revoir ce que cela donnait les années précédentes. Et, si jamais j’ai l’occasion bientôt de parcourir les routes de campagne le long des vergers avant la fin de la floraison, je ne manquerai pas de vous en faire quelques photos.

fleurs de cerisier
Cerisier du Japon
Chabeuil – Drôme – mars 2025


Si vous voulez d’autres idées de sorties printanières dans la Drôme, vous pouvez aussi regarder les articles suivants :

[petits moments] à Lyon, les magnolias de la place des Célestins

Je suis passée rapidement à Lyon la semaine dernière pour déposer Melle 3e d’une part et récupérer Mr 2e d’autre part. Nous avions environ 2 heures tous les trois en ville, pour déjeuner ensemble. Sur notre trajet, nous sommes passés par la place des Célestins où les magnolias commençaient à être en fleurs. Il y avait d’ailleurs un joli contraste de floraison entre le côté ensoleillé et celui qui reste à l’ombre. J’aurais aimé pouvoir inclure ces quelques photos dans un article plus long sur Lyon, mais ce jour-là, le temps nous était bien trop compté pour faire une vraie balade ou visiter un musée. Pour autant, je trouvais dommage de ne pas les partager. Les voici donc en mode mini-portfolio.

la façade du théâtre des Célestins à Lyon bordée d'une rangée de magnolias en fleurs
Devant le théâtre des Célestins
le fronton du théâtre des Célestins à Lyon bordé de magnolias en fleurs
Théâtre et magnolias, un classique du printemps lyonnais
le fronton du théâtre des Célestins à Lyon bordé de magnolias en fleurs
Les fleurs blanches et roses des magnolias de la place des Célestins

Nous avons aussi fait le crochet par Cordeliers pour voir si les magnolias devant la chambre de commerce étaient fleuris. Mais leur emplacement étant assez peu ensoleillé, les fleurs étaient encore très discrètes.

la façade de la chambre de commerce à Lyon bordée de magnolias en fleurs
une floraison encore timide à Cordeliers

Lyon – Rhône – 8 mars 2025

[Drôme] une soirée au stade de rugby

Aller voir du sport au bord du terrain, c’est une expérience que j’avais envie de revivre après avoir applaudi les Lynx de Valence au hockey sur glace ou encouragé les cavaliers en bord de carrière. Aussi quand le Valence Romans Drôme Rugby m’a proposé de passer une soirée au stade vendredi dernier lors de la rencontre avec Aurillac, je n’ai pas hésité un instant. Venez, je vous emmène au cœur du stade des Damiers.

un match de rugby
pendant le match entre le VRDR et Aurillac

Des moments de convivialité

Le VRDR (Valence Romans Drôme Rugby) évolue en Pro D2 et joue au stade Pompidou à Valence. Vendredi dernier, le coup d’envoi était donné à 19.30 et le stade ouvrait ses portes à 17.30. Arriver tôt, c’est l’occasion de profiter d’un avant match hyper convivial. Déjà, il y a plusieurs food-trucks où l’on peut acheter de quoi manger, et une aire de restauration en plein air avec tables et chaises pour s’installer. Mais, le plus sympa, c’est d’aller à la Bodega des Damiers (les joueurs du VRDR sont appelés les Damiers en raison de leur maillot.. à damiers). Si on a pensé à réserver, on peut profiter d’une offre couplée planche de charcuterie et fromage plus boissons et place en tribune pour le match (minimum 2 personnes). C’est ce que nous avons pu tester avec les copains présents ce soir-là aussi. La planche est copieuse, et à base de produits savoureux. Si on n’a pas pensé à réserver une planche, il est possible d’acheter une boisson : bière, vin (l’un et l’autre à consommer avec modération) ou soft. Les discussions entre passionnés vont vite bon train.

A l’approche du match, il est bien sûr possible d’emporter son verre en tribune ou en gradins (ils sont en plastique et consignés). La Bodega des Damiers reste ouverte tout au long du match et même après pour une troisième mi-temps en musique. Clairement, la Bodega, c’est the place to be avant et après le match.

Attention : aucun paiement en espèces n’est possible, ni à la Bodega ni aux food-trucks. Les cartes bancaires sont acceptées mais on peut aussi utiliser une carte cashless rechargeable au stand dédié. C’est vraiment pratique et cela limite les temps d’attente et les problèmes de manipulation d’espèces et de rendu de monnaie.

Aux premières loges pour l’échauffement

Une demi-heure avant le coup d’envoi, c’est l’échauffement des joueurs sur le terrain. Nous avons eu la chance de pouvoir accéder au bord de la pelouse pour voir de près les joueurs du VRDR. Je dois avouer qu’entrer à l’intérieur du stade complètement éclairé et entouré de gradins qui se remplissent est très impressionnant. Depuis le bord du terrain, il est aussi impossible de manquer la puissance des joueurs. Je crois que de toute la soirée, c’est le moment que j’ai préféré.

Attention : l’accès au bord de la pelouse n’est pas autorisé au public. Il faut une accréditation spéciale.

Un stade plein pour un match à enjeu

Après cela, nous avons pris place dans la tribune Elie Cestier pour assister au match. Et nous n’étions pas seuls : il y avait vendredi soir presque 6500 spectateurs pour la rencontre avec Aurillac. En effet, ce match était important pour le Valence Romans Drôme Rugby qui était avant classé avant-dernier de Pro D2 alors que la saison se termine bientôt. Quant à Aurillac, ils avaient juste un point d’avance sur le VRDR. Autant dire qu’une victoire était attendue pour augmenter les chances de maintien en Pro D2 du VRDR, et que le public était au rendez-vous. Il y a 3 catégories de place autour du stade Pompidou : la tribune couverte (où nous étions), les gradins qui font face à la tribune et où se trouve le club de supporters Le 16e Damier, et le virage sud qui ouvre uniquement si les gradins sont complets. Vendredi soir, tout était donc rempli.

un match de rugby
L’entrée des joueurs sur la pelouse

Je connaissais un peu les règles du rugby pour en avoir plusieurs fois regardé à la télé, généralement pour le tournoi des cinq six nations. Je n’avais cependant jamais assisté à un match « en vrai ». L’ambiance était très chouette avec beaucoup de supporters très investis, y compris dans les tribunes. Les Damiers ont donc été largement encouragés tout au long du match et les actions suivies avec passion. Chaque essai du VRDR a été largement applaudi. Et l’équipe a été à la hauteur des attentes avec une très belle victoire 41 à 14 !

Ce que j’ai pensé de ma soirée au match de rugby

J’ai beaucoup aimé l’ambiance, que ce soit avant, pendant ou après le match. C’était convivial, et familial. Il y avait des enfants, même des tous petits et les poussettes sont admises en bas de la tribune. Les gens échangent, discutent. C’est vraiment très bon enfant. La Bodega permet d’attendre et de prolonger le match à l’abri. Même s’il y a un peu d’attente pour accéder au bar, ça va assez vite car le service est globalement efficace et les gens courtois, donc pas de bousculade ou de personnes qui jouent des coudes pour passer devant tout le monde.

joueurs sur le terrain pendant un match de rugby
Le petit camion téléguidé qui apporte le plot pour le tir des pénalités ou de transformation d’un essai m’a beaucoup amusée.

Concernant le match, je dois avouer que le rugby n’est pas mon sport préféré. Et je crois que j’ai compris pourquoi vendredi soir. En effet, la taille du terrain et les règles du jeu font que c’est un sport de puissance relativement lent. Les grandes courses pour traverser le terrain ballon en main afin de marquer un essai sont finalement assez rares. Or, personnellement, j’apprécie les sports plus rapides ou intenses (et pour ça, je préfère donc le hockey sur glace ou le saut d’obstacles en équitation). Il n’en reste pas moins que c’était une belle expérience et une excellente soirée.


Match VRDR / Aurillac – Stade Pompidou – Valence – Drôme
7 mars 2025


Si vous aussi, vous souhaitez vivre une soirée de match au stade Pompidou avec le VRDR, je vous invite à aller consulter le site internet du club où vous trouverez les informations sur les prochains matchs ainsi qu’une billetterie en ligne.


(*) Cette soirée était une collaboration commerciale non rémunérée. J’ai en effet été invitée par le VRDR pour la soirée complète : apéritif à la Bodega, boissons et nourriture aux food-trucks et à la buvette, match en tribune. Je les en remercie d’ailleurs vivement car cela m’a permis de vivre une expérience qui était sur ma liste d’envies. Il s’agissait d’un instameet avec d’autres influenceurs locaux.. Si vous voulez voir à quoi cela ressemblait en version moins statique, vous pouvez retrouver un réel sur mon compte Instagram.

[Isère] Grenoble, une pause culturelle sur la route des stations de ski

Si vous partez au ski, je vous propose de faire une pause culturelle à Grenoble (qui se trouve sur le trajet vers de nombreuses vallées des Alpes). Et si vous ne partez pas au ski, je vous invite quand même à venir faire un tour dans la Capitale des Alpes où vous pourrez trouver de nombreux musées et expositions très intéressants. Pour ma part, je suis allée exprès à Grenoble samedi dernier parce que j’avais repéré une exposition, et j’en ai profité pour me balader et faire d’autres visites, accompagnée de Mr 2e. Cela faisait très longtemps que je n’étais pas venue pour me promener à Grenoble (la dernière fois, c’était en 2022 où profitant de devoir venir faire quelques achats, nous avions visité le muséum d’histoire naturelle et la précédente journée de balade remontait à 2020 avant le confinement) et malgré une météo un peu grise, ça a été un vrai plaisir d’y refaire un tour.

« Au bout de chaque rue, une montagne… » (Stendhal)

Le Couvent Sainte Cécile, eaux fortes de Rembrandt et bande dessinée

Nous sommes venus à Grenoble par le train, assez tôt le matin (depuis Romans, il faut compter 1 heure de TER). Nous avons commencé la journée en nous promenant en ville où nous souhaitions voir quelques boutiques, en particulier, la galerie Rêv’olution où Terres d’Oxymore vend ses poteries (je suis fan de ses messages à l’humour décalé et j’avais très envie d’avoir une 2e tasse à café pour les matins grognons). C’est comme cela que nous sommes passés devant le Couvent Sainte Cécile. Vu que nous avions du temps avant l’heure du déjeuner, nous avons poussé la grande porte en bois pour entrer dans la chapelle. Celle-ci, désacralisée, est maintenant une librairie – cabinet de curiosités et a fait l’objet d’un aménagement très réussi.

Ce qui nous a fait pousser la porte cependant, c’est une petite affiche annonçant le « Cabinet Rembrandt » : une exposition d’eaux fortes réalisées par l’artiste au XVIIe siècle. Une fois nos billets en main, nous avons parcouru les différentes pièces exposant des œuvres d’art. En effet, le couvent Sainte Cécile abrite le Fonds Glénat. Cette fondation a été créé pour mettre en valeur et préserver les collections de Jacques Glénat et des éditions éponymes. Le couvent abrite actuellement ainsi une exposition consacrée aux animaux dans l’art, une aux arts de la table et une autre à la bande dessinée. Cette dernière présente des dessins originaux dans lesquels on croise des personnages bien connus de la bande dessinée franco-belge comme Gaston Lagaffe, Alix ou Michel Vaillant mais aussi du monde du manga (Glénat a été le premier éditeur français à en publier).

Achille Talon

On découvre également le jardin de cet ancien couvent ainsi que le grand escalier transformé en galerie. Ce sont des peintres dauphinois ou de montagne qui y sont exposés. On y trouve ainsi plusieurs peintures de Gustave Doré, généralement connu pour ses gravures. Et parlant de gravure, le point fort de la visite, c’est bien entendu le cabinet des eaux fortes de Rembrandt. La collection de Jacques Glénat comprend une petite centaine de ces gravures, très fragiles, et une quarantaine d’œuvres sont présentées en rotation. La mise à disposition de loupes permet d’admirer la minutie des détails mis en œuvre par le maître dans cette technique de gravure (et des marchepieds permettent aux enfants aussi de se mettre à la hauteur de ces œuvres). Un dispositif numérique de médiation permet également de bien comprendre la technique mise en application pour réaliser une eau forte. En résumé, le couvent Sainte Cécile a été une très belle découverte.

un jardin dans une cour entourée de bâtiments anciens
Le jardin du couvent Sainte Cécile
une cage d'escalier ancienne avec des rambardes en fer forgé
L’escalier du couvent Sainte Cécile


(*) Le couvent Sainte Cécile est situé 37 rue Servan, à Grenoble, du côté du quartier des Antiquaires. Les horaires et conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du couvent.


La Bastille, paysages et lieux culturels

Montée par les bulles et lecture de paysage

L’exposition que je souhaitais voir et le musée que nous avions prévu de visiter étant tous les deux situés au fort de la Bastille, nous avons pris le téléphérique pour y monter. Prendre les bulles, c’est une expérience à part entière. Elles sont d’ailleurs labellisées « Site touristique emblématique » de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Alors qu’on a l’habitude des téléphériques dans les stations de montagne, nous sommes ici en plein centre ville. Pourtant au fil de la montée, on a une vue panoramique sur les massifs environnants. C’est aussi l’occasion de découvrir le quartier Saint Laurent et les fortifications de la Bastille du dessus.

la ville de Grenoble avec le village olympique dominée par les montagnes enneigées
Depuis les bulles, la vue sur le village olympique et les montagnes de Belledonne.
une vue de Grenoble avec la rivière Isère au milieu et le Vercors au fond
Depuis les bulles, vue sur l’Isère et le massif du Vercors

Une fois en haut, j’ai l’habitude de commencer par aller admirer le paysage depuis la terrasse. Là, on a littéralement la ville à ses pieds. On peut aussi voir les trois massifs qui la bordent : le Vercors, Belledonne et la Chartreuse, sur les piémonts de laquelle le fort de la Bastille est construit. On suit également le tracé des vallées du Drac et de l’Isère. Et si la météo le permet, on devine même l’entrée de la combe de Savoie.

sommets enneigés des montagnes de Belledonne dominant Grenoble
Le massif de Belledonne domine Grenoble et la vallée de l’Isère


(*) Le téléphérique de Grenoble permet de rejoindre le fort de la Bastille depuis les quais de l’Isère, au niveau du jardin de ville. Les horaires de fonctionnement varient en fonction de la saison. Vous pouvez les trouver, tout comme les tarifs, sur le site internet du téléphérique. Vous pouvez aussi y consulter les informations relatives aux activités présentes au fort de la Bastille.


Experimenta, une exposition temporaire d’art contemporain

Si nous sommes montés à la Bastille, c’est avant tout pour aller voir les œuvres d’art contemporain installés dans le cadre de la Biennale Experimenta. Cette manifestation culturelle se situe aux confins de l’art et de la science. Sur le site sommital de la Bastille, elle a en particulier investit les salles Lesdiguières et Dutrievoz, situées à l’intérieur même de l’ancien fort. Le point commun entre les œuvres présentées est qu’elles interrogent notre rapport à la nature à travers l’empreinte que nous y laissons.

Le fléchage vers les salles d’exposition pour Experimenta m’a beaucoup plu

Parmi les œuvres présentées, certaines ont plus retenu mon attention que d’autres. C’est le cas :

  • Solaris de Nicky Assmann – une installation cinétique où la lumière vient frapper des films d’eau savonneuse, créant des irisations turbulentes hypnotiques (avec une petite pensée pour mon stage de fin d’études, autour des écoulements de fluides turbulents).
  • Ce qu’il reste à la nuit de Mathilde Reynaud et Fabien Malbet – une installation sonore et vidéo qui interroge notre rapport à l’espace et sa conquête.
  • Clams de Marco Barotti – une installation sonore et cinétique où des coquillages en plastique recyclé émettent des sons dépendant de la qualité des eaux de l’Isère captées un peu en amont.
  • Tipping point de Barthélemy Antoine-Lœff – une installation cinétique où goutte après goutte un glacier se créé, à mettre en parallèle avec la fonte des glaciers constatée partout dans le monde.
  • Flux de Barthélemy Antoine-Lœff – une installation cinétique où des roches suspendues et mises en mouvement évoquent la mémoire d’un cours d’eau. Cette installation extrêmement poétique a été un vrai coup de cœur.
une installation artistique contemporaine où des cailloux semblent en lévitation dans l'air
Flux de Barthélemy Antoine-Lœff
installation artistique contemporaine
Ce qu’il reste à la nuit de Mathilde Reynaud et Fabien Malbet


(*) Les installations de l’édition 2025 de la Biennale Experimenta sont visibles à la Bastille de Grenoble jusqu’au 1er mars 2025. L’entrée est libre et gratuite.


Le musée des troupes de montagne, un coup d’œil sur l’histoire militaire

Pour terminer notre journée de découvertes culturelles, nous avions choisi le musée des troupes de montagne. Situé dans le fort de la Bastille, nous l’avions repéré depuis longtemps mais n’avions pas encore eu l’occasion de nous y rendre. J’avoue que ce n’était pas forcément mon premier choix de musée à Grenoble mais quand on est plusieurs, il faut aussi tenir compte des goûts et centres d’intérêts de chacun. Finalement, j’ai été très agréablement surprise. En effet, à travers une douzaine de salles, le musée nous emmène dans un parcours chronologique découvrir l’histoire des troupes de montagne, des origines à nos jours. La scénographie est remarquable, mettant les objets en situation. Les cartels ne sont pas trop bavards et apportent les informations essentielles, surtout pour des non-spécialistes. Un audioguide, très bien conçu, complète le dispositif de médiation. Le visiteur se déplace ainsi au fil des salles en toute autonomie, à son rythme. Un focus particulier est mis sur le rôle que les troupes alpines ont joué lors des deux conflits mondiaux, ainsi que dans la Résistance. C’est d’ailleurs l’objet de l’exposition temporaire en cours qui suit un jeune grenoblois de son entrée en Résistance jusqu’en 1945 dans la 27e Division Alpine.

une mise en scène des premières troupes alpines avec un artilleur en uniforme et une mule portant un canon
Les débuts des troupes alpines
gros plan sur les mains d'un officier en uniforme de la seconde guerre mondiale étudiant des cartes topographiques de montagne
Poste de commandement alpin durant la seconde guerre mondiale


(*) Le Musée des Troupes de Montagne est localisé à l’intérieur du fort de la Bastille à Grenoble. Vous pouvez consulter les conditions de visite sur le site internet du musée.
Nous avons vraiment été très agréablement surpris de la qualité de l’exposition et de sa mise en scène. La visite est annoncée pour durer entre 30 et 40 minutes, et nous y avons passé plus d’une heure.


Grenoble – Isère – février 2025


Il y a de nombreux autres musées à Grenoble. Parmi ceux-ci, j’ai déjà eu l’occasion de visiter :

  • Le musée archéologique Saint Laurent
  • Le musée du Vieil Evêché qui outre ses collections permanentes et l’accès au baptistère paléo-chrétien propose des expositions temporaires de qualité. J’avais visité celles sur les estampes japonaises en 2019 et celle de photos de Vivian Maier en 2020.
  • Le musée de Grenoble, un musée des beaux-arts avec une forte composante contemporaine.
  • Le muséum d’histoire naturelle

[Ardèche] le château d’Aubenas, un écrin patrimonial pour un centre d’art contemporain

J’avais aperçu le château d’Aubenas lors d’une soirée que j’avais passé dans la ville avant de rejoindre des copains pour une journée de découvertes des paysages d’automne en Ardèche. Il était alors fermé pour des travaux de restauration de longue haleine. Il a rouvert au début de l’été dernier, sous la forme d’un centre d’art contemporain. Je n’avais pas eu le temps d’y aller pour la première vague d’expositions présentées. C’est finalement au début du mois de janvier que j’ai profité d’une journée belle mais très venteuse pour aller le découvrir.

la façade du château d'Aubenas
La jolie façade du château d’Aubenas avec son toit parsemé de tuiles colorées.

Du Moyen-Âge à nos jours, un château qui évolue

Arrivée en début d’après-midi à Aubenas, je suis allée directement vers le château et j’ai bien fait car cela m’a permis d’assister à la visite guidée patrimoniale. Cette visite permet de découvrir les détails de la construction et de l’évolution du château, mais aussi d’accéder à certaines parties qui ne sont pas visibles en visite libre. La visite commence dans la cour du château. Là, nous sommes au pied du donjon du château fort initial. La cour dessert plusieurs espaces dont d’anciennes salles médiévales en rez-de-chaussée, un escalier de la Renaissance construit en hors d’œuvre et des galeries de la même époque desservant l’ensemble des étages, ainsi qu’un escalier d’honneur du XVIIIe siècle.

heurtoir de porte en forme de poisson
La porte d’entrée du château a un très bel heurtoir
le ciel vu depuis la cour du château d'Aubenas entre les murs
Look-up depuis la cour, au pied du donjon, et entourée de galeries Renaissance

Avec la guide, nous descendons ensuite dans les sous-sols. Anciens celliers du Moyen-Âge, ils ont ultérieurement servi de prison. Les travaux effectués ont permis de (re)découvrir des graffitis carcéraux, certains datés du XVIIIe siècle et ayant a priori été réalisés par des huguenots emprisonnés après la révocation de l’Edit de Nantes. Ces graffitis sont encore loin d’avoir révélés leurs secrets même s’ils ont déjà été partiellement étudiés.

des graffitis du 18e siècle dans le sous sol d'un château, éclairés à la lampe torche
Graffitis carcéraux figuratifs dans les sous-sols du château d’Aubenas

Nous nous dirigeons ensuite vers les étages. Du XIXe siècle jusqu’il y a peu, le château d’Aubenas, propriété municipale, était occupé à la fois par la mairie et par le tribunal (ce dernier a déménagé en 2014). Au fil des travaux de restauration, des décors datant du XIXe siècle ont été retrouvés, en particulier dans l’ancienne salle des pas perdus. Et la façon dont les inscriptions font référence au Roi des Français permet de dater ceux-ci de l’époque où Louis-Philippe régnait, donc entre 1830 et 1848. Les inscriptions ont ensuite été effacées partiellement au moment de la Deuxième République.

une salle au sol en tomettes avec deux grandes fenêtres
Salle des pas perdus du château d’Aubenas
murs peints de la salle des pas perdus de l'ancien tribunal d'Aubenas
Le décor d’origine de la salle des pas perdus de l’ancien tribunal d’Aubenas

Nous empruntons ensuite un escalier moderne, installé lors des derniers travaux pour satisfaire aux normes de sécurité. Il y a eu un véritable parti pris de construire un escalier résolument dans l’air du temps, en métal, bois et verre avec un éclairage très contemporain. Le château continue ainsi à écrire son histoire architecturale et n’est pas un monument figé dans une époque lointaine.

marches d'escalier
Le nouvel escalier du château d’Aubenas se trouve dans une aile latérale
escalier contemporain en bois et métal
Un escalier résolument moderne

Le dernier lieu que nous visitons est le donjon. Celui-ci n’est accessible qu’en visite guidée et en petits groupes (nous le visiterons d’ailleurs en deux sous-groupes compte tenu du nombre limité de personnes pouvant y accéder en simultané). L’accès est un peu compliqué car l’escalier, raide et très étroit, se situe dans l’épaisseur du mur. La visite du donjon est donc une expérience à part entière. Une fois au sommet, on domine la ville à 24 mètres de haut. Il n’y a pas de bâtiment plus haut que celui-ci, et le panorama est à 360°.

un toit à motifs de tuiles colorées
Du sommet du donjon, on surplombe les toits du château.
Certains (dont le donjon) ont été couverts en tuiles vernissées au XVIIe siècle par la famille d’Ornano qui était alors propriétaire des lieux.
(L’effet un peu flou est dû au fait que les ouvertures sont toutes grillagées afin d’empêcher les pigeons de venir s’installer)


Petit conseil : depuis la cour, une porte donne accès aux toilettes et à des casiers. N’hésitez pas à la pousser et à descendre les escaliers : vous vous trouverez alors dans les anciennes écuries du château !


Les expositions de l’hiver 2024-2025

Le château d’Aubenas, suite aux travaux de restauration, est devenu un centre d’art contemporain. Il accueille donc différentes expositions qui changent au fil des saisons. Après une première série l’été dernier, c’est donc la seconde série d’expositions qui est actuellement présentée. Je n’ai pas vraiment accroché à cette programmation, et si j’ai bien aimé Dans une rouge clairière, les autres présentations ne m’ont pas convaincue. Même la présentation des photographies de Vanessa Winship n’a pas réussi à me faire entrer réellement dans l’univers de la photographe.


(*) Le château est situé en plein centre ville. Les conditions de visite sont détaillées sur le site internet du château d’Aubenas. Vous y retrouverez aussi le détail des expositions en cours. Le château est fermé entre deux périodes d’expositions pour permettre les démontages et installations.

Les expositions présentées jusqu’au 30 mars 2025 sont les suivantes, et correspondent aux photos ci-dessus

  • Dans une rouge clairière, par le duo Île/Mer/Froid (Hugo Lemaire et Boris Geoffroy)
  • Gérard Lattier, mythologies ardéchoises
  • Vanessa Winship, une route sans fin
  • J’ai pleuré devant la fin d’un manga, exposition collective

Attention, certaines œuvres peuvent heurter les sensibilités et être assez dérangeantes. Il convient donc de se méfier, en particulier si vous souhaitez visiter le château avec des enfants, et de vous renseigner préalablement sur le contenu des expositions au moment de votre passage.


Un petit tour en ville pour finir l’après-midi

En sortant du château, le mistral soufflait très fort. Avec les températures glaciales, cela ne donnait pas très envie de se balader dans Aubenas aussi je suis juste allée prendre un goûter. Si le temps est plus favorable, les ruelles sont jolies et très agréables. Il ne faut pas non plus manquer le point de vue depuis la montée du château, accessible en passant par la porte à gauche de l’entrée du château quand vous regardez la façade. De là, vous dominez la rivière Ardèche qui se faufile.

une porte qui donne accès à une rue pavée longeant le château
Par ici, il est possible d’accéder à un joli panorama
Paysage de basse montagne
La vue sur la rivière Ardèche depuis la montée du château
vue sur une place de la ville d'Aubenas depuis les étages d'un des bâitments
La place devant le château vue depuis les machicoulis


Pour le goûter, je vous conseille La Fabrique Givrée qui se situe sur la place à côté du château. Leurs glaces sont délicieuses (et idéales aux beaux jours) mais ils proposent aussi des beignets tièdes ou des bâtonnets de gaufre agrémentés d’une boule de glace, un délice parfait même en hiver !


Aubenas – Ardèche – janvier 2025

[Drôme] balades en vrac autour de Valence

Les semaines passent vite et les week-ends encore plus. Depuis le début du mois de décembre, j’ai fait pas mal de balades autour de la maison. A chaque fois, c’étaient des lieux où j’étais déjà allée et même certains où je me rends très régulièrement. Et même si j’en ai déjà parlé par ici, j’avais envie de partager avec vous quelques images de ces sorties sans forcément de longs discours.

un paysage de basse montagne au soleil
Au pied du Vercors
La Baume Cornillane – Drôme – décembre 2024

Monter à Château Rompu sous le soleil

C’est un dimanche matin de décembre que j’ai eu envie d’aller refaire un tour dans les ruines de Château Rompu à Châteaudouble. Cette balade a l’avantage d’être assez courte et donc de pouvoir entrer dans un planning un peu chargé assez facilement. Chez moi, nous étions dans les nuages (de pollution…) mais j’ai trouvé le soleil en m’approchant du village. Je suis montée assez vite le long du chemin baigné de lumière avant de sortir de la forêt au niveau des ruines. De là, il n’y a plus très loin pour arriver à la table d’orientation (un peu abîmée par le temps) et découvrir le panorama sur la plaine de Valence où une mer de nuages avait pris place.

Châteaudouble – Drôme – décembre 2024


La dernière fois que j’étais allée à Château Rompu, il y avait de la neige…


Profiter du panorama à la tour de Barcelonne

La Tour de Barcelonne, je l’ai déjà dit, fait vraiment partie de nos promenades classiques. Cette fois, c’est avec Melle 3e que j’y suis allée, en tout début d’année. La météo n’était pas exceptionnelle, mais il y avait moins de vent que lors de ma dernière ascension à la tour de Barcelonne avec Mr 1er. Par contre, je sortais d’un épisode viral assez violent dans les moments de Noël, et j’avoue avoir un peu souffert dans la montée. Je peinais à trouver mon souffle, et j’ai mis certainement le double de temps qu’à l’accoutumée pour arriver au sommet. Malgré tout, la vue d’en haut, comme chaque fois, valait largement la peine.

Barcelonne – Drôme – janvier 2025


Quelques autres balades autour de Barcelonne et Combovin :


Flâner autour du lac de Beauvallon

C’est le 1er janvier que j’ai profité d’un rayon de soleil bienvenu pour faire le tour du lac de Beauvallon. C’était sur ma route entre deux déposes/récupérations d’enfants, et après plusieurs jours de grisaille, j’avais vraiment envie de prendre un peu l’air. L’endroit est assez agréable et il est possible de continuer la balade le long des anciens bassins du système hydraulique du parc du château voisin. D’ailleurs, les abords des bassins avaient été débroussaillés, permettant de vraiment bien les découvrir.

Beauvallon – Drôme – janvier 2025


J’étais déjà allée au lac de Beauvallon au printemps 2020. Dans le même secteur, j’aime bien me promener le long de la Véore entre le parc de Lorient et le village de Beauvallon.


Rêver dans le brouillard à Saint Vincent la Commanderie

Le jour où j’étais allée à Saint Vincent la Commanderie pour voir les décorations de Noël, il y avait beaucoup de brouillard. Il nimbait tout le village d’un épais cocon et rendait onirique les scènes de la vie quotidienne. J’ai profité d’avoir avec moi mon appareil photo pour prendre quelques clichés.

Dans le brouillard

Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2024


Admirer une œuvre d’art à Valence

Je l’avais déjà vue plusieurs fois de jour, mais c’est de nuit que j’ai trouvé la sculpture Le Messager de Jaume Plensa la plus belle. Son éclairage est vraiment très réussi et le met parfaitement en valeur. Ce n’est pas vraiment une balade, mais j’aime tellement cette installation que je ne pouvais pas garder ces photos seulement pour moi !

sculpture Le Messager de Jaume Plensa de nuit à Valence
sculpture Le Messager de Jaume Plensa de nuit à Valence
sculpture Le Messager de Jaume Plensa de nuit à Valence devant la cathédrale

Le Messager par Jaume Plensa – Valence – Drôme – décembre 2024


Il y a actuellement une exposition d’oeuvres de Jaume Plensa au Musée de Valence, jusqu’au 13 avril 2025.

Edit du 01/02/2025 : l’exposition Jaume Plensa. Etre Là. au Musée de Valence est prolongée jusqu’au 4 mai 2025


[Isère] une journée en famille en Matheysine

Dans ma région Auvergne-Rhône-Alpes, nous avons plein de splendides paysages et de lieux emplis d’histoire(s). J’aime aller les découvrir (et c’est pour cela que je suis fière d’être éclaireuse pour Partir-Ici.fr, la plateforme régionale de tourisme responsable). Mais j’ai parfois tendance à rester dans les endroits que je connais déjà, souvent par facilité. Et il me faut un petit coup de pouce pour que je sorte de cette zone de confort géographique. Ainsi, c’est parce que j’ai gagné des places pour le petit train de la Mure à un concours organisé par Alpes Isère que j’ai pris la route vers la Matheysine un dimanche matin d’octobre avec Mr 1er.

un paysage de moyenne montagne très vert
Paysage de la Matheysine

La Matheysine, c’est quoi ?

Un peu de géographie

La Matheysine est un plateau marécageux situé à une trentaine de kilomètres au sud de Grenoble. La plateau matheysin est bordé par le Drac à l’ouest, qui le sépare du Trièves et du Vercors, et par la Romanche à l’est. En arrivant de Grenoble, on monte sur le plateau au-dessus de Vizille par la côte de Laffrey. Quand nous y sommes passés, nous avons profité d’une superbe mer de nuages dans la vallée de la Romanche, mais il n’était malheureusement pas possible de s’arrêter pour prendre quelques photos. Sur le plateau, plusieurs lacs se succèdent, longés par la route.

lac bordé d'une forêt aux couleurs d'automne
Au bord du lac des Cordeliers, à Pierre-Châtel

Un peu d’histoire

La Matheysine est sur le tracé de la route empruntée par Napoléon à son retour de l’île d’Elbe. D’ailleurs, c’est à Laffrey que l’empereur et ses troupes rencontrent celles du roi, venues pour les arrêter. Une statue équestre de Napoléon sur la Prairie de la Rencontre commémore d’ailleurs cet évènement. Mais, l’histoire de la Matheysine est surtout liée à celle du charbon. En effet, l’anthracite, une houille d’excellente qualité, y est exploitée tout au long du XIXe siècle et jusqu’à la fin du XXe siècle par les Houillières du Bassin du Dauphiné. La dernière mine, celle du Villaret, a fermé en 1997.

un chevalement de mine
Le chevalement du puits du Villaret, édifié en 1948, d’une profondeur de 235 mètres, est situé à Susville.

Un train pas comme les autres : le petit train de la Mure

Le petit train de la Mure était le but de mon déplacement en Matheysine. Il s’agit de l’ancienne voie de chemin de fer servant au transport du charbon depuis les mines jusqu’à la vallée de la Romanche. Aujourd’hui, seule une portion entre la gare de La Mure et un belvédère au dessus du Drac est exploitée, à vocation touristique. Le trajet se fait en aller/retour dans un petit train rouge à voie métrique. Ce train a été le premier train électrifié en courant continu en 1903, entre les gares de La Motte les Bains et de La Motte d’Aveillans, alimenté par une usine hydroélectrique sur le Drac. En 1912, c’est toute la ligne qui est électrifiée.

un billet du petit train de la Mure photographié dans un des wagons du train
Dans le petite train de La Mure

Le train a transporté le charbon jusqu’à la fin de l’exploitation minière. Il a avait progressivement été reconverti en train touristique. En 2010 toutefois, un éboulement conduit à la fermeture de la ligne. Il faudra attendre 2021 pour que la ligne ouvre à nouveau. Aujourd’hui, le trajet fait une quinzaine de kilomètres et emprunte de nombreux ouvrages d’art : des tunnels mais aussi des viaducs. En particulier, on passe sur le très impressionnant double viaduc de Loulla entre lesquels le train parcourt un demi cercle dans une longue courbe.

viaduc au milieu d'arbres aux couleurs automnales
Le viaduc aval de Loulla vu depuis le train qui passe sur le viaduc amont
viaduc au milieu d'arbres aux couleurs automnales
Vue sur le viaduc amont de Loulla – on devine le viaduc aval en dessous dans la végétation

Le trajet dure environ 50 minutes dans chaque sens. Bercé par le rythme doux du train, j’admire les paysages magnifiés par les couleurs de l’automne. Notre chef de train nous donne des informations sur les lieux que nous traversons, et nous raconte les légendes locales. Après avoir traversé des tunnels, le paysage est dominé par la barrière orientale du Vercors. Nous arrivons au terminus, le grand balcon.

Moyennes montagnes aus couleurs de l'automne
Par la fenêtre du train, admirer les couleurs de l’automne

A notre descente du train, nous continuons à pied sur le tracé de l’ancienne voie ferrée en empruntant un tunnel. A la sortie, nous découvrons un premier point de vue sur le lac de Monteynard-Avignonet et le Trièves, dominés par le Vercors. Comme il est presque midi, nous décidons de commencer par déjeuner. Compte tenu de l’incertitude sur la météo à cette période de l’année, nous n’avons pas emporté de pique-nique, et nous prenons donc notre repas au restaurant panoramique du site. C’est un petit self qui propose des recettes locales, en portions généreuses. La soupe et le gratin de ravioles sont les bienvenus.

La vue depuis la terrasse du restaurant panoramique

Après le repas, nous continuons notre promenade sur l’ancienne voie de chemin de fer. Au débouché d’un second tunnel piétonnisé, nous sommes émerveillés par le point de vue. Nous dominons complètement le barrage d’Avignonet, sur le Drac. Construit en 1962, le barrage d’une hauteur de 135 mètres a créé une retenue d’eau longue de 16 kilomètres, aux eaux turquoises dans la vallée encaissée du Drac. Une table d’orientation permet de repérer les éléments principaux du paysage. Et pour la toute première fois, j’ai l’occasion de voir en vrai la silhouette du Mont Aiguille. Ce sommet iconique du Vercors culmine à 2087 mètres et se reconnait très facilement. La première ascension du Mont Aiguille date de 1492 et est généralement considérée comme le premier acte d’alpinisme documenté.

un lac dans un canyon bordé d'arbres aux couleurs de l'automne avec des silhouettes de montagne au fond
Le lac de Monteynard-Avignonet délimite la Matheysine et le Trièves
un lac de barrage dominé par des montagnes
Vue sur le barrage de Monteynard-Avignonet, dominé par la barrière orientale du Vercors
montagnes rocheuses
Sur le bord du Vercors, la silhouette des rochers des Deux Sœurs se remarque
un lac dans un canyon bordé d'arbres aux couleurs de l'automne avec des silhouettes de montagne au fond
Au loin, on repère facile le profil du Mont Aiguille
un lac dans un canyon bordé d'arbres aux couleurs de l'automne avec des silhouettes de montagne au fond
Un dernier coup d’œil au paysage avant de repartir…

Nous observons plusieurs rapaces, dont certains que nous pensons être des aigles. A cette saison, les plateformes d’observation du paysage sont relativement calmes. Mais le temps file, et nous devons rebrousser chemin afin de gagner le train à l’heure pour le trajet de retour. C’est un peu à regret que je descends en gare de La Mure après cette belle expérience.

Une pause au bord du lac avant de redescendre vers Grenoble

Avant de rentrer, et comme il est encore relativement tôt, nous avions envie de marcher un peu. Nous avions repéré la Pierre Percée depuis le train et souhaitions aller la voir de plus près. Malheureusement, le parking au départ de la randonnée est tout petit et déjà complet quand nous arrivons. Nous changeons donc de plan et décidons de nous arrêter au bord d’un des lacs que nous avons longé en venant. Le hasard nous mène au lac des Cordeliers, à Pierre Châtel. Nous profitons d’un joli point de vue. Nous ne nous attarderons toutefois pas très longtemps car la pluie commence à tomber. Nous reprenons donc la route vers la Drôme en passant par Grenoble.

au bord d'un lac dominé par une montagne en fin de journée
Au bord du lac


La Mure / Monteynard / Pierre-Châtel – Isère – octobre 2024


(*) Le petit train de la Mure circule du printemps à l’automne, ainsi qu’en décembre. Le détail des ouvertures, horaires et tarifs est à retrouver sur le site internet du petit train. En été, il est conseillé de réserver sa place à l’avance pour s’assurer de pouvoir voyager.
Le trajet est obligatoirement un aller/retour avec un temps d’arrêt défini sur place au niveau du Grand Balcon. L’arrêt est plus long quand il se passe sur l’heure du repas. Il est possible de pique-niquer sur l’une des nombreuses aires aménagées ou de profiter du self panoramique. Le chef de train annonce l’heure maximale à laquelle il faut repartir du bout du site pour être à l’heure pour le départ du train, et c’est très pratique.
Sur le retour, à certains horaires, il est possible de s’arrêter pour visiter la Mine Image, un musée sur l’exploitation du charbon situé à La Motte d’Aveillans et qui permet d’entrer dans la mine. Cela semble très intéressant et je pense que je ferai cette visite lors d’un prochain passage en Matheysine.

un tunnel sur l'ancienne voie ferrée piétonnisé en noir et blanc
Le dernier tunnel avant la vue plongeante sur le lac de Monteynard-Avignonet
des diapositives en noir et blanc présentant des vues anciennes de la voie ferrée
J’ai beaucoup aimé la présentation de ces vues anciennes au restaurant panoramique

Pour voir le Mont Aiguille de près, il faut descendre un peu plus vers le sud dans le Trièves. On le voit aussi très bien depuis certains secteurs du Diois. Son ascension se fait via une voie d’escalade. Il est interdit de bivouaquer au sommet, qui est le domaine des bouquetins. Il y a de nombreuses randonnées qui passent au pied ou en font le tour. Cela reste sur ma liste des endroits que j’ai plus envie de découvrir.

vue en noir et blanc du lac de Monteynard entre les falaises du canyon du Drac avec la silhouette du Mont Aiguille et du Vercors dans le fond
Le lac de Monteynard dominé par le Vercors et la silhouette du Mont Aiguille

[Drôme] où profiter de la magie des fêtes ? – édition 2024

Chaque mois de décembre, alors que Noël approche, villes et villages se parent de lumières et de décorations de fêtes. Au cœur de l’hiver, les ambiances joyeuses viennent réchauffer l’atmosphère. Chaque mois de décembre, je parcours les villes et villages autour de chez moi pour aller capturer un peu de cette magie qui affleure sous les lumières et les papiers brillants. Venez, je vous emmène découvrir l’édition 2024 avec mes grands classiques : Valence, Romans et Saint Vincent la Commanderie.

illuminations de Noël sur une place bordée d'arbres
Place des Clercs à Valence

La magie moderne à Valence

Les illuminations de la ville de Valence sont toujours résolument contemporaines. Année après année, les installations se renouvellent même si on en revoit de temps à autre. Leur point commun est d’être pleines d’originalité et il n’est pas rare d’en avoir certaines dans de très grandes villes les années suivantes. Par exemple, j’ai repéré sur les réseaux sociaux que les lustres qui étaient posés sur la place du Champ de Mars en 2021 sont cette année à Montréal. Je dois cependant avouer que si je les trouve sympas (et très photogéniques), certaines de ces installations ne me projettent pas vraiment dans la magie de Noël. Heureusement, les rues se parent de guirlandes et boules lumineuses.

Installation "Mon cœur Valence" éclairée par des lampes de bureau géantes
Mon Cœur Valence est éclairé par quelques lampes de bureau géantes
(il y a quelques années, ces lampes étaient sur la place Aristide Briand)
installations lumineuses autour d'un kiosque à musique
Des installations d’inspiration végétale au pied du kiosque Peynet
installations lumineuses de forme végétale
Si je trouve ces clochettes jolies, j’y vois des brins de muguet qui ne me semblent pas réellement de saison
façade d'une gare illuminée
J’aime beaucoup ces fleurs que je trouve très poétique. Installées devant la gare, elle s’associent bien avec la jolie façade.

En complément, il y a comme chaque année le village de Noël qui longe les boulevards. Les chalets permettent de faire quelques achats de Noël, mais aussi de manger sur le pouce dans une ambiance conviviale. On peut également prendre un vin chaud (avec modération) ou un jus de pommes épicé chaud, pour se réchauffer. Et, il y a aussi la désormais traditionnelle grande roue qui a pris place à côté de la fontaine monumentale. Je vais généralement y faire un tour (en essayant d’éviter les jours de mistral..) en famille ou avec les copains. D’en haut, la vue sur la ville est magnifique.

grande roue éclairée de nuit
Prêt à prendre de la hauteur avec la grande roue !

(*) Le village de Noël est ouvert jusqu’au 24 décembre 2024. Les illuminations de Valence sont visibles au fil des rues jusqu’au 8 janvier 2025. Elles sont éclairées chaque soir à la tombée de la nuit. La grande roue tourne jusqu’au 12 janvier 2025, à côté de la Fontaine Monumentale.
Edit du 31/12/2024 : suite à un problème technique, la grande roue de Valence est à l’arrêt jusqu’à la fin de sa présence valentinoise pour cette saison.

La magie traditionnelle dans les rues de Romans

A Romans, par contre, les décorations lumineuses de Noël reprennent des motifs beaucoup plus traditionnels, à base de lutins, de Pères Noël, de bonhommes en pain d’épice et d’animaux polaires. La place Jean Jaurès est transformée en une esplanade de rêve pour les enfants (et les plus grands aussi). Au son de musiques de Noël, il est possible de courir d’une structure lumineuse à l’autre. Clairement, la magie brille dans les yeux des enfants.

L’orchestre du Père Noël, prêt à rocker…

Un peu partout dans la ville, on retrouve aussi des structures lumineuses, que ce soit vers la tour Jacquemart ou la collégiale. Les rues sont parées de guirlandes. Et sur la place Jules Nadi, les arbres accueillent de grandes boules colorées.

lumières de noël dans les arbres
Place Jules Nadi, les arbres sont illuminés

Mais, ce qui m’amuse le plus, ce sont les jeux de reflets dans les boules qui ornent les sapins. Avec toutes les lumières autour, c’est un terrain de jeu photographique est fantastique. Je peux y passer des heures pour tenter d’attraper le reflet parfait… sans y arriver !

reflets lumineux dans une boule de Noël
Reflets dans les arbres lumineux de la place Jules Nadi
reflets lumineux dans une boule de Noël
Reflet d’un des lutins du Père Noël
reflets lumineux dans une boule de Noël
Un ourson dans un sapin..
reflets lumineux dans une boule de Noël
Selfie de Noël

(*) Les décors de Noël à Romans sont allumés tous les matins à partir de 6.30 jusqu’à 8.00 et tous les soirs entre 17.30 et minuit, jusqu’au 12 janvier 2025

La magie du fait maison à Saint Vincent la Commanderie

Cette année, j’ai quelque peu bravé la météo pour aller voir les décorations à Saint Vincent la Commanderie. En effet, le jour de l’inauguration, et seul jour où j’avais assez de temps pour y faire un saut, il y avait un brouillard à couper au couteau. Tout le village semblait emmitouflé dans un voile cotonneux, apportant une touche de mystère à la magie de Noël.

des sapins de Noël en bois de palette dans le brouillard
Un village dans le brouillard

Ce qui fait la particularité des décorations de Noël à Saint Vincent la Commanderie, c’est que ce sont les habitants qui décorent. Chacun est invité à installer une saynète ou un sapin devant sa maison ou sur le rebord de sa fenêtre, ou encore à suspendre des boules dans les arbres de son jardin. La part belle est faite à la récupération ainsi qu’au réemploi de matériaux et d’objets. Le résultat est donc forcément hétéroclite, mais il a le charme du temps investi par les bénévoles qui organisent le projet et l’ensemble des habitants. A Saint Vincent la Commanderie, on retrouve une forme de simplicité dans la magie de Noël.

un chat sur un mur
Lui ne fait pas partie des décors de Noël, mais je le croise quand même chaque année sur le même muret!

(*) Cette année, les crèches et sapins sont installés dans le village de Saint Vincent la Commanderie jusqu’au 12 janvier 2025. Un jeu de piste a été créé pour les enfants. Il est accessible via un QR Code affiché sur la place du village.


Valence, Romans, Saint Vincent la Commanderie – Drôme
décembre 2024


Il y a bien entendu plein d’autres endroits où la magie des fêtes est visible dans la Drôme. Je pense par exemple :

  • à la charmante saynète qui prend vie devant la mairie de Chabeuil et est sublimée lorsque les lumières s’allument à la tombée de la nuit
  • aux soirées de Noël sur le domaine de Valsoyo avec des animations et des spectacles aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur (j’y étais allée l’an dernier)
  • à tous les marchés de Noël qui se succèdent tout au long du mois de décembre
  • aux illuminations à Montélimar, où je n’ai pas eu le temps d’aller mais qui ont l’air très chouettes
  • dans les châteaux de Grignan et de Suze la Rousse, il va y avoir des animations durant les vacances de Noël qui s’annoncent très amusantes
  • ce n’est pas vraiment dans la Drôme, mais c’est juste à côté : au safari de Peaugres, tout l’hiver est installé un parcours de structures lumineuses de type lanternes chinoises, et j’espère bien avoir l’occasion d’y aller dans les prochaines semaine.

Domaine de Valsoyo – Upie – Drôme – décembre 2023


Et pour ceux qui bougeraient un peu vers d’autres régions lors de ces fêtes de fin d’année, j’ai quelques suggestions de décors de Noël magiques à vous faire. Elles correspondent à des expériences que j’ai testées ou que j’aimerais découvrir. La liste est bien entendu très loin d’être exhaustive et il y a très certainement des propositions magiques à côté de là où vous serez.