[Drôme] se promener les pieds dans la neige

Si nous avons eu un début d’hiver très arrosé, les températures sont globalement restées douces et les premières neiges sont arrivées tardivement. Il m’a en effet fallu attendre mi-décembre pour pouvoir me promener dans les paysages blanchis. En plaine, elle a encore mis plus de temps à arriver, c’est seulement en janvier que les premiers flocons ont fait leur apparition, couvrant très progressivement les paysages d’un tapis blanc, bien vite balayé par des vents glaciaux.

des branches et des feuilles de hêtre givrées
Quand l’hiver vient remplacer l’automne…

Dans la forêt givrée au Grand Echaillon

Mi-décembre, alors que de la neige était un peu tombée sur le Vercors quelques jours avant, j’ai décidé un samedi après-midi d’aller voir s’il en restait un peu. Comme je n’avais pas envie de faire beaucoup de route, j’ai choisi d’aller vers le Grand Echaillon. Je m’étais dit que neige ou pas, j’y trouverai bien une balade à faire. Au pied du col des Limouches, les conditions de circulation étaient annoncées délicates car il avait gelé les nuits précédentes et que les nuages étaient bas. Et effectivement, si la route était bien dégagée, j’ai rapidement vu la température chuter sur le thermomètre de la voiture. Mais, en descendant sur Léoncel, j’ai su que mon idée était bonne car les crêtes étaient blanchies et l’ambiance en haut s’annonçait magique.

une crête de montagne, givrée en haut et pas en bas
Depuis le plateau de Léoncel, vu sur les crêtes du Grand Echaillon
des branches couvertes de givre
Sur le parking de l’auberge du Grand Echaillon

J’ai laissé la voiture sur le parking de l’auberge. Le thermomètre indiquait -5°C et le vent soufflait fort. Sitôt descendue, j’ai cherché mes gants et m’apercevoir que j’avais oublié de les prendre. Je trouvais malgré tout dommage de ne pas profiter un peu des paysages complètement givrés autour de moi. Alors, j’ai resserré mon écharpe, remonté ma capuche, et glissé mes doigts dans mes manches. Les lieux étaient silencieux. Je me suis enfoncée dans la forêt, suivant un chemin que je connaissais. La neige était glacée, et avait emprisonné les traces de pas d’animaux. J’ai reconnu le cerf, le renard, le lièvre et le loup. Le vent faisait danser les troncs des grands arbres en un ballet hypnotique.

une maison et un tas de troncs d'arbres dans une foret enneigée
Une ambiance complètement hivernale autour de l’auberge
un chemin dans une forêt enneigée
S’aventurer dans la forêt enneigée
les cimes des arbres givrées
Se sentir minuscule
une forêt enneigée avec au premier plan des arbres qui ont encore leurs feuillage automnal
L’automne n’avait pas encore complètement disparu
une forêt givrée
Au pied des grands arbres

J’ai ensuite pris la direction de la bergerie. J’avais pensé aller longer la crête jusqu’au point de vue sur le plateau de Léoncel. Mais le brouillard se faisait de plus en plus présent, effaçant le paysage. Je me suis donc contentée de marcher jusqu’à la bergerie, m’émerveillant de la façon dont le vent et le froid avaient paré la nature d’une couche de magie.

des cimes d'arbres givrées
Se laisser hypnotiser par le ballet des branches
une forêt givrée
Dans la forêt
des feuilles de hêtre givrées
Feuilles givrées
un chemin dans une forêt enneigée
Direction la bergerie
un chemin dans une forêt enneigée
Marcher dans un paysage enchanté
un chemin enneigé s'avançant dans le brouillard entre deux barrières
Minimalisme
un paysage complètement blanc de givre et de neige
La visibilité était devenue très faible

J’ai fini par faire demi-tour au bout de plus d’une heure de balade dans la magie de ces paysages givrés. De retour à la voiture, mon seul regret a été que l’auberge n’était pas encore ouverte pour la saison car j’y aurais bien pris un thé au coin de la cheminée.

Le Grand Echaillon – Drôme – décembre 2023


Sur les sentiers enneigés au pied du Vercors

Le premier week-end de janvier, il a neigé sur le Vercors. J’avais un temps envisagé de retourner au Grand Echaillon mais un coup d’œil à la montagne par la fenêtre et à la webcam sur internet m’en avait découragé. En effet, les sommets étaient nimbés d’un épais brouillard, la neige tombait et les conditions de circulation étaient annoncées difficiles (d’ailleurs, des copains ont voulu y aller mais ont dû s’arrêter avant la station tant la route était glissante). Le lundi matin (comme exceptionnellement, je ne travaillais pas), quelques flocons voletaient dans l’air chez moi et je me suis dit qu’en allant vers le pied du Vercors du côté de Peyrus, je trouverais peut-être la neige. Ce secteur, bien que proche de chez moi, est en effet souvent plus froid et enneigé.

Dès la sortie du village, la présence de la neige ne fait aucun doute

C’était une bonne idée car sitôt la sortie du village, les champs étaient couverts d’une pellicule blanche et la neige tombait plus fortement que chez moi. J’ai laissé ma voiture sur un emplacement de stationnement et je suis partie dans l’idée d’aller vers le Chemin des Moines (ce sont les premiers kilomètres du GR93). Si le début de ma balade s’est fait en suivant le balisage, j’ai bien vite bifurqué pour m’aventurer dans un sentier s’enfonçant dans les bois et éviter une marche sur route trop longue.

Direction le Chemin des Moines et le pas du Touet… avant de choisir de bifurquer

Tandis que l’averse de neige se densifiait, j’ai commencé à monter par ce chemin un peu escarpé. L’avantage, c’est qu’il m’a emmenée à l’abri du vent glacial, protégée par la colline sur laquelle j’avançais. J’ai continué à marcher, émerveillée par la forêt qui se couvrait peu à peu de neige, contrastant avec le vers des sapins et des genévriers. Le silence était total. Je n’entendais que le bruit de mes pas crissant sur la neige fraîche. L’instant semblait suspendu hors du temps. J’ai toutefois fini par faire demi-tour : l’heure du déjeuner approchait. En revenant à ma voiture, les routes avaient changé de couleur et on ne distinguait plus le bitume, entièrement blanchi. Cette fois, l’hiver semblait bien décidé à s’installer quelques temps !

C’est après avoir traversé le ruisseau que je me suis enfoncée dans les bois
Les fougères séchées retiennent la neige
Avancer sur les sentiers enneigés
Genévrier sous la neige

Peyrus – Drôme – janvier 2024


Au dessus des nuages à la Croix de Chabreille

J’étais montée à la Croix de Chabreille il y a deux ans, après avoir cherché plusieurs fois le chemin pour arriver au sommet. Après d’importantes chutes de neige un début de semaine de janvier, je suis allée me promener dans le Vercors. Mon idée de départ était de pousser jusqu’au Grand Echaillon. Mais en montant vers le col des Limouches, je suis passée au dessus des nuages et la neige était déjà abondante. J’ai donc profité que le parking à proximité de Chabreille soit encore quasiment vide (il était encore tôt le matin) pour changer mon plan et décider d’aller à la Croix de Chabreille pour profiter de la mer de nuages sur la vallée du Rhône.

un champ enneigé avec des personnes faisant de la luge
Très peu de monde en arrivant tôt le matin. Ce ne sera plus le cas quand je reviendrai récupérer ma voiture après ma randonnée : le parking débordera largement le long de la route et le champ sera noir de monde !

Après avoir hésité à prendre mes raquettes (cela aura son importance plus tard), j’ai finalement opté pour y aller sans. J’ai suivi le trajet que j’avais pris la dernière fois, traversant d’abord le champ où quelques familles sont déjà à pied d’œuvre pour enchainer les descentes en luge. Le soleil est encore assez bas et une bonne partie du pré est resté à l’ombre. Le soleil rasant fait briller la neige qui a glacé pendant la nuit.

Une bonne partie du champ est dans l’ombre
Le contraste entre la neige qui brille au soleil et les arbres encore à l’ombre est magique
Le soleil arrive doucement
Mais il va falloir encore un petit moment avant que je ne me retrouve au soleil

J’avance donc dans la neige, à l’ombre. Toutefois, le relief me protège du vent et j’ai plutôt chaud tandis que je marche. Surtout que, vu que je n’ai pas pris mes raquettes, je me retrouve rapidement à devoir faire plus d’efforts pour avancer dans une neige bien poudreuse et dans laquelle je m’enfonce généreusement. J’ai presque à chaque pas de la neige largement au dessus des chevilles (et à certains endroits, j’en aurai même jusqu’au dessus du genou !). Je dois avouer qu’à ce moment-là, je regrette un peu d’avoir eu la flemme de risquer de devoir porter les raquettes à la main dans certains passages !

un paysage enneigé
La neige est encore très fraiche.. et les raquettes (laissées dans le coffre de la voiture) auraient été pratiques !

Malgré tout, la balade est agréable. Il fait bon, les paysages sont somptueux et je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône. Après avoir loupé le chemin qui mène au second pré puis à la montée, je dois cependant revenir un peu sur mes pas. Mais je récupère assez vite mon itinéraire. Et j’attaque la montée un peu raide en direction de la Croix de Chabreille. Assez vite, celle-ci se dessine sur l’horizon. Je suis au sommet et je prends un moment pour contempler le paysage, grandiose !

paysage enneigé et mer de nuages
Je commence à apercevoir la mer de nuages sur la vallée du Rhône dans une trouée d’arbres
paysage enneigé et mer de nuages
La mer de nuages s’étend sur toute la plaine de Valence et la vallée du Rhône
une croix au sommet d'une montagne enneigée
Arrivée au sommet : la croix de Chabreille veille
paysage enneigé et mer de nuages
Les nuages couvrent toute la vallée du Rhône
paysage enneigé et mer de nuages
Les collines des piémonts du Vercors forment des îles

Pour redescendre, j’ai choisi cette fois de faire une boucle. Une fois arrivée à la croix, je suis redescendue de l’autre côté, suivant un chemin bien marqué qui m’a conduite jusqu’à la route. Il m’a ensuite suffi de la longer pour regagner le parking, tout en continuant à admirer le paysage couvert de neige !

paysage enneigé et mer de nuages
Et toujours la mer de nuages sur la vallée

Chateaudouble – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres balades dans la neige en Drôme :

Et un peu plus loin, en Isère, sur le domaine nordique de Villard de Lans.

[projet 52-2024] semaine 5 – froid

S’il fait plutôt doux dans la journée, les nuits restent fraîches. J’ai dû d’ailleurs gratter le parebrise en prenant ma voiture le matin cette semaine. Bref, la météo est plutôt pas trop en désaccord avec le thème froid du projet 52 pour cette semaine. Cependant, la photo que j’ai choisie a été prise il y a pile deux semaines. Ce samedi là, j’avais une très grosse flemme de sortir : il faisait froid et j’étais fatiguée. J’ai quand même emmené Melle 3e au centre équestre, et je pensais me limiter à cela. Mais en arrivant là-bas, j’ai vu que la Raye n’avait pas dégivré de la journée, et que la vue était encore plus belle que d’habitude. Alors, je suis vite fait repassée à la maison, j’ai enfilé une tenue adaptée et mes chaussures de rando et une demi-heure plus tard, j’arpentais les chemins glacés de La Baume Cornillane. Mais cela fera l’objet d’un récit plus complet ultérieurement…

L’effet blanc sur la montagne, c’est du givre. Et comme il faisait froid, il est resté toute la journée malgré le soleil (j’ai pris ma photo en toute fin d’après-midi, moins d’une heure avant le coucher du soleil)


Pour voir comment il fait froid chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] 3 petites balades d’hiver à côté de Valence

Entre décembre et janvier, j’ai déjà eu l’occasion de faire quelques jolies balades dans la Drôme. Ces promenades et randonnées sont forcément hivernales, même quand il n’y a pas de neige ! Comme chaque fois, la plupart sont réalisables en toutes saisons mais l’hiver leur apporte une « couleur » particulière et une ambiance plus froide. La nature y apparait dénudée, tandis que les températures invitent plutôt à rester au chaud. Mais quel bonheur de prendre un thé en rentrant d’une balade bien vivifiante !

des ruines de château fort sur une crête
Profiter du soleil sur les chemins


Au bord de l’Isère en crue à Romans

En décembre, les pluies ont été importantes et les fleuves et rivières ont eu tendance à déborder. A Romans, lorsque je suis passée pour voir les illuminations de Noël, l’Isère était en crue. Si elle était encore dans son lit, son débit était très impressionnant. Le fort courant produisait en outre un grondement sourd ne laissant aucun doute sur sa puissance.

une ville de nuit au bord d'une rivière en crue
Bourg de Péage depuis Romans, et les tourbillons du courant de l’Isère
de nuit, une rivière en crue sous un pont en ville
Sous le Pont Vieux, le niveau de l’Isère est élevé

Romans sur Isère – Drôme – décembre 2023


Dans le brouillard au jardin des Sables

Le jardin des Sables à Montvendre a été ma dernière sortie de 2023. La météo n’était pas très belle, avec beaucoup de brouillard, mais j’avais envie de prendre l’air. J’ai donc choisi d’aller une nouvelle fois dans ce jardin (privé mais ouvert au public sous condition de respecter les lieux), dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler à de nombreuses reprises. Je m’y étais souvent baladée au printemps et en été, un peu en automne aussi. Mais je n’y étais encore jamais allée en hiver. Avec le brouillard, l’ambiance était un peu mystique. J’étais ce matin-là, la seule visiteuse et seuls quelques oiseaux venaient troubler le silence. J’ai aussi été surprise de trouver quelques fleurs. Une nouvelle fois, j’ai pu constater que le jardin des Sables est un véritable havre de paix et qu’il fait bon y faire un tour.

paysage de campagne dans le brouillard
Il y avait beaucoup de brouillard ce jour-là
rose en train de faner
La fin des roses…
un chemin dans la forêt par temps de brouillard
Ambiance mystérieuse
coques des fruits du fusain
Le fusain a lâché ses graines
une petite rose avec des gouttes de rosée
perles de rosée

Jardin des Sables – Montvendre – Drôme – décembre 2023


Au centre de la Pangée à La Baume Cornillane

C’est pour débuter l’année que je suis retournée à La Baume Cornillane. Nous étions en effet le 1er janvier et le soleil brillait. J’avais il y a 2 ans inauguré l’année par une randonnée et très envie de recommencer cette année. J’ai choisi de faire une balade que je connais bien car d’une part, j’étais quand même un peu fatiguée et d’autre part, les chemins étaient détrempés après les pluies des jours précédents. L’idée était vraiment de prendre l’air, pas de réaliser un exploit sportif.

un paysage de colline avec les ruines d'un château
En direction du château des Cornillans

En ce milieu de matinée du 1er janvier, il n’y avait pas foule sur les sentiers mais j’ai tout de même croisé quelques autres promeneurs avec lesquels nous avons échangé un « bonne année ». De toutes façons, j’avais surtout envie d’un peu de calme après le tourbillon des fêtes de fin d’année. J’ai marché en profitant des paysages et du soleil qui réchauffait rapidement l’air, avant de rentrer pour passer le reste de la journée en mode cosy à la maison.

Des roches monolithiques, dites "roches de la Pangée" dans la campagne
Un coup d’œil aux Roches de la Pangée
un donjon en ruine qui se détache du paysage avec des rochers au premier plan
Les ruines du donjon du château des Cornillans se dressent au delà des roches de la Pangée
Panneau de signalisation de randonnée
De nouveaux panneaux de signalisation ont été installés. Ils sont couplés à un parcours de course d’orientation fixe.
un paysage de moyenne montagne recouvert de forêts
Vue sur la montagne de la Raye

La Baume Cornillane – Drôme – janvier 2024


Pour d’autres idées de balades hivernales dans la Drôme et ses environs, vous pouvez aller voir :

[Bretagne] 2 balades autour de la Côte d’Emeraude

La Côte d’Emeraude, c’est une portion du littoral breton qui va de la Pointe du Grouin au Cap Fréhel, s’étalant ainsi entre Ille-et-Vilaine et Côtes-d’Armor. Elle tire son nom de la couleur de la mer, oscillant entre bleu et vert. C’est « ma » côte bretonne, celle à proximité de laquelle j’ai grandi, centrée sur Saint Malo où habitaient mes grands-parents. J’y ai fait un nombre de promenades incalculable au fil des années, et j’y reviens régulièrement. Toutefois lors de nos vacances de Noël avec Melle 3e, nous ne sommes pas du tout allées sur la Côte d’Emeraude, mais nous avons fait deux jolies balades à proximité immédiate : d’abord à Cancale, à l’est de la Pointe du Grouin, puis à Dinan, un peu plus dans les terres.

A Cancale, nous ne sommes pas encore tout à fait sur la Côte d’Emeraude

Lumières d’hiver sur le port de Cancale

C’est le 24 décembre que nous sommes allées à Cancale. Nous avions en effet quelques courses à y faire en prévision du réveillon de Noël (en particulier, nous avions commandé notre bûche chez Grain de Vanille). Comme il faisait beau, nous en avons profité pour nous promener sur le port de la Houle. La lumière hivernale était féérique. Comme la marée montait, nous n’avons pas pu faire une longue balade sur la grève comme nous en avons l’habitude, quelle que soit la saison. Nous avons donc opté pour marcher jusqu’au bout de la jetée du port.

Sur la plage
Lumière d’hiver sur le port de la Houle
Se promener sur la jetée
A l’extrémité de la jetée, admirer la mer
Revenir vers le village

Puis, nous avons pris un peu de hauteur pour gagner le chemin de ronde. Au dessus des parcs à huitres, on trouve en effet le kilomètre zéro du sentier des douaniers. Ce chemin longe l’ensemble des côtes françaises et servait à surveiller les côtes, en particulier pour éviter la contrebande et les intrusions. Aujourd’hui, le sentier des douaniers est devenu un chemin de randonnée. La partie qui fait le tour de la Bretagne constitue le fameux GR34. Nous n’en avons parcouru qu’un petit bout, avant de rejoindre le centre de Cancale. Puis, nous sommes redescendues vers le port pour nous arrêter prendre un goûter dans une crêperie.

Vue sur la jetée depuis le haut de la falaise
Fin d’après midi sur le port de Cancale

Cancale – Ille-et-Vilaine – décembre 2023


(*) Adresses gourmandes à Cancale :

  • Pâtisserie : Grain de Vanille, place de la Victoire – le lieu est un salon de thé en dehors de la période des fêtes de fin d’année où toute l’activité est centrée sur les bûches et gâteaux festifs. Il est impératif de commander à cette période de l’année.
  • Crêperie : Ty Skorn, place de la Chapelle – sans doute notre crêperie préférée à Cancale. Nous y avons toujours été bien accueillis, et les crêpes y sont très bonnes. La salle a beaucoup de charme avec ses pierres apparentes et son poêle. Il y a quelques tables en terrasse côté mer et en été, une terrasse côté jardin.
  • Conserves de poisson : la Belle Iloise, quai Gambetta – nous y faisons nos provisions de sardines, maquereaux, tartinades et soupes de poisson à chacun de nos passages. D’autres boutiques de la marque existent un peu partout en France, mais celle de Cancale fait vraiment partie de nos rituels.

Dinan, sans la foule

Nous étions allés en famille à Dinan en plein période estivale il y a un peu plus de deux ans. Les rues étaient alors remplies de touristes, et la foule avait un peu limité notre envie d’explorer les rues médiévales. Aussi, nous avions envie d’y retourner et c’est la balade que Melle 3e a suggéré pour le jour de Noël. En plein mois de décembre et un jour férié, il y avait forcément beaucoup moins de monde !

Profiter des rues dinannaises sans la foule

Flâner dans les rues

Nous avons fait une longue balade dans les rues de Dinan, quasi désertes. C’était très agréable de pouvoir profiter de l’architecture et admirer les maisons à pans de bois sans être pressés de toutes parts. Nous avons vraiment pris notre temps. Il y a plus d’une centaine de maison à pans de bois dans les rues de Dinan (le chiffre exact serait 115 mais certaines sources indiquent 130). Certaines sont à porche, d’autres à encorbellement. Toutes ont un charme indéniable. Et contrairement à ce que l’on pense souvent, la plupart ne datent pas du Moyen-Âge mais des XVe et XVIe siècles. En effet, en Bretagne, on a longtemps continué à construire des maisons à pans de bois car les matériaux étaient faciles à obtenir et à travailler, contrairement à la pierre. On continuera donc à en construire jusqu’au XVIIIe siècle.

Place des Cordeliers, si la façade centrale est clairement à pans de bois, c’est aussi le cas de celle de gauche où les pans de bois sont recouverts d’un enduit
rue de la Lainerie
Le beffroi, dit Tour de l’Horloge, et l’hôtel Keratry, qui abrite la maison de la harpe celtique

Du centre, nous avons gagné le port sur la Rance en passant par la rue du Jerzual et la rue du Petit Fort. Ces deux rues sont bordées de maisons à pans de bois, mais ce qui fait leur plus grande particularité, c’est leur pente. En effet, elles descendent en ligne droite le long du coteau. Elles sont séparées l’une de l’autre par la porte du Jerzual, ancienne porte d’accès à la ville, percée dans les remparts (actuellement, on ne peut plus accéder aux remparts pour des raisons de sécurité car ils sont instables et une partie s’est effondrée il y a quelques années). Ce sont sans doute les rues les plus connues et les plus pittoresques de la ville. Et nous ne manquons jamais de les emprunter lorsque nous nous promenons à Dinan (nous les avons même déjà parcourues avec une poussette, ce que je déconseille vivement compte tenu de la pente et du pavage). Cette fois, nous ne ferons qu’un bref arrêt sur le port où tout est fermé mais où il y a quand même pas mal de monde à se promener en bord de Rance.

C’est parti pour descendre le Jerzual
Maisons à pans de bois et camélia en fleurs
On continue à descendre
Au niveau du port de Dinan, le vieux pont sur la Rance

Découvrir l’abbaye de Léhon

Après avoir jeté un œil au château de Dinan (fermé le jour où nous y étions, mais nous avons noté d’y revenir), nous avons repris la voiture pour quelques kilomètres afin de rejoindre Léhon. Je n’avais pas souvenir d’être déjà allée dans cette petite cité de caractère, élevée en bord de Rance autour de son abbaye. Nous avons commencé par faire un rapide tour du village, en descendant jusqu’à la rivière où le pont nous rappelle celui de Dinan situé un peu en aval.

Dans le village de Léhon
Le pont de Léhon sur la Rance

Puis, nous nous sommes dirigées vers l’abbaye Saint Magloire. Edifiée au IXe siècle, ce monastère bénédictin tire son nom d’un saint breton dont la dépouille aurait été volée par les moines et ramenée ici. L’abbaye telle que nous pouvons la voir aujourd’hui a été construite entre les XIIe et XIIIe siècles. L’église est ainsi de style gothique, et se compose d’une nef unique. On y trouve huit gisants, datant des XIIIe,XIVe et XVe siècles, et associés à la famille de Beaumanoir dont la chapelle funéraire était accolée à l’abbatiale. Après l’église, nous avons fait un tour dans le cloître, librement accessible, mais partiellement ruiné. Il nous faudra revenir en été afin de découvrir l’ensemble des bâtiments de l’ancienne abbaye et surtout ses jardins, situés au chevet de l’église.

La façade de l’église abbatiale Saint Magloire, devenue depuis église paroissiale
La nef de l’église où l’on aperçoit certains des gisants
Dans le cloître de l’abbaye Saint Magloire de Léhon

Dinan & Léhon – Côtes d’Armor – décembre 2023


(*) Adresse gourmande à Dinan :
Dans la rue du Jerzual, nous nous sommes arrêtées à La Manufacture du Jerzual qui propose crêpes et gaufres de Liège maison, ainsi que des glaces en été. Nous avons choisi de prendre notre goûter en terrasse (pentue) mais il y a aussi des places à l’intérieur avec un poêle pour se réchauffer.

[Normandie] Le Mont Saint Michel, 1000 ans d’histoire

En 2023, l’abbaye du Mont Saint Michel célébrait ses 1000 ans, puisque selon la tradition, c’est en 1023 qu’a commencé la construction de l’abbatiale romane. Ce n’est pas particulièrement en raison de cet anniversaire que nous sommes allées visiter le monument avec Melle 3e lors de nos dernières vacances, mais plutôt parce que cela faisait plus d’un an que nous n’étions pas entrées dans l’abbaye. Nous avons aussi profité de ce séjour pour découvrir le Scriptorial, à Avranches, un musée autour de la production de manuscrits tout au long du Moyen-Âge au Mont Saint Michel.

L'abbaye du Mont Saint Michel
L’abbaye du Mont Saint Michel

(Re) Découvrir l’abbaye du Mont Saint Michel

Ayant grandi à une vingtaine de kilomètres du Mont Saint Michel, j’ai déjà eu largement l’occasion de visiter l’abbaye. Pourtant, ma toute première visite (de l’abbaye.. parce que la balade dans le village et sur les remparts était une promenade classique de nos dimanches hivernaux), je l’ai faite en CM2 avec ma classe (nous étions partis une semaine à vélo dans la baie et la découverte du Mont était bien sûr au programme). Depuis, j’ai fait découvrir les lieux à des amis originaires d’autres régions, et j’y ai régulièrement emmené les enfants. Nous aimons particulièrement les parcours nocturnes estivaux. Par contre, je ne sais pas dire à quand remonte notre dernière visite de l’abbaye en journée. L’hiver dernier, nous avions eu envie d’y aller mais avions renoncé devant la file d’attente.

le mont saint michel vu de loin
Vue sur le Mont Saint Michel depuis le parking

Cette année, nous avons eu plus de chance. En effet, le jour où nous sommes allées au Mont Saint Michel, il y avait (relativement) peu de monde. Sans doute que l’arrivée d’une tempête annoncée pour la fin d’après-midi avait dissuadé un certain nombre de visiteurs potentiels. Après avoir monté la rue principale, nous avons constaté que la queue pour entrer dans l’abbaye était raisonnable. Et, effectivement, une dizaine de minutes plus tard, nous montions le Grand Degré en direction de l’abbatiale. Notre visite a commencé par admirer le paysage depuis la terrasse située devant l’église (et qui correspond à l’emplacement de travées de l’église romane, effondrées au XVIIe siècle et jamais reconstruites).

paysage de la baie du Mont Saint Michel avec le Couenon au premier plan
Vue sur le Couesnon et la baie du Mont Saint Michel
paysage de la baie du Mont Saint Michel avec un bâtiment de l'abbaye au premier plan
Vue sur la baie du Mont Saint Michel depuis la terrasse de l’église

La visite nous emmène dans des lieux que nous connaissons certes déjà mais dont nous ne nous lassons pas d’admirer la beauté : l’église abbatiale et son chœur gothique flamboyant, le cloître et la délicatesse de ses colonnettes, le réfectoire des moines très lumineux, la salle des hôtes et ses immenses cheminées, le scriptorium ou encore la salle des gros piliers qui supportent une bonne partie de la structure de l’abbaye. C’est chaque fois un nouvel émerveillement.

intérieur de l'église abbatiale du Mont Saint Michel avec une nef romane et un chœur gothique
Dans l’église abbatiale
cloître de l'abbaye du Mont Saint Michel
Dans le cloître
salle de l'abbaye du Mont Saint Michel de style gothique
Dans la salle des hôtes

Après la visite de l’abbaye, nous avons continué notre promenade en passant par les remparts. Puis, nous sommes allées reprendre la navette Le Passeur jusqu’au parking (pour une fois, nous n’avons pas fait le retour à pied, d’autant plus qu’il y avait très peu d’attente pour la navette), et sommes arrivées à la voiture pile quand la pluie a commencé à tomber : il n’aurait pas fallu que nous prolongions beaucoup notre visite pour nous retrouver trempées !

Melle 3e prenant des « notes » sur les motifs d’entrelacs des vitraux du cloître

(*) L’abbaye du Mont Saint Michel peut se visiter toute l’année, à l’exception de quelques dates. Les conditions de visite et tarifs sont à retrouver sur le site internet du Centre des Monuments Nationaux.


Admirer les manuscrits du Mont Saint Michel

C’est la pluie qui nous a conduites au Scriptorial à Avranches. Nous cherchions en effet une activité en intérieur pour agrémenter une journée de pluie battante. Nous étions déjà allés il y a une dizaine d’années au Scriptorial pour voir une exposition temporaire, mais n’avions pas vraiment pris le temps d’explorer le reste du musée. Il faut dire que les enfants étaient encore petits et que le format muséographique du Scriptorial n’est pas vraiment adapté à de jeunes enfants. Cette fois, nous avons vraiment profité de l’ensemble des présentations (nous avons passé plus d’1h30 dans le Scriptorial).

Statue médiévale de Blanche de Castille
Statue médiévale de Blanche de Castille
Statue en calcaire de Notre Dame
Statue en calcaire de Notre Dame
Au premier plan, statue de Saint Jean Baptiste - en arrière plan, statue de Saint Antoine
Au premier plan, statue de Saint Jean Baptiste – en arrière plan, statue de Saint Antoine

Installé sur l’emplacement de l’ancien château d’Avranches, le Scriptorial a été conçu comme une métaphore du Mont Saint Michel, proposant un cheminement de découvertes jusqu’au point d’orgue : les manuscrits médiévaux. En parcourant les différentes salles, on découvre comment le Mont Saint Michel est né, comment il est devenu au haut lieu de pèlerinage au Moyen-Âge et surtout, comment son atelier de copie de manuscrits s’est fait connaître dans toute l’Europe médiévale pour la qualité de sa production. On apprend aussi les techniques utilisées pour les encres, parchemins et papiers ou encore la façon dont l’écriture a évolué au fil du temps. Enfin, on aboutit à la salle du trésor où les manuscrits originaux du Mont Saint Michel qui sont parvenus jusqu’au XIXe siècle sont présentés (il s’agit de la présentation par rotation d’une douzaine d’ouvrages afin de les préserver au maximum).

manuscrit du Moyen Âge
Des lignes étaient tracées pour assurer la régularité de l’écriture. Des mentions marginales pouvaient venir indiquer des précisions, des notes de lecture, ou un bout de texte omis à la copie
manuscrit du Moyen Âge
Les soulignages en rouge correspondent à des lectures croisées de différentes recopies de mêmes textes afin d’en identifier les variations.
manuscrit du Moyen Âge
Les illustrations n’étaient pas réalisées par les mêmes moines que la copie des textes.
manuscrit du Moyen Âge
Ecriture caroline

(*) Les conditions de visite sont à retrouver sur le site internet du Scriptorial. Un audio guide est compris dans le tarif d’entrée. Il dispose d’une piste adulte et d’une piste enfant.
Si avec les enfants petits (et je n’ai pas souvenir qu’il y avait alors un audioguide), je n’avais pas été convaincue par le Scriptorial, j’ai trouvé cette nouvelle visite très intéressante.
A noter : il y avait une exposition temporaire de photographies historiques d’Avranches quand nous sommes allées au Scriptorial. Elle m’a semblé très dense et je l’ai sans doute parcourue un peu trop rapidement…


Le Mont Saint Michel & Avranches
Manche – décembre 2023

[Centre – Val de Loire] Noël au château de Villandry

Lorsque nous sommes rentrées vers la Drôme de notre séjour de Noël en Bretagne dans la famille, nous avons traversé la Touraine. L’an dernier, nous avions fait notre pause déjeuner à Azay-le-Rideau en visitant le château. La formule nous avait bien plu, et si en raison du monde sur les routes à l’aller le 23 décembre, nous avions choisi d’avancer le plus rapidement possible vers notre destination, nous avons décidé de refaire une pause château sur la route du retour. J’avais préalablement regardé les horaires d’ouverture des châteaux à proximité de notre trajet (afin d’en privilégier un ne fermant pas à l’heure du déjeuner), et mon choix s’était porté sur Villandry.

Un escalier menant à la cour du château
L’entrée de la cour d’honneur du château de Villandry

Un décor de conte de fées pour Noël

Au mois de décembre, plusieurs châteaux du Val de Loire se parent de décors festifs dans le cadre de l’évènement saisonnier Noël au pays des châteaux. L’an dernier, c’était déjà le cas quand nous avions visité le château d’Azay-le-Rideau. J’avais pris soin de prendre en compte dans mon choix le fait que le château soit spécifiquement décoré pour les fêtes de fin d’année. Et nous n’avons pas été déçues. Dès l’accueil passé, nous découvrons les premiers sapins. Mais, le premier coup de cœur est pour le pont traversant les douves en direction de la cour d’honneur et dont les rambardes sont garnies de guirlandes de sapin (j’ai une passion pour les guirlandes de sapin, et je finirai, je crois par en installer une à la maison pour les fêtes !).

Décorations de Noël dans le salon
Dans le salon, où je me verrais bien passer des soirées à discuter au coin du feu

Des pièces prêtes à accueillir les invités pour les fêtes

Après avoir traversé la cour d’honneur en jetant un œil à la magnifique composition ornant la vasque centrale, nous entrons dans le château. Dès la première pièce, nous pénétrons dans un monde magique. Le salon, avec son aménagement du XVIIIe siècle, nous accueille avec un feu dans la cheminée, un sapin majestueux et une splendide guirlande sur le manteau de la cheminée. J’aurais bien passé un moment à prendre le thé ou à discuter, assise devant l’âtre. Mais nous avons poursuivi la visite. Chaque pièce, chaque couloir, chaque recoin semble accueillir des bouquets et autres compositions festives. C’est un véritable enchantement, tout au long des pièces qui se succèdent, en enfilade selon les plans du XVIIIe siècle.

Bouquet d'amaryllis
Bouquet d’amaryllis dans la chambre du potager

La visite se poursuit au rez-de-chaussée et si les premières pièces étaient parées pour Noël, la salle à manger et la cuisine nous transportent dans un monde féérique. Dans la salle à manger, la table est mise, les convives sont attendus et l’hiver s’est invité à l’intérieur. Le décor est magique, onirique. Quant à la cuisine, elle est envahie d’une végétation charmante et je m’attends presque à y croiser Peau d’Âne.

Décor féérique hivernal dans la salle à manger
La table est mise pour un réveillon magique
Décor végétal dans la cuisine
Une cuisine comme dans les contes de fées

Des chambres pour rêver

Il est temps de monter au premier étage en empruntant le grand escalier, lui aussi garni de guirlandes de sapin et dont les paliers et consoles sont au diapason de Noël. C’est l’étage des chambres. Nous commençons par celle du Prince Jérôme, frère de Napoléon Ier et qui a été propriétaire du château sous le Premier Empire. Drapée de rouge, elle est de style Empire contrairement à la chambre suivante, celle du potager qui est restée de style Louis XV. Plus loin, la chambre des douves, également aménagée au XVIIIe siècle, a été celle d’Ann Coleman. Elle était l’épouse de Joachim Carvallo. Tous les deux, scientifiques et érudits, ont racheté Villandry en 1906 et après avoir restauré le château, ont entrepris de recréer les jardins, dans le style du XVIe siècle (c’est aujourd’hui leur arrière-petit-fils qui assure la direction du domaine). D’ailleurs, de chacune des chambres, on dispose d’une vue sur ces fameux jardins.

Bouquet de lys dans une chambre de style Empire dans les tons rouge
La chambre du Prince Jérôme
Sapin de Noël dans une chambre de style 18ième siècle
Le sapin de Noël dans la chambre des douves
Bouquets de fleurs blanches
Composition et bouquet de fête dans la chambre des douves

La magie continue

Toujours au premier étage, nous découvrons la galerie de peintures. Joachim Carvallo et Ann Coleman ont rassemblé une belle collection, essentiellement issue de l’école espagnole du XVIIe siècle (Joachim était d’origine espagnole). Mais le plus original, c’est le salon oriental. En effet, le plafond de cette pièce est celui d’un palais du XVe siècle de la région de Tolède. De style mudejar, il est composé de plus de 3600 pièces de bois polychromes, entre inspirations chrétienne et mauresque. Et c’est un magnifique sapin, installé au centre du salon, aux éclatantes teintes mordorées qui répond à ce plafond fantastique.

Plafond de style mauresque
Le plafond du salon oriental

Au second étage, les chambres des enfants nous entrainent dans un univers de jouets et de cadeaux débordant des cheminées. Les couleurs gaies (et une magnifique toile de Jouy anis et rose) rappellent l’insouciance de l’enfance.

Cadeaux se déversant d'une cheminée
Dans la chambre des enfants

Il nous reste à parcourir les dernières salles, dans les combles, pour ce qui est certainement l’expérience la plus magique de la visite. En effet, la scénographie nous emporte d’abord dans une forêt éclairée de lanternes pour nous conduire à un jardin en plein hiver. C’est poétique et fabuleux. Nous avons l’impression d’être en pleine immersion dans un monde onirique. Le retour à la réalité se fait en repassant dans la forêt magique, en douceur.

sapins dans un couloir
Entrer dans une forêt magique
décor hivernal
Dans un conte de fées…

Les jardins Renaissance en hiver

Villandry est particulièrement renommé pour ses jardins, de style Renaissance. Reconstitués au début du XXe siècle dans l’esprit du XVe siècle, ils sont fait pour être vus d’en haut. Ainsi, chaque chambre dispose d’une vue sur les jardins. De même, de nombreux belvédères sont aménagés dans le parc afin de profiter d’une vue plongeante sur les différentes parterres. Les jardins d’ornement, prolongement des pièces de réception du château, se composent de différents motifs de buis. Au printemps et en été, des fleurs viennent agrémenter les espaces entre les buis. Le jardin d’eau offre une vaste pièce d’eau propice à la promenade calme, créé au XVIIe siècle. Ce bassin alimente ensuite une succession de vasques en cascade se déversant dans les douves entre le potager et le jardin d’ornement Renaissance. Villandry dispose en effet d’un immense potager de plus d’un hectare, disposé en carrés aux motifs géométriques. Les légumes y sont plantés de telle sorte que leurs couleurs créent une impression de damier. Bien entendu à cette période de l’année, les plantations sont rares et hormis quelques choux et poireaux, les carrés sont nus.

vue sur un jardin potager Renaissance
Le potager vu depuis les fenêtres du premier étage du château
façade du château de Villandry avec le donjon médiéval
Jardin d’ornement Renaissance, au pied du château
Jardins Renaissance du château de Villandry
Entre le potager et le jardin d’ornement Renaissance


Notre tour dans les jardins sera assez rapide, en raison de la météo terne d’une part et de la saison peu propice à leur découverte d’autre part. Si le château de Villandry est surtout réputé pour ses jardins (que j’avais déjà eu l’occasion de visiter en été il y a une bonne vingtaine d’années), il ne faut pas négliger la visite du château qui est superbe. Et puis, à cette période de l’année, il se transforme littéralement en château de conte de fées !

Cour d'honneur d'un château Renaissance vue d'en haut
La cour d’honneur vue depuis le sommet du donjon


Château de Villandry – Indre-et-Loire – décembre 2023

(*) Les horaires et conditions de visite du château et des jardins de Villandry sont à retrouver sur leur site internet.
L’évènement Noël au Pays des Châteaux se tenait cette saison jusqu’au 7 janvier 2024. Mais si vous passez dans le Val de Loire en fin d’année, je vous invite à regarder les propositions qui pourraient être faites.

[Drôme] la magie des décorations de Noël

Chaque mois de décembre, c’est avec plaisir que je vois revenir les lumières et ambiances festives dans les rues des villes et villages. Chaque mois de décembre, c’est avec plaisir que je vais braver le froid avec mon appareil photo pour en ramener quelques images. Cette année, j’ai même commencé dès le dernier week-end de novembre, profitant de l’ouverture du village de Noël sur les boulevards de Valence. Alors, à moins d’une semaine de Noël, je vous offre une partie de mon butin photographique !

Les fééries d’hiver à Valence

Au village de Noël

Comme chaque année depuis 7 ou 8 ans, le village de Noël s’est installé sur les boulevards de Valence. J’y suis passée à plusieurs reprises depuis son ouverture fin novembre. L’ambiance y est festive et il y a souvent des animations. Les petits chalets proposent idées cadeaux et gourmandises. Nous avons d’ailleurs pris l’habitude d’y aller en famille une fin de journée pour manger une part de ravioles, une crêpe ou des marrons grillés, avec un vin chaud. Et puis, il y a l’immanquable grande roue qui trône à l’angle des boulevards. Elle offre de jolies perspectives visuelles, même si au fil des années, il est de plus en plus compliqué de trouver un nouvel angle de prise de vue. Cette année, j’ai choisi de faire entrer la fontaine monumentale dans le cadre, ce que je n’avais pas fait depuis les toutes premières années de la grande roue à Valence.

sapin lumineux en ville
Le grand sapin lumineux accueille les visiteurs sur la place Porte Neuve
grande roue
La grande roue est installée à côté de la fontaine monumentale
grande roue
De quoi dominer la ville !
illuminations dans les rues
Depuis le village de Noël, on rejoint sans difficulté les rues piétonnes du centre ville

grande roue de nuit
La grande roue et la fontaine monumentale
sapin lumineux éclairé en ville
Le sapin éclairé

Valence – Drôme – décembre 2023


(*) Le village de Noël est ouvert jusqu’au 25 décembre 2023.
La grande roue (et le manège du Père Noël à son pied) tourne jusqu’au 7 janvier 2024. Les illuminations sont visibles jusqu’au 7 janvier également.


Crèches et sapins à Saint Vincent la Commanderie

J’ai découvert il y a deux ans l’animation Crèches & Sapins dans le village de Saint Vincent la Commanderie. Cette année, c’est la 11e édition et donc ma 3e visite. Le principe est assez simple : les habitants du village décorent les rues, et leurs maisons sur le thème de Noël et de l’hiver. La créativité de chacun fait des merveilles, avec des installations dans les cours et jardins, sur les appuis intérieurs des fenêtres et les murs, ou encore dans les appentis. La déambulation dans les rues de Saint Vincent la Commanderie à cette période de l’année fait retomber en enfance !

décorations de Noël
Dès l’entrée du village, devant l’école, le ton est donné !

village miniature
Mini-village

Saint Vincent la Commanderie – Drôme – décembre 2023


(*) Les crèches et sapins de Saint Vincent la Commanderie sont visibles jusqu’au 6 janvier 2024. Les décorations sont librement visibles dans tout le village. Un jeu de piste pour les enfants est disponible sur place.


Noël à Romans

Je me suis rendue à Romans un soir après une journée de télétravail. Cela m’a permis d’y être à un horaire où il y a encore un peu d’animation dans les rues et où les boutiques sont ouvertes. Partie du quai de l’Isère, j’ai à peu près suivi le même trajet que l’an dernier, passant par la côte des Cordeliers, la place Jules Nadi, le champ de Mars, le Jacquemart et la place Ernest Gailly, la côte Jacquemart, la rue Mathieu de la Drôme, et la place Maurice Faure, pour finir à côté de la collégiale Saint Barnard. Je dois avouer que cette édition des illuminations de Noël à Romans m’a nettement moins convaincue que les années précédentes. Je n’y ai pas trouvé la magie que je m’attendais à y découvrir (mais peut-être que l’actualité récente a joué en défaveur d’une édition très lumineuse et ludique, à moins que cene soient les grands chantiers qui ont cours en ce moment un peu partout en ville ou tout simplement des mesures d’austérité générales). Il faut dire aussi que je ne suis pas très fan des structures en forme de montgolfière dont je ne sais pas vraiment dire en référence à quoi elles sont là (si on avait été à Annonay, je pense que cela m’aurait engendré moins de questionnement). J’ai donc finalement fait assez peu de photos ce soir-là.

L’illumination du kiosque à musique est toujours pleine de charme.
Sapins et montgolfières
Sur le champ de Mars

Romans – Drôme – décembre 2023


(*) Les illuminations de Noël à Romans sont visibles jusqu’au 7 janvier 2024


Et vous, êtes-vous allés voir les illuminations et décorations de Noël autour de chez vous ?

[Pas-de-Calais] un week-end de décembre à Arras

Il y a un peu plus d’un an, j’avais passé un week-end en région parisienne avec des copains. C’était avec les mêmes que l’été d’avant nous avions prolongé un séminaire professionnel à Lille par quelques visites et moments conviviaux. Alors, avant que 2023 ne se termine, nous avons eu envie de nous retrouver pour un nouveau week-end dans les Hauts-de-France. Notre choix s’est porté sur Arras car l’une d’entre nous y habite et que la ville offre de jolies possibilités de balades. Quant à la date, nous avons fait en sorte de pouvoir profiter du marché de Noël. C’était en ce qui me concerne la première fois que je venais à Arras.

place des héros d'Arras un soir de marché de Noël
Arras – ville de Noël : le marché de Noël au pied du beffroi

Vendredi soir : direction le marché de Noël

Nous nous sommes retrouvés à Arras en milieu d’après-midi du vendredi. Le temps de poser nos valises chez ma copine, et de discuter un peu, la nuit était tombée. Nous sommes donc partis découvrir le marché de Noël. Nous avons commencé par la place des Héros, dominée par le beffroi illuminé. J’avoue qu’il ne m’a pas fallu longtemps pour tomber sous le charme. Entre la magie du grand sapin, les chalets et les superbes façades, c’était compliqué de résister.

place des héros d'Arras un soir de décembre
Place des héros, un soir de décembre

Nous avons fait le tour de la place des Héros, jetant un œil aux étals provisoires, et admirant les structures lumineuses devant le beffroi. Puis, nous avons pris la direction de la Grand Place. Je n’avais pas révisé avant de venir et c’est ainsi que j’ai découvert qu’il y avait deux immenses places aux façades de style baroque flamand, reliées par une petite rue au style homogène. L’ambiance y est conviviale en cette fin de semaine. La grande roue et les manèges tournent. Les stands sont animés. Nous nous réchauffons avec un bretzel et un vin chaud, avant de rentrer nous mettre à l’abri de froid.

illuminations de Noël à Arras
Les structures lumineuses de Noël au pied du beffroi
place des héros d'Arras un soir de marché de Noël
Autour du sapin, les chalets attirent les badauds
grande roue de nuit
La grande roue sur la Grand Place
grande roue de nuit
Grande roue et manèges
Grand Place d'Arras de nuit
Les façades de la Grand Place – la maison en brique à pignon à pas d’oiseaux est la plus ancienne de la ville
place des héros d'Arras un soir de marché de Noël
Retraverser la place des héros après la fermeture des chalets du marché de Noël
place des héros d'Arras un soir de marché de Noël
Place des héros
bretzel
Prendre un bretzel pour patienter jusqu’au diner
verre de vin chaud
Vin chaud (à consommer avec modération)

(*) Le marché de Noël est installé à Arras jusqu’au 30 décembre 2024

Samedi matin : tourisme de mémoire à la carrière Wellington

Le samedi matin, nous avions mis le réveil car nous avions réservé une visite à la carrière Wellington. La journée débute avec une vue sur les toits givrés du centre ville. Aussi, c’est bien couverts que nous prenons la direction du quartier Ronville où se situe le musée-mémorial de la bataille d’Arras. La ville s’est en effet assez vite retrouvée sur la ligne de front lors de la première guerre mondiale. Le réseau de carrières souterraines de craie, creusé pour extraire les matériaux de construction de la ville depuis le Moyen-Âge, s’est alors révélé être un atout potentiel.

ligne de front de la première guerre mondiale passant par Soissons, Amiens et Arrras
La ligne de front

En 1916, le général Nivelle veut attaquer les lignes allemandes dans une opération surprise de grande ampleur. Ce sera le chemin des Dames, dans l’Aisne. Afin d’optimiser ses chances, il demande au général Haig, commandant les troupes anglaises, de préparer une attaque de diversion qui sera lancée une semaine plus tôt, dans un autre secteur, pour que les allemands envoient un maximum de troupes loin du lieu de la véritable offensive. C’est le site d’Arras qui est choisi, en raison de sa proximité avec le front et parce que les troupes anglaises y sont déjà stationnées. Le général Haig fait alors lancer un appel au volontariat dans tout l’empire britannique pour trouver des mineurs. C’est ainsi qu’une compagnie de mineurs et bûcherons néo-zélandais viendra creuser des tunnels complémentaires sous Arras, tirant partie de l’existant, reliant les anciennes carrières entre elles, ajoutant de nouvelles galeries pour permettre l’attaque, utilisant les espaces évidés pour stocker les gravats des nouvelles excavations. Au final, c’est un travail titanesque qui sera réalisé en toute discrétion sous la ville d’Arras (une entrée dans le centre ville permettait de rejoindre les différents sites souterrains), permettant le casernement de nombreuses troupes et une attaque surprise de grande ampleur. La bataille d’Arras sera lancée le 9 avril 1917 au matin du lundi de Pâques.

objets de la vie quotidienne des soldats de la première guerre mondiale
Le quotidien des soldats

La visite de la carrière Wellington permet de retracer les évènements préalables à la bataille d’Arras. Dans une muséographie moderne et mêlant les explications de la guide avec celles des voix off et des films projetés sur les murs de la carrière, nous découvrons le travail titanesque des tunneliers néo-zélandais ainsi que les conditions dans lesquelles ils l’ont effectué. Puis, nous suivons les soldats s’apprêtant à surgir sur la ligne de front depuis les profondeurs de la terre. C’est un voyage poignant dans une partie de notre histoire que je connais finalement assez mal en dehors des livres : celle de la première guerre mondiale (géographiquement, j’ai toujours vécu près de sites en lien avec la seconde guerre mondiale, et j’ai donc une meilleure connaissance des lieux de celle-ci. Concernant la première guerre mondiale, j’avais juste eu l’occasion de me rendre une fois dans le secteur de Verdun et au wagon de l’armistice en forêt de Compiègne). Et si le sujet est moins festif que les autres activités que nous avons faites durant le week-end, c’était vraiment une sortie extrêmement intéressante et à côté de laquelle il aurait été dommage de passer.

à l'intérieur de la carrière Wellington
A vingt mètres sous terre – les inscriptions en noir sur les murs datent de la première guerre mondiale, celles en rouge de la seconde guerre mondiale où le réseau souterrain a été réemployé en particulier comme abri
dans la carrière Wellington
évocation de la messe de Pâques 1917, à la veille de l’assaut
tunnel dans la carrière Wellington
tunnel creusé par les néo-zélandais lors des préparatifs de la bataille d’Arras

(*) Les informations pratiques relatives à la visite de la Carrière Wellington sont à retrouver sur leur site internet. Il est conseillé de réserver sa visite car le nombre de visiteurs en simultané est limité.

Samedi après-midi : à la découverte des places de la ville

Après avoir déjeuné, nous nous sommes rendus au musée des Beaux Arts d’Arras, situé dans l’ancienne abbaye Saint Vaast. Là, nous avons rendez-vous avec Audrey, une connaissance qui a longtemps été guide touristique dans la ville. Comme la plupart d’entre nous ne connaissions pas du tout la ville, elle nous a proposé une visite à la découverte des places d’Arras et de leur histoire. Après nous avoir dressé un bref historique de la cité depuis ses origines, Audrey nous a emmenés dans le musée pour découvrir le plan-relief datant du XVIIIe siècle. Il a été commandé après la fortification d’Arras par Vauban suite au rattachement de l’Artois à la France à la fin de la guerre de Trente Ans. Cela nous permet une vision globale de la ville et ses environs, et de la façon dont sont disposées les différentes places.

façade du 18ième siècle
L’ancienne abbaye Saint Vaast date du XVIIIe siècle
entrée du musée des beaux arts
Le grand escalier dans l’entrée du musée
le lion d'Arras
Le lion d’Arras se trouve au dessus du beffroi et est surmonté du soleil de Louis XIV

Nous partons ensuite vers la place des Héros en passant par la place de la Vacquerie. De là, nous admirons l’arrière de l’hôtel de ville et du beffroi, ainsi que les maisons reconstruites dans un style Art Déco (la ville était un champ de ruines à l’issue de la première guerre mondiale).

beffroi d'Arras
L’hôtel de ville et le beffroi depuis la place de la Vacquerie. Complètement détruits lors de la première guerre mondiale, l’ensemble a été reconstruit « à l’identique ». Toutefois, il n’y avait qu’un seul pavillon Renaissance initialement, le 2e a été ajouté lors de la reconstruction dans un but d’harmonie visuelle.
maisons Art Déco
On « coupe » les angles des rues afin de permettre aux voitures de circuler plus facilement
façades baroque flamand et art déco
Art Déco et baroque flamand

Nous arrivons sur la place des Héros. Avec la rue de la Taillanderie et la Grand Place, elles constituent un ensemble unique de 155 façades de style baroque flamand. Enfin, façades, pas tout à fait ! Audrey nous apprend que se sont les pignons des maisons que nous voyons car elles sont construites en profondeur. Cela permettait de mettre plus de maisons sur la même rue ou place, et c’est de là que vient l’expression « avoir pignon sur rue ». Chaque maison est différente mais beaucoup arborent des emblèmes les distinguant ou rappelant le métier du propriétaire. On trouve ainsi beaucoup de gerbes de blés (il y avait un commerce aux grains sur la Grand Place), sans qu’il y ait toutefois deux fois le même motif sur deux maisons différentes. Le soleil déclinant dore les maisons autour des places et on se rend bien compte de leur beauté. Audrey attire aussi notre attention sur les colonnes de grès au rez-de-chaussée des maisons qui permettent un passage abrité le long de celles-ci et sur les entrées de caves, les burguets, qui permettent de rejoindre les boves, d’anciennes carrières de craie, puis les tunnels creusés lors de la première guerre mondiale.

beffroi d'Arras
L’hôtel de ville de style gothique flamboyant et le beffroi
façades baroque flamand
Autour de la place des Héros
façades baroque flamand
Autour de la Grand Place

Avant de nous diriger vers le marché de Noël pour un vin chaud tous ensemble, Audrey nous emmène voir les géants d’Arras, au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville. Colas est un maraicher d’Achicourt, et Jacqueline son épouse vient vendre la production sur le marché de la place des Héros. Ils sont accompagnés de leur fils Dédé, mais aussi du Jouteur et de l’Ami Bidasse.

les géants d'Arras
Colas, Jacqueline et leur fils Dédé, géants de la ville d’Arras

(*) Nous sommes allés au musée des Beaux Arts d’Arras la veille de sa fermeture pour plusieurs années de travaux. Réouverture prévue en 2030.
Audrey ne propose pas de visites au public, mais vous pouvez vous adresser à l’office de tourisme du pays d’Artois qui propose des visites guidées thématiques.
Les géants sont visibles librement dans le hall du beffroi.

Dimanche matin : rester au chaud à regarder la neige

Nous avions initialement prévu d’aller nous promener le dimanche matin, soit à Vimy soit du côté de la citadelle d’Arras. Mais la météo nous a fait changer nos plans car peu après notre réveil, il s’est mis à neiger. Alors, nous sommes restés au chaud à papoter autour d’un café. Après tout, les week-ends entre amis doivent aussi permettre de juste passer des moments ensemble, sans nécessairement « faire quelque chose ». Quoi qu’il en soit, il y a encore énormément de lieux à découvrir à Arras et dans ses environs. Et pour ma part, j’ai très envie d’y retourner pour explorer un peu plus cette région que je connais trop peu.

ciel rose du matin sur les toits d'Arras
Matin d’hiver, avant la neige
neige sur les toits d'Arras
Matin enneigé


Quelques adresses et conseils

Venir et séjourner à Arras

Nous sommes tous venus à Arras en train, en transitant par Paris. Le trajet en TGV depuis la gare du Nord est d’environ 45 minutes. La gare d’Arras est à proximité immédiate du centre-ville. Nous n’avons absolument pas eu besoin de voiture durant ce week-end. Tout ce que nous avons fait était facilement accessible à pied.

Pour le séjour, nous logions chez ma copine. Toutefois, l’offre d’hébergement sur Arras est vaste et vous permettra de trouver un logement à votre convenance.

Se restaurer à Arras

Voici les adresses que nous avons testées, et approuvées, au cours du week-end :

  • Pour manger des spécialités du Nord : l’estaminet La Gayette, place de la Vacquerie
  • Pour manger des frites, sur place ou à emporter : la friterie du Carnot, 26 boulevard Carnot
  • Pour un dessert ou un goûter à emporter : Aux Merveilleux de Fred, 15 bis rue Léon Gambetta
  • Pour prendre un cocktail en jouant aux fléchettes : le White Horse, place des Héros


Arras – Pas-de-Calais – décembre 2023

[projet 52-2023] semaine 49 – comme d’habitude

Le thème de cette semaine pour le projet 52, comme d’habitude, peut sembler simple. Pourtant, je me suis rendue compte que mes habitudes impliquaient souvent d’autres personnes qui n’ont pas forcément envie de se retrouver en photo par ici ou alors n’étaient absolument pas photogéniques. J’aurais, certes, pu montrer Vador qui comme d’habitude passe ses journées à dormir. C’est finalement dans les quelques photos prises rapidement durant les sommets du tourisme de la région Auvergne-Rhône-Alpes fin novembre que j’ai trouvé comment illustrer ce thème.

J’étais en effet conviée à assister à ces rencontres en tant qu’Eclaireuse pour Partir-Ici.fr, la plateforme de tourisme durable régionale. Je n’ai pu m’y rendre qu’une seule des deux journées en raison d’autres contraintes professionnelles. Mais, c’était comme d’habitude, un vrai plaisir de retrouver les autres éclaireurs, et d’en rencontrer de nouveaux. Il s’ensuit chaque fois des moments d’échanges très intéressants sur nos approches des blogs et réseaux sociaux, que nous le fassions en mode loisir ou de façon professionnelle. Et puis, comme d’habitude, nous avons profité des saveurs de notre région grâce aux confréries et au choix du menu lors de la soirée.

Comme d’habitude, se régaler avec les produits régionaux, ici un réconfortant gratin de ravioles à la tomme de Savoie


Pour découvrir ce que les autres participants nous proposent, comme d’habitude, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.

[Drôme] douces journées d’automne

Il aura en mis du temps à colorer les paysages, cet automne ! Il a fallu attendre mi-novembre pour que les couleurs se mettent à éclater dans la plaine de Valence. Je n’ai pas souvenir que cela ait déjà été aussi tardif depuis une douzaine d’année que je vis ici. A l’époque de l’année où nous avons souvent eu les premières neiges, nous avons donc eu la flamboyance des feuilles en nuances de jaunes et d’oranges. Alors, après mes premières tentatives de balades automnales pas très concluantes, j’ai profité de douces journées ensoleillées pour faire le plein de couleurs.

Balade d’automne à la Baume Cornillane

Instant de calme à la cascade du Rif

C’est en milieu d’après-midi que je suis sortie ce samedi-là. Comme la nuit arrive de plus en plus tôt, il n’était pas question d’aller trop loin ni de m’embarquer dans un parcours trop long. Il avait beaucoup plus début novembre et j’ai donc eu envie de retourner voir la cascade du Rif, anticipant qu’elle devait couler (pour mémoire, j’y étais allée en plein été en 2022 et elle était à sec). J’ai donc emprunté le sentier qui y mène depuis la route, en longeant le ruisseau. Comme prévu, celui-ci coulait bien et je l’avais même entendu bien avant de l’apercevoir. Sur le chemin, les couleurs de l’automne étaient encore un peu timides compte tenu qu’un tiers du mois de novembre était déjà passé.

C’est parti pour aller voir la cascade !
Les couleurs d’automne commencent à être visibles

Je me suis méfiée le long du chemin, et encore plus à l’approche de la cascade, car le sol était glissant. J’avais d’ailleurs envisagé de poursuivre jusqu’à la grotte de la Dame, mais le terrain était bien trop périlleux pour cela. Arrivée face à la cascade du Rif, j’ai vu qu’une barrière avait été installée pour empêcher les visiteurs imprudents de glisser jusqu’à la mare. Les arbres au bord de l’eau avaient pris une jolie couleur. L’eau coulait le long de la paroi, ruisselant jusqu’au pied de la cascade. Je me suis laissée fasciner un long moment par le spectacle. Je n’étais d’ailleurs pas la seule et plusieurs autres promeneurs faisaient de même.

Au pied de la cascade du Rif
Pour une fois, je suis assez contente d’une de mes photos de cette cascade !
L’eau coule le long de la paroi créant des sculptures de tuf
Les pieds dans l’eau.. ou presque !

Lumières de fin de journée au château des Cornillans

Ensuite, et alors que je m’apprêtais à rentrer, j’ai noté que le ciel commençait à prendre une douce teinte de fin de journée. J’ai donc continué ma balade, en direction du château des Cornillans. Arrivée au pied de la crête, j’ai suivi le même chemin que lors de ma précédente promenade au centre de la Pangée (c’est un parcours que j’emprunte régulièrement et qui fait parfois travailler mon imagination). Il faisait bon cet après-midi là et il y avait pas mal de promeneurs autour du château. Il faut dire que ce site est facilement accessible et totalement adapté pour une balade en famille. Les couleurs dans le ciel ont doucement viré, tandis que derrière moi, la Raye montrait de belles couleurs de début d’automne. Le moment était suspendu dans une temporalité irréelle…

C’est cette lumière qui m’a incitée à aller jusqu’au centre de la Pangée
L’horizon se pare d’orangé derrière les ruines du château
Magie des fins de journées
Se hâter sur le chemin avant que les couleurs ne disparaissent
La Raye aux couleurs de l’automne
Fin de journée dans les ruines du château des Cornillans

La Baume Cornillane – Drôme

Le plein de couleurs à Montvendre

Sous le soleil au jardin zen

La semaine suivante, le scenario a commencé un peu de la même façon. Nous étions samedi. C’était déjà le milieu de l’après-midi. La nuit arrive vite. Mais, le soleil resplendissait et enfin, les couleurs d’automne flamboyaient (nous avions passé la mi-novembre.. il était temps !). Il me fallait donc une idée de balade à proximité mais avec des arbres pour profiter des couleurs. J’ai d’abord pensé au Jardin des Sables à Montvendre (un lieu que j’apprécie en toutes saisons : printemps, été, automne, hiver.. et que j’ai en particulier énormément fréquenté quand nous avions des restrictions de circulation au printemps 2021). Puis, une fois sur la route, je me suis souvenue du jardin zen de Montvendre. Cela faisait très longtemps que je n’y étais pas allée alors que je m’y rendais régulièrement quand j’habitais dans la campagne de Montvendre. Il faut dire qu’à l’époque, je pouvais y aller à pied depuis la maison.

Le jardin zen de Montvendre est une reproduction de celui de Ryoân-ji à Kyoto tel qu’il était en 1500. Réalisé avec des pierres locales, il est un espace de méditation et une invitation au calme. Tout autour, un petit parc permet de se laisser aller à une séance de pleine conscience.. ou simplement à profiter de la diversité des végétaux. A cette saison, les feuillages sont éclatants de couleur. J’ai eu un coup de cœur pour celui des cerisiers à la belle couleur orange. Au fond du parc, un petit troupeau de moutons apportait une touche bucolique en paissant paisiblement sous un vieux chêne.

A l’entrée du jardin, ce kaki dans un rayon de soleil m’a attiré l’œil !
Feuille de cerisier et joubardes
Jaune éclatant
Orangé délicat
Les moutons sous le vieux chêne

(*) Le jardin zen de Montvendre est situé 1505 Route de Combe Léorat. Il y a un parking et quelques tables de pique-nique sur place. L’accès à ce jardin privé est fléché depuis le centre du village. L’accès est libre de 10.00 à la tombée de la nuit. Des fiches explicatives sont disponibles à l’entrée des lieux.

Explosion colorée au jardin des Sables

En sortant du jardin zen, j’avais encore du temps avec la tombée de la nuit. Or, le jardin des Sables se trouvait être quasiment sur ma route de retour. J’ai donc décidé de faire le petit crochet pour m’y rendre. Il y avait déjà plusieurs véhicules stationnés le long de la route à proximité du jardin, mais j’ai pu trouver une place. Dès l’arrivée, j’ai su que j’avais eu une bonne idée car les couleurs étaient exceptionnelles. Tous les arbres et arbustes avaient revêtu leur parure automnale. C’est une explosion de jaune, de rouge, d’orange. Au sol, les feuilles mortes formaient un tapis crépitant doucement sous mes pas. Tous les ingrédients étaient réunis pour une véritable expérience de la beauté naturelle de l’automne !

Les arbres avaient pris de belles couleurs mordorées
Les jolies couleurs des érables du Japon
Les jolies couleurs des érables du Japon (bis)
Jouer avec la transparence des feuilles et le soleil déclinant
Comme un bateau échoué…
Les jolies couleurs des érables du Japon (ter)
Tapis de feuilles mortes
(Les végétaux sont soigneusement répertoriés au jardin des Sables, mais j’oublie de façon assez systématique de noter les noms de ceux que je ne connais pas !)
Fin d’une belle journée d’automne

(*) Le jardin des Sables est un jardin privé en libre accès, situé route des Sables à Montvendre. Il n’y a pas de restriction horaire pour s’y promener.  Il convient toutefois de respecter le travail des jardiniers pour la création et l’entretien de ce havre de paix. Aussi, le pique-nique y est interdit, ainsi que les jeux de ballon.

Montvendre – Drôme


Novembre 2023


A noter : dans mon précédent billet automnal autour de Valence, j’avais noté que je n’en ferais pas d’autre cette année. J’avoue que je ne pensais pas que nous aurions de si jolies couleurs en dépit de leur arrivée tardive et des fortes pluies qui sont tombées. Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et compte tenu de mes balades, j’ai quand même fait un nouvel article autour de l’automne…